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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</description>
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      <title>Mike + The Mechanics a 40 ans : la cassette de fragments devenue un groupe</title>
      <description><![CDATA[Le premier album de Mike + The Mechanics a 40 ans. Con&ccedil;u par Mike Rutherford comme un projet parall&egrave;le &agrave; Genesis, le disque s&rsquo;est b&acirc;ti autour d&rsquo;esquisses sur cassette, d&rsquo;un producteur devenu coa...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le premier album de Mike + The Mechanics a 40 ans. Con&ccedil;u par Mike Rutherford comme un projet parall&egrave;le &agrave; Genesis, le disque s&rsquo;est b&acirc;ti autour d&rsquo;esquisses sur cassette, d&rsquo;un producteur devenu coauteur et d&rsquo;un choix d&eacute;cisif : confier les chansons &agrave; d&rsquo;autres voix.</strong></p>
<p></p>
<p>Au d&eacute;part, Mike + The Mechanics n&rsquo;est pas encore un groupe. Mike Rutherford cherche surtout une nouvelle mani&egrave;re d&rsquo;occuper les p&eacute;riodes creuses de Genesis. Ses deux pr&eacute;c&eacute;dents albums solo n&rsquo;ont pas rencontr&eacute; le succ&egrave;s commercial esp&eacute;r&eacute;, et l&rsquo;exp&eacute;rience du chant principal lui a laiss&eacute; un souvenir frustrant. Cette fois, le guitariste et bassiste ne veut plus tout porter seul.</p>
<p>Son point de d&eacute;part tient dans une cassette remplie d&rsquo;id&eacute;es. Certaines sont d&eacute;j&agrave; assez avanc&eacute;es pour devenir des chansons, d&rsquo;autres ne d&eacute;passent pas le stade de fragments tr&egrave;s courts. Rutherford remet cette mati&egrave;re &agrave; Christopher Neil, qui ne se contente pas d&rsquo;endosser le r&ocirc;le de producteur : il trie, s&eacute;lectionne, compl&egrave;te et assemble les esquisses avec lui. B. A. Robertson participe &eacute;galement &agrave; ce travail men&eacute; avant m&ecirc;me que la formation d&eacute;finitive ne soit r&eacute;unie.</p>
<h2>Des chansons &eacute;crites avant de trouver leurs voix</h2>
<p>La m&eacute;thode choisie inverse la logique habituelle d&rsquo;un groupe. Les morceaux et leurs tonalit&eacute;s sont &eacute;labor&eacute;s en premier ; les chanteurs arrivent ensuite. Il ne s&rsquo;agit donc pas de composer autour d&rsquo;un interpr&egrave;te attitr&eacute;, mais de chercher la voix qui convient &agrave; chaque chanson. Paul Carrack est notamment retenu pour <em>All I Need Is a Miracle</em>, tandis que Paul Young apporte une seconde identit&eacute; vocale &agrave; l&rsquo;album.</p>
<p>Rutherford r&eacute;sume ce renoncement au micro par une formule sans d&eacute;tour : &laquo; I wanted the best voices to sing my songs &ndash; and that&rsquo;s not me. &raquo; Il pr&eacute;f&egrave;re ainsi faire entendre ses compositions par les chanteurs qu&rsquo;il estime les mieux adapt&eacute;s plut&ocirc;t que de prolonger co&ucirc;te que co&ucirc;te sa propre exp&eacute;rience de soliste.</p>
<p>Ce choix collectif d&eacute;finit progressivement la nature du projet. Ce qui pouvait encore ressembler &agrave; un nouvel album solo de Rutherford devient Mike + The Mechanics, une formation construite autour des chansons et de la compl&eacute;mentarit&eacute; de ses interpr&egrave;tes. Le disque &eacute;ponyme, publi&eacute; en 1985, sera ainsi le premier album du groupe plut&ocirc;t qu&rsquo;une simple parenth&egrave;se individuelle dans le parcours d&rsquo;un membre de Genesis.</p>
<h2>Un refrain retrouv&eacute;, des couplets &eacute;crits dans le Sussex</h2>
<p>L&rsquo;histoire de <em>All I Need Is a Miracle</em> illustre particuli&egrave;rement ce travail d&rsquo;assemblage. En &eacute;coutant la cassette de Rutherford, Christopher Neil y retrouve le refrain &laquo; All I need is a miracle / All I need is you &raquo;. La chanson est pourtant encore loin d&rsquo;&ecirc;tre termin&eacute;e : le producteur doit lui donner les &eacute;l&eacute;ments qui lui manquent.</p>
<p>Les couplets et le pr&eacute;-refrain prennent forme dans un lieu inattendu. Apr&egrave;s neuf mois pass&eacute;s en studio, Neil s&eacute;journe dans une clinique de repos du Sussex. Il s&rsquo;y ennuie et utilise ce temps pour &eacute;crire les nouvelles parties. Celles-ci sont ensuite r&eacute;unies avec le refrain de Rutherford, transformant deux &eacute;tapes de cr&eacute;ation tr&egrave;s diff&eacute;rentes en une seule chanson.</p>
<p>Le morceau entra&icirc;ne aussi une d&eacute;cision de production qui &eacute;loigne volontairement le projet des habitudes de Genesis. Rutherford veut exp&eacute;rimenter avec les bo&icirc;tes &agrave; rythmes. La partie rythmique est donc programm&eacute;e sur des pads Simmons au lieu de reposer uniquement sur le jeu d&rsquo;un batteur traditionnel. Cette construction accompagne la voix de Paul Carrack, choisie pour son caract&egrave;re plus rock sur ce titre.</p>
<h2>Trois semaines &agrave; Montserrat pour faire na&icirc;tre le groupe</h2>
<p>Les sessions sont ensuite d&eacute;plac&eacute;es &agrave; Montserrat pour trois semaines. Cet isolement doit permettre aux musiciens de travailler sans les distractions du quotidien ni t&eacute;l&eacute;phone mobile. L&rsquo;album est finalis&eacute; entre les studios AIR de l&rsquo;&icirc;le et ceux de Londres, mais le s&eacute;jour joue surtout un r&ocirc;le dans la transformation d&rsquo;un chantier d&rsquo;&eacute;criture en travail de groupe.</p>
<p>Cette &eacute;volution se mesure rapidement avec <em>Silent Running (On Dangerous Ground)</em> et <em>All I Need Is a Miracle</em>. Les deux chansons entrent dans le Top 10 am&eacute;ricain et donnent &agrave; Mike + The Mechanics une visibilit&eacute; internationale d&egrave;s son premier album. Au Royaume-Uni, le disque atteint ensuite la 14e place du classement des albums.</p>
<p>La r&eacute;ussite d&eacute;passe donc la simple occupation imagin&eacute;e pour les pauses de Genesis. Rutherford &eacute;tait parti de fragments enregistr&eacute;s sur cassette et de la d&eacute;cision de ne plus &ecirc;tre son propre chanteur principal. &Agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, les voix de Paul Carrack et Paul Young, le travail de Christopher Neil et les choix r&eacute;alis&eacute;s en studio donnent une existence durable &agrave; Mike + The Mechanics. L&rsquo;artiste et cet album figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Quarante ans apr&egrave;s sa parution, le disque conserve surtout la trace de cette m&eacute;thode particuli&egrave;re : &eacute;crire avant de recruter, chercher la bonne voix plut&ocirc;t qu&rsquo;une voix unique et laisser un producteur transformer une collection d&rsquo;&eacute;bauches en r&eacute;pertoire de groupe. Le refrain isol&eacute; de <em>All I Need Is a Miracle</em>, retrouv&eacute; au milieu d&rsquo;une cassette, en reste l&rsquo;image la plus concr&egrave;te.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://www.theguardian.com/culture/2025/apr/07/mike-and-the-mechanic-all-i-need-is-a-miracle">The Guardian</a> a recueilli les souvenirs directs de Mike Rutherford et Christopher Neil sur la cassette originelle, l&rsquo;&eacute;criture de <em>All I Need Is a Miracle</em>, les pads Simmons et les sessions &agrave; Montserrat.</p>
<p>L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://www.loudersound.com/bands-artists/mike-the-mechanics-more-rock-than-genesis">Louder</a> &eacute;claire la mani&egrave;re dont le projet parall&egrave;le de Rutherford s&rsquo;est transform&eacute; en groupe, avec Christopher Neil, Paul Carrack et Paul Young.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>As You Were a 9 ans : Liam Gallagher avait abandonné Bold pour signer son retour solo</title>
      <description><![CDATA[Premier album solo de Liam Gallagher, As You Were f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 9 ans. Derri&egrave;re ce retour apr&egrave;s Oasis et Beady Eye se dessine une reconqu&ecirc;te soigneusement construite, entre chansons &eacute;c...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/as-you-were-a-9-ans-liam-gallagher-avait-abandonne-bold-pour-signer-son-retour-solo-606</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Premier album solo de Liam Gallagher, <em>As You Were</em> f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 9 ans. Derri&egrave;re ce retour apr&egrave;s Oasis et Beady Eye se dessine une reconqu&ecirc;te soigneusement construite, entre chansons &eacute;crites seul, collaborations majeures et changement de titre r&eacute;v&eacute;lateur.</strong></p>
<p></p>
<p>Le disque aurait pu s&rsquo;appeler <em>Bold</em>. Liam Gallagher avait d&rsquo;abord choisi le titre de l&rsquo;une de ses propres chansons pour baptiser ce premier album sous son seul nom. Il lui pr&eacute;f&eacute;ra finalement <em>As You Were</em>, une formule qu&rsquo;il employait notamment pour signer ses messages sur Twitter. Ce changement d&eacute;passe le simple choix de deux mots : au lieu de placer une chanson particuli&egrave;re au-dessus des autres, Gallagher associait son album &agrave; une expression d&eacute;j&agrave; li&eacute;e &agrave; son identit&eacute; publique.</p>
<h2>De Bold &agrave; As You Were, une question d&rsquo;identit&eacute;</h2>
<p><em>Bold</em> conserve pourtant une place importante dans l&rsquo;histoire du projet. Le morceau fait partie des six chansons que Liam Gallagher a &eacute;crites seul, avec <em>When I&rsquo;m in Need</em>, <em>You Better Run</em>, <em>I Get By</em>, <em>Universal Gleam</em> et <em>I&rsquo;ve All I Need</em>. Ce groupe de compositions personnelles apporte une nuance essentielle &agrave; la fabrication du disque : le passage &agrave; une carri&egrave;re solo ne s&rsquo;est pas r&eacute;sum&eacute; &agrave; confier le chanteur &agrave; une &eacute;quipe ext&eacute;rieure.</p>
<p>L&rsquo;autre moiti&eacute; du projet repose cependant sur une m&eacute;thode plus collective. Gallagher travaille avec Greg Kurstin, Andrew Wyatt, Simon Aldred, Andrew Sidney Fox et Michael Tighe. La r&eacute;partition entre morceaux &eacute;crits seul et compositions partag&eacute;es installe ainsi les deux axes d&rsquo;<em>As You Were</em> : affirmer sa capacit&eacute; d&rsquo;auteur tout en acceptant que ce nouveau d&eacute;part se construise avec plusieurs collaborateurs.</p>
<p>Le titre finalement retenu rassemble ces deux mouvements. <em>Bold</em> mettait en avant une chanson n&eacute;e de l&rsquo;&eacute;criture solitaire de Gallagher ; <em>As You Were</em> donne au disque une identit&eacute; plus large, directement rattach&eacute;e au personnage public qui doit d&eacute;sormais avancer sans le nom d&rsquo;un groupe sur la pochette.</p>
<h2>Greg Kurstin et Andrew Wyatt au c&oelig;ur du nouveau d&eacute;part</h2>
<p>Greg Kurstin joue un r&ocirc;le particuli&egrave;rement concret dans cette transformation. Producteur et instrumentiste sur quatre titres, il prend notamment en charge <em>Wall of Glass</em> et y joue de nombreux instruments. Son intervention apporte au projet une r&eacute;alisation plus contr&ocirc;l&eacute;e que celle des pr&eacute;c&eacute;dentes aventures post-Oasis de Gallagher. Elle permet aussi de comprendre pourquoi l&rsquo;album ne se pr&eacute;sente pas seulement comme le prolongement automatique de ce qui l&rsquo;a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;.</p>
<p>Andrew Wyatt compte lui aussi parmi les collaborateurs majeurs du disque. Avec Kurstin et les autres auteurs associ&eacute;s au projet, il accompagne l&rsquo;ouverture de Gallagher vers une &eacute;criture collective. Cette organisation ne fait pas dispara&icirc;tre les six morceaux compos&eacute;s en solitaire : elle les place au contraire au sein d&rsquo;un album pens&eacute; comme une rencontre entre la signature de son interpr&egrave;te et le travail d&rsquo;une &eacute;quipe resserr&eacute;e.</p>
<p>Le lancement r&eacute;pond &agrave; la m&ecirc;me volont&eacute; de replacer les chansons au premier plan. Plusieurs titres sont d&eacute;voil&eacute;s avant l&rsquo;album. Gallagher r&eacute;sume alors son objectif en une phrase : &laquo; I wanted people to realise how great the music was. &raquo; Il ne s&rsquo;agit donc pas uniquement d&rsquo;annoncer le retour d&rsquo;une figure famili&egrave;re d&rsquo;Oasis, mais de laisser circuler suffisamment de morceaux pour que le public juge le projet sur sa musique.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un port&eacute; aussi par le vinyle</h2>
<p>La r&eacute;ponse britannique est imm&eacute;diate. <em>As You Were</em> entre directement &agrave; la premi&egrave;re place du classement des albums avec 103 000 ventes combin&eacute;es au cours de sa premi&egrave;re semaine. Ce d&eacute;marrage donne une dimension chiffr&eacute;e &agrave; la reconqu&ecirc;te : pour son premier disque solo, Gallagher atteint d&rsquo;embl&eacute;e le sommet du march&eacute; national.</p>
<p>Un autre r&eacute;sultat distingue cette semaine de lancement. Parmi ces ventes figurent 16 000 exemplaires en vinyle, soit le meilleur total hebdomadaire r&eacute;alis&eacute; par un album dans ce format au Royaume-Uni depuis plus de vingt ans. &Agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les ventes combin&eacute;es rassemblent plusieurs usages, une part notable du public choisit donc l&rsquo;objet physique pour accompagner ce nouveau chapitre.</p>
<p>Ce succ&egrave;s ne gomme pas la singularit&eacute; de la construction d&rsquo;<em>As You Were</em>. L&rsquo;album est &agrave; la fois personnel et collectif : six chansons portent la seule signature de Gallagher, tandis que les autres font intervenir des auteurs et producteurs capables d&rsquo;encadrer son arriv&eacute;e en solo. La programmation de RADIO COLLECTION accueille &eacute;galement Liam Gallagher et cet album.</p>
<p>Neuf ans plus tard, le nom abandonn&eacute; de <em>Bold</em> reste la trace la plus parlante du chemin parcouru pendant la pr&eacute;paration du disque. Une chanson a gard&eacute; ce titre, mais l&rsquo;album a adopt&eacute; la formule famili&egrave;re de Gallagher. Quelques jours apr&egrave;s sa parution, cette d&eacute;cision accompagnait un num&eacute;ro un britannique et un score vinyle qui n&rsquo;avait plus &eacute;t&eacute; atteint depuis plus de deux d&eacute;cennies.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Playland a 12 ans : Johnny Marr avait enregistré Easy Money au fond d’un tour-bus</title>
      <description><![CDATA[Johnny Marr c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 12 ans de Playland, son deuxi&egrave;me album studio solo. Con&ccedil;u dans le prolongement imm&eacute;diat d&rsquo;une tourn&eacute;e, le disque conserve la trace de cette ...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Johnny Marr c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 12 ans de <em>Playland</em>, son deuxi&egrave;me album studio solo. Con&ccedil;u dans le prolongement imm&eacute;diat d&rsquo;une tourn&eacute;e, le disque conserve la trace de cette vie en mouvement, jusqu&rsquo;&agrave; transformer l&rsquo;arri&egrave;re d&rsquo;un bus en studio pour <em>Easy Money</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque Johnny Marr commence &agrave; &eacute;crire <em>Playland</em>, il n&rsquo;a pas vraiment quitt&eacute; la sc&egrave;ne. Le guitariste tourne encore pour d&eacute;fendre <em>The Messenger</em>, son premier album solo, et conserve en t&ecirc;te le son de son groupe autant que l&rsquo;&eacute;nergie du public. Plut&ocirc;t que de refermer cette p&eacute;riode avant d&rsquo;en ouvrir une autre, il utilise cet &eacute;lan comme point de d&eacute;part. Le nouveau disque sera enregistr&eacute; rapidement, entre Londres et Manchester, au plus pr&egrave;s de cette exp&eacute;rience des concerts.</p>
<p>Cette continuit&eacute; donne &agrave; <em>Playland</em> une place particuli&egrave;re dans sa trajectoire solo. Marr ne cherche pas &agrave; repartir de z&eacute;ro apr&egrave;s <em>The Messenger</em> : il &eacute;crit avec les sensations de la tourn&eacute;e encore pr&eacute;sentes, en pensant &agrave; la mani&egrave;re dont les morceaux pourront &ecirc;tre jou&eacute;s par son groupe. Le disque na&icirc;t ainsi moins d&rsquo;une retraite en studio que d&rsquo;un mouvement d&eacute;j&agrave; engag&eacute;.</p>
<h2>Un morceau construit au fil des arr&ecirc;ts</h2>
<p><em>Easy Money</em> offre l&rsquo;exemple le plus concret de cette m&eacute;thode nomade. L&rsquo;id&eacute;e du morceau appara&icirc;t pendant une tourn&eacute;e am&eacute;ricaine. &Agrave; l&rsquo;arri&egrave;re du tour-bus, Marr travaille le chant avec James Doviak, son collaborateur r&eacute;gulier et coproducteur de l&rsquo;album. Les couplets sont enregistr&eacute;s progressivement lors des arr&ecirc;ts, comme si le trajet lui-m&ecirc;me imposait le calendrier de la chanson.</p>
<p>Johnny Marr r&eacute;sumera cette gen&egrave;se par une formule directe : &laquo; The record was actually made on the tour bus. &raquo; L&rsquo;affirmation d&eacute;passe l&rsquo;image pittoresque du musicien &eacute;crivant sur la route. Dans le cas d&rsquo;<em>Easy Money</em>, le bus devient r&eacute;ellement un lieu de fabrication, o&ugrave; une partie du chant est fix&eacute;e avant m&ecirc;me le retour du groupe en Angleterre.</p>
<p>Le morceau ne reste toutefois pas enferm&eacute; dans cette premi&egrave;re forme itin&eacute;rante. Une fois revenu &agrave; Manchester, le groupe lui ajoute une v&eacute;ritable batterie. <em>Easy Money</em> passe donc d&rsquo;un assemblage r&eacute;alis&eacute; par &eacute;tapes dans le bus &agrave; un enregistrement compl&eacute;t&eacute; collectivement. Cette transformation r&eacute;sume le principe de <em>Playland</em> : saisir une id&eacute;e dans l&rsquo;urgence du d&eacute;placement, puis lui donner en studio la dimension d&rsquo;un morceau destin&eacute; au groupe et &agrave; la sc&egrave;ne.</p>
<p>Le sujet de la chanson rejoint par ailleurs une pr&eacute;occupation plus large de Marr : la poursuite de l&rsquo;argent, le d&eacute;sir de richesse et la place occup&eacute;e par la consommation. Le choix d&rsquo;un th&egrave;me imm&eacute;diatement reconnaissable lui permet de traiter l&rsquo;&eacute;conomie comme une mati&egrave;re de chanson pop, sans s&eacute;parer cette r&eacute;flexion de l&rsquo;efficacit&eacute; recherch&eacute;e pour le morceau. <em>Easy Money</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, devient ainsi l&rsquo;un des points d&rsquo;entr&eacute;e les plus parlants dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;album.</p>
<h2>Playland, du refuge adolescent &agrave; la m&eacute;taphore culturelle</h2>
<p>Le titre de l&rsquo;album plonge dans un autre souvenir de Johnny Marr. Adolescent, il fr&eacute;quentait les salles d&rsquo;arcade britanniques portant le nom de Playland. Ces lieux repr&eacute;sentaient pour lui des espaces de jeu et d&rsquo;&eacute;vasion, mais aussi de marginalit&eacute;. Dans son &eacute;vocation, leur d&eacute;cor est associ&eacute; &agrave; un monde plus clandestin, marqu&eacute; notamment par les drogues et la prostitution.</p>
<p>Ce souvenir ne sert donc pas simplement &agrave; donner au disque un titre nostalgique. Marr &eacute;largit cette image en la rapprochant d&rsquo;<em>Homo Ludens</em>, le livre de Johan Huizinga consacr&eacute; au r&ocirc;le du jeu dans la culture. Le Playland de son adolescence devient alors une mani&egrave;re d&rsquo;observer la soci&eacute;t&eacute; contemporaine : un espace o&ugrave; le divertissement, les r&egrave;gles, l&rsquo;&eacute;vasion et les marges se c&ocirc;toient.</p>
<p>Le mot relie ainsi plusieurs dimensions du projet. Il renvoie &agrave; des lieux r&eacute;els fr&eacute;quent&eacute;s par Marr, &agrave; une exp&eacute;rience adolescente et &agrave; une r&eacute;flexion culturelle plus vaste. Il donne &eacute;galement un cadre &agrave; cet album cr&eacute;&eacute; dans une p&eacute;riode o&ugrave; le musicien passe sans longue interruption de la tourn&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;criture, puis de l&rsquo;&eacute;criture &agrave; l&rsquo;enregistrement.</p>
<h2>James Doviak, partenaire d&rsquo;un travail acc&eacute;l&eacute;r&eacute;</h2>
<p>Dans cette fabrication rapide, James Doviak occupe une place essentielle. Collaborateur r&eacute;gulier de Marr, il coproduit <em>Playland</em> et assure un r&ocirc;le technique important pendant les s&eacute;ances. Son intervention sur <em>Easy Money</em> montre que ce travail ne se limite pas au studio traditionnel : Doviak accompagne aussi l&rsquo;&eacute;criture et les prises r&eacute;alis&eacute;es pendant les d&eacute;placements.</p>
<p>Cette proximit&eacute; permet &agrave; Marr de prolonger presque imm&eacute;diatement le travail entrepris avec <em>The Messenger</em>. Londres, Manchester et le tour-bus ne constituent pas trois &eacute;pisodes isol&eacute;s, mais les diff&eacute;rents espaces d&rsquo;une m&ecirc;me p&eacute;riode de cr&eacute;ation. L&rsquo;album se construit pendant que son auteur continue &agrave; vivre au rythme des concerts, avec un dispositif suffisamment mobile pour pr&eacute;server les id&eacute;es au moment o&ugrave; elles apparaissent.</p>
<p>&Agrave; sa parution, <em>Playland</em> entre &agrave; la neuvi&egrave;me place du classement britannique. Ce r&eacute;sultat donne une cons&eacute;quence mesurable &agrave; cette deuxi&egrave;me &eacute;tape solo : un album &eacute;labor&eacute; dans le sillage direct de la route atteint le Top 10 au Royaume-Uni. Douze ans plus tard, l&rsquo;histoire d&rsquo;<em>Easy Money</em> demeure l&rsquo;image la plus nette de sa naissance : des couplets enregistr&eacute;s aux arr&ecirc;ts d&rsquo;une tourn&eacute;e am&eacute;ricaine, avant qu&rsquo;une batterie ajout&eacute;e &agrave; Manchester ne ram&egrave;ne d&eacute;finitivement le morceau vers le groupe.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien morceau par morceau publi&eacute; par <a href="https://undertheradarmag.com/interviews/track-by-track_johnny_marr_on_playland">Under the Radar</a> rassemble les explications de Johnny Marr sur <em>Easy Money</em>, les salles d&rsquo;arcade et l&rsquo;influence d&rsquo;<em>Homo Ludens</em>. Son t&eacute;moignage aupr&egrave;s de <a href="https://www.grammy.com/news/johnny-marr-interview-riffs-the-smiths-guitar-legacy/">GRAMMY.com</a> pr&eacute;cise la fabrication du morceau dans le tour-bus puis l&rsquo;ajout de la batterie &agrave; Manchester.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Thomas McClary fête ses 77 ans : les Commodores sont nés après une rencontre dans une file</title>
      <description><![CDATA[Thomas McClary c&eacute;l&egrave;bre ce 6 octobre son 77e anniversaire. Bien avant le solo de guitare d&rsquo;Easy et les succ&egrave;s des Commodores, son parcours passe par l&rsquo;int&eacute;gration scolaire en Floride puis par...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/thomas-mcclary-fete-ses-77-ans-les-commodores-sont-nes-apres-une-rencontre-dans-une-file-603</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Thomas McClary c&eacute;l&egrave;bre ce 6 octobre son 77e anniversaire. Bien avant le solo de guitare d&rsquo;<em>Easy</em> et les succ&egrave;s des Commodores, son parcours passe par l&rsquo;int&eacute;gration scolaire en Floride puis par une rencontre d&eacute;cisive avec Lionel Richie &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Tuskegee.</strong></p>
<p></p>
<p>La sc&egrave;ne tient &agrave; peu de chose : une file d&rsquo;inscription &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Tuskegee. Thomas McClary y rencontre Lionel Richie, avant que les deux &eacute;tudiants ne commencent &agrave; constituer un groupe en 1968. La formation porte d&rsquo;abord le nom de The Mystics, puis devient The Commodores. Derri&egrave;re cette naissance souvent r&eacute;sum&eacute;e &agrave; une aventure collective se trouve donc un face-&agrave;-face fortuit, suivi d&rsquo;une d&eacute;cision tr&egrave;s concr&egrave;te : jouer ensemble.</p>
<p>McClary est pr&eacute;sent&eacute; comme le fondateur des Commodores et comme celui qui recrute Richie dans la formation universitaire. Le futur interpr&egrave;te de <em>Easy</em> apporte alors claviers et saxophone, tandis que McClary tient la guitare. Cette compl&eacute;mentarit&eacute; initiale ouvre une histoire qui conduira le groupe jusqu&rsquo;&agrave; Motown, puis &agrave; un vaste r&eacute;pertoire o&ugrave; funk, soul et pop se r&eacute;pondent.</p>
<h2>Avant Tuskegee, l&rsquo;&eacute;preuve de l&rsquo;int&eacute;gration scolaire</h2>
<p>Le chemin de Thomas McClary ne commence pourtant pas sur un campus. N&eacute; &agrave; Eustis, en Floride, il grandit dans une ville travers&eacute;e par les tensions raciales. Il compte parmi les premiers &eacute;l&egrave;ves afro-am&eacute;ricains &agrave; int&eacute;grer le syst&egrave;me scolaire public local, avant l&rsquo;application g&eacute;n&eacute;rale de la d&eacute;cision Brown v. Board of Education.</p>
<p>McClary a racont&eacute; avoir march&eacute; seul jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;cole dans un contexte de violences racistes et de menaces du Ku Klux Klan. Ce souvenir d&eacute;passe l&rsquo;anecdote biographique : il replace son enfance dans la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;int&eacute;gration scolaire aux &Eacute;tats-Unis. Son livre <em>Rock &amp; Soul</em> relie d&rsquo;ailleurs cette m&eacute;moire personnelle &agrave; son itin&eacute;raire musical, sans s&eacute;parer les d&eacute;buts de l&rsquo;artiste de l&rsquo;histoire sociale qu&rsquo;il a travers&eacute;e.</p>
<p>Quelques ann&eacute;es plus tard, Tuskegee repr&eacute;sente un nouveau point de d&eacute;part. La rencontre avec Lionel Richie dans cette file d&rsquo;inscription ne produit pas imm&eacute;diatement les succ&egrave;s qui suivront, mais elle met en pr&eacute;sence deux des futurs artisans du groupe. McClary ne se contente pas de rejoindre une formation d&eacute;j&agrave; install&eacute;e : il participe &agrave; sa constitution, au recrutement de ses membres et &agrave; la d&eacute;finition de son identit&eacute;.</p>
<h2>La guitare qui structure le funk des Commodores</h2>
<p>Lorsque les Commodores signent avec Motown et s&rsquo;imposent dans les ann&eacute;es 1970, Thomas McClary occupe plusieurs postes &agrave; la fois. Il est guitariste principal, mais aussi chanteur, auteur-compositeur et producteur. Cette polyvalence permet de mesurer son r&ocirc;le au-del&agrave; de la seule pr&eacute;sence sur sc&egrave;ne : il intervient dans l&rsquo;&eacute;criture, l&rsquo;interpr&eacute;tation et la fabrication des morceaux.</p>
<p>Sa guitare participe notamment aux premiers grooves funk caract&eacute;ristiques du groupe. <em>Slippery When Wet</em> figure parmi ses premi&egrave;res contributions d&rsquo;&eacute;criture marquantes. McClary est &eacute;galement associ&eacute; &agrave; des titres comme <em>Brick House</em>, <em>Too Hot ta Trot</em> et <em>I Feel Sanctified</em>, qui &eacute;clairent le versant le plus rythm&eacute; du catalogue des Commodores.</p>
<p>Ce travail collectif cohabite avec des chansons devenues plus largement identifiables, parmi lesquelles <em>Sail On</em> et <em>Three Times a Lady</em>. La c&eacute;l&eacute;brit&eacute; acquise par Lionel Richie a parfois concentr&eacute; le r&eacute;cit autour du chanteur, mais la trajectoire de McClary rappelle que le son du groupe repose aussi sur une architecture instrumentale et des contributions partag&eacute;es. Les Commodores et plusieurs de leurs titres figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>D&rsquo;<em>Easy</em> &agrave; un sample des Beastie Boys</h2>
<p>La contribution la plus imm&eacute;diatement reconnaissable de Thomas McClary reste sans doute son solo de guitare sur <em>Easy</em>. Dans cette chanson, son intervention donne &agrave; la guitare un espace distinct au sein d&rsquo;un morceau largement associ&eacute; &agrave; la voix de Lionel Richie. Ce passage r&eacute;sume sa place dans les Commodores : parfois moins expos&eacute; que le chanteur, mais audible au c&oelig;ur m&ecirc;me de l&rsquo;un des grands titres du groupe.</p>
<p>Une autre partie de guitare a connu un destin diff&eacute;rent. Sur l&rsquo;instrumental <em>Machine Gun</em>, le jeu de McClary fournit une mati&egrave;re qui sera plus tard sampl&eacute;e par les Beastie Boys pour <em>Hey Ladies</em>. Le lien relie deux univers et deux p&eacute;riodes sans effacer l&rsquo;origine du son : derri&egrave;re l&rsquo;&eacute;chantillon se trouve la guitare enregistr&eacute;e par le cofondateur des Commodores.</p>
<p>Apr&egrave;s environ quinze ans comme guitariste principal, McClary quitte le groupe. Les Commodores poursuivent leur parcours dans une autre configuration, tandis que son d&eacute;part referme la p&eacute;riode durant laquelle il a contribu&eacute; &agrave; installer leur langage musical. La rupture ne retire rien aux traces concr&egrave;tes laiss&eacute;es dans les enregistrements : un solo dans <em>Easy</em>, les grooves de <em>Slippery When Wet</em> ou encore cette guitare de <em>Machine Gun</em> r&eacute;apparue chez les Beastie Boys.</p>
<p>Plus r&eacute;cemment, Thomas McClary a exprim&eacute; le souhait de r&eacute;unir les Commodores. Cette intention ne constitue pas l&rsquo;annonce d&rsquo;une reformation effective. &Agrave; 77 ans, le fil le plus solide reste donc celui des morceaux eux-m&ecirc;mes : une guitare funk, une ballade devenue c&eacute;l&egrave;bre et un sample qui a prolong&eacute; ailleurs quelques secondes enregistr&eacute;es avec le groupe.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien musical publi&eacute; par <a href="https://www.songfacts.com/blog/interviews/commodores-founder-thomas-mcclary">Songfacts</a> revient directement sur les contributions de Thomas McClary &agrave; <em>Easy</em>, <em>Slippery When Wet</em> et <em>Machine Gun</em>, ainsi que sur le sample utilis&eacute; par les Beastie Boys.</p>
<p>Le portrait de <a href="https://www.cfpublic.org/2017-11-03/intersection-sessions-thomas-mcclary">Central Florida Public Media</a> apporte un &eacute;clairage compl&eacute;mentaire sur l&rsquo;int&eacute;gration scolaire &agrave; Eustis, la rencontre avec Lionel Richie et le r&eacute;cit autobiographique d&eacute;velopp&eacute; dans <em>Rock &amp; Soul</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Soul Asylum : les 34 ans de « Grave Dancers Union », né entre acouphènes et séances sous tension</title>
      <description><![CDATA[Avec Grave Dancers Union, Soul Asylum f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui les 34 ans de l&rsquo;album qui a chang&eacute; sa trajectoire. Imagin&eacute; en partie comme un projet acoustique apr&egrave;s les probl&egrave;mes d&rsquo;audit...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/soul-asylum-les-34-ans-de-grave-dancers-union-ne-entre-acouphenes-et-seances-sous-tension-605</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec <em>Grave Dancers Union</em>, Soul Asylum f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui les 34 ans de l&rsquo;album qui a chang&eacute; sa trajectoire. Imagin&eacute; en partie comme un projet acoustique apr&egrave;s les probl&egrave;mes d&rsquo;audition de Dave Pirner, le disque a finalement pris forme sous la direction particuli&egrave;rement exigeante du producteur Michael Beinhorn.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque Soul Asylum entreprend <em>Grave Dancers Union</em>, le groupe am&eacute;ricain a d&eacute;j&agrave; derri&egrave;re lui une d&eacute;cennie de carri&egrave;re et cinq albums, sans avoir encore rencontr&eacute; un v&eacute;ritable succ&egrave;s de masse. Ce sixi&egrave;me disque studio na&icirc;t donc &agrave; un moment charni&egrave;re : ses membres poss&egrave;dent une exp&eacute;rience consid&eacute;rable, mais abordent pour la premi&egrave;re fois un projet soutenu par un budget important et une grande libert&eacute; cr&eacute;ative.</p>
<p>Le contexte joue en leur faveur. Apr&egrave;s l&rsquo;explosion de <em>Nevermind</em>, les grandes maisons de disques s&rsquo;int&eacute;ressent avec empressement &agrave; la sc&egrave;ne alternative am&eacute;ricaine. Soul Asylum rejoint alors Columbia. L&rsquo;enjeu ne consiste pourtant pas simplement &agrave; transposer les habitudes du groupe dans un studio plus co&ucirc;teux : les musiciens arrivent avec l&rsquo;id&eacute;e de modifier profond&eacute;ment leur mani&egrave;re de travailler.</p>
<h2>Les acouph&egrave;nes de Dave Pirner changent le projet</h2>
<p>La premi&egrave;re impulsion de <em>Grave Dancers Union</em> vient notamment des probl&egrave;mes d&rsquo;audition de Dave Pirner. Apr&egrave;s des ann&eacute;es de concerts, le chanteur et guitariste souffre d&rsquo;acouph&egrave;nes. Dan Murphy expliquera que cette situation a contribu&eacute; &agrave; une nouvelle approche de l&rsquo;&eacute;criture. Le groupe envisage alors de r&eacute;aliser un album largement acoustique, perspective qui tranche avec les conditions sonores ayant accompagn&eacute; ses ann&eacute;es de sc&egrave;ne.</p>
<p>Cette intention initiale est essentielle pour comprendre la naissance du disque : Soul Asylum ne cherche pas uniquement &agrave; profiter des moyens d&eacute;sormais mis &agrave; sa disposition. Le groupe r&eacute;fl&eacute;chit aussi &agrave; une autre fa&ccedil;on de construire ses chansons. Le projet acoustique ne d&eacute;finit pas &agrave; lui seul le r&eacute;sultat final, mais il accompagne le changement de m&eacute;thode qui s&rsquo;op&egrave;re autour de Pirner et de ses partenaires.</p>
<p><em>Grave Dancers Union</em> se situe ainsi au croisement de deux mouvements. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une formation exp&eacute;riment&eacute;e b&eacute;n&eacute;ficie soudainement d&rsquo;un cadre plus favorable et d&rsquo;une libert&eacute; accrue. De l&rsquo;autre, les acouph&egrave;nes de son chanteur l&rsquo;obligent &agrave; reconsid&eacute;rer son approche. Le disque qui en r&eacute;sulte n&rsquo;est donc pas seulement celui d&rsquo;une nouvelle &eacute;tape professionnelle : il porte la trace d&rsquo;une contrainte physique devenue un &eacute;l&eacute;ment concret de la r&eacute;flexion artistique.</p>
<h2>Michael Beinhorn pousse les s&eacute;ances dans le d&eacute;tail</h2>
<p>En studio, Michael Beinhorn impose une discipline particuli&egrave;rement exigeante. Le producteur peut consacrer beaucoup de temps &agrave; des &eacute;l&eacute;ments aussi pr&eacute;cis que le son de la basse ou celui de la grosse caisse. Les prises vocales font l&rsquo;objet de la m&ecirc;me attention. Cette m&eacute;thode &eacute;loigne les s&eacute;ances d&rsquo;un simple enregistrement rapide des morceaux et place chaque d&eacute;tail sous surveillance.</p>
<p>Cette exigence donne au projet une dimension plus laborieuse que ne le sugg&eacute;rait l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un album largement acoustique. Le budget et la libert&eacute; accord&eacute;s au groupe ne se traduisent pas par une absence de contraintes : Beinhorn utilise au contraire ces moyens pour prolonger le travail et reprendre les sons jusqu&rsquo;&agrave; obtenir le r&eacute;sultat recherch&eacute;. Soul Asylum, d&eacute;j&agrave; aguerri par ses cinq pr&eacute;c&eacute;dents albums, se retrouve confront&eacute; &agrave; une production attentive jusque dans ses composantes les plus &eacute;l&eacute;mentaires.</p>
<p>Le changement touche &eacute;galement la batterie. Grant Young est remplac&eacute; par Sterling Campbell pendant les sessions, et les deux musiciens se retrouvent ainsi associ&eacute;s au m&ecirc;me album. Campbell intervient sur plusieurs morceaux, dont <em>Runaway Train</em>. Ce remplacement en cours de fabrication montre &agrave; quel point <em>Grave Dancers Union</em> s&rsquo;est construit dans le mouvement, avec une &eacute;quipe qui &eacute;volue avant m&ecirc;me que le disque soit achev&eacute;.</p>
<h2>Booker T. Jones, une intervention d&eacute;cisive sur &laquo; Runaway Train &raquo;</h2>
<p><em>Runaway Train</em> concentre l&rsquo;une des collaborations les plus pr&eacute;cises de l&rsquo;album. Booker T. Jones y joue une partie de Hammond. Son intervention est discr&egrave;te, mais elle est d&eacute;crite comme d&eacute;terminante dans la couleur finale du morceau. Au milieu d&rsquo;un processus domin&eacute; par les longues recherches de sons et la multiplication des prises, cet apport mesur&eacute; trouve exactement sa place.</p>
<p>La chanson r&eacute;unit ainsi plusieurs aspects de l&rsquo;histoire du disque : Sterling Campbell y tient la batterie apr&egrave;s son arriv&eacute;e pendant les sessions, tandis que Booker T. Jones apporte son Hammond. Elle t&eacute;moigne d&rsquo;un album dont la fabrication ne repose pas sur une &eacute;quipe rest&eacute;e fig&eacute;e du d&eacute;but &agrave; la fin, mais sur des interventions et des changements capables de modifier le r&eacute;sultat.</p>
<p>Diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION, Soul Asylum et <em>Grave Dancers Union</em> restent associ&eacute;s &agrave; ce basculement majeur dans le parcours du groupe. Le disque est arriv&eacute; apr&egrave;s dix ann&eacute;es d&rsquo;activit&eacute; sans succ&egrave;s de masse, dans un contexte o&ugrave; la sc&egrave;ne alternative attirait soudain l&rsquo;attention des grandes maisons de disques. Mais son histoire se joue surtout &agrave; une &eacute;chelle plus intime : les acouph&egrave;nes de Dave Pirner, l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un album acoustique, les exigences de Michael Beinhorn et le changement de batteur pendant les s&eacute;ances.</p>
<p>Trente-quatre ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Grave Dancers Union</em> conserve ainsi l&rsquo;empreinte d&rsquo;une p&eacute;riode o&ugrave; Soul Asylum devait simultan&eacute;ment s&rsquo;adapter &agrave; de nouveaux moyens et repenser sa mani&egrave;re de cr&eacute;er. Parmi les d&eacute;tails qui racontent le mieux cette transformation demeure cette partie de Hammond confi&eacute;e &agrave; Booker T. Jones sur <em>Runaway Train</em> : une contribution discr&egrave;te, int&eacute;gr&eacute;e &agrave; un disque dont chaque son avait &eacute;t&eacute; longuement travaill&eacute;.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Brian Johnson à 79 ans, l’audition en retard qui a changé le destin d’AC/DC</title>
      <description><![CDATA[Brian Johnson c&eacute;l&egrave;bre ce 5 octobre ses 79 ans, toujours associ&eacute; au r&ocirc;le le plus d&eacute;licat de sa carri&egrave;re : succ&eacute;der &agrave; Bon Scott au sein d&rsquo;AC/DC. D&rsquo;une audition retard&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/brian-johnson-a-79-ans-l-audition-en-retard-qui-a-change-le-destin-d-ac-dc-598</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Brian Johnson c&eacute;l&egrave;bre ce 5 octobre ses 79 ans, toujours associ&eacute; au r&ocirc;le le plus d&eacute;licat de sa carri&egrave;re : succ&eacute;der &agrave; Bon Scott au sein d&rsquo;AC/DC. D&rsquo;une audition retard&eacute;e par une partie de billard &agrave; l&rsquo;&eacute;criture express de <em>You Shook Me All Night Long</em>, son arriv&eacute;e a accompagn&eacute; la naissance de <em>Back in Black</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Quand Brian Johnson se pr&eacute;sente pour devenir le nouveau chanteur d&rsquo;AC/DC en 1980, le rendez-vous commence de mani&egrave;re peu conventionnelle. Il arrive en retard, apr&egrave;s avoir jou&eacute; au billard avec des membres de l&rsquo;&eacute;quipe. L&rsquo;anecdote pourrait sembler secondaire si cette audition n&rsquo;avait pas pr&eacute;c&eacute;d&eacute; l&rsquo;un des tournants les plus importants de l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>AC/DC vient alors de perdre Bon Scott. Quelques semaines apr&egrave;s la mort de son chanteur, le groupe doit d&eacute;cider s&rsquo;il peut poursuivre et trouver une voix capable de prendre place dans une formation d&eacute;j&agrave; mondialement connue. Brian Johnson, n&eacute; le 5 octobre 1947 &agrave; Dunston, dans la r&eacute;gion de Gateshead, poss&egrave;de une exp&eacute;rience acquise notamment avec le groupe britannique Geordie. Il est officiellement annonc&eacute; comme nouveau chanteur d&rsquo;AC/DC le 1er avril 1980.</p>
<h2>Une succession impossible &agrave; traiter comme un simple remplacement</h2>
<p>L&rsquo;arriv&eacute;e de Johnson ne consiste pas seulement &agrave; reprendre un r&eacute;pertoire existant sur sc&egrave;ne. AC/DC travaille d&eacute;j&agrave; &agrave; la suite de son histoire dans un contexte de deuil. Le nouvel arrivant doit imm&eacute;diatement participer &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un album dont l&rsquo;un des enjeux est de rendre hommage &agrave; Bon Scott sans figer le groupe dans son absence.</p>
<p>La m&eacute;thode de travail place rapidement Johnson devant la page blanche. Malcolm et Angus Young lui soumettent des titres ou des id&eacute;es musicales encore d&eacute;pourvus de paroles. &Agrave; lui de d&eacute;velopper les textes, souvent seul, &agrave; partir de ces indications. Cette r&eacute;partition des r&ocirc;les lui impose de trouver sa place tout en respectant la direction fix&eacute;e par les fr&egrave;res Young.</p>
<p>Pour la chanson <em>Back in Black</em>, il re&ccedil;oit ainsi un titre et l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un hommage &agrave; Bon Scott. Johnson revendiquera clairement l&rsquo;&eacute;criture du texte, r&eacute;sumant sa position par une formule directe : &laquo; It was me at the end of the pen. &raquo; Il ne pr&eacute;tend pas remplacer la personnalit&eacute; de son pr&eacute;d&eacute;cesseur ; il &eacute;crit les mots qui permettent au groupe d&rsquo;avancer avec ce souvenir au c&oelig;ur du morceau.</p>
<p>L&rsquo;album <em>Back in Black</em> para&icirc;t le 21 juillet 1980, environ cinq mois apr&egrave;s la mort de Bon Scott. Ce calendrier resserr&eacute; donne la mesure de l&rsquo;urgence dans laquelle AC/DC et son nouveau chanteur ont travaill&eacute;. L&rsquo;album d&eacute;passera ensuite 25 millions d&rsquo;exemplaires certifi&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis, tandis que les estimations mondiales cit&eacute;es franchissent les 50 millions. Il figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Vingt minutes pour &eacute;crire <em>You Shook Me All Night Long</em></h2>
<p>Une autre sc&egrave;ne raconte la vitesse &agrave; laquelle Brian Johnson doit faire ses preuves. Aux Bahamas, Malcolm et Angus Young lui demandent s&rsquo;il sait &eacute;crire des paroles. Le chanteur se met au travail sur <em>You Shook Me All Night Long</em> et affirme avoir termin&eacute; le texte en une vingtaine de minutes : &laquo; I wrote it down in about 20 minutes. &raquo; Il apporte ses paroles au groupe le lendemain.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;pisode r&eacute;v&egrave;le moins une recette d&rsquo;&eacute;criture qu&rsquo;une situation tr&egrave;s concr&egrave;te : Johnson vient d&rsquo;int&eacute;grer AC/DC et doit imm&eacute;diatement r&eacute;pondre aux besoins de l&rsquo;album. Pas de longue p&eacute;riode d&rsquo;adaptation ni de transition publique. Entre l&rsquo;audition, l&rsquo;annonce de son recrutement et les s&eacute;ances de pr&eacute;paration de <em>Back in Black</em>, il passe presque directement du statut de candidat &agrave; celui de parolier d&rsquo;un disque d&eacute;cisif.</p>
<p><em>You Shook Me All Night Long</em> devient l&rsquo;un des morceaux les plus connus du groupe. Sa cr&eacute;ation tient pourtant, dans le r&eacute;cit de Johnson, &agrave; une question pos&eacute;e par les fr&egrave;res Young et &agrave; quelques minutes pass&eacute;es &agrave; &eacute;crire seul. Ce contraste entre la rapidit&eacute; du geste et la trajectoire du titre reste l&rsquo;un des &eacute;pisodes les plus saisissants de son entr&eacute;e chez AC/DC.</p>
<h2>Le silence forc&eacute;, puis le retour au micro</h2>
<p>La continuit&eacute; de cette histoire a n&eacute;anmoins &eacute;t&eacute; interrompue en 2016. Des probl&egrave;mes auditifs contraignent Brian Johnson &agrave; quitter temporairement la tourn&eacute;e <em>Rock or Bust</em>. Pour un chanteur dont la carri&egrave;re repose depuis des d&eacute;cennies sur la sc&egrave;ne, ce retrait constitue une rupture nette, sans devenir pour autant une sortie d&eacute;finitive du groupe.</p>
<p>Johnson reprend ensuite les activit&eacute;s d&rsquo;AC/DC avec des pr&eacute;cautions adapt&eacute;es. En 2020, il participe &agrave; <em>Power Up</em>, album qui atteint la premi&egrave;re place du Billboard 200. En 2026, il est de nouveau pr&eacute;sent sur la tourn&eacute;e portant le nom du disque. Une interview accord&eacute;e en juillet avec Angus Young confirme alors son activit&eacute; sc&eacute;nique, tandis qu&rsquo;un sujet diffus&eacute; en septembre revient sur ce retour d&rsquo;AC/DC devant le public.</p>
<p>&Agrave; 79 ans, Brian Johnson reste ainsi li&eacute; &agrave; deux moments de r&eacute;sistance tr&egrave;s diff&eacute;rents : la reprise imm&eacute;diate apr&egrave;s la disparition de Bon Scott et son propre retour apr&egrave;s l&rsquo;arr&ecirc;t impos&eacute; par ses probl&egrave;mes auditifs. Entre les deux demeure cette audition commenc&eacute;e en retard, suivie d&rsquo;un album enregistr&eacute; dans l&rsquo;urgence et d&rsquo;un texte &eacute;crit en vingt minutes. Une partie de billard avait diff&eacute;r&eacute; son arriv&eacute;e ; quelques mois plus tard, sa voix ouvrait une nouvelle p&eacute;riode pour AC/DC.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien de <a href="https://www.billboard.com/music/rock/brian-johnson-acdc-lives-of-brian-book-memoir-interview-1235159528/">Brian Johnson publi&eacute; par Billboard</a> revient sur son audition, la cr&eacute;ation de <em>Back in Black</em> et l&rsquo;&eacute;preuve de ses probl&egrave;mes auditifs. La retranscription propos&eacute;e par <a href="https://wmmr.com/2023/10/06/brian-johnson-acdc/">WMMR</a> apporte notamment son r&eacute;cit de l&rsquo;&eacute;criture de <em>You Shook Me All Night Long</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Steve Miller à 83 ans, le Volkswagen Bus qui a mis son groupe en route</title>
      <description><![CDATA[Steve Miller f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 83 ans. Bien avant The Joker et Fly Like an Eagle, le fondateur du Steve Miller Band avait appris ses premiers accords aupr&egrave;s de Les Paul, jou&eacute; avec Boz Scaggs e...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/steve-miller-a-83-ans-le-volkswagen-bus-qui-a-mis-son-groupe-en-route-597</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Steve Miller f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 83 ans. Bien avant <em>The Joker</em> et <em>Fly Like an Eagle</em>, le fondateur du Steve Miller Band avait appris ses premiers accords aupr&egrave;s de Les Paul, jou&eacute; avec Boz Scaggs et pris la route de San Francisco dans un Volkswagen Bus offert par son p&egrave;re.</strong></p>
<p></p>
<p>Le v&eacute;hicule tient presque du symbole. En 1966, Steve Miller quitte le Midwest et prend la direction de San Francisco au volant d&rsquo;un Volkswagen Bus donn&eacute; par son p&egrave;re. Ce voyage ne lance pas encore la p&eacute;riode des grands succ&egrave;s radiophoniques, mais il conduit le musicien vers la ville o&ugrave; il va former le Steve Miller Blues Band, bient&ocirc;t rebaptis&eacute; Steve Miller Band.</p>
<p>Cette arriv&eacute;e en Californie est l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un parcours d&eacute;j&agrave; dense. N&eacute; &agrave; Milwaukee, Steve Miller grandit dans un environnement o&ugrave; la guitare n&rsquo;est pas une abstraction. Il a racont&eacute; avoir appris ses premiers accords aupr&egrave;s de Les Paul, son parrain : &laquo; I learned my first chords from Les Paul. &raquo; La phrase relie directement son enfance &agrave; l&rsquo;un des pionniers de la guitare &eacute;lectrique et de l&rsquo;enregistrement.</p>
<h2>De Les Paul aux premi&egrave;res sc&egrave;nes avec Boz Scaggs</h2>
<p>Apr&egrave;s le d&eacute;m&eacute;nagement de sa famille &agrave; Dallas en 1950, Steve Miller ne tarde pas &agrave; transformer cet apprentissage en exp&eacute;rience de groupe. Encore adolescent, il fonde les Marksmen Combo avec Boz Scaggs. La formation se produit dans des fraternit&eacute;s, des sororit&eacute;s, mais aussi dans des &eacute;glises et des synagogues. Avant les albums et les classements, le futur chanteur-guitariste apprend ainsi son m&eacute;tier devant des publics tr&egrave;s diff&eacute;rents.</p>
<p>En 1962, son retour dans le Wisconsin pour &eacute;tudier &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; du Wisconsin lui permet de retrouver Boz Scaggs au sein des Ardells. Mais le cadre universitaire ne suffit pas &agrave; retenir Miller. Il quitte ses &eacute;tudes pour poursuivre un objectif plus pr&eacute;cis : jouer du blues &eacute;lectrique &agrave; Chicago.</p>
<p>Ce choix l&rsquo;&eacute;loigne de la trajectoire toute trac&eacute;e d&rsquo;un jeune &eacute;tudiant et le rapproche des musiciens qu&rsquo;il admire. Avant d&rsquo;acc&eacute;der au succ&egrave;s commercial, il partage notamment des sc&egrave;nes avec Muddy Waters et Howlin&rsquo; Wolf. Son histoire ne commence donc pas avec le rock calibr&eacute; pour les grandes salles, mais au contact d&rsquo;une tradition blues dont il conservera durablement l&rsquo;empreinte.</p>
<h2>Chicago, puis le grand d&eacute;part pour San Francisco</h2>
<p>Une autre &eacute;tape professionnelle se dessine en 1965. Avec le clavi&eacute;riste Barry Goldberg, Steve Miller forme le Goldberg-Miller Blues Band, qui signe avec Epic Records. L&rsquo;exp&eacute;rience pr&eacute;c&egrave;de de peu son d&eacute;part pour la c&ocirc;te Ouest. Lorsqu&rsquo;il rejoint San Francisco l&rsquo;ann&eacute;e suivante, la ville lui offre le terrain n&eacute;cessaire pour cr&eacute;er un groupe portant son nom.</p>
<p>Le Steve Miller Band na&icirc;t donc d&rsquo;abord comme une formation de blues et de blues rock. Steve Miller en est le chanteur, le guitariste, l&rsquo;auteur-compositeur et le seul membre permanent. Au cours des cinquante premi&egrave;res ann&eacute;es du groupe, 25 musiciens se succ&egrave;dent autour de lui. Cette circulation des membres contraste avec la continuit&eacute; du fondateur, rest&eacute; au centre de l&rsquo;&eacute;criture et de l&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;ensemble.</p>
<p>Apr&egrave;s son implantation dans la sc&egrave;ne de San Francisco, le groupe publie en 1968 son premier album, <em>Children of the Future</em>. Ce disque appartient encore &agrave; la p&eacute;riode psych&eacute;d&eacute;lique et blues de son parcours, loin de la formule plus accessible qui dominera quelques ann&eacute;es plus tard. Il rappelle surtout que le succ&egrave;s massif n&rsquo;a rien eu d&rsquo;imm&eacute;diat.</p>
<h2>Onze ann&eacute;es difficiles avant <em>The Joker</em></h2>
<p>Steve Miller a r&eacute;sum&eacute; sans d&eacute;tour ses d&eacute;buts professionnels : &laquo; The first 11 years were the hard years. &raquo; Ces &laquo; onze premi&egrave;res ann&eacute;es difficiles &raquo;, commenc&eacute;es en 1966, donnent une autre perspective &agrave; la suite de tubes souvent associ&eacute;e &agrave; son nom. Avant de devenir un groupe solidement install&eacute; sur les radios am&eacute;ricaines, le Steve Miller Band a travers&eacute; une longue phase de construction.</p>
<p>Le tournant commercial arrive avec <em>The Joker</em>. Sorti en 1973, le titre atteint la premi&egrave;re place et ouvre une p&eacute;riode particuli&egrave;rement fructueuse. L&rsquo;&eacute;criture du groupe &eacute;volue alors vers une forme plus pop, puis vers l&rsquo;arena rock, sans effacer compl&egrave;tement ses racines blues. <em>Fly Like an Eagle</em>, <em>Take the Money and Run</em>, <em>Rock&rsquo;n Me</em> et <em>Jet Airliner</em> prolongent cette s&eacute;rie de succ&egrave;s durant les ann&eacute;es 1970.</p>
<p>Cette m&eacute;tamorphose explique la double image de Steve Miller : musicien form&eacute; au blues &eacute;lectrique d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, auteur de classiques radiophoniques imm&eacute;diatement identifiables de l&rsquo;autre. Les chansons du Steve Miller Band figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>En 2016, son intronisation au Rock &amp; Roll Hall of Fame vient reconna&icirc;tre ce parcours. Elle intervient cinquante ans apr&egrave;s la formation de son groupe &agrave; San Francisco, mais ne gomme pas la route parcourue auparavant : Milwaukee et les accords transmis par Les Paul, Dallas et les premiers concerts avec Boz Scaggs, Chicago et le blues &eacute;lectrique.</p>
<h2>Un voyage devenu ligne directrice</h2>
<p>&Agrave; 83 ans, Steve Miller reste indissociable du groupe qu&rsquo;il a fond&eacute; et accompagn&eacute; &agrave; travers toutes ses transformations. Le Volkswagen Bus offert par son p&egrave;re n&rsquo;est pas qu&rsquo;une anecdote pittoresque : il mat&eacute;rialise le moment o&ugrave; le musicien a reli&eacute; son apprentissage du blues &agrave; la sc&egrave;ne de San Francisco. Au bout de la route se trouvaient d&rsquo;abord <em>Children of the Future</em>, puis, apr&egrave;s des ann&eacute;es difficiles, <em>The Joker</em> et toute une s&eacute;rie de chansons devenues centrales dans son r&eacute;pertoire.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le <a href="https://archive.jsonline.com/entertainment/musicandnightlife/milwaukee-native-steve-miller-among-rock--roll-hall-of-fame-inductees-b99636206z1-362825281.html">Milwaukee Journal Sentinel</a> retrace les origines de Steve Miller, son apprentissage aupr&egrave;s de Les Paul, ses ann&eacute;es avec Boz Scaggs et son d&eacute;part vers San Francisco. Le profil publi&eacute; par <a href="https://www.cleveland.com/entertainment/2016/04/2016_rock_and_roll_hall_of_fam_5.html">Cleveland.com</a> apporte notamment son t&eacute;moignage direct sur les onze ann&eacute;es difficiles qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; sa grande p&eacute;riode commerciale.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Reggatta de Blanc a 47 ans : l’album éclair qui a propulsé The Police au sommet</title>
      <description><![CDATA[Le deuxi&egrave;me album de The Police f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 47 ans. Enregistr&eacute; &agrave; toute vitesse avec Nigel Gray, Reggatta de Blanc a transform&eacute; une premi&egrave;re semaine de studio d&eacute;cisive ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le deuxi&egrave;me album de The Police f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 47 ans. Enregistr&eacute; &agrave; toute vitesse avec Nigel Gray, <em>Reggatta de Blanc</em> a transform&eacute; une premi&egrave;re semaine de studio d&eacute;cisive en deux singles num&eacute;ro un et ouvert au groupe les portes du sommet britannique.</strong></p>
<p></p>
<p>Une semaine seulement apr&egrave;s le d&eacute;but des s&eacute;ances, The Police poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; un morceau assez avanc&eacute; pour le pr&eacute;senter au public. Le groupe joue une version de travail de <em>Message in a Bottle</em> dans l&rsquo;&eacute;mission <em>Rock Goes to College</em>, enregistr&eacute;e au Hatfield Polytechnic pour la BBC. L&rsquo;album n&rsquo;est pas encore sorti, mais l&rsquo;une de ses chansons essentielles quitte d&eacute;j&agrave; le studio pour affronter les spectateurs et les cam&eacute;ras.</p>
<p>Cette rapidit&eacute; donne le ton de la fabrication de <em>Reggatta de Blanc</em>. Pour son deuxi&egrave;me album, le trio retrouve les Surrey Sound Studios et Nigel Gray, qui partage la production avec le groupe. Apr&egrave;s une premi&egrave;re p&eacute;riode de travail, Sting, Andy Summers et Stewart Copeland reviennent en ao&ucirc;t 1979 pour achever le disque. Les s&eacute;ances avancent si efficacement que deux semaines de studio pr&eacute;vues deviennent inutiles et sont annul&eacute;es.</p>
<h2>Le sourire imm&eacute;diat provoqu&eacute; par Message in a Bottle</h2>
<p><em>Message in a Bottle</em> s&rsquo;impose tr&egrave;s t&ocirc;t comme une pi&egrave;ce centrale du projet. Andy Summers a racont&eacute; que deux responsables d&rsquo;A&amp;M, pr&eacute;sents au studio, avaient r&eacute;agi avec un enthousiasme imm&eacute;diat en d&eacute;couvrant le morceau. La sc&egrave;ne tient &agrave; peu de chose : une chanson encore au c&oelig;ur de sa fabrication, deux visiteurs qui l&rsquo;&eacute;coutent et des sourires qui signalent que quelque chose vient de se passer.</p>
<p>Le guitariste a conserv&eacute; un souvenir particuli&egrave;rement fort du travail de Stewart Copeland sur ce titre. &laquo; I've always thought it was the greatest drum track that Stewart ever made &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, consid&eacute;rant cette partie de batterie comme la meilleure jamais enregistr&eacute;e par son partenaire. Ce jugement &eacute;claire aussi la vitesse des s&eacute;ances : le groupe ne se contente pas d&rsquo;aller vite, il sait reconna&icirc;tre le moment o&ugrave; une prise poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; la force recherch&eacute;e.</p>
<p>La r&eacute;action du public britannique confirme ensuite celle observ&eacute;e en studio. <em>Message in a Bottle</em> devient le premier single de The Police &agrave; atteindre la premi&egrave;re place au Royaume-Uni. Pour un groupe qui n&rsquo;en est encore qu&rsquo;&agrave; son deuxi&egrave;me album, le morceau ne repr&eacute;sente donc pas simplement une nouvelle &eacute;tape discographique : il lui offre son premier num&eacute;ro un national.</p>
<h2>Quand une promenade dans une chambre m&egrave;ne jusqu&rsquo;&agrave; la Lune</h2>
<p>Une autre chanson majeure du disque na&icirc;t d&rsquo;une transformation beaucoup plus inattendue. Sting travaille d&rsquo;abord autour de la formule provisoire &laquo; walking round the room &raquo;. Il se l&egrave;ve et marche dans la pi&egrave;ce en r&eacute;p&eacute;tant ces mots, avant que cette phrase quotidienne ne soit remplac&eacute;e par <em>Walking on the Moon</em>. Le passage d&rsquo;une chambre &agrave; la Lune donne au morceau son titre d&eacute;finitif.</p>
<p><em>Walking on the Moon</em> succ&egrave;de &agrave; <em>Message in a Bottle</em> en t&ecirc;te du classement britannique. The Police encha&icirc;ne ainsi deux num&eacute;ros un issus du m&ecirc;me album. Ce doubl&eacute; accompagne la progression de <em>Reggatta de Blanc</em>, lui aussi install&eacute; au sommet des ventes au Royaume-Uni.</p>
<p>L&rsquo;album reste quatre semaines &agrave; la premi&egrave;re place britannique. Il devient le premier d&rsquo;une s&eacute;rie d&rsquo;albums num&eacute;ro un pour The Police dans son pays. En quelques mois, le trio passe ainsi d&rsquo;une m&eacute;thode de travail resserr&eacute;e aux Surrey Sound Studios &agrave; une domination simultan&eacute;e des classements de singles et d&rsquo;albums. <em>Reggatta de Blanc</em> figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Un titre instrumental pour un premier Grammy</h2>
<p>La trajectoire du disque ne repose pas seulement sur ses deux grands singles. La pi&egrave;ce instrumentale <em>Reggatta de Blanc</em>, qui donne son nom &agrave; l&rsquo;album, apporte au groupe une autre premi&egrave;re importante : son premier Grammy Award, dans la cat&eacute;gorie Best Rock Instrumental Performance.</p>
<p>Cette r&eacute;compense compl&egrave;te un parcours particuli&egrave;rement dense pour un album assembl&eacute; avec une telle efficacit&eacute;. Une chanson avait &eacute;t&eacute; montr&eacute;e &agrave; la BBC d&egrave;s la premi&egrave;re semaine de travail, deux semaines de studio avaient finalement &eacute;t&eacute; rendues, puis deux singles et l&rsquo;album lui-m&ecirc;me avaient atteint la premi&egrave;re place britannique. Quarante-sept ans plus tard, cette succession d&rsquo;&eacute;tapes raconte surtout le moment o&ugrave; The Police cesse d&rsquo;&ecirc;tre seulement une promesse : le groupe dispose d&eacute;sormais de chansons capables de provoquer une r&eacute;action imm&eacute;diate en studio, &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et dans les classements.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La page consacr&eacute;e &agrave; <a href="https://myaccount.sting.com/discography/album/30/The%20Police">Reggatta de Blanc sur le site de Sting</a> retrace la rapidit&eacute; des s&eacute;ances, le retour du groupe en studio et la pr&eacute;sentation anticip&eacute;e de <em>Message in a Bottle</em> &agrave; la BBC. L&rsquo;article de <a href="https://www.loudersound.com/features/the-polices-message-in-a-bottle">Louder consacr&eacute; &agrave; Message in a Bottle</a> rapporte les souvenirs d&rsquo;Andy Summers sur la r&eacute;action d&rsquo;A&amp;M et la performance de Stewart Copeland.</p>
<p>Le r&eacute;cit publi&eacute; par <a href="https://www.musicradar.com/artists/i-got-up-and-started-walking-round-the-room-singing-walking-round-the-room-ya-ya-walking-round-the-room-the-surprising-origins-and-intricate-musical-theory-behind-an-iconic-police-masterpiece">MusicRadar sur Walking on the Moon</a> revient sur la formule provisoire &laquo; walking round the room &raquo; et sa transformation en titre d&eacute;finitif.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Pour ses 69 ans, Lee Thompson et l’histoire du saxophone que Madness a failli perdre</title>
      <description><![CDATA[Lee Thompson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Membre fondateur de Madness, il a transform&eacute; un apprentissage autodidacte, une &eacute;viction passag&egrave;re et quelques difficult&eacute;s techniques en une pr&eacute;sence i...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/pour-ses-69-ans-lee-thompson-et-l-histoire-du-saxophone-que-madness-a-failli-perdre-595</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lee Thompson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Membre fondateur de Madness, il a transform&eacute; un apprentissage autodidacte, une &eacute;viction passag&egrave;re et quelques difficult&eacute;s techniques en une pr&eacute;sence instrumentale imm&eacute;diatement reconnaissable.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant le saxophone, Lee Thompson avait presque tout essay&eacute;. &Agrave; l&rsquo;&eacute;cole, le jeune Londonien n&eacute; &agrave; St Pancras passe notamment par le bugle, la trompette et le trombone. Le saxophone ne figure pourtant pas parmi les instruments qui lui sont alors propos&eacute;s. Sa trajectoire se construit donc moins autour d&rsquo;une vocation pr&eacute;coce que par essais successifs, jusqu&rsquo;&agrave; cette d&eacute;couverte qui finira par occuper une place centrale dans Madness.</p>
<p>&laquo; J&rsquo;ai fini avec le saxophone apr&egrave;s avoir essay&eacute; &agrave; peu pr&egrave;s tout le reste &raquo;, r&eacute;sumera-t-il plus tard. Le choix se pr&eacute;cise au contact des musiciens entendus sur disque ou en concert. Thompson cite notamment Davey Payne, mais aussi Roxy Music et le rhythm and blues noir des ann&eacute;es 1950. Il apprend en partie seul, en jouant avec ses disques. Parmi les premiers solos auxquels il se mesure figurent <em>Return of Django</em> et <em>Love of the Common People</em>.</p>
<h2>Un apprentissage &agrave; l&rsquo;oreille, disque apr&egrave;s disque</h2>
<p>Lee Thompson ne dissimule pas le caract&egrave;re empirique de cette formation : &laquo; J&rsquo;ai en quelque sorte appris tout seul &agrave; en jouer. &raquo; Les enregistrements deviennent ses exercices, ses partitions informelles et ses partenaires de r&eacute;p&eacute;tition. La fr&eacute;quentation du ska et des saxophonistes vus sur sc&egrave;ne compl&egrave;te progressivement cet apprentissage. &Agrave; propos de l&rsquo;un de ces concerts, il dira simplement : &laquo; C&rsquo;est le fait d&rsquo;aller les voir qui m&rsquo;a pouss&eacute; &agrave; acheter un saxophone. &raquo;</p>
<p>En 1976, Thompson fonde avec Mike Barson et Chris Foreman un groupe d&rsquo;abord baptis&eacute; The North London Invaders. Cette formation nord-londonienne deviendra Madness. Mais la place du saxophoniste est encore fragile : son &eacute;nergie et ses id&eacute;es ne suffisent pas &agrave; faire dispara&icirc;tre les r&eacute;serves sur sa ma&icirc;trise de l&rsquo;instrument.</p>
<p>L&rsquo;ann&eacute;e suivante, une critique de Mike Barson sur son jeu provoque son bref d&eacute;part. Thompson quitte le groupe en 1977, avant de se r&eacute;concilier avec les autres membres et de revenir la m&ecirc;me ann&eacute;e. L&rsquo;&eacute;pisode aurait pu r&eacute;duire Madness &agrave; une autre configuration. Il devient au contraire l&rsquo;un des premiers tournants de son histoire : le saxophone contest&eacute; reste dans le groupe et participe bient&ocirc;t pleinement &agrave; son identit&eacute;.</p>
<h2>Le studio transforme une difficult&eacute; en couleur sonore</h2>
<p>Les d&eacute;buts ne sont pas exempts de probl&egrave;mes d&rsquo;accordage. Pour les compenser, Thompson adapte son embouchure et son mat&eacute;riel. En studio, la r&eacute;ponse ne consiste pas seulement &agrave; corriger son jeu : son saxophone passe aussi par un Eventide Harmonizer, un traitement qui contribue &agrave; &eacute;paissir et &agrave; durcir sa texture.</p>
<p>Ce proc&eacute;d&eacute; donne &agrave; l&rsquo;instrument un grain r&acirc;peux, rapproch&eacute; dans un t&eacute;moignage consacr&eacute; aux d&eacute;buts de Madness d&rsquo;une couleur &eacute;voquant Fela Kuti. Une limite technique est ainsi int&eacute;gr&eacute;e au son collectif. Le saxophone ne cherche pas la propret&eacute; acad&eacute;mique &agrave; tout prix : il devient une voix nerveuse, parfois impr&eacute;visible, capable de se glisser entre les rythmes, les ch&oelig;urs et les m&eacute;lodies du groupe.</p>
<p>Thompson ne se limite d&rsquo;ailleurs pas &agrave; cet instrument. Dans Madness, celui que l&rsquo;on surnomme Kix ou El Thommo participe &eacute;galement aux percussions et aux ch&oelig;urs. Les titres du groupe, &eacute;galement pr&eacute;sents dans la programmation de RADIO COLLECTION, montrent combien son r&ocirc;le d&eacute;passe celui d&rsquo;un simple soliste plac&eacute; en marge des chansons.</p>
<h2>De <em>The Prince</em> &agrave; une histoire familiale devenue chanson</h2>
<p>Lee Thompson est aussi l&rsquo;auteur du premier single de Madness, <em>The Prince</em>. Con&ccedil;u comme un hommage au musicien jama&iuml;cain Prince Buster, le morceau affirme le lien du groupe avec le ska. Pour celui qui avait appris en reproduisant des solos entendus sur disque, l&rsquo;&eacute;criture de ce premier titre constitue une autre mani&egrave;re de faire vivre les musiques qui l&rsquo;avaient conduit vers le saxophone.</p>
<p>Sa contribution prend une dimension plus personnelle avec <em>Embarrassment</em>, qu&rsquo;il co&eacute;crit. La chanson s&rsquo;appuie sur un scandale familial provoqu&eacute; par la naissance de l&rsquo;enfant m&eacute;tis de sa s&oelig;ur. Derri&egrave;re le rythme et l&rsquo;efficacit&eacute; du morceau appara&icirc;t ainsi un r&eacute;cit de rejet au sein d&rsquo;une famille. Le titre compte parmi les premi&egrave;res chansons de Madness d&eacute;crites comme portant une dimension soci&eacute;tale.</p>
<p>Thompson est &eacute;galement cr&eacute;dit&eacute; comme coauteur de <em>House of Fun</em>, autre single majeur du groupe, ainsi que d&rsquo;<em>Uncle Sam</em>. Ces chansons dessinent un r&ocirc;le multiple : instrumentiste dont le son a d&ucirc; &ecirc;tre fa&ccedil;onn&eacute;, chanteur et musicien collectif, mais aussi auteur capable de partir d&rsquo;un hommage musical ou d&rsquo;une situation intime.</p>
<p>En 2011, il prolongera cette relation au ska en fondant le Lee Thompson Ska Orchestra avec Mark Bedford et une formation &eacute;volutive de musiciens. L&rsquo;histoire avait commenc&eacute; par plusieurs instruments abandonn&eacute;s, des disques utilis&eacute;s comme professeurs et une critique assez vive pour le faire partir momentan&eacute;ment de Madness. Elle tient finalement dans cette contradiction f&eacute;conde : le saxophone jug&eacute; incertain en 1977 est devenu l&rsquo;un des traits les plus distinctifs de Lee Thompson.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le r&eacute;cit de l&rsquo;apprentissage autodidacte et des d&eacute;buts de Madness s&rsquo;appuie notamment sur les t&eacute;moignages r&eacute;unis par <a href="https://sevenraggedmen.com/1976-2/">Seven Ragged Men dans son histoire de la formation du groupe</a>. Lee Thompson y revient directement sur les instruments essay&eacute;s, les disques avec lesquels il travaillait et sa d&eacute;couverte du saxophone.</p>
<p>Le document journalistique <a href="https://www.johnlewisjournalist.co.uk/madness-uncut">Madness Uncut de John Lewis</a> apporte les d&eacute;tails techniques sur les probl&egrave;mes d&rsquo;accordage, l&rsquo;adaptation du jeu de Thompson et l&rsquo;utilisation de l&rsquo;Eventide Harmonizer en studio.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Automatic for the People a 34 ans : R.E.M. avait choisi ses chansons les plus étranges</title>
      <description><![CDATA[R.E.M. c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 34 ans d&rsquo;Automatic for the People, album n&eacute; dans le sillage du succ&egrave;s international d&rsquo;Out of Time. Au lieu de reproduire la formule de Losin...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/automatic-for-the-people-a-34-ans-r-e-m-avait-choisi-ses-chansons-les-plus-etranges-601</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>R.E.M. c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 34 ans d&rsquo;<em>Automatic for the People</em>, album n&eacute; dans le sillage du succ&egrave;s international d&rsquo;<em>Out of Time</em>. Au lieu de reproduire la formule de <em>Losing My Religion</em>, le groupe a privil&eacute;gi&eacute; la gravit&eacute;, des textures inhabituelles et des chansons qu&rsquo;il savait difficiles &agrave; imposer.</strong></p>
<p></p>
<p>R.E.M. se trouve alors dans une position enviable : apr&egrave;s <em>Out of Time</em> et le retentissement de <em>Losing My Religion</em>, le groupe sait qu&rsquo;il peut retenir l&rsquo;attention des radios et de MTV avec presque n&rsquo;importe quel nouveau titre. Cette libert&eacute; ne le conduit pourtant pas vers la r&eacute;p&eacute;tition. Pour ouvrir la campagne d&rsquo;<em>Automatic for the People</em>, il choisit <em>Drive</em>, morceau que Michael Stipe range lui-m&ecirc;me parmi les options les moins &eacute;videntes. &laquo; We chose these really weird songs as the ones to throw out there &raquo;, expliquera-t-il : R.E.M. avait d&eacute;cid&eacute; de mettre en avant ces chansons &laquo; vraiment &eacute;tranges &raquo;.</p>
<h2>Apr&egrave;s le triomphe, un virage sans mode d&rsquo;emploi</h2>
<p><em>Automatic for the People</em> adopte une direction plus lente, sombre et introspective, travers&eacute;e par la mort, la transition et la fragilit&eacute; humaine. Michael Stipe a toutefois &eacute;cart&eacute; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un programme d&eacute;fini d&egrave;s le d&eacute;part : le disque n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; consciemment con&ccedil;u comme une collection de chansons sur la mort. Sa coh&eacute;rence s&rsquo;est donc dessin&eacute;e sans manifeste pr&eacute;alable, &agrave; mesure que ces pr&eacute;occupations ont pris place dans l&rsquo;&eacute;criture.</p>
<p>Ce d&eacute;placement est d&rsquo;autant plus marquant qu&rsquo;il intervient apr&egrave;s une p&eacute;riode de tr&egrave;s forte exposition m&eacute;diatique. R.E.M. ne tente pas de fabriquer un nouvel &eacute;quivalent de son pr&eacute;c&eacute;dent succ&egrave;s international. Le groupe utilise plut&ocirc;t sa nouvelle marge de man&oelig;uvre pour pr&eacute;senter au public un disque moins imm&eacute;diatement attendu, dont <em>Drive</em> devient le premier signal.</p>
<p>La production de Scott Litt contribue directement &agrave; cette identit&eacute;. Le producteur travaille avec R.E.M. sur un son textur&eacute; o&ugrave; se croisent notamment des violoncelles distordus et le bouzouki de Peter Buck. John Paul Jones, ancien membre de Led Zeppelin, signe de son c&ocirc;t&eacute; les arrangements de cordes de quatre morceaux. Sa participation ne rel&egrave;ve pas du simple nom prestigieux ajout&eacute; au g&eacute;n&eacute;rique : elle s&rsquo;inscrit dans le dispositif sonore pr&eacute;cis imagin&eacute; autour de l&rsquo;album.</p>
<h2>Man on the Moon, la chanson que Stipe ne voulait pas &eacute;crire</h2>
<p>L&rsquo;histoire de <em>Man on the Moon</em> commence par un blocage inhabituel. Michael Stipe consid&egrave;re longtemps que la musique se suffit &agrave; elle-m&ecirc;me et refuse d&rsquo;y ajouter un texte. Les autres membres de R.E.M. le poussent pourtant &agrave; terminer la chanson. Confront&eacute; &agrave; cette insistance, le chanteur part marcher dans Seattle avec son Walkman afin de trouver une voie pour ses paroles.</p>
<p>C&rsquo;est pendant ce travail qu&rsquo;il s&rsquo;amuse &agrave; multiplier les &laquo; yeah &raquo;, avec notamment l&rsquo;&eacute;criture de Kurt Cobain comme point de r&eacute;f&eacute;rence. Andy Kaufman devient ensuite le personnage central du morceau et une figure &agrave; travers laquelle la chanson installe son questionnement existentiel. Le titre finalement achev&eacute; na&icirc;t ainsi d&rsquo;un paradoxe : Stipe pensait d&rsquo;abord que cette musique n&rsquo;avait pas besoin de voix, avant d&rsquo;en faire l&rsquo;une des histoires les plus pr&eacute;cis&eacute;ment incarn&eacute;es de l&rsquo;album.</p>
<p>Ce cheminement montre aussi le r&ocirc;le du collectif dans la naissance du disque. Sans la pression exerc&eacute;e par le groupe pour obtenir un texte, <em>Man on the Moon</em> aurait pu rester une composition que Stipe jugeait d&eacute;j&agrave; compl&egrave;te. La chanson r&eacute;sulte donc moins d&rsquo;une inspiration imm&eacute;diate que d&rsquo;une r&eacute;sistance surmont&eacute;e, puis d&rsquo;une promenade au casque durant laquelle son &eacute;criture trouve enfin son principe.</p>
<h2>Everybody Hurts, de l&rsquo;album aux r&eacute;cits de survie</h2>
<p>Avec <em>Everybody Hurts</em>, l&rsquo;histoire se prolonge apr&egrave;s l&rsquo;enregistrement. Michael Stipe a racont&eacute; avoir re&ccedil;u de nombreux t&eacute;moignages de personnes affirmant que la chanson les avait aid&eacute;es pendant un moment de grande d&eacute;tresse. Il la d&eacute;crit comme un morceau qui s&rsquo;adresse aux personnes mises &agrave; l&rsquo;&eacute;cart ou en souffrance.</p>
<p>Cette appropriation par les auditeurs donne au titre une port&eacute;e que le seul classement de l&rsquo;album ne peut pas r&eacute;sumer. La chanson entre dans des histoires personnelles de crise et de survie, racont&eacute;es directement au chanteur par ceux qui s&rsquo;y sont reconnus. Dans un disque travers&eacute; par la fragilit&eacute; humaine sans avoir &eacute;t&eacute; planifi&eacute; comme un cycle fun&egrave;bre, <em>Everybody Hurts</em> devient ainsi le point de contact le plus concret entre les pr&eacute;occupations de R.E.M. et l&rsquo;exp&eacute;rience de son public.</p>
<p>La trajectoire commerciale d&rsquo;<em>Automatic for the People</em> confirme que ce choix de la gravit&eacute; n&rsquo;a pas tenu le public &agrave; distance. L&rsquo;album atteint la premi&egrave;re place du classement britannique et reste 126 semaines dans l&rsquo;Official Albums Chart. Le contraste est net : les chansons que R.E.M. avait choisi de pr&eacute;senter comme des options atypiques ont accompagn&eacute; l&rsquo;un de ses r&eacute;sultats les plus durables.</p>
<h2>Un succ&egrave;s construit sans reproduire Losing My Religion</h2>
<p>Trente-quatre ans apr&egrave;s sa parution, l&rsquo;histoire d&rsquo;<em>Automatic for the People</em> reste celle d&rsquo;une d&eacute;cision prise au sommet de l&rsquo;exposition : ne pas chercher &agrave; refaire le disque pr&eacute;c&eacute;dent. <em>Drive</em> assume l&rsquo;&eacute;tranget&eacute; du premier pas, <em>Man on the Moon</em> transforme le refus initial de Stipe en chanson achev&eacute;e, tandis qu&rsquo;<em>Everybody Hurts</em> trouve une cons&eacute;quence humaine dans les messages adress&eacute;s au chanteur.</p>
<p>R.E.M. et <em>Automatic for the People</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. La long&eacute;vit&eacute; du disque se mesure aussi &agrave; ces &eacute;l&eacute;ments tr&egrave;s concrets : des arrangements confi&eacute;s &agrave; John Paul Jones, un texte trouv&eacute; en marchant dans Seattle et des t&eacute;moignages d&rsquo;auditeurs qui ont fait d&rsquo;une chanson un appui dans leurs moments les plus difficiles.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.ctpublic.org/2017-11-02/r-e-m-reflects-on-25-years-of-automatic-for-the-people">entretien de Michael Stipe et Mike Mills publi&eacute; par Connecticut Public et NPR</a> &eacute;claire la tonalit&eacute; du disque, le choix de <em>Drive</em>, le blocage autour de <em>Man on the Moon</em> et les t&eacute;moignages re&ccedil;us &agrave; propos d&rsquo;<em>Everybody Hurts</em>.</p>
<p>Dans <a href="https://www.salon.com/2017/11/18/scott-litt-on-r-e-m-s-automatic-for-the-people-an-album-that-captured-a-moment-in-time/">son entretien avec Salon</a>, Scott Litt revient sur les choix de production, les textures instrumentales et le r&ocirc;le des arrangements de John Paul Jones.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Russell Mael fête ses 78 ans sans toujours connaître les paroles de Sparks à l’avance</title>
      <description><![CDATA[Russell Mael a 78 ans ce 5 octobre. Toujours &agrave; la t&ecirc;te de Sparks avec son fr&egrave;re Ron, le chanteur cultive une m&eacute;thode &eacute;tonnante : il lui arrive de d&eacute;couvrir les paroles au moment d&rsquo;enregistrer ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Russell Mael a 78 ans ce 5 octobre. Toujours &agrave; la t&ecirc;te de Sparks avec son fr&egrave;re Ron, le chanteur cultive une m&eacute;thode &eacute;tonnante : il lui arrive de d&eacute;couvrir les paroles au moment d&rsquo;enregistrer sa voix, dans le studio install&eacute; chez lui.</strong></p>
<p></p>
<p>Le morceau est pr&ecirc;t, l&rsquo;heure de chanter approche, mais Russell Mael ne conna&icirc;t pas n&eacute;cessairement encore son texte. &Agrave; propos de la pr&eacute;paration de <em>MAD!</em>, il a r&eacute;sum&eacute; la situation avec une simplicit&eacute; d&eacute;sarmante : &laquo; Je le d&eacute;couvre le jour o&ugrave; il est temps de commencer &agrave; chanter. &raquo; Cette r&eacute;partition tr&egrave;s nette des r&ocirc;les raconte une grande partie du fonctionnement de Sparks. Ron Mael compose et &eacute;crit principalement les paroles ; Russell leur donne une voix, une pr&eacute;sence et une personnalit&eacute;.</p>
<p>Cette sp&eacute;cialisation n&rsquo;enferme pourtant pas le chanteur dans une fonction d&rsquo;ex&eacute;cutant. Russell participe aussi &agrave; la construction, aux arrangements et &agrave; l&rsquo;enregistrement des morceaux. Il a m&ecirc;me d&eacute;crit une s&eacute;ance de travail durant laquelle il chantait tout en assurant simultan&eacute;ment la partie technique. Derri&egrave;re la silhouette bondissante du frontman et son registre aigu se trouve donc &eacute;galement un artisan du studio.</p>
<h2>Deux fr&egrave;res, deux pr&eacute;sences oppos&eacute;es</h2>
<p>Russell Mael a grandi dans la r&eacute;gion de Los Angeles et &eacute;tudi&eacute; le th&eacute;&acirc;tre et le cin&eacute;ma &agrave; UCLA. En 1971, il forme Sparks avec son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; Ron. Le contraste visuel et musical du duo s&rsquo;impose rapidement : Russell occupe l&rsquo;espace, tandis que Ron conserve aux claviers une attitude beaucoup plus impassible. L&rsquo;un projette les chansons vers le public ; l&rsquo;autre en organise l&rsquo;architecture.</p>
<p><em>This Town Ain&rsquo;t Big Enough for Both of Us</em> condense cette compl&eacute;mentarit&eacute;. Le morceau fait entendre la voix tr&egrave;s aigu&euml; et expressive de Russell dans un cadre th&eacute;&acirc;tral, face &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de Ron et &agrave; sa pr&eacute;sence sc&eacute;nique volontairement contenue. Cette opposition est devenue une force durable : les deux fr&egrave;res ne cherchent pas &agrave; se ressembler, mais &agrave; faire fonctionner ensemble deux mani&egrave;res radicalement diff&eacute;rentes d&rsquo;habiter une chanson.</p>
<p>Le r&ocirc;le d&rsquo;interpr&egrave;te de Russell est d&rsquo;autant plus d&eacute;cisif que les textes de Sparks exigent une diction et un engagement pr&eacute;cis. D&eacute;couvrir parfois les paroles juste avant la prise donne &agrave; cette fonction un caract&egrave;re direct : il faut saisir rapidement le rythme des mots, leur ton et leur place dans l&rsquo;arrangement. Russell ne signe pas seul l&rsquo;&eacute;criture principale du groupe, mais il en devient instantan&eacute;ment le visage et la voix.</p>
<h2>Le virage &eacute;lectronique plut&ocirc;t que la r&eacute;p&eacute;tition</h2>
<p>Sparks n&rsquo;a pas b&acirc;ti sa long&eacute;vit&eacute; en reproduisant ind&eacute;finiment la m&ecirc;me formule. Apr&egrave;s le rock flamboyant associ&eacute; au groupe au milieu des ann&eacute;es 1970, Ron et Russell Mael op&egrave;rent un changement majeur avec <em>No. 1 in Heaven</em>, produit par Giorgio Moroder en 1979. Les productions &eacute;lectroniques y prennent une place centrale, sans effacer le go&ucirc;t du duo pour les formes d&eacute;cal&eacute;es et les interpr&eacute;tations th&eacute;&acirc;trales.</p>
<p>Ce passage d&rsquo;un cadre &agrave; l&rsquo;autre &eacute;claire toute la trajectoire de Sparks. Le groupe conserve une identit&eacute; reconnaissable, mais refuse de la r&eacute;duire &agrave; un son unique. Les outils modernes de production lui ont ensuite permis de pousser plus loin cette libert&eacute;, jusqu&rsquo;&agrave; concevoir des morceaux qui s&rsquo;&eacute;loignent volontairement des structures pop conventionnelles.</p>
<p>La curiosit&eacute; des fr&egrave;res Mael les a aussi conduits vers le cin&eacute;ma musical. Pour <em>Annette</em>, r&eacute;alis&eacute; par Leos Carax, ils ont &eacute;crit la musique et le livret. Leur travail a par ailleurs &eacute;t&eacute; racont&eacute; dans <em>The Sparks Brothers</em>, le documentaire d&rsquo;Edgar Wright consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;histoire du groupe. <em>No. 1 in Heaven</em> et les chansons de Sparks figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Chez Russell, un studio pour travailler sans chronom&egrave;tre</h2>
<p>Depuis la fin des ann&eacute;es 1980, Sparks enregistre largement dans le studio install&eacute; chez Russell. Ce choix a donn&eacute; aux deux fr&egrave;res une ind&eacute;pendance accrue : ils peuvent d&eacute;velopper leurs id&eacute;es sans subir en permanence la contrainte financi&egrave;re d&rsquo;un studio ext&eacute;rieur r&eacute;serv&eacute; pour une dur&eacute;e limit&eacute;e. Ron a expliqu&eacute; que la possession de cet espace avait &eacute;largi leurs mani&egrave;res d&rsquo;&eacute;crire et de construire les titres.</p>
<p>Le studio domestique n&rsquo;est donc pas seulement un d&eacute;cor pratique. Il se trouve au c&oelig;ur d&rsquo;une m&eacute;thode fond&eacute;e sur la disponibilit&eacute;, l&rsquo;essai et la transformation. Ron peut apporter une composition et ses paroles ; Russell intervient comme chanteur, mais aussi dans l&rsquo;arrangement et la fabrication sonore. Le duo reste compact, avec des responsabilit&eacute;s identifiables mais suffisamment souples pour que chacun participe au r&eacute;sultat final.</p>
<p>Cette organisation a accompagn&eacute; la cr&eacute;ation de <em>MAD!</em>, publi&eacute; en mai 2025 comme le 28e album studio de Sparks. Le disque a atteint la deuxi&egrave;me place des classements britanniques. Plus de cinquante ans apr&egrave;s le premier album du groupe, cette performance associe une activit&eacute; cr&eacute;ative continue &agrave; une visibilit&eacute; commerciale bien r&eacute;elle.</p>
<h2>De <em>MAD!</em> &agrave; Gorillaz, le mouvement continue</h2>
<p>Autour de <em>MAD!</em>, Russell et Ron ont poursuivi leur activit&eacute; sc&eacute;nique et multipli&eacute; les entretiens sur leur mani&egrave;re de travailler. Leur collaboration avec Gorillaz sur <em>The Happy Dictator</em>, dans le contexte de l&rsquo;album <em>The Mountain</em>, offre un autre exemple de cette capacit&eacute; &agrave; entrer dans un nouvel environnement sans dissoudre Sparks.</p>
<p>&Agrave; 78 ans, Russell Mael reste ainsi au centre d&rsquo;un dispositif singulier : un duo familial fond&eacute; en 1971, un auteur principal install&eacute; aux claviers, un chanteur qui peut d&eacute;couvrir son texte au seuil de la prise et un studio domestique devenu laboratoire. La sc&egrave;ne la plus r&eacute;v&eacute;latrice n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas un anniversaire ou un classement, mais cet instant tr&egrave;s concret o&ugrave; Russell se place devant le micro, lit les paroles de Ron et commence &agrave; les transformer en chanson.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le reportage du <a href="https://www.latimes.com/entertainment-arts/music/story/2025-05-28/sparks-fly-ron-and-russell-mael-beach-boys-of-lotusland-get-mad-on-their-twenty-eighth-album">Los Angeles Times consacr&eacute; &agrave; <em>MAD!</em></a> restitue les propos des fr&egrave;res Mael dans leur environnement de cr&eacute;ation, notamment la d&eacute;couverte tardive des paroles par Russell. L&rsquo;entretien d&rsquo;<a href="https://americansongwriter.com/the-writers-block-sparks-ron-and-russell-mael/">American Songwriter avec Ron et Russell Mael</a> d&eacute;taille la r&eacute;partition de leur travail et le r&ocirc;le d&eacute;terminant de leur studio personnel.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Goodbye Yellow Brick Road a 53 ans : l’erreur de piano qui a transformé Elton John en faux concert</title>
      <description><![CDATA[Elton John c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 53 ans de Goodbye Yellow Brick Road, son premier double album studio. Enregistr&eacute; principalement en France, le disque doit l&rsquo;une de ses id&eacute;es les plus c&eac...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/goodbye-yellow-brick-road-a-53-ans-l-erreur-de-piano-qui-a-transforme-elton-john-en-faux-concert-600</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elton John c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 53 ans de <em>Goodbye Yellow Brick Road</em>, son premier double album studio. Enregistr&eacute; principalement en France, le disque doit l&rsquo;une de ses id&eacute;es les plus c&eacute;l&egrave;bres &agrave; un accord jou&eacute; trop t&ocirc;t et transform&eacute; par le producteur Gus Dudgeon en v&eacute;ritable trompe-l&rsquo;oreille.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout part d&rsquo;une anomalie minuscule. Pendant le mixage de <em>Bennie And The Jets</em>, Gus Dudgeon remarque qu&rsquo;Elton John a jou&eacute; l&rsquo;accord d&rsquo;ouverture une mesure avant l&rsquo;endroit pr&eacute;vu. Le producteur ne cherche pas &agrave; dissimuler ce d&eacute;calage : il y voit au contraire le point de d&eacute;part d&rsquo;une mise en sc&egrave;ne. &laquo; Maybe we should fake-live this &raquo;, propose-t-il. Autrement dit, pourquoi ne pas transformer la chanson en faux enregistrement de concert ?</p>
<p>L&rsquo;&eacute;quipe ajoute alors des applaudissements et des sifflements. Une partie de ces sons provient d&rsquo;un concert au Festival Hall, une autre d&rsquo;un enregistrement de Jimi Hendrix &agrave; l&rsquo;Isle of Wight. Le public que l&rsquo;on entend n&rsquo;assiste donc pas r&eacute;ellement &agrave; une interpr&eacute;tation de <em>Bennie And The Jets</em>. Il est construit apr&egrave;s coup, autour d&rsquo;un morceau enregistr&eacute; en studio et d&rsquo;un accord arriv&eacute; trop t&ocirc;t.</p>
<h2>Au Ch&acirc;teau d&rsquo;H&eacute;rouville, un double album prend forme</h2>
<p>Cette d&eacute;cision de production appartient &agrave; une aventure beaucoup plus vaste. &Agrave; partir du 7 mai 1973, Elton John et son &eacute;quipe enregistrent principalement au Ch&acirc;teau d&rsquo;H&eacute;rouville, en France. Le travail est ensuite remani&eacute; et compl&eacute;t&eacute; aux studios Trident de Londres, sous la direction de Gus Dudgeon.</p>
<p>Le r&eacute;sultat rassemble 17 titres et devient le premier double album studio d&rsquo;Elton John. Avant de recevoir son nom d&eacute;finitif, le projet porte le titre de travail <em>Silent Movies And Talking Pictures</em>. Cette premi&egrave;re appellation renvoie aux nombreuses r&eacute;f&eacute;rences cin&eacute;matographiques pr&eacute;sentes dans les textes et les chansons. D&egrave;s sa conception, le disque est donc envisag&eacute; comme un ensemble d&eacute;passant la simple succession de morceaux.</p>
<p>Le titre finalement retenu, <em>Goodbye Yellow Brick Road</em>, donne son identit&eacute; &agrave; ce septi&egrave;me album studio. Mais le projet conserve une partie de sa logique initiale : celle d&rsquo;un disque construit &agrave; grande &eacute;chelle, dans lequel les chansons peuvent se r&eacute;pondre et certains motifs circuler d&rsquo;une plage &agrave; l&rsquo;autre.</p>
<h2>Une ouverture compos&eacute;e avec les m&eacute;lodies du disque</h2>
<p>Le travail de David Hentschel sur <em>Funeral For A Friend</em> illustre cette architecture. Pour b&acirc;tir l&rsquo;introduction instrumentale, il utilise des motifs m&eacute;lodiques provenant de plusieurs chansons de l&rsquo;album. L&rsquo;ouverture ne sert donc pas seulement &agrave; lancer le double disque : elle en rassemble d&eacute;j&agrave; plusieurs &eacute;l&eacute;ments.</p>
<p><em>Candle In The Wind</em> fait partie des morceaux ainsi r&eacute;inject&eacute;s dans <em>Funeral For A Friend</em>. Enregistr&eacute;e au Ch&acirc;teau d&rsquo;H&eacute;rouville le 7 mai 1973, la chanson existe &agrave; la fois comme titre autonome et comme mati&egrave;re int&eacute;gr&eacute;e &agrave; l&rsquo;introduction de l&rsquo;album. Ce lien cr&eacute;e une continuit&eacute; interne entre deux plages majeures du projet.</p>
<p>Cette m&eacute;thode &eacute;claire aussi la dimension cin&eacute;matographique annonc&eacute;e par le premier titre de travail. Plut&ocirc;t que d&rsquo;ouvrir le disque avec un &eacute;l&eacute;ment enti&egrave;rement s&eacute;par&eacute;, David Hentschel compose une entr&eacute;e &agrave; partir de m&eacute;lodies que l&rsquo;auditeur retrouvera ensuite. <em>Funeral For A Friend</em> agit ainsi comme une pr&eacute;sentation anticip&eacute;e de plusieurs id&eacute;es contenues dans l&rsquo;album.</p>
<h2>Le pari am&eacute;ricain de Bennie And The Jets</h2>
<p>Apr&egrave;s le studio, <em>Bennie And The Jets</em> conna&icirc;t une trajectoire particuli&egrave;re. Le choix des singles diff&egrave;re selon les territoires : <em>Candle In The Wind</em> est privil&eacute;gi&eacute;e au Royaume-Uni, tandis que le march&eacute; am&eacute;ricain mise sur le faux live imagin&eacute; par Gus Dudgeon. Aux &Eacute;tats-Unis, <em>Bennie And The Jets</em> devient le deuxi&egrave;me num&eacute;ro un d&rsquo;Elton John.</p>
<p>L&rsquo;accident de d&eacute;part prend alors une port&eacute;e inattendue. L&rsquo;accord pr&eacute;matur&eacute; n&rsquo;a pas seulement inspir&eacute; un habillage sonore : il a particip&eacute; &agrave; la forme d&eacute;finitive d&rsquo;une chanson appel&eacute;e &agrave; atteindre la premi&egrave;re place am&eacute;ricaine. Le studio a fabriqu&eacute; un concert qui n&rsquo;avait jamais eu lieu, avant que le morceau ne rencontre r&eacute;ellement un vaste public.</p>
<p>L&rsquo;album lui-m&ecirc;me atteint la premi&egrave;re place au Royaume-Uni, aux &Eacute;tats-Unis, au Canada et en Australie. Il reste huit semaines en t&ecirc;te du Billboard 200 am&eacute;ricain. Ces r&eacute;sultats donnent une ampleur commerciale au projet con&ccedil;u entre le Ch&acirc;teau d&rsquo;H&eacute;rouville et les studios Trident, sans effacer les d&eacute;tails tr&egrave;s concrets qui ont fa&ccedil;onn&eacute; ses morceaux.</p>
<h2>Des d&eacute;cisions de studio devenues indissociables des chansons</h2>
<p>Cinquante-trois ans apr&egrave;s sa parution, <em>Goodbye Yellow Brick Road</em> peut ainsi se raconter &agrave; travers quelques gestes pr&eacute;cis : une introduction assembl&eacute;e &agrave; partir des m&eacute;lodies du disque, une chanson r&eacute;utilis&eacute;e &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;une autre et une erreur de placement devenue le point de d&eacute;part d&rsquo;un faux concert. Ces choix relient l&rsquo;ambition des 17 titres au travail minutieux de Gus Dudgeon et David Hentschel.</p>
<p>Elton John et <em>Goodbye Yellow Brick Road</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Le disque y arrive avec cette histoire singuli&egrave;re : celle d&rsquo;un double album dont l&rsquo;un des plus grands r&eacute;sultats am&eacute;ricains repose sur un public ajout&eacute; en studio, lui-m&ecirc;me compos&eacute; &agrave; partir d&rsquo;applaudissements emprunt&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres concerts.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le r&eacute;cit officiel <a href="https://www.eltonjohn.com/stories/goodbyeyellowbrickroad-recording"><em>Goodbye Yellow Brick Road: Recording</em></a> d&eacute;taille les s&eacute;ances fran&ccedil;aises, le premier titre envisag&eacute;, la construction de <em>Funeral For A Friend</em> et la transformation de <em>Bennie And The Jets</em> en faux live. La page <a href="https://www.eltonjohn.com/stories/goodbyeyellowbrickroad-release"><em>Goodbye Yellow Brick Road: Release/Reception</em></a> retrace la strat&eacute;gie diff&eacute;rente des singles et les principaux r&eacute;sultats de l&rsquo;album.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>James Valentine à 48 ans : le concours qui a précédé son arrivée dans Maroon 5</title>
      <description><![CDATA[James Valentine f&ecirc;te ses 48 ans ce 5 octobre. Avant de devenir le guitariste principal de Maroon 5, le musicien de Lincoln a franchi un cap d&eacute;cisif lors d&rsquo;un concours, puis quitt&eacute; le Nebraska pour tenter sa chance...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/james-valentine-a-48-ans-le-concours-qui-a-precede-son-arrivee-dans-maroon-5-594</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>James Valentine f&ecirc;te ses 48 ans ce 5 octobre. Avant de devenir le guitariste principal de Maroon 5, le musicien de Lincoln a franchi un cap d&eacute;cisif lors d&rsquo;un concours, puis quitt&eacute; le Nebraska pour tenter sa chance &agrave; Los Angeles.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant la guitare, il y eut le piano, puis un essai derri&egrave;re la batterie. James Valentine n&rsquo;a pas trouv&eacute; imm&eacute;diatement l&rsquo;instrument qui d&eacute;finirait son parcours. C&rsquo;est finalement avec six cordes qu&rsquo;il trace sa voie, au fil de plusieurs groupes locaux form&eacute;s pendant son adolescence &agrave; Lincoln, dans le Nebraska. L&rsquo;apprentissage passe d&eacute;j&agrave; par le jeu collectif, bien avant les studios californiens et les chansons de Maroon 5.</p>
<p>Un &eacute;v&eacute;nement pr&eacute;cis acc&eacute;l&egrave;re le mouvement. En 1999, Valentine remporte l&rsquo;Ernie Ball Battle of the Bands. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, il quitte l&rsquo;Universit&eacute; du Nebraska et prend la direction de Hollywood avec son groupe Square. Ce d&eacute;part n&rsquo;est pas encore une arriv&eacute;e triomphale : il correspond d&rsquo;abord au choix concret de poursuivre une carri&egrave;re musicale loin de sa ville natale.</p>
<h2>De Square au futur Maroon 5</h2>
<p>&Agrave; Los Angeles, James Valentine rejoint Kara&rsquo;s Flowers, la formation qui va devenir Maroon 5. Il n&rsquo;en est pas le fondateur, mais son int&eacute;gration fixe une place qu&rsquo;il occupera durablement : celle de guitariste principal, &eacute;galement choriste. Le passage de Square &agrave; ce nouveau groupe constitue la v&eacute;ritable bascule de son histoire, celle qui relie directement les sc&egrave;nes de Lincoln &agrave; l&rsquo;essor de Maroon 5.</p>
<p>Le premier grand succ&egrave;s du groupe se construit autour de <em>Songs About Jane</em>, dont les chansons sont li&eacute;es &agrave; une ancienne relation d&rsquo;Adam Levine. Dans cet ensemble port&eacute; par une mati&egrave;re tr&egrave;s personnelle, Valentine participe au son d&rsquo;une formation d&eacute;sormais engag&eacute;e dans une aventure commune. <em>She Will Be Loved</em> appartient &agrave; cette p&eacute;riode de travail qui pr&eacute;c&egrave;de l&rsquo;installation du groupe au premier plan.</p>
<p>Son activit&eacute; de guitariste d&eacute;passe n&eacute;anmoins ce cadre. James Valentine joue sur deux morceaux de <em>Continuum</em> de John Mayer, <em>Stop This Train</em> et <em>In Repair</em>. Cette collaboration souligne un profil de musicien capable de s&rsquo;inscrire dans un autre environnement sans cesser d&rsquo;&ecirc;tre associ&eacute; &agrave; Maroon 5. Les titres du groupe figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Enregistrer avant m&ecirc;me la fin de la tourn&eacute;e</h2>
<p>Le parcours de Valentine permet aussi de suivre les changements de m&eacute;thode de Maroon 5. Pour <em>Hands All Over</em>, le groupe commence &agrave; travailler en studio avant d&rsquo;avoir termin&eacute; la tourn&eacute;e de l&rsquo;album pr&eacute;c&eacute;dent. &laquo; We started going into the studio before we were even done touring the last record &raquo;, expliquera le guitariste. L&rsquo;enregistrement ne vient donc plus apr&egrave;s une longue coupure : il se glisse dans un calendrier d&eacute;j&agrave; occup&eacute; par la sc&egrave;ne.</p>
<p>Maroon 5 installe ensuite une base de travail &agrave; Conway Recording, &agrave; Los Angeles. Plut&ocirc;t que de r&eacute;aliser tout le disque dans un seul lieu avec une &eacute;quipe unique, le groupe fait intervenir diff&eacute;rents collaborateurs. Cette organisation annonce une mani&egrave;re de produire plus ouverte, susceptible de varier selon les morceaux et les personnes r&eacute;unies en studio.</p>
<p><em>Moves Like Jagger</em> devient un autre point de rep&egrave;re. Valentine a expliqu&eacute; qu&rsquo;apr&egrave;s ce titre, Maroon 5 avait davantage travaill&eacute; avec des auteurs et producteurs ext&eacute;rieurs. Le changement ne tient pas seulement au nombre d&rsquo;intervenants : il modifie la circulation des id&eacute;es au sein du processus cr&eacute;atif. Une chanson peut d&eacute;sormais na&icirc;tre d&rsquo;un mat&eacute;riau propos&eacute; hors du noyau initial, avant d&rsquo;&ecirc;tre reprise et transform&eacute;e par le groupe.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <em>Maps</em> en donne une illustration. Une m&eacute;lodie est d&rsquo;abord enregistr&eacute;e sur son t&eacute;l&eacute;phone par Nate Ruess, puis devient une chanson travaill&eacute;e avec Maroon 5 et ses collaborateurs. Le t&eacute;l&eacute;phone remplace ici la maquette &eacute;labor&eacute;e : une premi&egrave;re id&eacute;e suffit &agrave; mettre en marche une construction plus large.</p>
<h2>Le retour des cinq musiciens dans une m&ecirc;me pi&egrave;ce</h2>
<p>Avec <em>Love Is Like</em>, paru avant la date de cet anniversaire, Maroon 5 revient &agrave; une m&eacute;thode plus collective. Le point de d&eacute;part reste pourtant minimal : Adam Levine envoie aux autres membres une maquette vocale. &Agrave; partir de ce message, les cinq musiciens se retrouvent dans une m&ecirc;me pi&egrave;ce pour &eacute;crire ensemble, selon une organisation que Valentine a pr&eacute;sent&eacute;e comme un retour &agrave; une mani&egrave;re de faire plus ancienne.</p>
<p>Ce choix ne signifie pas que le groupe a d&eacute;finitivement renonc&eacute; aux auteurs ou producteurs ext&eacute;rieurs. Il montre plut&ocirc;t un nouveau d&eacute;placement du balancier : apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;largissement des collaborations qui a suivi <em>Moves Like Jagger</em>, Maroon 5 remet l&rsquo;&eacute;change direct entre ses membres au centre d&rsquo;un album. Valentine traverse ainsi plusieurs configurations sans revendiquer une position de leader ou d&rsquo;auteur unique : son r&ocirc;le se lit dans la continuit&eacute; du groupe et dans sa mani&egrave;re de participer &agrave; ces changements.</p>
<p>Son conseil aux musiciens d&eacute;butants r&eacute;sume cette culture de la pratique : &laquo; Write songs&mdash;even crappy ones. &raquo; &Eacute;crire, m&ecirc;me imparfaitement, pour progresser. La formule correspond &agrave; son propre itin&eacute;raire, commenc&eacute; entre plusieurs instruments et plusieurs groupes, puis consolid&eacute; par un d&eacute;part vers la Californie et des ann&eacute;es de travail collectif.</p>
<p>Lincoln n&rsquo;a pas disparu de ce parcours. En 2025, avant un concert de Maroon 5 dans sa ville natale, Valentine y est revenu avec Adam Levine pour parler du nouvel album. La municipalit&eacute; a alors temporairement rebaptis&eacute; une portion de Canopy Street &laquo; James Valentine Blvd &raquo;. Un hommage limit&eacute; dans le temps, mais tr&egrave;s concret : le guitariste parti du Nebraska retrouvait son nom dans la rue o&ugrave; son histoire musicale avait commenc&eacute;.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien <a href="https://www.ernieball.com/strikingachord/james-valentine">Ernie Ball &ndash; Striking A Chord: James Valentine</a> revient directement sur le concours de 1999, le d&eacute;part pour Los Angeles et l&rsquo;int&eacute;gration de Valentine &agrave; Kara&rsquo;s Flowers. Il apporte les principaux rep&egrave;res du tournant qui m&egrave;ne au futur Maroon 5.</p>
<p>L&rsquo;interview publi&eacute;e par <a href="https://www.billboard.com/music/pop/maroon-5-red-pill-blues-james-valentine-interview-8022289/">Billboard</a> &eacute;claire l&rsquo;&eacute;volution de la m&eacute;thode d&rsquo;&eacute;criture du groupe, notamment son ouverture aux collaborateurs ext&eacute;rieurs apr&egrave;s <em>Moves Like Jagger</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>WAX a 8 ans : KT Tunstall avait choisi le brut et bouclé l’album en trois semaines</title>
      <description><![CDATA[KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 8 ans de WAX, un album enregistr&eacute; &agrave; Londres en seulement trois semaines. Avec Nick McCarthy, ancien guitariste de Franz Ferdinand, l&rsquo;&Eacute;cossaise voul...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/wax-a-8-ans-kt-tunstall-avait-choisi-le-brut-et-boucle-l-album-en-trois-semaines-599</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 8 ans de <em>WAX</em>, un album enregistr&eacute; &agrave; Londres en seulement trois semaines. Avec Nick McCarthy, ancien guitariste de Franz Ferdinand, l&rsquo;&Eacute;cossaise voulait pr&eacute;server une &eacute;nergie visc&eacute;rale, loin d&rsquo;une production trop lisse.</strong></p>
<p></p>
<p>Au moment de pr&eacute;parer <em>WAX</em>, KT Tunstall sait pr&eacute;cis&eacute;ment ce qu&rsquo;elle ne veut pas : un disque dont la production effacerait les asp&eacute;rit&eacute;s. Elle cherche au contraire quelque chose de brut, proche dans son esprit d&rsquo;un album de garage. Pour y parvenir, elle se tourne vers Nick McCarthy, ancien guitariste de Franz Ferdinand, avec lequel elle va construire un projet rapide, direct et largement nourri par le travail collectif.</p>
<p>Publi&eacute; le 5 octobre 2018, <em>WAX</em> est le sixi&egrave;me album studio de la chanteuse et le deuxi&egrave;me volet de la trilogie ouverte deux ans plus t&ocirc;t avec <em>KIN</em>. L&agrave; o&ugrave; le premier chapitre &eacute;tait associ&eacute; &agrave; l&rsquo;esprit, celui-ci devait repr&eacute;senter le corps. Cette id&eacute;e donne au disque son point de d&eacute;part : Tunstall veut une cr&eacute;ation visc&eacute;rale, qui repose autant sur l&rsquo;&eacute;lan des musiciens que sur les chansons elles-m&ecirc;mes.</p>
<h2>Trois semaines entre deux studios londoniens</h2>
<p>L&rsquo;album entier est enregistr&eacute; en trois semaines. Les s&eacute;ances se r&eacute;partissent entre le studio de Nick McCarthy, dans l&rsquo;est de Londres, et celui de MyRiot, dans l&rsquo;ouest de la capitale britannique. Le choix de jouer en prise live permet de conserver l&rsquo;interaction entre les musiciens au c&oelig;ur des enregistrements, conform&eacute;ment &agrave; la direction recherch&eacute;e par Tunstall.</p>
<p>McCarthy n&rsquo;est pas seulement charg&eacute; de traduire une intention sonore. Il devient aussi un partenaire d&rsquo;&eacute;criture important. KT Tunstall le pr&eacute;sente comme un coauteur capable de participer &agrave; la naissance de chansons qui restent pourtant aussi personnelles &agrave; ses yeux que celles &eacute;crites seule. Cette confiance &eacute;largit la place de la composition &agrave; plusieurs, sans lui donner le sentiment de perdre le lien intime avec ses morceaux.</p>
<p>La bri&egrave;vet&eacute; des s&eacute;ances ne r&eacute;duit donc pas <em>WAX</em> &agrave; un album assembl&eacute; dans l&rsquo;urgence. Elle accompagne une m&eacute;thode fond&eacute;e sur des d&eacute;cisions imm&eacute;diates : reconna&icirc;tre une bonne id&eacute;e lorsqu&rsquo;elle surgit, la pr&eacute;server et b&acirc;tir autour d&rsquo;elle avant qu&rsquo;elle ne soit transform&eacute;e par un travail excessif. L&rsquo;histoire de <em>The Mountain</em> en offre l&rsquo;exemple le plus pr&eacute;cis.</p>
<h2>Le motif de studio qu&rsquo;il ne fallait surtout pas modifier</h2>
<p><em>The Mountain</em> commence par un bricolage rythmique de Sebastian Kellig, auquel Nick McCarthy ajoute un grave tenu sur un clavier Electone Yamaha. En entendant cette combinaison, KT Tunstall arr&ecirc;te imm&eacute;diatement ses partenaires : &laquo; Don&rsquo;t change anything&hellip; keep that. &raquo; Le motif n&rsquo;est pas retravaill&eacute; pour devenir le point de d&eacute;part d&rsquo;une chanson ; c&rsquo;est la chanson qui va se construire autour de lui.</p>
<p>Tunstall &eacute;crit alors les paroles en une trentaine de minutes. Elle d&eacute;crit <em>The Mountain</em> comme une chanson m&eacute;ditative consacr&eacute;e au fait de quitter la ville pour gagner les hauteurs. Sa naissance r&eacute;sume la logique des s&eacute;ances de <em>WAX</em> : une proposition rythmique, un son de clavier maintenu sans retouche, puis une &eacute;criture suffisamment rapide pour conserver l&rsquo;impulsion initiale.</p>
<p>Cette fa&ccedil;on de travailler correspond au r&ocirc;le que Tunstall attribue au corps dans sa trilogie. Sur ce deuxi&egrave;me volet, la fabrication passe par la r&eacute;action physique et imm&eacute;diate &agrave; ce qui se produit dans la pi&egrave;ce. Le disque ne repose ainsi pas seulement sur un concept annonc&eacute; en amont : celui-ci trouve une traduction concr&egrave;te dans la mani&egrave;re dont les musiciens enregistrent et d&eacute;cident ensemble.</p>
<h2>Quand un nom de fichier devient une chanson sur le deuil</h2>
<p>Une autre histoire de studio na&icirc;t d&rsquo;un &eacute;l&eacute;ment encore plus modeste : le nom d&rsquo;un dossier de travail. Nick McCarthy y avait enregistr&eacute; des accords compos&eacute;s le soir de la mort de David Bowie et l&rsquo;avait intitul&eacute; <em>The Night That Bowie Died</em>. Lorsqu&rsquo;il propose ensuite de modifier ce nom provisoire, KT Tunstall pr&eacute;f&egrave;re le conserver.</p>
<p>Le titre devient celui de la chanson d&eacute;finitive, dont l&rsquo;&eacute;criture se rattache au deuil collectif provoqu&eacute; par la disparition de Bowie, mais aussi aux pertes personnelles. Ce qui aurait pu rester une simple indication destin&eacute;e &agrave; classer une &eacute;bauche donne ainsi au morceau son cadre. Comme pour <em>The Mountain</em>, Tunstall choisit de ne pas effacer l&rsquo;origine accidentelle de l&rsquo;id&eacute;e : elle en fait un &eacute;l&eacute;ment central.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>WAX</em> atteint la 14e place du classement britannique des albums. Sa r&eacute;ception critique est globalement favorable, avec une moyenne de 75 sur 100 sur Metacritic. Ces r&eacute;sultats accompagnent un disque con&ccedil;u selon des r&egrave;gles volontairement resserr&eacute;es : trois semaines de travail, des prises live et un producteur choisi pour ne pas adoucir la direction voulue.</p>
<p>Huit ans plus tard, les deux sc&egrave;nes les plus parlantes de <em>WAX</em> restent celles de d&eacute;cisions prises sans d&eacute;tour : demander que personne ne touche au motif qui deviendra <em>The Mountain</em>, puis refuser d&rsquo;abandonner le nom de fichier <em>The Night That Bowie Died</em>. L&rsquo;album, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, conserve ainsi la trace de ces id&eacute;es saisies avant qu&rsquo;elles ne soient polies.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview de KT Tunstall publi&eacute;e par <a href="https://www.songwriteruniverse.com/kt-tunstall-interview-2018/">SongwriterUniverse</a> raconte en d&eacute;tail la naissance de <em>The Mountain</em> et la r&eacute;action de la chanteuse au motif cr&eacute;&eacute; en studio. Dans <a href="https://performermag.com/new-music-and-video/interviews-and-features/kt-tunstall-wax-interview/">Performer Magazine</a>, elle revient sur les prises live, sa recherche d&rsquo;un son brut et l&rsquo;origine de <em>The Night That Bowie Died</em>. Son entretien avec <a href="https://substreammagazine.com/2018/10/spirit-body-mind-kt-tunstall-interview/">Substream Magazine</a> &eacute;claire enfin la place de <em>WAX</em> dans sa trilogie et les trois semaines consacr&eacute;es &agrave; l&rsquo;enregistrement.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Moon Music a 2 ans : comment Coldplay a transformé le mal-être en quête de réconfort</title>
      <description><![CDATA[Coldplay c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les deux ans de Moon Music, son dixi&egrave;me album studio. N&eacute; d&rsquo;un sentiment d&rsquo;isolement d&eacute;crit par Chris Martin, le disque cherche une issue dans le lie...]]></description>
      <pubDate>Sat, 03 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/moon-music-a-2-ans-comment-coldplay-a-transforme-le-mal-etre-en-quete-de-reconfort-593</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Coldplay c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les deux ans de <em>Moon Music</em>, son dixi&egrave;me album studio. N&eacute; d&rsquo;un sentiment d&rsquo;isolement d&eacute;crit par Chris Martin, le disque cherche une issue dans le lien aux autres, jusque dans ses collaborations et ses choix de fabrication.</strong></p>
<p></p>
<p>Au point de d&eacute;part de <em>Moon Music</em>, il n&rsquo;y a ni concept spectaculaire ni triomphe &agrave; c&eacute;l&eacute;brer. Chris Martin &eacute;voque au contraire un r&eacute;veil difficile, celui d&rsquo;un homme qui se sent mal dans sa peau et peine &agrave; affronter la journ&eacute;e. &laquo; <em>Moon Music is kind of the story of waking up in the morning and feeling terrible about yourself</em> &raquo;, confie-t-il &agrave; NME. L&rsquo;album raconte ainsi le mouvement qui conduit de cet &eacute;tat de mal-&ecirc;tre et d&rsquo;isolement vers une recherche de r&eacute;confort, de sens et de proximit&eacute; avec les autres.</p>
<p>Cette trajectoire intime fournit &agrave; Coldplay le fil conducteur de son dixi&egrave;me album. Le groupe ne pr&eacute;sente pas le malaise comme une destination, mais comme le d&eacute;but d&rsquo;un chemin. La difficult&eacute; &agrave; &ecirc;tre soi-m&ecirc;me devient la mati&egrave;re d&rsquo;un disque tourn&eacute; vers le lien, une orientation qui se retrouve aussi bien dans certaines chansons que dans le nombre de voix invit&eacute;es &agrave; rejoindre le quatuor.</p>
<h2>Max Martin prolonge l&rsquo;aventure avec Coldplay</h2>
<p>Pour construire <em>Moon Music</em>, Coldplay retrouve Max Martin. Le producteur avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; avec le groupe sur <em>Music of the Spheres</em> : sa pr&eacute;sence inscrit donc ce nouvel album dans la continuit&eacute; d&rsquo;une collaboration plut&ocirc;t que dans une rupture. Elle accompagne le groupe au moment o&ugrave; celui-ci cherche &agrave; traduire un point de d&eacute;part tr&egrave;s personnel dans un projet collectif.</p>
<p>Cette dimension collective d&eacute;passe le noyau habituel de Coldplay. Little Simz, Burna Boy, Elyanna, Tini et Ayra Starr participent &agrave; l&rsquo;album, dessinant un projet ouvert &agrave; plusieurs artistes et sensibilit&eacute;s. Leur r&eacute;union donne une forme concr&egrave;te au besoin de connexion plac&eacute; au c&oelig;ur du disque par Chris Martin : la r&eacute;ponse &agrave; l&rsquo;isolement passe aussi par l&rsquo;accueil d&rsquo;autres voix.</p>
<p><em>feelslikeimfallinginlove</em>, premier single de l&rsquo;album et titre diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, associe &eacute;galement plusieurs g&eacute;n&eacute;rations de collaborateurs autour de Coldplay. Max Martin, Jon Hopkins et Apple Martin figurent parmi ses auteurs. La chanson s&rsquo;int&egrave;gre ainsi &agrave; la logique g&eacute;n&eacute;rale de <em>Moon Music</em> : une cr&eacute;ation qui ne se replie pas sur l&rsquo;exp&eacute;rience individuelle de Chris Martin, mais la transforme en travail partag&eacute;.</p>
<h2>De JUPiTER &agrave; GOOD FEELINGS, le lien devient concret</h2>
<p>Avec <em>JUPiTER</em>, Chris Martin rattache explicitement l&rsquo;&eacute;criture r&eacute;cente de Coldplay au th&egrave;me &laquo; Love Who You Love &raquo;. Cette formule prolonge la recherche d&rsquo;acceptation qui traverse la pr&eacute;sentation de l&rsquo;album. Elle donne surtout un prolongement pr&eacute;cis &agrave; son point de d&eacute;part : apr&egrave;s la difficult&eacute; &agrave; &ecirc;tre soi-m&ecirc;me vient l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;aimer librement la personne que l&rsquo;on aime.</p>
<p><em>GOOD FEELINGS</em> fait sortir cette volont&eacute; de rapprochement du seul cadre des paroles et de l&rsquo;enregistrement. Les royalties de la chanson sont destin&eacute;es &agrave; Choose Love, une association qui soutient notamment les personnes r&eacute;fugi&eacute;es. Le morceau porte donc une cons&eacute;quence solidaire identifiable : une partie des revenus qu&rsquo;il g&eacute;n&egrave;re doit contribuer &agrave; une action ext&eacute;rieure au disque.</p>
<p>Ce choix &eacute;vite que la qu&ecirc;te de r&eacute;confort reste uniquement une d&eacute;claration g&eacute;n&eacute;rale. Dans le cas de <em>GOOD FEELINGS</em>, elle se traduit par une d&eacute;cision financi&egrave;re li&eacute;e directement &agrave; une chanson. Les collaborations r&eacute;unies sur l&rsquo;album et ce soutien &agrave; Choose Love participent ainsi d&rsquo;un m&ecirc;me mouvement, celui d&rsquo;un projet con&ccedil;u pour aller vers les autres.</p>
<h2>Neuf bouteilles recycl&eacute;es derri&egrave;re chaque vinyle</h2>
<p>Coldplay &eacute;tend &eacute;galement ses choix au support physique de <em>Moon Music</em>. Pour son &eacute;dition vinyle, le groupe adopte un EcoRecord de 140 grammes utilisant, pour chaque exemplaire, l&rsquo;&eacute;quivalent de neuf bouteilles en plastique PET recycl&eacute;es. L&rsquo;annonce officielle attribue &agrave; cette m&eacute;thode une r&eacute;duction de 85 % des &eacute;missions li&eacute;es &agrave; la fabrication par rapport &agrave; celle d&rsquo;un vinyle traditionnel.</p>
<p>Ce dispositif donne &agrave; l&rsquo;objet une place particuli&egrave;re dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;album. Le disque physique n&rsquo;est pas seulement le contenant d&rsquo;une dizaine de nouvelles chansons : sa conception devient elle-m&ecirc;me une d&eacute;cision port&eacute;e par le groupe. Coldplay relie ainsi la publication de <em>Moon Music</em> &agrave; une tentative chiffr&eacute;e de r&eacute;duire les d&eacute;chets et l&rsquo;empreinte de sa fabrication.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, l&rsquo;album offre par ailleurs &agrave; Coldplay un dixi&egrave;me num&eacute;ro un cons&eacute;cutif au Royaume-Uni. Ce r&eacute;sultat prolonge une s&eacute;rie commenc&eacute;e bien avant <em>Moon Music</em> et mesure la continuit&eacute; commerciale du groupe au terme de dix albums studio. Il apporte aussi un contraste avec l&rsquo;origine du projet : un disque pr&eacute;sent&eacute; comme n&eacute; d&rsquo;un r&eacute;veil douloureux atteint imm&eacute;diatement la premi&egrave;re place britannique.</p>
<p>Deux ans plus tard, <em>Moon Music</em> reste donc associ&eacute; &agrave; plusieurs d&eacute;cisions tr&egrave;s concr&egrave;tes : poursuivre le travail avec Max Martin, multiplier les collaborations, affecter les royalties de <em>GOOD FEELINGS</em> &agrave; Choose Love et repenser la fabrication du vinyle. Autant de prolongements donn&eacute;s par Coldplay &agrave; cette histoire d&rsquo;un malaise personnel transform&eacute; en recherche de lien.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.nme.com/features/music-interviews/coldplay-chris-martin-exclusive-nme-interview-moon-music-3798496">entretien de Chris Martin publi&eacute; par NME</a> &eacute;claire le point de d&eacute;part &eacute;motionnel de <em>Moon Music</em>, ses collaborations et la destination des royalties de <em>GOOD FEELINGS</em>. L&rsquo;<a href="https://www.coldplay.com/new-album-moon-music-lands-october-4/">annonce officielle de Coldplay</a> d&eacute;taille le r&ocirc;le de Max Martin ainsi que la fabrication de l&rsquo;EcoRecord, tandis qu&rsquo;<a href="https://www.officialcharts.com/albums/coldplay-moon-music/">Official Charts</a> retrace le dixi&egrave;me num&eacute;ro un britannique cons&eacute;cutif du groupe.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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