<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
  <channel>
    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - IL ETAIT UN ALBUM</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - IL ETAIT UN ALBUM</description>
    <generator>Zend_Feed_Writer 1.21.1 (http://framework.zend.com)</generator>
    <link>https://radiocollection.fr</link>
    <atom:link rel="self" type="application/rss+xml" href="http://radiocollection.fr/rss-feed-1-154"/>
    <item>
      <title>Pat Benatar : Get Nervous, l’ironie comme réponse à une année difficile</title>
      <description><![CDATA[Get Nervous f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 44 ans. Avec ce quatri&egrave;me album studio, Pat Benatar transforme une p&eacute;riode &eacute;prouvante en un disque volontairement plus ironique, modernis&eacute; par les claviers et port&ea...]]></description>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 23:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/pat-benatar-get-nervous-l-ironie-comme-reponse-a-une-annee-difficile-771</link>
      <guid isPermaLink="false">a5d6d0449d2c70dab4052d9154c6d29f60c95656</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="94043" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae1b18abea8a5.76610828.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Get Nervous f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 44 ans. Avec ce quatri&egrave;me album studio, Pat Benatar transforme une p&eacute;riode &eacute;prouvante en un disque volontairement plus ironique, modernis&eacute; par les claviers et port&eacute; par l&rsquo;histoire mouvement&eacute;e de &laquo; Shadows of the Night &raquo;.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir le titre d&rsquo;un album, <em>Get Nervous</em> r&eacute;sume une d&eacute;cision collective : ne pas laisser les difficult&eacute;s travers&eacute;es par le groupe dicter enti&egrave;rement la tonalit&eacute; du projet. Pat Benatar a d&eacute;crit l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dant le disque comme particuli&egrave;rement p&eacute;nible, sur le plan personnel comme au sein de la formation. Sa relation avec Neil Giraldo &eacute;tait alors tendue, avant leur mariage. Plut&ocirc;t que d&rsquo;en tirer un album d&eacute;pressif, les musiciens choisissent d&rsquo;introduire davantage d&rsquo;ironie et d&rsquo;humour dans les chansons.</p>
<p>Cette r&eacute;action donne au disque, publi&eacute; le 29 octobre 1982, son fil conducteur. Benatar l&rsquo;a expliqu&eacute; tr&egrave;s directement : &laquo; That&rsquo;s why we called it Get Nervous. &raquo; Le titre ne dissimule donc pas la nervosit&eacute; de la p&eacute;riode ; il la reprend pour la d&eacute;placer vers un registre moins sombre, jusqu&rsquo;&agrave; en faire une image et un langage communs &agrave; l&rsquo;ensemble du projet.</p>
<h2>Une camisole de force pour donner un visage &agrave; l&rsquo;album</h2>
<p>La chanson &laquo; Anxiety (Get Nervous) &raquo;, &eacute;crite par Billy Steinberg et Neil Giraldo, fournit l&rsquo;image centrale du disque. En la d&eacute;couvrant, Pat Benatar l&rsquo;associe imm&eacute;diatement &agrave; un enfermement dans un asile. Cette vision conduit &agrave; la camisole de force visible sur la pochette, qui traduit concr&egrave;tement la tension contenue dans le titre.</p>
<p>Ce choix relie ainsi une chanson, le nom de l&rsquo;album et sa repr&eacute;sentation visuelle. La nervosit&eacute; n&rsquo;est plus seulement un contexte personnel : elle devient le principe autour duquel le disque s&rsquo;organise. L&rsquo;humour revendiqu&eacute; par le groupe permet &eacute;galement d&rsquo;&eacute;viter une lecture uniquement dramatique de cette mise en sc&egrave;ne.</p>
<p><em>Get Nervous</em> accompagne par ailleurs une &eacute;volution volontaire du son de Pat Benatar. Les claviers prennent davantage de place et les rythmes deviennent plus dansants. L&rsquo;arriv&eacute;e de Charlie Giordano, apr&egrave;s le d&eacute;part du guitariste Scott St. Clair Sheets, participe &agrave; cette nouvelle configuration. La production est assur&eacute;e conjointement par Peter Coleman et Neil Giraldo.</p>
<h2>&laquo; Shadows of the Night &raquo;, une chanson d&eacute;j&agrave; pass&eacute;e par plusieurs voix</h2>
<p>Le morceau le plus important dans la trajectoire de l&rsquo;album n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &eacute;crit &agrave; l&rsquo;origine pour Pat Benatar. D.L. Byron avait compos&eacute; &laquo; Shadows of the Night &raquo; pour le film <em>Times Square</em>, mais les producteurs du long m&eacute;trage l&rsquo;avaient refus&eacute;. Avant d&rsquo;arriver entre les mains de Benatar, la chanson avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e par Helen Schneider puis Rachel Sweet.</p>
<p>Pat Benatar et le batteur Myron Grombacher retravaillent les paroles afin de les adapter &agrave; leur projet. Selon le r&eacute;cit livr&eacute; par la chanteuse dans ses m&eacute;moires, ils ne re&ccedil;oivent toutefois aucun cr&eacute;dit d&rsquo;&eacute;criture pour ces modifications. Cette reprise ne se limite donc pas &agrave; une nouvelle interpr&eacute;tation : le texte lui-m&ecirc;me est remani&eacute; avant l&rsquo;enregistrement destin&eacute; &agrave; <em>Get Nervous</em>.</p>
<p>Benatar d&eacute;fend ensuite une id&eacute;e pr&eacute;cise pour le clip : placer l&rsquo;action pendant la Seconde Guerre mondiale. Le groupe se montre r&eacute;ticent, mais la chanteuse impose cette mise en sc&egrave;ne. Le parcours atypique de &laquo; Shadows of the Night &raquo; se poursuit alors avec un r&eacute;sultat majeur : le titre atteint la 13e place aux &Eacute;tats-Unis et vaut &agrave; Benatar le Grammy 1983 de la meilleure performance vocale rock f&eacute;minine.</p>
<h2>Un changement sonore qui atteint le haut des classements</h2>
<p>Les transformations engag&eacute;es sur l&rsquo;album n&rsquo;emp&ecirc;chent pas Pat Benatar de conserver une forte pr&eacute;sence commerciale. Soutenu notamment par &laquo; Shadows of the Night &raquo;, <em>Get Nervous</em> atteint la quatri&egrave;me place du classement am&eacute;ricain. Le disque renforce &eacute;galement la collaboration artistique entre la chanteuse et Neil Giraldo, &agrave; la fois coproducteur, musicien et coauteur de &laquo; Anxiety (Get Nervous) &raquo;.</p>
<p>&Agrave; sa parution, le <em>Washington Post</em> rel&egrave;ve les arrangements plus tendus, les textures apport&eacute;es par les claviers et une voix de Benatar jug&eacute;e plus ample et plus forte. Ces &eacute;l&eacute;ments correspondent au mouvement recherch&eacute; par le groupe : ouvrir sa formule &agrave; de nouvelles couleurs sans effacer la place centrale de la chanteuse.</p>
<p>Diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, <em>Get Nervous</em> reste ainsi associ&eacute; &agrave; un moment o&ugrave; Pat Benatar et ses partenaires refusent de subir le climat difficile entourant sa conception. Son histoire tient dans ce renversement : une ann&eacute;e &eacute;prouvante transform&eacute;e en titre ironique, une chanson convertie en pochette imm&eacute;diatement reconnaissable et un morceau refus&eacute; pour un film devenu le principal succ&egrave;s de l&rsquo;album.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Get Nervous</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Pat Benatar</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 44 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 29 octobre 1982</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> &laquo; Anxiety &raquo; a inspir&eacute; la camisole de la pochette</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Frankie Goes to Hollywood : Welcome to the Pleasuredome, la démesure selon Trevor Horn</title>
      <description><![CDATA[Frankie Goes to Hollywood c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 42 ans de Welcome to the Pleasuredome, son premier album studio. Derri&egrave;re ce double album imm&eacute;diatement propuls&eacute; en t&ecirc;te des ventes britanniqu...]]></description>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/frankie-goes-to-hollywood-welcome-to-the-pleasuredome-la-demesure-selon-trevor-horn-770</link>
      <guid isPermaLink="false">b80f1ef3cd85d1ec5860074cb7e8cf1551e2f5bc</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="105493" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae1b14a2e08a0.19556884.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Frankie Goes to Hollywood c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 42 ans de Welcome to the Pleasuredome, son premier album studio. Derri&egrave;re ce double album imm&eacute;diatement propuls&eacute; en t&ecirc;te des ventes britanniques se cache un travail de transformation men&eacute; par Trevor Horn, de la reconstruction de Relax &agrave; l&rsquo;expansion spectaculaire du morceau-titre.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque Welcome to the Pleasuredome para&icirc;t au Royaume-Uni, Frankie Goes to Hollywood n&rsquo;a d&eacute;j&agrave; plus tout &agrave; fait le statut d&rsquo;un nouveau groupe. Relax occupe une place consid&eacute;rable dans le paysage pop britannique et impose un d&eacute;fi inhabituel : il faut construire un premier album &agrave; la hauteur d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne d&eacute;j&agrave; lanc&eacute;. Le producteur Trevor Horn ne se contente pas de rassembler les chansons disponibles. Avec l&rsquo;ing&eacute;nieur Steve Lipson et l&rsquo;arrangeuse Anne Dudley, il fait du studio le centre du projet, quitte &agrave; reprendre profond&eacute;ment les morceaux.</p>
<h2>Relax, six semaines pour trouver la bonne version</h2>
<p>La version de Relax int&eacute;gr&eacute;e &agrave; l&rsquo;album est tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;e de la premi&egrave;re maquette. Trevor Horn estime que l&rsquo;interpr&eacute;tation vocale initiale de Holly Johnson ne fonctionne pas et r&eacute;organise le morceau en profondeur. Cette reprise ne rel&egrave;ve donc pas d&rsquo;un simple polissage : elle engage une nouvelle construction, men&eacute;e pendant environ six semaines d&rsquo;enregistrement.</p>
<p>Relax devient ainsi le mod&egrave;le du disque en pr&eacute;paration. Son &eacute;laboration montre jusqu&rsquo;o&ugrave; Horn est pr&ecirc;t &agrave; pousser une chanson avant de la consid&eacute;rer comme achev&eacute;e. Welcome to the Pleasuredome se d&eacute;veloppe autour de cette m&eacute;thode : partir d&rsquo;un morceau d&eacute;j&agrave; identifiable, puis exploiter les possibilit&eacute;s du studio pour lui donner une autre dimension.</p>
<p>Cette ambition se mesure encore plus directement sur la chanson-titre. &Agrave; l&rsquo;origine, Welcome to the Pleasuredome dure environ trois minutes. Sur l&rsquo;album, elle atteint 13 minutes et 38 secondes. L&rsquo;allongement transforme le morceau en pi&egrave;ce centrale et contribue &agrave; donner au premier disque de Frankie Goes to Hollywood les proportions d&rsquo;un double album, plut&ocirc;t que celles d&rsquo;une simple collection de titres entourant les premiers succ&egrave;s.</p>
<h2>Terminer Two Tribes pendant que Relax est num&eacute;ro un</h2>
<p>Le succ&egrave;s de Relax ne met pas le travail en pause. Au contraire, il accompagne la fabrication du morceau suivant. Trevor Horn r&eacute;sumera cette situation en une phrase : <em>&laquo; We had to work on Two Tribes while Relax was No.1. &raquo;</em> Le producteur et son &eacute;quipe doivent donc achever Two Tribes alors que leur pr&eacute;c&eacute;dente r&eacute;alisation domine d&eacute;j&agrave; le classement britannique.</p>
<p>Horn ajoute au dernier moment un motif jou&eacute; sur une bo&icirc;te &agrave; rythmes Linn. Cette intervention vise &agrave; &eacute;tablir un lien sonore avec Relax. Le geste est pr&eacute;cis : plut&ocirc;t que de reproduire enti&egrave;rement la formule du premier titre, le producteur introduit un rappel susceptible d&rsquo;assurer une continuit&eacute; entre les deux morceaux.</p>
<p>Cette d&eacute;cision &eacute;claire la coh&eacute;rence recherch&eacute;e pour l&rsquo;album. Les chansons ne sont pas seulement travaill&eacute;es s&eacute;par&eacute;ment ; certains choix de production servent aussi &agrave; les relier. Le succ&egrave;s en cours ne conduit donc pas &agrave; figer une recette d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;e. Il devient une contrainte imm&eacute;diate avec laquelle l&rsquo;&eacute;quipe doit composer pendant que le disque prend encore forme.</p>
<h2>The Power of Love change de hauteur</h2>
<p>The Power of Love offre un autre exemple concret de cette fabrication. En studio, le morceau est acc&eacute;l&eacute;r&eacute; d&rsquo;un demi-ton, passant de mi &agrave; fa. La modification change la hauteur g&eacute;n&eacute;rale du chant et montre que l&rsquo;interpr&eacute;tation enregistr&eacute;e peut encore &ecirc;tre transform&eacute;e apr&egrave;s coup pour atteindre le r&eacute;sultat recherch&eacute;.</p>
<p>Anne Dudley participe parall&egrave;lement &agrave; l&rsquo;arrangement des cordes. Son intervention s&rsquo;inscrit dans le travail collectif organis&eacute; autour de Trevor Horn, avec Steve Lipson &agrave; l&rsquo;ing&eacute;nierie. Relax, Two Tribes et The Power of Love suivent ainsi des chemins diff&eacute;rents, mais chacun porte la trace d&rsquo;une d&eacute;cision de studio d&eacute;terminante : reconstruction prolong&eacute;e pour l&rsquo;un, ajout tardif pour le deuxi&egrave;me, changement de hauteur et cordes arrang&eacute;es pour le troisi&egrave;me.</p>
<p>Welcome to the Pleasuredome trouve &eacute;galement sa place dans la programmation de RADIO COLLECTION. Quarante-deux ans apr&egrave;s sa publication, les d&eacute;tails de sa production permettent surtout de comprendre comment un premier album a pu &ecirc;tre pens&eacute; &agrave; une &eacute;chelle aussi ample, alors m&ecirc;me que le groupe devait d&eacute;j&agrave; r&eacute;pondre au retentissement de ses chansons.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un aux chiffres paradoxaux</h2>
<p>L&rsquo;album entre directement &agrave; la premi&egrave;re place du classement britannique. Son lancement avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute; dans des proportions exceptionnelles : environ 1,1 million d&rsquo;exemplaires sont exp&eacute;di&eacute;s pour le premier tirage. Mais une semaine apr&egrave;s la sortie, quelque 920 000 exemplaires se trouvent encore chez les disquaires. L&rsquo;&eacute;cart entre les volumes livr&eacute;s et les ventes effectivement r&eacute;alis&eacute;es temp&egrave;re l&rsquo;image d&rsquo;un raz-de-mar&eacute;e imm&eacute;diat, sans remettre en cause l&rsquo;entr&eacute;e du disque au sommet.</p>
<p>Ce paradoxe commercial correspond &agrave; la d&eacute;mesure qui entoure le projet. Tout est organis&eacute; comme si Frankie Goes to Hollywood devait convertir instantan&eacute;ment le succ&egrave;s de Relax en &eacute;v&eacute;nement discographique massif. Le classement confirme l&rsquo;impact du lancement, tandis que les stocks restants montrent les limites d&rsquo;une anticipation aussi spectaculaire.</p>
<p>La trajectoire initiale de Welcome to the Pleasuredome tient finalement dans cette tension : un groupe encore au seuil de son premier album, mais d&eacute;j&agrave; soumis aux attentes cr&eacute;&eacute;es par un num&eacute;ro un. Trevor Horn r&eacute;pond &agrave; cette situation non par la prudence, mais par six semaines consacr&eacute;es &agrave; Relax, une chanson-titre &eacute;tendue &agrave; plus de treize minutes et des interventions poursuivies jusque dans les derniers d&eacute;tails de Two Tribes et The Power of Love.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;article de <a href="https://www.worldradiohistory.com/UK/Record-Mirror/80s/84/Record-Mirror-1984-11-17-OCR.pdf">Record Mirror, conserv&eacute; par World Radio History</a>, apporte l&rsquo;&eacute;clairage contemporain sur les volumes exp&eacute;di&eacute;s et les exemplaires encore pr&eacute;sents chez les disquaires apr&egrave;s le lancement. L&rsquo;archive du <a href="https://worldradiohistory.com/UK/Number-One/1984/No.1%21-1984-November%203-OCR.pdf">magazine No. 1</a> restitue pour sa part la mani&egrave;re dont la sortie britannique &eacute;tait pr&eacute;sent&eacute;e au moment m&ecirc;me de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Welcome to the Pleasuredome</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Frankie Goes to Hollywood</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 42 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 29 octobre 1984</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Relax a n&eacute;cessit&eacute; environ six semaines d&rsquo;enregistrement</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Richard Ashcroft : Acoustic Hymns Vol. 1, du mégaphone aux cordes d’Abbey Road</title>
      <description><![CDATA[Richard Ashcroft c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 5 ans d&rsquo;Acoustic Hymns Vol. 1, un album de douze r&eacute;enregistrements puis&eacute;s dans son parcours solo et celui de The Verve. Loin d&rsquo;un simple d&eacu...]]></description>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 23:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/richard-ashcroft-acoustic-hymns-vol-1-du-megaphone-aux-cordes-d-abbey-road-769</link>
      <guid isPermaLink="false">d4ce588e3e358bc97ef32e877e4010bbae3c6951</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="181483" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae1b0c7c09a25.86589578.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Richard Ashcroft c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 5 ans d&rsquo;<em>Acoustic Hymns Vol. 1</em>, un album de douze r&eacute;enregistrements puis&eacute;s dans son parcours solo et celui de The Verve. Loin d&rsquo;un simple d&eacute;pouillement, le projet transforme ce r&eacute;pertoire gr&acirc;ce &agrave; de nouveaux arrangements, jusqu&rsquo;aux cordes enregistr&eacute;es &agrave; Abbey Road.</strong></p>
<p></p>
<p>Pour mesurer le chemin parcouru par Richard Ashcroft, il suffit de revenir &agrave; <em>Velvet Morning</em>. Sur la version originale parue avec <em>Urban Hymns</em>, le chanteur avait utilis&eacute; un m&eacute;gaphone achet&eacute; dans une brocante automobile la veille de l&rsquo;enregistrement. Pr&egrave;s d&rsquo;un quart de si&egrave;cle plus tard, au moment de reprendre la chanson pour <em>Acoustic Hymns Vol. 1</em>, il abandonne cet accessoire. Il estime d&eacute;sormais que sa voix peut porter directement toute l&rsquo;ampleur du morceau.</p>
<p>Ce changement r&eacute;sume la d&eacute;marche du disque, sorti le 29 octobre 2021. Ashcroft ne cherche pas seulement &agrave; reproduire ses chansons avec moins d&rsquo;instruments : il les reprend depuis un autre point de sa carri&egrave;re, avec une voix, un groupe et des arrangements nouveaux. Les douze titres couvrent une p&eacute;riode qui commence avec les chansons &eacute;crites pour <em>Urban Hymns</em> et se prolonge dans son catalogue solo jusqu&rsquo;aux environs de 2008.</p>
<h2>Un catalogue repris comme un r&eacute;pertoire personnel</h2>
<p>Le lien avec The Verve est central. Les premi&egrave;res s&eacute;ances d&rsquo;<em>Urban Hymns</em> avaient commenc&eacute; &agrave; l&rsquo;automne 1996, environ vingt-cinq ans avant la publication d&rsquo;<em>Acoustic Hymns Vol. 1</em>. En r&eacute;unissant des titres du groupe et de sa carri&egrave;re solo sur un m&ecirc;me album, Ashcroft les inscrit dans une continuit&eacute;. Lors d&rsquo;un entretien avec Virgin Radio UK, il d&eacute;crivait lui-m&ecirc;me cette s&eacute;lection comme un parcours partant de 1997 et allant jusqu&rsquo;&agrave; ses chansons solo &eacute;crites autour de 2008.</p>
<p>Cette r&eacute;appropriation passe aussi par Chris Potter, associ&eacute; &agrave; la production de The Verve et coproducteur du projet avec Ashcroft. Le chanteur retrouve &eacute;galement son groupe de sc&egrave;ne habituel. Autour de cette formation interviennent Chuck Leavell au piano, Roddy Bloomfield aux cuivres, ainsi que Steve Wyreman &agrave; la guitare acoustique et aux ch&oelig;urs.</p>
<p>Le mot &laquo; acoustique &raquo; ne signifie donc pas que les morceaux sont ramen&eacute;s &agrave; une formule solitaire. Les arrangements de cordes de Wil Malone ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s aux studios Abbey Road, donnant au projet une dimension orchestrale. La critique de <em>NME</em> a notamment relev&eacute; les nouvelles couleurs gospel de <em>Space &amp; Time</em> et l&rsquo;ampleur prise par plusieurs de ces relectures. L&rsquo;album figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2><em>This Thing Called Life</em>, une chanson replac&eacute;e dans le parcours</h2>
<p>Parmi les transformations les plus significatives se trouve <em>This Thing Called Life</em>. Ashcroft jouait rarement ce morceau en concert. Il l&rsquo;avait initialement enregistr&eacute; avec le producteur No I.D. pour le projet RPA &amp; The United Nations of Sound, avant de le reprendre enti&egrave;rement pour cet album.</p>
<p>Son nouvel arrangement lui permet de rejoindre plus naturellement l&rsquo;ensemble form&eacute; par les chansons de The Verve et celles de la carri&egrave;re solo d&rsquo;Ashcroft. Sa pr&eacute;sence ne rel&egrave;ve donc pas d&rsquo;un simple choix r&eacute;trospectif : cette nouvelle version replace dans le r&eacute;pertoire du chanteur un titre auparavant li&eacute; &agrave; un projet distinct et &agrave; une autre collaboration de production.</p>
<p><em>Velvet Morning</em> suit une logique comparable, mais par un geste diff&eacute;rent. L&agrave; o&ugrave; <em>This Thing Called Life</em> est compl&egrave;tement r&eacute;arrang&eacute;, l&rsquo;ancienne chanson de The Verve se d&eacute;barrasse de l&rsquo;effet vocal qui caract&eacute;risait son premier enregistrement. Dans les deux cas, la reprise devient l&rsquo;occasion de modifier la mani&egrave;re dont Ashcroft pr&eacute;sente une chanson d&eacute;j&agrave; publi&eacute;e.</p>
<h2>Une ambition sc&eacute;nique contrari&eacute;e</h2>
<p>Le disque avait aussi &eacute;t&eacute; pens&eacute; en relation avec la sc&egrave;ne. Ashcroft expliquait qu&rsquo;il devait accompagner une tourn&eacute;e mondiale, perspective compromise par la pand&eacute;mie. Cette cons&eacute;quence donne un relief particulier au format retenu : les chansons ont &eacute;t&eacute; retravaill&eacute;es avec son groupe live r&eacute;gulier et plusieurs invit&eacute;s, alors m&ecirc;me que leur prolongement en tourn&eacute;e ne pouvait plus se d&eacute;rouler comme envisag&eacute;.</p>
<p>Le projet comprend &eacute;galement une nouvelle version de <em>C&rsquo;mon People (We&rsquo;re Making It Now)</em> avec Liam Gallagher. Cette collaboration ajoute une autre voix identifiable &agrave; un album qui reste pourtant organis&eacute; autour de la fa&ccedil;on dont Ashcroft relit son propre parcours. Entre les musiciens de sc&egrave;ne, les cordes de Wil Malone et les interventions ext&eacute;rieures, <em>Acoustic Hymns Vol. 1</em> conserve ainsi une production collective et ample.</p>
<p>Le public britannique a plac&eacute; l&rsquo;album &agrave; la deuxi&egrave;me place du classement officiel. Il s&rsquo;agit du meilleur r&eacute;sultat de Richard Ashcroft depuis <em>Keys to the World</em> en 2006. Pour un disque constitu&eacute; de nouvelles versions, ce classement donne une cons&eacute;quence concr&egrave;te &agrave; la d&eacute;marche : les chansons issues de diff&eacute;rentes &eacute;tapes de sa carri&egrave;re ont retrouv&eacute; une place commune, jusqu&rsquo;&agrave; ramener Ashcroft pr&egrave;s du sommet des ventes britanniques.</p>
<p>Cinq ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;image la plus parlante demeure celle de <em>Velvet Morning</em>. En 1997, un m&eacute;gaphone de brocante s&rsquo;interposait entre la voix et le micro. Sur <em>Acoustic Hymns Vol. 1</em>, Ashcroft choisit de s&rsquo;en passer : un d&eacute;tail de studio qui raconte, &agrave; lui seul, la distance parcourue entre les deux versions.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://store.richardashcroft.com/product/acoustic-hymns-vol-1-1?cur=EUR">pr&eacute;sentation officielle de Richard Ashcroft</a> rassemble les principaux &eacute;l&eacute;ments de production du disque et raconte notamment l&rsquo;histoire du m&eacute;gaphone de <em>Velvet Morning</em> ainsi que le nouvel arrangement de <em>This Thing Called Life</em>.</p>
<p>L&rsquo;<a href="https://virginradio.co.uk/the-chris-evans-breakfast-show/37218/richard-ashcroft-on-his-new-album-acoustic-hymns-vol-1">entretien accord&eacute; &agrave; Virgin Radio UK</a> permet &agrave; Ashcroft de pr&eacute;ciser la p&eacute;riode couverte par la s&eacute;lection et le r&ocirc;le de ses collaborateurs. Son <a href="https://www.radiox.co.uk/artists/richard-ashcroft/bitter-sweet-symphony-catalyst-acoustic-hymns-album/">entretien avec Radio X</a> &eacute;claire la dimension sc&eacute;nique du projet et les cons&eacute;quences de la pand&eacute;mie sur la tourn&eacute;e envisag&eacute;e.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Acoustic Hymns Vol. 1</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Richard Ashcroft</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 5 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 29 octobre 2021</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Velvet Morning abandonne son m&eacute;gaphone de brocante</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Madness : Oui Oui, Si Si, Ja Ja, Da Da, l’album partagé entre six producteurs</title>
      <description><![CDATA[Madness c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 14 ans de Oui Oui, Si Si, Ja Ja, Da Da. Pour son dixi&egrave;me album studio, le groupe britannique a r&eacute;parti ses chansons entre plusieurs producteurs, au risque de pr&eac...]]></description>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 23:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/madness-oui-oui-si-si-ja-ja-da-da-l-album-partage-entre-six-producteurs-768</link>
      <guid isPermaLink="false">c8566369da44dcd2c87e6cbfaa518c6de60a3c49</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="176564" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae1b068ca9654.01113805.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Madness c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 14 ans de <em>Oui Oui, Si Si, Ja Ja, Da Da</em>. Pour son dixi&egrave;me album studio, le groupe britannique a r&eacute;parti ses chansons entre plusieurs producteurs, au risque de pr&eacute;f&eacute;rer parfois les premi&egrave;res d&eacute;mos aux versions achev&eacute;es.</strong></p>
<p></p>
<p>Au d&eacute;part, Madness dispose d&rsquo;une s&eacute;rie de d&eacute;mos. Plut&ocirc;t que de confier tout le projet &agrave; une seule &eacute;quipe, le groupe les envoie &agrave; plusieurs producteurs et leur laisse choisir les chansons sur lesquelles ils souhaitent travailler. Stephen Street retient notamment <em>Never Knew Your Name</em>, Owen Morris prend en charge plusieurs titres et Charlie Andrew s&rsquo;occupe d&rsquo;une partie importante de ceux qui restent. Liam Watson, John Avila et Clive Langer compl&egrave;tent cette production &agrave; plusieurs voix.</p>
<p>Cette m&eacute;thode donne &agrave; <em>Oui Oui, Si Si, Ja Ja, Da Da</em> une histoire de studio inhabituelle : les morceaux ne passent pas tous entre les m&ecirc;mes mains et les premi&egrave;res versions continuent de hanter le groupe apr&egrave;s leur r&eacute;enregistrement. Lee Thompson le reconna&icirc;t sans d&eacute;tour &agrave; propos du travail pr&eacute;paratoire de Charlie Andrew : &laquo; Les d&eacute;mos &eacute;taient peut-&ecirc;tre meilleures que les titres finis. &raquo; Madness envisage m&ecirc;me alors de les publier dans une &eacute;dition deluxe.</p>
<h2>Un titre trouv&eacute; pour sortir du d&eacute;saccord</h2>
<p>Le nom de l&rsquo;album raconte lui aussi la recherche d&rsquo;un compromis. <em>Oui Oui, Si Si, Ja Ja, Da Da</em> reprend une ligne de <em>My Girl 2</em>. Le choix permet surtout aux membres de Madness de r&eacute;soudre leurs d&eacute;saccords sur le titre &agrave; retenir. L&rsquo;&eacute;num&eacute;ration multilingue devient ainsi une r&eacute;ponse collective &agrave; une difficult&eacute; tr&egrave;s concr&egrave;te : trouver une formule que tout le groupe puisse accepter.</p>
<p>Ce compromis arrive au terme d&rsquo;une ann&eacute;e particuli&egrave;rement visible pour Madness. Avant la publication du disque, le groupe participe au Jubil&eacute; de la reine ainsi qu&rsquo;au concert de cl&ocirc;ture des Jeux olympiques de Londres. L&rsquo;album para&icirc;t donc dans un contexte o&ugrave; Madness vient de retrouver une exposition publique majeure, plus de trente ans apr&egrave;s ses d&eacute;buts.</p>
<h2><em>Never Knew Your Name</em>, une rencontre laiss&eacute;e en suspens</h2>
<p>&Eacute;crit par Mike Barson et produit par Stephen Street, <em>Never Knew Your Name</em> est pr&eacute;sent&eacute; officiellement par Madness comme le r&eacute;cit d&rsquo;une rencontre fortuite, travers&eacute; par la tristesse et la question de ce qui aurait pu se produire. Ses cordes sont d&eacute;crites comme disco par le groupe. Cette chanson donne un visage pr&eacute;cis au travail partag&eacute; entre les producteurs : Street ne supervise pas l&rsquo;ensemble de l&rsquo;album, mais intervient sur ce morceau en particulier.</p>
<p><em>Never Knew Your Name</em> fait &eacute;galement partie des titres de Madness diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION. Son histoire offre un contrepoint au titre volontiers exub&eacute;rant de l&rsquo;album : derri&egrave;re les mots r&eacute;p&eacute;t&eacute;s dans plusieurs langues, une rencontre demeure sans nom et sans suite certaine.</p>
<p><em>Leon</em> repose sur une autre forme de collaboration, cette fois familiale. Dan Woodgate explique avoir compos&eacute; la musique et &eacute;crit la majeure partie des paroles. Son fr&egrave;re Nick lui apporte une m&eacute;lodie ainsi qu&rsquo;une ligne de refrain ; ces &eacute;l&eacute;ments d&eacute;clenchent ensuite l&rsquo;&eacute;criture du morceau. L&agrave; o&ugrave; l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale du disque r&eacute;partit les titres entre plusieurs producteurs, <em>Leon</em> na&icirc;t donc d&rsquo;un &eacute;change resserr&eacute; entre les deux fr&egrave;res.</p>
<h2>Un retour dans le top 10 britannique</h2>
<p>Publi&eacute; le 29 octobre 2012, <em>Oui Oui, Si Si, Ja Ja, Da Da</em> atteint la dixi&egrave;me place du classement britannique. Il y reste pendant 18 semaines. Ce r&eacute;sultat donne une cons&eacute;quence mesurable aux choix de studio du groupe : Madness retrouve le top 10 avec un album con&ccedil;u sans producteur unique, &agrave; partir de d&eacute;mos distribu&eacute;es entre des collaborateurs aux r&ocirc;les distincts.</p>
<p>Le disque t&eacute;moigne ainsi moins d&rsquo;une m&eacute;thode parfaitement unifi&eacute;e que d&rsquo;une succession d&rsquo;arbitrages. Il faut r&eacute;partir les chansons, accepter que diff&eacute;rents producteurs leur donnent leur forme d&eacute;finitive, puis choisir un titre capable de mettre fin aux d&eacute;saccords. M&ecirc;me apr&egrave;s l&rsquo;ach&egrave;vement du projet, le doute exprim&eacute; sur certaines d&eacute;mos demeure. Quatorze ans plus tard, cette h&eacute;sitation reste l&rsquo;un des d&eacute;tails les plus r&eacute;v&eacute;lateurs de sa fabrication.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.soundofviolence.net/articles/interview/450/madness.html">interview de Madness publi&eacute;e par Sound Of Violence</a> &eacute;claire la m&eacute;thode de travail avec plusieurs producteurs, le sort des d&eacute;mos de Charlie Andrew et le compromis trouv&eacute; pour nommer l&rsquo;album. La <a href="https://www.madness-mis.com/oui-oui-si-si-ja-ja-da-da/">pr&eacute;sentation officielle de l&rsquo;album par Madness Information Service Online</a> d&eacute;taille notamment la r&eacute;partition de la production et l&rsquo;histoire de <em>Never Knew Your Name</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Oui Oui, Si Si, Ja Ja, Da Da</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Madness</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 14 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 29 octobre 2012</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Certaines d&eacute;mos furent jug&eacute;es meilleures que les versions finales</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Sixpence None the Richer : Divine Discontent, l’album transformé par des années de blocage</title>
      <description><![CDATA[Divine Discontent f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 24 ans. Longtemps retenu par les difficult&eacute;s juridiques et financi&egrave;res entourant la maison de disques de Sixpence None the Richer, l&rsquo;album a chang&eacute; au fil de l&r...]]></description>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/sixpence-none-the-richer-divine-discontent-l-album-transforme-par-des-annees-de-blocage-767</link>
      <guid isPermaLink="false">eeb68f80b725ec2902ea284f77b9ca55cd48b0a0</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="113131" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae1b02b891f47.30309927.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Divine Discontent f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 24 ans. Longtemps retenu par les difficult&eacute;s juridiques et financi&egrave;res entourant la maison de disques de Sixpence None the Richer, l&rsquo;album a chang&eacute; au fil de l&rsquo;attente, jusqu&rsquo;&agrave; accueillir tardivement la reprise de &laquo; Don&rsquo;t Dream It&rsquo;s Over &raquo;.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque Sixpence None the Richer entre en studio en 2000, le groupe ne pr&eacute;voit pas que son quatri&egrave;me album restera bloqu&eacute; pendant plusieurs ann&eacute;es. Les probl&egrave;mes contractuels et financiers li&eacute;s &agrave; Squint Entertainment et &agrave; sa maison m&egrave;re Word Records retardent le projet, laissant les chansons &eacute;voluer dans un contexte o&ugrave; les tensions professionnelles finissent elles-m&ecirc;mes par nourrir l&rsquo;&eacute;criture.</p>
<p>Publi&eacute; le 29 octobre 2002 aux &Eacute;tats-Unis, Divine Discontent n&rsquo;est donc plus exactement le disque initialement envisag&eacute;. Des morceaux ont chang&eacute;, une reprise d&eacute;cisive a rejoint le programme et le titre de l&rsquo;album est venu condenser la mani&egrave;re dont le groupe interpr&eacute;tait cette p&eacute;riode &eacute;prouvante.</p>
<h2>Un disque retenu par les conflits de l&rsquo;industrie</h2>
<p>Le blocage ne constitue pas un simple contretemps de calendrier. Tandis que l&rsquo;album attend sa sortie, Sixpence None the Richer se trouve pris dans les difficult&eacute;s de ses partenaires industriels. Matt Slocum et Leigh Nash ont directement reli&eacute; plusieurs chansons de Divine Discontent &agrave; la frustration provoqu&eacute;e par ces probl&egrave;mes professionnels et contractuels.</p>
<p>Le projet trouve finalement une issue en 2002, lorsque le groupe est repris par Reprise Records. Cette &eacute;tape permet la publication du disque en pr&eacute;paration, mais le temps &eacute;coul&eacute; a d&eacute;j&agrave; modifi&eacute; son contenu. Leigh Nash r&eacute;sumera cette transformation par une formule simple : &laquo; The album was just more true to the time it was made. &raquo; L&rsquo;album d&eacute;finitif &eacute;tait, selon elle, davantage fid&egrave;le au moment dans lequel il avait r&eacute;ellement &eacute;t&eacute; con&ccedil;u.</p>
<p>Cette attente donne aussi son relief au titre Divine Discontent. Matt Slocum l&rsquo;a expliqu&eacute; &agrave; partir d&rsquo;une id&eacute;e associ&eacute;e &agrave; C. S. Lewis : la souffrance peut constituer une &eacute;tape vers une relation plus profonde avec Dieu. Dans cette perspective, le &laquo; m&eacute;contentement divin &raquo; ne d&eacute;signe pas seulement une contrari&eacute;t&eacute; passag&egrave;re. Il traduit la possibilit&eacute; d&rsquo;une transformation au c&oelig;ur m&ecirc;me de l&rsquo;&eacute;preuve travers&eacute;e par le groupe.</p>
<h2>Une dispute familiale derri&egrave;re &laquo; Down And Out of Time &raquo;</h2>
<p>Les tensions qui entourent la fabrication du disque ne sont pas toutes industrielles. &laquo; Down And Out of Time &raquo; na&icirc;t d&rsquo;un &eacute;pisode beaucoup plus intime : une dispute entre Leigh Nash et sa m&egrave;re. La chanteuse lui reprochait sa tendance &agrave; exposer ses difficult&eacute;s &agrave; sa famille afin de pouvoir les g&eacute;rer avec elle.</p>
<p>Nash ne pr&eacute;sentait cependant pas cet &eacute;change comme le signe d&rsquo;une rupture durable. La dispute r&eacute;v&eacute;lait plut&ocirc;t la proximit&eacute; entre la m&egrave;re et la fille, ainsi que leur mani&egrave;re tr&egrave;s directe de partager les probl&egrave;mes. Cette origine donne &agrave; la chanson une place particuli&egrave;re dans l&rsquo;histoire de Divine Discontent : derri&egrave;re les ann&eacute;es de n&eacute;gociations et d&rsquo;incertitude professionnelle appara&icirc;t une sc&egrave;ne familiale concr&egrave;te, transform&eacute;e en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;criture.</p>
<p>La production principale de l&rsquo;album est assur&eacute;e par Paul Fox et Matt Slocum. Le disque b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement d&rsquo;arrangements de cordes auxquels participe David Campbell. D&rsquo;autres producteurs interviennent sur certains titres, dont Rob Cavallo, appel&eacute; &agrave; jouer un r&ocirc;le essentiel dans l&rsquo;un des changements les plus importants survenus avant la publication.</p>
<h2>&laquo; Don&rsquo;t Dream It&rsquo;s Over &raquo;, l&rsquo;ajout qui change la trajectoire</h2>
<p>La reprise de &laquo; Don&rsquo;t Dream It&rsquo;s Over &raquo; de Crowded House n&rsquo;aurait pas figur&eacute; sur Divine Discontent si l&rsquo;album &eacute;tait sorti selon le calendrier initial. Leigh Nash l&rsquo;a confirm&eacute; en &eacute;voquant les transformations du projet : les ann&eacute;es d&rsquo;attente ont laiss&eacute; la place &agrave; de nouveaux morceaux, parmi lesquels cette reprise ajout&eacute;e tardivement.</p>
<p>La chanson est enregistr&eacute;e en ao&ucirc;t 2002 &agrave; Ocean Way Studios, &agrave; Los Angeles. Rob Cavallo en assure la production et Allen Sides l&rsquo;enregistrement. Ces s&eacute;ances interviennent peu avant la publication de l&rsquo;album et donnent au projet l&rsquo;un de ses titres les plus visibles. Au d&eacute;but de 2003, la reprise contribue au retour de Sixpence None the Richer dans les classements.</p>
<p>&laquo; Don&rsquo;t Dream It&rsquo;s Over &raquo; est &eacute;galement diffus&eacute;e sur RADIO COLLECTION. Son histoire r&eacute;sume &agrave; elle seule la trajectoire particuli&egrave;re de Divine Discontent : absente du disque initialement pr&eacute;vu, elle devient possible pendant la longue p&eacute;riode de retard, puis accompagne la relance commerciale du groupe.</p>
<p>Le parcours de Divine Discontent montre ainsi comment une situation impos&eacute;e de l&rsquo;ext&eacute;rieur peut transformer un album jusque dans son choix de chansons. Sixpence None the Richer n&rsquo;a pas simplement attendu la possibilit&eacute; de publier un projet achev&eacute; : le groupe a livr&eacute; un disque remani&eacute; par les ann&eacute;es &eacute;coul&eacute;es, dans lequel les conflits professionnels, une dispute familiale et une reprise enregistr&eacute;e au dernier moment occupent d&eacute;sormais une place centrale.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview <a href="https://www.christianitytoday.com/2003/08/discontent-between-business-and-artistry/">The Discontent Between Business and Artistry</a> r&eacute;unit les explications de Matt Slocum et Leigh Nash sur le blocage contractuel, les frustrations int&eacute;gr&eacute;es aux chansons et le sens donn&eacute; au titre Divine Discontent.</p>
<p>Une autre <a href="https://jesusfreakhideout.com/interviews/SixpenceNTR.asp">interview de Leigh Nash</a> &eacute;claire les modifications apport&eacute;es au disque ainsi que l&rsquo;origine de &laquo; Down And Out of Time &raquo;. Le dossier professionnel de <a href="https://www.worldradiohistory.com/Archive-All-Audio/Pro-Audio-Review/Pro-Audio-Review-2003-05.pdf">Pro Audio Review</a> d&eacute;taille pour sa part l&rsquo;enregistrement de &laquo; Don&rsquo;t Dream It&rsquo;s Over &raquo; &agrave; Ocean Way Studios.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Divine Discontent</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Sixpence None the Richer</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 24 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 29 octobre 2002</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> &laquo; Don&rsquo;t Dream It&rsquo;s Over &raquo; a &eacute;t&eacute; ajout&eacute;e tardivement</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Creedence Clearwater Revival : Willy and the Poor Boys, du cartoon à la colère sociale</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; 56 ans, Willy and the Poor Boys reste un &eacute;pisode particuli&egrave;rement dense de la trajectoire de Creedence Clearwater Revival. N&eacute; d&rsquo;une id&eacute;e visuelle de John Fogerty et enregistr&eacute; gr&a...]]></description>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/creedence-clearwater-revival-willy-and-the-poor-boys-du-cartoon-a-la-colere-sociale-766</link>
      <guid isPermaLink="false">3b4635634a958b7f92a3dfa68dad5eb4388b1a87</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="159237" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae1afec6e1b42.33004130.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>&Agrave; 56 ans, <em>Willy and the Poor Boys</em> reste un &eacute;pisode particuli&egrave;rement dense de la trajectoire de Creedence Clearwater Revival. N&eacute; d&rsquo;une id&eacute;e visuelle de John Fogerty et enregistr&eacute; gr&acirc;ce &agrave; une pr&eacute;paration intensive, l&rsquo;album r&eacute;unit la fantaisie populaire de &laquo; Down on the Corner &raquo; et la charge sociale de &laquo; Fortunate Son &raquo;.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence dans l&rsquo;attente d&rsquo;un tournage. Creedence Clearwater Revival doit participer &agrave; une &eacute;mission d&rsquo;Andy Williams lorsque John Fogerty travaille sur une nouvelle chanson, &laquo; Down on the Corner &raquo;. Une image s&rsquo;impose progressivement : celle de Willy et de ses Poor Boys, des personnages que le musicien imagine comme les membres d&rsquo;un petit groupe de rue. &laquo; The characters of Willy and the Poor Boys spoke to me like a cartoon almost &raquo;, expliquera-t-il. Cette vision, presque dessin&eacute;e, d&eacute;passe bient&ocirc;t le cadre du morceau. Elle fournit un titre &agrave; l&rsquo;album, nourrit sa pochette et contribue &agrave; donner une identit&eacute; au projet.</p>
<h2>Une id&eacute;e de chanson devient le visage du disque</h2>
<p>Avec &laquo; Down on the Corner &raquo;, Fogerty ne trouve donc pas seulement un morceau : il construit un univers capable de relier la chanson &agrave; la pr&eacute;sentation g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;album. Willy et ses musiciens deviennent une sorte de double imaginaire de Creedence Clearwater Revival, une formation populaire dont l&rsquo;existence semble tenir dans quelques personnages imm&eacute;diatement identifiables. Le point de d&eacute;part est visuel, mais son influence s&rsquo;&eacute;tend &agrave; toute la mani&egrave;re de pr&eacute;senter le disque.</p>
<p>Cette id&eacute;e arrive au terme d&rsquo;une ann&eacute;e d&rsquo;une intensit&eacute; exceptionnelle pour le groupe. <em>Willy and the Poor Boys</em> est son troisi&egrave;me album studio publi&eacute; en 1969, apr&egrave;s <em>Bayou Country</em> et <em>Green River</em>. Une telle cadence repose sur une m&eacute;thode rigoureuse : les musiciens r&eacute;p&egrave;tent quotidiennement et n&rsquo;entrent en studio qu&rsquo;apr&egrave;s avoir parfaitement ma&icirc;tris&eacute; les morceaux. L&rsquo;enregistrement n&rsquo;est pas le lieu o&ugrave; les chansons sont laborieusement assembl&eacute;es, mais l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un travail d&eacute;j&agrave; accompli en amont.</p>
<p>Gr&acirc;ce &agrave; cette discipline, Creedence peut terminer un album en environ deux semaines et demie. La rapidit&eacute; ne correspond pas &agrave; une improvisation permanente : elle vient au contraire de la pr&eacute;cision acquise pendant les r&eacute;p&eacute;titions. Lorsque le groupe rejoint le Studio C de Wally Heider, &agrave; San Francisco, chacun sait ce qu&rsquo;il doit jouer. Fogerty, qui assure &eacute;galement la production, peut alors se concentrer avec l&rsquo;ing&eacute;nieur du son Russ Gary sur la mani&egrave;re de restituer cette pr&eacute;paration.</p>
<h2>Deux semaines et demie pour saisir le groupe</h2>
<p>John Fogerty et Russ Gary adoptent une prise de son directe. Ils utilisent peu d&rsquo;&eacute;galisation et placent les microphones de fa&ccedil;on &agrave; capter imm&eacute;diatement le son des instruments. Les overdubs et le mixage sont ensuite men&eacute;s conjointement. Cette &eacute;conomie de moyens techniques accompagne une organisation o&ugrave; la d&eacute;cision pr&eacute;c&egrave;de largement l&rsquo;arriv&eacute;e en studio : le temps d&rsquo;enregistrement sert &agrave; fixer une interpr&eacute;tation d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;e plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; chercher ind&eacute;finiment une direction.</p>
<p>Cette m&eacute;thode permet aussi au groupe d&rsquo;int&eacute;grer des chansons qui ne sont pas de sa plume. &laquo; Cotton Fields &raquo; et &laquo; The Midnight Special &raquo; rejoignent ainsi les compositions originales, retravaill&eacute;es pour prendre place dans l&rsquo;univers de Creedence. L&rsquo;album ne se limite donc pas au personnage de Willy : il associe ce projet visuel &agrave; un r&eacute;pertoire o&ugrave; cr&eacute;ations de Fogerty et reprises sont r&eacute;unies par le m&ecirc;me travail collectif.</p>
<p>Une autre version de &laquo; Down on the Corner &raquo;, document&eacute;e par la r&eacute;&eacute;dition anniversaire, prolonge l&rsquo;histoire de la chanson au-del&agrave; des s&eacute;ances de l&rsquo;album. Pr&eacute;par&eacute;e pour une &eacute;mission de t&eacute;l&eacute;vision, elle r&eacute;unit Creedence Clearwater Revival et Booker T. &amp; the M.G.&rsquo;s. John Fogerty y &eacute;change des traits de guitare avec Steve Cropper. La rencontre donne une nouvelle incarnation au morceau qui avait fourni son nom et son image au disque.</p>
<h2>&laquo; Fortunate Son &raquo;, l&rsquo;autre visage des Poor Boys</h2>
<p>Mais la fantaisie de &laquo; Down on the Corner &raquo; ne r&eacute;sume pas <em>Willy and the Poor Boys</em>. &laquo; Fortunate Son &raquo; place au premier plan un jeune homme qui ne poss&egrave;de ni le nom ni les relations susceptibles de lui &eacute;viter le service militaire. La chanson fait entendre une fracture de classe : tous ne sont pas expos&eacute;s de la m&ecirc;me mani&egrave;re aux cons&eacute;quences de la guerre.</p>
<p>Dans le contexte de la guerre du Vietnam, &laquo; Fortunate Son &raquo; d&eacute;passe rapidement son statut de single. Le morceau devient un hymne associ&eacute; &agrave; la contestation du conflit et aux tensions sociales qui l&rsquo;accompagnent. Son parcours commercial, avec une 14e place au classement am&eacute;ricain, ne suffit pas &agrave; mesurer cette port&eacute;e : la chanson s&rsquo;installe comme l&rsquo;un des marqueurs musicaux de l&rsquo;opposition &agrave; la guerre.</p>
<p>Le contraste avec &laquo; Down on the Corner &raquo; donne &agrave; l&rsquo;album sa tension la plus forte. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, Fogerty imagine des personnages de cartoon et un groupe de rue. De l&rsquo;autre, il adopte le point de vue de celui qui ne b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;aucun privil&egrave;ge lorsque vient le temps de partir. Willy et ses Poor Boys ne sont ainsi pas seulement une trouvaille de pr&eacute;sentation : leur nom rejoint un disque attentif aux diff&eacute;rences de condition.</p>
<p><em>Willy and the Poor Boys</em> atteint la troisi&egrave;me place du classement am&eacute;ricain des albums pop. Ce r&eacute;sultat vient couronner une ann&eacute;e durant laquelle Creedence Clearwater Revival a publi&eacute; trois albums sans renoncer &agrave; une pr&eacute;paration minutieuse. Le disque et le groupe figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Publi&eacute; le 2 novembre 1969, l&rsquo;album demeure le produit d&rsquo;un encha&icirc;nement particuli&egrave;rement concret : une chanson con&ccedil;ue avant un tournage, des personnages apparus comme un cartoon, des r&eacute;p&eacute;titions quotidiennes et deux semaines et demie de studio. Au bout de ce processus, &laquo; Down on the Corner &raquo; donne un visage au projet tandis que &laquo; Fortunate Son &raquo; lui apporte sa protestation la plus directe.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Willy and the Poor Boys</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Creedence Clearwater Revival</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 56 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 2 novembre 1969</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Un album enregistr&eacute; en deux semaines et demie</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Queen : News of the World, l’album qui transforma le public en instrument</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; 48 ans, News of the World reste associ&eacute; &agrave; une d&eacute;cision d&eacute;terminante de Queen : &eacute;crire en pensant directement &agrave; la participation du public. &Agrave; la veille de son 49e anniversai...]]></description>
      <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/queen-news-of-the-world-l-album-qui-transforma-le-public-en-instrument-758</link>
      <guid isPermaLink="false">40995b936bece2d2b37f2955bbd5f81ed6cda19c</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="222176" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6adf063f2407c0.85555012.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>&Agrave; 48 ans, <em>News of the World</em> reste associ&eacute; &agrave; une d&eacute;cision d&eacute;terminante de Queen : &eacute;crire en pensant directement &agrave; la participation du public. &Agrave; la veille de son 49e anniversaire, retour sur le concert et les s&eacute;ances qui ont donn&eacute; naissance &agrave; <em>We Will Rock You</em> et <em>We Are the Champions</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Le d&eacute;clic s&rsquo;est produit apr&egrave;s le rappel, lorsque le concert semblait d&eacute;j&agrave; termin&eacute;. &Agrave; Bingley Hall, dans le Stafford, le public de Queen a continu&eacute; &agrave; chanter, notamment <em>You&rsquo;ll Never Walk Alone</em>. Pour Brian May, cette r&eacute;action collective a ouvert une nouvelle piste : plut&ocirc;t que de consid&eacute;rer les spectateurs comme de simples destinataires, le groupe pouvait leur r&eacute;server un r&ocirc;le dans ses chansons. Cette id&eacute;e allait devenir le fil conducteur de deux morceaux con&ccedil;us pour &ecirc;tre repris par une salle enti&egrave;re.</p>
<h2>&Agrave; Bingley Hall, le concert continue sans le groupe</h2>
<p>Brian May a r&eacute;sum&eacute; ce tournant en expliquant que <em>News of the World</em> &eacute;tait le premier album pour lequel Queen avait envisag&eacute; la participation du public. L&rsquo;enjeu n&rsquo;&eacute;tait pas seulement de pr&eacute;voir un refrain facile &agrave; reprendre. Il s&rsquo;agissait de construire un morceau que des milliers de personnes serr&eacute;es dans une salle pourraient r&eacute;ellement ex&eacute;cuter ensemble, avec les moyens les plus &eacute;l&eacute;mentaires : leurs pieds, leurs mains et leurs voix.</p>
<p>Cette r&eacute;flexion a conduit May &agrave; imaginer <em>We Will Rock You</em>. Son rythme devait pouvoir &ecirc;tre reproduit imm&eacute;diatement par les spectateurs, sans instrument. Le public n&rsquo;&eacute;tait donc plus uniquement invit&eacute; &agrave; accompagner le groupe : ses frappements de pieds et ses claquements de mains devenaient la mati&egrave;re m&ecirc;me de la chanson.</p>
<p>Le paradoxe est que cette impression de foule a &eacute;t&eacute; fabriqu&eacute;e avec m&eacute;thode en studio. Les frappements et les claquements ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s de nombreuses fois sur des planches install&eacute;es dans une ancienne &eacute;glise. Leur multiplication devait cr&eacute;er l&rsquo;ampleur recherch&eacute;e sans recourir &agrave; une r&eacute;verb&eacute;ration artificielle. Derri&egrave;re un motif volontairement simple se trouvait ainsi un travail pr&eacute;cis d&rsquo;accumulation des prises.</p>
<p><em>We Will Rock You</em> part donc d&rsquo;une sc&egrave;ne v&eacute;cue par Queen pour anticiper les concerts suivants. Le groupe avait vu un public prolonger de lui-m&ecirc;me le spectacle ; Brian May lui a r&eacute;pondu avec une chanson dont les spectateurs pouvaient s&rsquo;emparer d&egrave;s les premi&egrave;res pulsations.</p>
<h2>Deux chansons pens&eacute;es pour la m&ecirc;me foule</h2>
<p><em>We Are the Champions</em> a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;e par Freddie Mercury dans la m&ecirc;me logique participative. Les deux chansons ont &eacute;t&eacute; pens&eacute;es en parall&egrave;le autour d&rsquo;une relation renouvel&eacute;e avec les spectateurs. L&rsquo;une leur confiait un rythme collectif imm&eacute;diatement reproductible ; l&rsquo;autre devait les f&eacute;d&eacute;rer par le chant.</p>
<p>En studio, Mercury, John Deacon et Roger Taylor ont enregistr&eacute; ensemble la base piano, basse et batterie de <em>We Are the Champions</em>, selon une m&eacute;thode alors habituelle pour Queen. La chanson a ensuite pris une place durable dans les concerts du groupe, dont elle est devenue le finale &agrave; de nombreuses reprises. Elle a &eacute;galement &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e par les supporters sportifs, prolongeant cette vocation collective bien au-del&agrave; des salles de Queen.</p>
<p>L&rsquo;encha&icirc;nement de <em>We Will Rock You</em> et <em>We Are the Champions</em> r&eacute;sume ainsi la d&eacute;cision centrale de l&rsquo;album. Queen ne cherchait plus seulement &agrave; interpr&eacute;ter ses titres devant une foule, mais &agrave; pr&eacute;voir ce que celle-ci pourrait faire pendant leur ex&eacute;cution. Les pieds, les mains et les voix des spectateurs &eacute;taient d&eacute;sormais int&eacute;gr&eacute;s &agrave; la conception m&ecirc;me des morceaux.</p>
<h2>Queen prend les commandes de la production</h2>
<p>Cette &eacute;volution s&rsquo;est accompagn&eacute;e d&rsquo;un changement important dans la fabrication du disque. Enregistr&eacute; entre juillet et septembre 1977 aux studios Basing Street et Wessex, &agrave; Londres, <em>News of the World</em> est le premier album que Queen a produit lui-m&ecirc;me sans Roy Thomas Baker. Mike Stone a assist&eacute; le groupe durant cette production, mais la responsabilit&eacute; artistique revenait bien aux quatre musiciens.</p>
<p>Dans un contexte marqu&eacute; par la mont&eacute;e du punk, Queen recherchait un son plus simple et plus spontan&eacute;, sans tenter pour autant de se transformer en groupe punk. Cette volont&eacute; rejoint directement la conception de <em>We Will Rock You</em> : ramener une chanson &agrave; des gestes collectifs &eacute;l&eacute;mentaires, tout en construisant soigneusement leur ampleur pendant les s&eacute;ances.</p>
<p>Le groupe faisait ainsi co&iuml;ncider deux d&eacute;cisions. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il prenait lui-m&ecirc;me en charge la production de son sixi&egrave;me album studio. De l&rsquo;autre, il d&eacute;pla&ccedil;ait une partie du spectacle vers le public. Cette autonomie lui permettait de b&acirc;tir le disque autour d&rsquo;une id&eacute;e n&eacute;e sur sc&egrave;ne, puis de pr&eacute;parer en studio la mani&egrave;re dont elle serait rejou&eacute;e dans les salles.</p>
<p>Sorti au Royaume-Uni le 28 octobre 1977, <em>News of the World</em> a atteint la quatri&egrave;me place du classement britannique et la troisi&egrave;me aux &Eacute;tats-Unis. Pour Queen, la performance am&eacute;ricaine d&eacute;passait alors celle obtenue dans son pays d&rsquo;origine. Le disque et le groupe figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>La trajectoire de l&rsquo;album se lit surtout dans le devenir de ses deux chansons d&rsquo;ouverture. <em>We Will Rock You</em> a donn&eacute; aux foules un rythme &agrave; produire elles-m&ecirc;mes, tandis que <em>We Are the Champions</em> s&rsquo;est install&eacute;e &agrave; la fin de nombreux concerts avant d&rsquo;&ecirc;tre reprise dans les tribunes sportives. Tout &eacute;tait d&eacute;j&agrave; contenu dans la sc&egrave;ne de Bingley Hall : un public refusant de cesser de chanter une fois le rappel termin&eacute;.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.wprl.org/npr-music/npr-music/2022-08-29/fresh-airs-summer-music-interviews-queen-guitarist-brian-may">interview de Brian May diffus&eacute;e par NPR et Fresh Air</a> apporte le r&eacute;cit de la conception de <em>We Will Rock You</em> et les d&eacute;tails de l&rsquo;enregistrement des frappements et claquements sur des planches. L&rsquo;article de <a href="https://www.guitarplayer.com/music/brian-may-on-freddie-mercury-and-we-are-the-champions">GuitarPlayer consacr&eacute; &agrave; <em>We Are the Champions</em></a> revient sur le concert de Bingley Hall et sur la nouvelle place accord&eacute;e au public par Queen.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> News of the World</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Queen</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 48 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 28 octobre 1977</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Les frappements furent enregistr&eacute;s sur des planches</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>ZZ Top : Afterburner, la modernisation secrète d’un blues sous synthétiseurs</title>
      <description><![CDATA[ZZ Top c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 41 ans d&rsquo;Afterburner, un album con&ccedil;u dans le prolongement du succ&egrave;s d&rsquo;Eliminator. Derri&egrave;re ses synth&eacute;tiseurs et ses rythmes progra...]]></description>
      <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 23:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/zz-top-afterburner-la-modernisation-secrete-d-un-blues-sous-synthetiseurs-764</link>
      <guid isPermaLink="false">7e6d2933c510797cd5139aaaa5fe85944cb6cedb</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="118673" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae0719966a185.06828128.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>ZZ Top c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 41 ans d&rsquo;<em>Afterburner</em>, un album con&ccedil;u dans le prolongement du succ&egrave;s d&rsquo;<em>Eliminator</em>. Derri&egrave;re ses synth&eacute;tiseurs et ses rythmes programm&eacute;s se cache une &eacute;tonnante histoire de studio : selon l&rsquo;ing&eacute;nieur Joe Hardy, une partie du disque aurait &eacute;t&eacute; retravaill&eacute;e &agrave; Houston sans en informer le producteur Bill Ham.</strong></p>
<p></p>
<p>Au printemps 1985, ZZ Top s&rsquo;installe aux studios Ardent de Memphis avec une question d&eacute;cisive : comment poursuivre l&rsquo;&eacute;lan d&rsquo;<em>Eliminator</em> sans simplement le reproduire ? Le pr&eacute;c&eacute;dent album avait plac&eacute; le trio texan au centre de la culture populaire, port&eacute; par une rencontre spectaculaire entre ses racines blues-rock, les nouvelles technologies et la puissance visuelle de MTV. Pour <em>Afterburner</em>, enregistr&eacute; de mars &agrave; juillet, le groupe choisit de pousser cette formule encore plus loin.</p>
<p>Cette &eacute;volution se joue aussi &agrave; travers un changement important dans l&rsquo;&eacute;quipe. Terry Manning, ing&eacute;nieur associ&eacute; de longue date &agrave; ZZ Top, n&rsquo;est pas disponible. Joe Hardy prend alors une place d&eacute;terminante dans les s&eacute;ances, tandis que Bill Ham demeure le producteur cr&eacute;dit&eacute; de l&rsquo;album. C&rsquo;est dans cette configuration que le trio fa&ccedil;onne un disque o&ugrave; les synth&eacute;tiseurs, les s&eacute;quenceurs et les bo&icirc;tes &agrave; rythmes occupent un espace accru autour du blues-rock du groupe.</p>
<h2>Une op&eacute;ration discr&egrave;te &agrave; Houston</h2>
<p>Joe Hardy a livr&eacute; r&eacute;trospectivement le r&eacute;cit le plus saisissant de cette transformation. Selon son t&eacute;moignage, ZZ Top et lui auraient travaill&eacute; secr&egrave;tement &agrave; Houston sur certaines parties rythmiques et lignes de basse, en utilisant un Fairlight. Bill Ham n&rsquo;aurait pas &eacute;t&eacute; inform&eacute; de cette op&eacute;ration, destin&eacute;e &agrave; obtenir une production plus moderne que celle envisag&eacute;e dans le cadre habituel des s&eacute;ances.</p>
<p>L&rsquo;anecdote donne &agrave; la fabrication d&rsquo;<em>Afterburner</em> des allures de gu&eacute;rilla de studio. Elle ne signifie pas que Bill Ham aurait &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; du projet : il reste bien le producteur de l&rsquo;album. Elle r&eacute;v&egrave;le plut&ocirc;t une tension de m&eacute;thode au moment o&ugrave; ZZ Top cherche &agrave; renforcer sa dimension &eacute;lectronique. Joe Hardy d&eacute;crit ainsi un travail conduit derri&egrave;re le dos du producteur, avec le groupe, pour modifier en profondeur l&rsquo;assise sonore du disque.</p>
<p>Le r&eacute;sultat prolonge l&rsquo;approche d&rsquo;<em>Eliminator</em> tout en accentuant son caract&egrave;re technologique. Le blues de ZZ Top passe par une machinerie plus pr&eacute;sente, au point que cette esth&eacute;tique a &eacute;t&eacute; d&eacute;crite comme un &laquo; cyber-blues &raquo;. M&ecirc;me le titre <em>Afterburner</em>, qui d&eacute;signe la postcombustion, accompagne cette id&eacute;e de propulsion suppl&eacute;mentaire : le trio ne revient pas en arri&egrave;re apr&egrave;s son succ&egrave;s, il acc&eacute;l&egrave;re dans la direction ouverte par l&rsquo;album pr&eacute;c&eacute;dent.</p>
<h2>Rough Boy, le contraste voulu par Billy Gibbons</h2>
<p>Au milieu de cet habillage tr&egrave;s synth&eacute;tique, <em>Rough Boy</em> repose sur un contraste d&eacute;lib&eacute;r&eacute;. Billy Gibbons r&eacute;sumait cette opposition en 1985 par une formule aussi courte que pr&eacute;cise : &laquo; La musique jolie devait avoir un rough boy. &raquo; La chanson permet ainsi au groupe de pr&eacute;server une part de rugosit&eacute; jusque dans une ballade, sans renoncer au langage de production adopt&eacute; pour l&rsquo;album.</p>
<p><em>Rough Boy</em> occupait &eacute;galement une place particuli&egrave;re pour Dusty Hill. Le bassiste disait aimer la chanson au point de l&rsquo;avoir fait jouer lors de son mariage. Cette confidence personnelle donne une autre port&eacute;e au morceau : derri&egrave;re la sophistication du studio et l&rsquo;imagerie futuriste du projet, une chanson du disque s&rsquo;est retrouv&eacute;e associ&eacute;e &agrave; un moment intime de la vie de l&rsquo;un de ses auteurs.</p>
<p>Son clip contribue par ailleurs &agrave; maintenir le groupe dans la rotation de MTV, comme ceux de <em>Sleeping Bag</em> et <em>Velcro Fly</em>. ZZ Top conserve ainsi une pr&eacute;sence grand public qui ne repose plus seulement sur les chansons, mais sur un univers visuel imm&eacute;diatement identifiable. <em>Afterburner</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, appartient pleinement &agrave; cette p&eacute;riode o&ugrave; l&rsquo;image devient ins&eacute;parable de la trajectoire du trio.</p>
<h2>Sleeping Bag prolonge le r&eacute;cit d&rsquo;Eliminator</h2>
<p>Avec <em>Sleeping Bag</em>, ZZ Top ne rompt pas le fil visuel &eacute;tabli quelques ann&eacute;es auparavant. Le clip reprend notamment l&rsquo;univers automobile associ&eacute; &agrave; <em>Eliminator</em> et fait revenir Kymberly Herrin, d&eacute;j&agrave; apparue dans celui de <em>Legs</em>. Cette continuit&eacute; transforme la promotion du nouvel album en nouvel &eacute;pisode d&rsquo;un r&eacute;cit que le public de MTV conna&icirc;t d&eacute;j&agrave;.</p>
<p>La chanson atteint la huiti&egrave;me place du classement am&eacute;ricain des singles. Ce r&eacute;sultat accompagne celui de l&rsquo;album, class&eacute; quatri&egrave;me aux &Eacute;tats-Unis et deuxi&egrave;me au Royaume-Uni. <em>Afterburner</em> sera finalement certifi&eacute; cinq fois platine aux &Eacute;tats-Unis, confirmant que le virage technologique de ZZ Top ne l&rsquo;a pas &eacute;loign&eacute; du vaste public conquis par <em>Eliminator</em>.</p>
<p>Quarante et un ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;histoire du disque tient donc autant &agrave; ses r&eacute;sultats qu&rsquo;&agrave; la mani&egrave;re dont il a &eacute;t&eacute; fabriqu&eacute;. L&rsquo;absence de Terry Manning ouvre un nouvel espace &agrave; Joe Hardy ; les s&eacute;ances de Memphis se doublent, d&rsquo;apr&egrave;s ce dernier, d&rsquo;un travail discret &agrave; Houston ; puis les clips prolongent &agrave; l&rsquo;&eacute;cran l&rsquo;univers install&eacute; par le groupe. <em>Afterburner</em> appara&icirc;t ainsi comme le produit d&rsquo;une acc&eacute;l&eacute;ration contr&ocirc;l&eacute;e en fa&ccedil;ade, mais bien plus mouvement&eacute;e en studio.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien de <a href="https://ultimateclassicrock.com/zz-top-afterburner-sessions/">Joe Hardy publi&eacute; par Ultimate Classic Rock</a> apporte le t&eacute;moignage central sur les enregistrements r&eacute;alis&eacute;s &agrave; Houston avec le Fairlight et sur la m&eacute;thode employ&eacute;e sans en informer Bill Ham.</p>
<p>Le r&eacute;cit publi&eacute; par <a href="https://www.loudersound.com/music/albums/i-dont-belong-on-tv-i-should-be-in-a-circus-how-zz-tops-afterburner-continued-one-of-the-most-unlikely-success-stories-of-the-80s">Louder</a> &eacute;claire la gen&egrave;se de l&rsquo;album, le r&ocirc;le de MTV ainsi que les histoires de <em>Rough Boy</em> et <em>Sleeping Bag</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Afterburner</p>
<p><strong>Artiste :</strong> ZZ Top</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 41 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 28 octobre 1985</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Des parties rythmiques furent secr&egrave;tement retravaill&eacute;es &agrave; Houston</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Electric Light Orchestra : Out of the Blue, du brouillard suisse à Mr. Blue Sky</title>
      <description><![CDATA[Out of the Blue f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 49 ans. Avant de devenir l&rsquo;un des plus grands succ&egrave;s d&rsquo;Electric Light Orchestra, ce double album a commenc&eacute; par deux semaines de blocage dans un chalet suisse, jusq...]]></description>
      <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/electric-light-orchestra-out-of-the-blue-du-brouillard-suisse-a-mr-blue-sky-762</link>
      <guid isPermaLink="false">2bd13cfc3c48327e15262d57aa768d7951b1c03d</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="188203" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae070f29760f8.21317798.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Out of the Blue f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 49 ans. Avant de devenir l&rsquo;un des plus grands succ&egrave;s d&rsquo;Electric Light Orchestra, ce double album a commenc&eacute; par deux semaines de blocage dans un chalet suisse, jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;une &eacute;claircie inspire Jeff Lynne.</strong></p>
<p></p>
<p>Jeff Lynne s&rsquo;&eacute;tait isol&eacute; dans les montagnes suisses pour &eacute;crire le prochain album d&rsquo;Electric Light Orchestra. Mais pendant environ deux semaines, le projet n&rsquo;avan&ccedil;a pas. Le mauvais temps enveloppait le chalet et freinait le musicien, qui r&eacute;sumera plus tard cette p&eacute;riode sans d&eacute;tour : <em>&laquo; The weather was crap for the first couple of weeks. &raquo;</em> Puis le ciel s&rsquo;est d&eacute;gag&eacute;, les montagnes sont apparues au soleil et le travail a brusquement chang&eacute; de rythme.</p>
<p>Cette &eacute;claircie a fourni &agrave; Lynne l&rsquo;id&eacute;e de <em>Mr. Blue Sky</em>. Elle a aussi ouvert une p&eacute;riode d&rsquo;&eacute;criture particuli&egrave;rement concentr&eacute;e : en quatre semaines, il a compos&eacute; la mati&egrave;re de ce qui allait devenir <em>Out of the Blue</em>, ambitieux double album et septi&egrave;me disque studio d&rsquo;ELO. Le contraste est saisissant : apr&egrave;s quinze jours d&rsquo;inactivit&eacute;, le chanteur, auteur et producteur a b&acirc;ti un projet assez vaste pour occuper quatre faces de vinyle.</p>
<h2>Quatre semaines pour imaginer un double album</h2>
<p>L&rsquo;&eacute;pisode suisse ne constitue pas seulement l&rsquo;anecdote de naissance de <em>Mr. Blue Sky</em>. La m&eacute;t&eacute;o s&rsquo;est inscrite jusque dans l&rsquo;architecture d&rsquo;<em>Out of the Blue</em>. Sa troisi&egrave;me face est occup&eacute;e par <em>Concerto for a Rainy Day</em>, une suite de quatre chansons qui prolonge le motif de la pluie, des nuages et de l&rsquo;&eacute;claircie. <em>Mr. Blue Sky</em> en devient la conclusion.</p>
<p>Le principe trouve un autre &eacute;cho pendant la fabrication du disque. Un &eacute;pisode pluvieux survenu durant les s&eacute;ances &agrave; Munich nourrit &agrave; son tour la th&eacute;matique de cette suite. La pluie relie ainsi deux &eacute;tapes d&eacute;cisives du projet : le chalet o&ugrave; l&rsquo;&eacute;criture resta d&rsquo;abord paralys&eacute;e, puis le studio o&ugrave; les chansons prirent leur forme enregistr&eacute;e.</p>
<p>Ce fil conducteur donne une unit&eacute; &agrave; une entreprise pourtant imposante. Jeff Lynne ne pr&eacute;parait pas un album resserr&eacute;, mais un double LP fond&eacute; sur une production dense et fortement orchestr&eacute;e. Le format permettait &agrave; ELO de d&eacute;ployer cette ambition sur une grande &eacute;chelle, tout en r&eacute;servant une face enti&egrave;re &agrave; une s&eacute;quence con&ccedil;ue comme un ensemble.</p>
<h2>&Agrave; Munich, l&rsquo;ampleur change de dimension</h2>
<p>Les sessions commenc&egrave;rent le 22 mai 1977 aux Musicland Studios de Munich, install&eacute;s dans le complexe de l&rsquo;h&ocirc;tel Arabella. Jeff Lynne dirigeait la production, avec une mati&egrave;re &eacute;crite rapidement en Suisse mais destin&eacute;e &agrave; un dispositif de studio consid&eacute;rable.</p>
<p>Les chiffres donnent la mesure du chantier : une section de cordes r&eacute;unissant 54 instrumentistes et un ch&oelig;ur de 32 voix furent enregistr&eacute;s pour l&rsquo;album. Ces effectifs ne relevaient pas d&rsquo;un simple ajout d&eacute;coratif. Ils participaient &agrave; la conception m&ecirc;me d&rsquo;un disque pens&eacute; autour d&rsquo;arrangements orchestr&eacute;s et d&rsquo;une production particuli&egrave;rement fournie.</p>
<p>Le passage du chalet au studio raconte ainsi deux formes oppos&eacute;es de la cr&eacute;ation. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, Lynne seul face au brouillard, incapable d&rsquo;avancer pendant plusieurs jours. De l&rsquo;autre, un vaste ensemble de musiciens et de choristes mobilis&eacute; pour transformer les morceaux en double album. Entre les deux, quatre semaines d&rsquo;&eacute;criture ont suffi pour faire basculer le projet.</p>
<p>Cette d&eacute;mesure reste n&eacute;anmoins attach&eacute;e &agrave; une image tr&egrave;s simple : un ciel qui s&rsquo;&eacute;claircit. <em>Mr. Blue Sky</em> n&rsquo;est pas n&eacute; d&rsquo;un concept abstrait &eacute;labor&eacute; apr&egrave;s coup, mais d&rsquo;un changement concret observ&eacute; depuis le chalet. La chanson referme ensuite <em>Concerto for a Rainy Day</em>, comme l&rsquo;&eacute;claircie mettait fin &agrave; la p&eacute;riode de mauvais temps v&eacute;cue par son auteur.</p>
<h2>Un disque qui change l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;ELO</h2>
<p>Publi&eacute; le 28 octobre 1977, <em>Out of the Blue</em> a atteint la quatri&egrave;me place du classement britannique. Il est surtout rest&eacute; 105 semaines dans le Top 100 au Royaume-Uni, une long&eacute;vit&eacute; qui traduit l&rsquo;importance prise par le disque au-del&agrave; de son lancement.</p>
<p>L&rsquo;album est devenu l&rsquo;un des plus grands succ&egrave;s commerciaux d&rsquo;Electric Light Orchestra et a contribu&eacute; &agrave; installer le groupe dans une nouvelle dimension de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;. L&rsquo;ambition du double vinyle, les moyens orchestraux engag&eacute;s &agrave; Munich et la suite occupant toute la troisi&egrave;me face accompagnaient donc un v&eacute;ritable changement d&rsquo;&eacute;chelle. Electric Light Orchestra et <em>Out of the Blue</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Quarante-neuf ans plus tard, l&rsquo;histoire de l&rsquo;album tient toujours dans ce renversement initial. Un s&eacute;jour commenc&eacute; par le silence cr&eacute;atif d&eacute;bouche sur quatre semaines d&rsquo;&eacute;criture, puis sur des s&eacute;ances r&eacute;unissant 54 cordes et 32 voix. Au centre de ce parcours, <em>Mr. Blue Sky</em> conserve la trace pr&eacute;cise du moment o&ugrave; le brouillard s&rsquo;est lev&eacute; sur les montagnes suisses.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview de Jeff Lynne publi&eacute;e par <a href="https://www.loudersound.com/features/jeff-lynne-elo-early-years">Louder</a> apporte son r&eacute;cit direct du blocage en Suisse et de la naissance de <em>Mr. Blue Sky</em>. Le dossier de <a href="https://bestclassicbands.com/electric-light-orchestra-elo-out-of-the-blue-review-3-29-21/">Best Classic Bands</a> retrace la gen&egrave;se du disque, son enregistrement &agrave; Munich et l&rsquo;ampleur de son dispositif orchestral.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Out of the Blue</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Electric Light Orchestra</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 49 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 28 octobre 1977</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Une &eacute;claircie suisse a inspir&eacute; Mr. Blue Sky</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Divinyls : What a Life!, trois producteurs pour conquérir l’Amérique</title>
      <description><![CDATA[What a Life! f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 41 ans. Pour leur deuxi&egrave;me album, les Divinyls ont longuement retravaill&eacute; leur formule, jusqu&rsquo;&agrave; faire appel &agrave; Mike Chapman afin de concilier leur intensit&eacu...]]></description>
      <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/divinyls-what-a-life-trois-producteurs-pour-conquerir-l-amerique-761</link>
      <guid isPermaLink="false">31e49adf4ba47333c61a8ed6fa21a1f5b1f4bfb1</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="132756" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae070815b7313.28899326.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>What a Life! f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 41 ans. Pour leur deuxi&egrave;me album, les Divinyls ont longuement retravaill&eacute; leur formule, jusqu&rsquo;&agrave; faire appel &agrave; Mike Chapman afin de concilier leur intensit&eacute; avec un son plus accessible au march&eacute; am&eacute;ricain.</strong></p>
<p></p>
<p>Au moment de pr&eacute;parer la suite de <em>Desperate</em>, Mark McEntee ne veut pas simplement reproduire en studio l&rsquo;&eacute;nergie sc&eacute;nique des Divinyls. Le guitariste consid&egrave;re que le premier album ressemblait encore trop &agrave; un enregistrement live. Cette fois, le groupe cherche une production plus construite, capable d&rsquo;ouvrir les morceaux et de favoriser davantage d&rsquo;exp&eacute;rimentation. Cette volont&eacute; va transformer la fabrication de <em>What a Life!</em> en un processus &agrave; plusieurs &eacute;tapes, avec trois producteurs successivement associ&eacute;s au projet.</p>
<h2>Du son live &agrave; un album plus construit</h2>
<p>Mark Opitz commence &agrave; travailler sur le disque &agrave; la fin de 1983. Les Divinyls ne s&rsquo;arr&ecirc;tent pourtant pas &agrave; cette premi&egrave;re phase : ils reprennent leurs chansons, les remanient et retournent en studio environ un an plus tard avec Gary Langan. Ce changement r&eacute;pond &agrave; une ambition clairement formul&eacute;e par McEntee : &laquo; We needed somebody to make it a more &ldquo;recorded&rdquo; album, who would open things out and experiment more. &raquo; Le groupe veut donc un album qui assume pleinement le travail de studio plut&ocirc;t qu&rsquo;une simple restitution de sa puissance en concert.</p>
<p>Cette deuxi&egrave;me &eacute;tape ne r&egrave;gle pas tout. Christina Amphlett et Mark McEntee estiment que les nouveaux mixes ne sont pas assez rock. Ils partent alors aux &Eacute;tats-Unis chercher Mike Chapman, producteur et auteur d&eacute;j&agrave; rompu &agrave; la conception de chansons destin&eacute;es &agrave; un large public. Chapman reprend les titres pr&eacute;c&eacute;demment enregistr&eacute;s et les remixe. Son intervention devient ainsi le troisi&egrave;me temps d&rsquo;une fabrication engag&eacute;e pr&egrave;s de deux ans auparavant.</p>
<p>L&rsquo;enjeu d&eacute;passe une simple correction sonore. Les Divinyls cherchent &agrave; mieux atteindre le march&eacute; am&eacute;ricain tout en conservant l&rsquo;identit&eacute; agressive et intense qui les distingue. <em>What a Life!</em> na&icirc;t de cette tension : rendre le groupe plus accessible sans effacer ce que la voix et la pr&eacute;sence de Christina Amphlett apportent de frontal. L&rsquo;album, comme le groupe, figure aussi dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Mike Chapman apporte aussi une chanson</h2>
<p>L&rsquo;arriv&eacute;e de Chapman ne se limite pas au remixage. Avec Holly Knight, il cosigne <em>Pleasure and Pain</em>, une exception importante dans le fonctionnement des Divinyls. Le morceau ne vient pas du noyau d&rsquo;&eacute;criture habituellement associ&eacute; &agrave; Amphlett et McEntee : il est apport&eacute; par deux auteurs ext&eacute;rieurs, puis produit par Chapman dans le cadre de la nouvelle orientation recherch&eacute;e pour l&rsquo;album.</p>
<p><em>Pleasure and Pain</em> devient le premier single de <em>What a Life!</em>. Son r&ocirc;le r&eacute;sume la strat&eacute;gie du disque : la transformation ne repose pas uniquement sur de nouveaux r&eacute;glages en studio, mais aussi sur l&rsquo;introduction d&rsquo;une composition con&ccedil;ue avec Chapman lui-m&ecirc;me. Producteur, remixeur et coauteur, celui-ci intervient donc &agrave; plusieurs niveaux dans la derni&egrave;re phase du projet.</p>
<p>Ce choix &eacute;claire &eacute;galement le chemin parcouru depuis les premi&egrave;res s&eacute;ances avec Mark Opitz. Au lieu de conserver une seule m&eacute;thode de production, les Divinyls ont accept&eacute; de reprendre les chansons, de changer d&rsquo;interlocuteur puis de confier les mixes &agrave; un troisi&egrave;me producteur. <em>What a Life!</em> ne correspond pas &agrave; une rupture soudaine, mais au r&eacute;sultat d&rsquo;ajustements successifs destin&eacute;s &agrave; trouver un &eacute;quilibre entre force d&rsquo;attaque et efficacit&eacute; radiophonique.</p>
<h2>Un compromis observ&eacute; d&egrave;s 1985</h2>
<p>&Agrave; sa parution, ce d&eacute;placement vers un rock plus accessible est imm&eacute;diatement relev&eacute; par la critique. Le <em>Los Angeles Times</em> consid&egrave;re que les Divinyls ont sacrifi&eacute; une partie du myst&egrave;re et de la rudesse de leur premier album. Le journal souligne n&eacute;anmoins que l&rsquo;orientation plus grand public n&rsquo;a pas neutralis&eacute; la personnalit&eacute; vocale ni la passion de Christina Amphlett. Le compromis recherch&eacute; en studio reste donc perceptible : les arrangements &eacute;voluent, mais la chanteuse demeure le point de r&eacute;sistance du disque.</p>
<p>En Australie, l&rsquo;album atteint la quatri&egrave;me place du classement et demeure 32 semaines dans le palmar&egrave;s. Ce r&eacute;sultat donne une port&eacute;e concr&egrave;te au patient travail entrepris depuis la fin de 1983. Apr&egrave;s les premi&egrave;res s&eacute;ances, la r&eacute;&eacute;criture, le passage de Gary Langan et l&rsquo;intervention finale de Mike Chapman, les Divinyls obtiennent avec leur deuxi&egrave;me album l&rsquo;un de leurs r&eacute;sultats nationaux les plus visibles de cette p&eacute;riode.</p>
<p>Quarante et un ans plus tard, la naissance de <em>What a Life!</em> reste surtout l&rsquo;histoire d&rsquo;un groupe qui refuse deux solutions trop simples : reproduire son premier disque ou lisser enti&egrave;rement son identit&eacute; pour l&rsquo;exportation. Le choix d&eacute;cisif consiste &agrave; repartir travailler, puis &agrave; faire entrer Chapman dans le projet. <em>Pleasure and Pain</em>, chanson ext&eacute;rieure devenue pi&egrave;ce centrale de l&rsquo;album, condense ce changement de m&eacute;thode.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;article contemporain de <a href="https://www.worldradiohistory.com/Archive-All-Music/Billboard/80s/1985/BB-1985-12-28.pdf"><em>Billboard</em>, &laquo; Divinyls Tone Down Their Attack &raquo;</a>, apporte le r&eacute;cit de Mark McEntee sur les diff&eacute;rentes &eacute;tapes de production, la recherche d&rsquo;un album plus construit et l&rsquo;intervention de Mike Chapman. La critique du <a href="https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1985-11-03-ca-3639-story.html"><em>Los Angeles Times</em>, &laquo; Divinyls&mdash;Less Desperate &raquo;</a>, offre un contrepoint contemporain sur l&rsquo;&eacute;volution sonore du groupe et la place pr&eacute;serv&eacute;e par Christina Amphlett.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> What a Life!</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Divinyls</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 41 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 28 octobre 1985</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Trois producteurs ont successivement fa&ccedil;onn&eacute; l&rsquo;album</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>P!nk : Funhouse, une séparation transformée en disque frontal</title>
      <description><![CDATA[Funhouse f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 18 ans. Pour son cinqui&egrave;me album studio, P!nk a puis&eacute; dans sa s&eacute;paration temporaire avec Carey Hart, sans s&rsquo;enfermer dans le seul r&eacute;cit d&rsquo;une rupture : entre...]]></description>
      <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 23:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/p-nk-funhouse-une-separation-transformee-en-disque-frontal-737</link>
      <guid isPermaLink="false">115309976abafc7e29fd7541c63a4d5bf595451b</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="189384" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6adb5014e12a68.46787444.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Funhouse f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 18 ans. Pour son cinqui&egrave;me album studio, P!nk a puis&eacute; dans sa s&eacute;paration temporaire avec Carey Hart, sans s&rsquo;enfermer dans le seul r&eacute;cit d&rsquo;une rupture : entre le titre explosif initialement envisag&eacute;, la provocation de <em>So What</em> et la r&eacute;flexion port&eacute;e par <em>Sober</em>, le projet s&rsquo;est construit dans le tri et le mouvement.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir <em>Funhouse</em>, l&rsquo;album devait porter un titre autrement plus brutal : <em>Heartbreak Is a Motherfucker</em>. Le label l&rsquo;a refus&eacute;, mais cette premi&egrave;re id&eacute;e disait d&eacute;j&agrave; quelque chose de la mani&egrave;re dont P!nk entendait affronter la p&eacute;riode. En 2008, sa s&eacute;paration temporaire avec Carey Hart se trouvait au centre de l&rsquo;attention. Plut&ocirc;t que de contourner le sujet, la chanteuse l&rsquo;a plac&eacute; au premier plan, quitte &agrave; exposer ses contradictions et &agrave; faire entrer l&rsquo;homme concern&eacute; dans la mise en sc&egrave;ne.</p>
<h2>Trente &agrave; trente-cinq chansons avant le choix final</h2>
<p>Enregistr&eacute; entre 2007 et 2008, <em>Funhouse</em> est le r&eacute;sultat d&rsquo;un travail beaucoup plus vaste que les douze chansons finalement retenues. P!nk aurait &eacute;crit et enregistr&eacute; entre 30 et 35 morceaux avant d&rsquo;arr&ecirc;ter la s&eacute;lection. Cette abondance permet de comprendre pourquoi le disque ne se r&eacute;sume pas &agrave; une r&eacute;action imm&eacute;diate &agrave; sa vie conjugale : le projet a n&eacute;cessit&eacute; un tri important parmi plusieurs pistes et plusieurs fa&ccedil;ons d&rsquo;aborder cette p&eacute;riode.</p>
<p>Pour mener ce travail, P!nk a retrouv&eacute; des collaborateurs d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sents dans son parcours, parmi lesquels Billy Mann, Butch Walker, Max Martin et MachoPsycho. Elle a &eacute;galement fait appel &agrave; de nouveaux partenaires comme Danja, Jimmy Harry, Tony Kanal et Eg White. Les s&eacute;ances l&rsquo;ont conduite au-del&agrave; des &Eacute;tats-Unis, notamment &agrave; Londres avec Eg White et &agrave; Stockholm avec Max Martin. Cette circulation entre &eacute;quipes et lieux d&rsquo;enregistrement a multipli&eacute; les cadres de travail autour d&rsquo;un album pourtant li&eacute; &agrave; une exp&eacute;rience tr&egrave;s personnelle.</p>
<p>Le changement de titre a d&eacute;plac&eacute; l&rsquo;accent sans effacer la duret&eacute; de d&eacute;part. <em>Funhouse</em> a remplac&eacute; une formule explicitement centr&eacute;e sur le chagrin, tandis que les chansons conservaient la s&eacute;paration comme l&rsquo;un de leurs points d&rsquo;ancrage. P!nk r&eacute;sumait elle-m&ecirc;me son rapport aux sujets sensibles par une image lors d&rsquo;un entretien avec NPR : &laquo; If there's an elephant in the room, I'm gonna jump on it and ride it around. &raquo; Autrement dit, si un probl&egrave;me s&rsquo;impose dans la pi&egrave;ce, elle pr&eacute;f&egrave;re s&rsquo;en saisir publiquement plut&ocirc;t que feindre de ne pas le voir.</p>
<h2><em>So What</em>, Carey Hart jusque dans le clip</h2>
<p><em>So What</em> constitue l&rsquo;expression la plus spectaculaire de cette m&eacute;thode. La chanson vise directement Carey Hart et transforme la s&eacute;paration en provocation pop. Pourtant, le principal int&eacute;ress&eacute; appara&icirc;t dans le clip. Ce face-&agrave;-face entre les paroles et l&rsquo;image a renforc&eacute; l&rsquo;impact m&eacute;diatique du morceau : la rupture racont&eacute;e n&rsquo;&eacute;tait pas seulement &eacute;voqu&eacute;e, elle &eacute;tait jou&eacute;e devant la cam&eacute;ra avec celui qui en &eacute;tait l&rsquo;un des protagonistes.</p>
<p>Le pari a offert &agrave; P!nk son premier num&eacute;ro un en solo au Billboard Hot 100 am&eacute;ricain. Ce r&eacute;sultat d&eacute;passe l&rsquo;anecdote de classement : il montre qu&rsquo;une chanson directement reli&eacute;e &agrave; un &eacute;pisode intime et encore tr&egrave;s expos&eacute; pouvait devenir son plus grand succ&egrave;s individuel aux &Eacute;tats-Unis &agrave; ce stade de sa carri&egrave;re. <em>So What</em> n&rsquo;a donc pas seulement lanc&eacute; l&rsquo;album ; il en a imm&eacute;diatement install&eacute; la tension principale, entre confrontation publique et complicit&eacute; persistante.</p>
<h2><em>Sober</em>, une id&eacute;e trouv&eacute;e loin de la f&ecirc;te</h2>
<p>Une autre chanson essentielle est n&eacute;e dans un contexte tr&egrave;s diff&eacute;rent. Lors d&rsquo;une soir&eacute;e organis&eacute;e chez P!nk, les invit&eacute;s buvaient, tandis qu&rsquo;elle ne voulait plus rester sur place. Elle est partie &agrave; la plage avec une question en t&ecirc;te : &laquo; How do I feel so good sober? &raquo; Cette id&eacute;e a fourni le point de d&eacute;part de <em>Sober</em>.</p>
<p>Le morceau a ensuite d&eacute;pass&eacute; la seule question de l&rsquo;alcool. Sa r&eacute;flexion s&rsquo;est &eacute;largie &agrave; la possibilit&eacute; de se sentir bien sans d&eacute;pendre de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Dans un album souvent pr&eacute;sent&eacute; &agrave; travers la s&eacute;paration avec Carey Hart, <em>Sober</em> ouvre ainsi un autre espace : celui de l&rsquo;autonomie, formul&eacute;e non comme un slogan, mais comme une interrogation n&eacute;e au milieu d&rsquo;une soir&eacute;e &agrave; laquelle P!nk ne souhaitait plus participer.</p>
<p>Le rapprochement entre <em>So What</em> et <em>Sober</em> r&eacute;v&egrave;le deux r&eacute;ponses distinctes &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode. La premi&egrave;re passe par la provocation et la pr&eacute;sence inattendue de Carey Hart dans le clip ; la seconde part d&rsquo;un retrait, d&rsquo;un d&eacute;part vers la plage et d&rsquo;une question personnelle. C&rsquo;est cette coexistence qui emp&ecirc;che <em>Funhouse</em> de tenir dans l&rsquo;&eacute;tiquette commode d&rsquo;un simple album de rupture. Le disque figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Un premier num&eacute;ro un britannique</h2>
<p>&Agrave; sa parution, <em>Funhouse</em> est devenu le premier album de P!nk &agrave; atteindre la premi&egrave;re place au Royaume-Uni. Aux &Eacute;tats-Unis, il a d&eacute;but&eacute; en deuxi&egrave;me position avec environ 180 000 exemplaires vendus pendant sa premi&egrave;re semaine. Ces r&eacute;sultats ont prolong&eacute; l&rsquo;&eacute;lan de <em>So What</em> et donn&eacute; une port&eacute;e internationale &agrave; un projet n&eacute; d&rsquo;une p&eacute;riode particuli&egrave;rement expos&eacute;e de sa vie.</p>
<p>Dix-huit ans apr&egrave;s sa sortie fran&ccedil;aise, l&rsquo;histoire de <em>Funhouse</em> reste attach&eacute;e &agrave; des d&eacute;cisions tr&egrave;s concr&egrave;tes : abandonner un titre jug&eacute; trop cru, choisir douze morceaux parmi plusieurs dizaines, travailler entre Londres et Stockholm, puis inviter Carey Hart dans le clip de la chanson qui le prenait directement pour cible. La r&eacute;conciliation visuelle de <em>So What</em>, plac&eacute;e au c&oelig;ur m&ecirc;me de la confrontation, demeure l&rsquo;image la plus saisissante de cette construction.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://www.officialcharts.com/galleries/every-pink-single-and-album-artwork/">Official Charts</a> revient notamment sur le titre initialement envisag&eacute; pour l&rsquo;album et sur la premi&egrave;re place obtenue par <em>Funhouse</em> au Royaume-Uni.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Funhouse</p>
<p><strong>Artiste :</strong> P!nk</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 18 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 27 octobre 2008</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Carey Hart appara&icirc;t dans le clip de So What</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The Stranglers : Dreamtime, l’album repris après un renvoi du studio</title>
      <description><![CDATA[Dreamtime f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 40 ans. Avant de devenir le neuvi&egrave;me album studio des Stranglers, le disque a connu un d&eacute;part brutal : le producteur Laurie Latham a interrompu les premi&egrave;res s&eacute;ances, j...]]></description>
      <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/the-stranglers-dreamtime-l-album-repris-apres-un-renvoi-du-studio-757</link>
      <guid isPermaLink="false">50c202eca1883b1045dd25928e2d508822bbefc7</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="117543" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6adf05b2ab39b9.29491885.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dreamtime f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 40 ans. Avant de devenir le neuvi&egrave;me album studio des Stranglers, le disque a connu un d&eacute;part brutal : le producteur Laurie Latham a interrompu les premi&egrave;res s&eacute;ances, jugeant les chansons insuffisamment pr&eacute;par&eacute;es.</strong></p>
<p></p>
<p>Au milieu des s&eacute;ances de Dreamtime, les Stranglers se retrouvent face &agrave; une d&eacute;cision peu ordinaire : leur producteur met fin au travail et les renvoie du studio. Laurie Latham conna&icirc;t pourtant d&eacute;j&agrave; le groupe, puisqu&rsquo;il a produit l&rsquo;album pr&eacute;c&eacute;dent, Aural Sculpture. Cette fois, il estime que les nouveaux morceaux ne sont pas pr&ecirc;ts &agrave; &ecirc;tre enregistr&eacute;s.</p>
<p>Hugh Cornwell a racont&eacute; cet &eacute;pisode pr&egrave;s de quatre d&eacute;cennies plus tard en reprenant les mots attribu&eacute;s &agrave; Latham : <em>&laquo; You ain&rsquo;t ready. This isn&rsquo;t cutting the quick. This isn&rsquo;t cutting the ice. &raquo;</em> Le verdict ne porte pas sur un d&eacute;tail technique ou sur une seule chanson. Il remet en cause l&rsquo;&eacute;tat m&ecirc;me du projet et oblige le groupe &agrave; reprendre ses compositions avant de pouvoir terminer l&rsquo;album.</p>
<h2>Un producteur arr&ecirc;te les s&eacute;ances</h2>
<p>Ce refus constitue le v&eacute;ritable point de bascule de Dreamtime. Latham ne se contente pas de demander quelques corrections pendant l&rsquo;enregistrement : il interrompt les s&eacute;ances. Pour un groupe qui pr&eacute;pare alors son neuvi&egrave;me album studio, l&rsquo;&eacute;pisode impose un retour en arri&egrave;re. Les Stranglers retravaillent leurs morceaux au lieu de poursuivre imm&eacute;diatement la production engag&eacute;e.</p>
<p>Le groupe ne reprend finalement pas le projet avec Latham. Mike Kemp intervient pour la suite du travail et partage le cr&eacute;dit de production avec les Stranglers. Le changement ne repr&eacute;sente donc pas une simple alternance de noms au g&eacute;n&eacute;rique : il d&eacute;coule directement du coup d&rsquo;arr&ecirc;t initial et accompagne la reprise en main de l&rsquo;album par ses musiciens.</p>
<p>Dans le souvenir de Cornwell, le d&eacute;roulement tient en trois mouvements particuli&egrave;rement nets : Latham les renvoie, les chansons sont retravaill&eacute;es, puis le groupe ach&egrave;ve lui-m&ecirc;me le disque. Cette s&eacute;quence donne &agrave; Dreamtime une histoire de fabrication singuli&egrave;re, fond&eacute;e moins sur la continuit&eacute; que sur une remise en chantier impos&eacute;e en plein processus.</p>
<h2>Des cuivres et une batterie programm&eacute;e</h2>
<p>La version achev&eacute;e de Dreamtime porte le cr&eacute;dit conjoint des Stranglers et de Mike Kemp. Elle se distingue notamment par l&rsquo;emploi d&rsquo;une section de cuivres compos&eacute;e de trois musiciens. Jet Black intervient &eacute;galement au moyen de parties de batterie programm&eacute;es, un &eacute;l&eacute;ment pr&eacute;cis du travail r&eacute;alis&eacute; pour cet album.</p>
<p>Ces choix prennent place dans un disque dont la gen&egrave;se avait commenc&eacute; sous une autre direction. Ils t&eacute;moignent du r&eacute;sultat concret obtenu apr&egrave;s l&rsquo;arr&ecirc;t des premi&egrave;res s&eacute;ances : les Stranglers ne se sont pas content&eacute;s de reprendre l&rsquo;enregistrement l&agrave; o&ugrave; il avait &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;, mais ont men&eacute; le projet &agrave; son terme dans une nouvelle configuration de production.</p>
<p>Parmi les morceaux de l&rsquo;album, Always the Sun est celui qui obtient le classement le plus visible en single au Royaume-Uni, avec une 30e place. Dreamtime atteint pour sa part la 16e position du classement britannique des albums. Ce r&eacute;sultat est souvent pr&eacute;sent&eacute; comme le plus faible obtenu par un album studio du groupe pendant la p&eacute;riode o&ugrave; Hugh Cornwell en faisait partie, malgr&eacute; l&rsquo;exposition acquise par Always the Sun.</p>
<p>Quarante ans plus tard, Dreamtime et les Stranglers figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. L&rsquo;histoire du disque reste indissociable de ce moment o&ugrave; un producteur a estim&eacute; qu&rsquo;entrer en studio ne suffisait pas : encore fallait-il que les chansons soient pr&ecirc;tes.</p>
<h2>Nice in Nice, retour sur une &eacute;meute</h2>
<p>Une autre histoire du groupe traverse directement l&rsquo;album. Nice in Nice revient sur les &eacute;v&eacute;nements survenus &agrave; Nice en 1980, lorsqu&rsquo;une &eacute;meute avait conduit les Stranglers en prison pendant quelques semaines. La chanson transforme ainsi un &eacute;pisode mouvement&eacute; de leur parcours en mati&egrave;re pour Dreamtime, six ans apr&egrave;s les faits.</p>
<p>Ce rattachement &agrave; un &eacute;v&eacute;nement pr&eacute;cis distingue Nice in Nice au sein du disque. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;un titre &eacute;voquant une ville : le morceau renvoie &agrave; une confrontation r&eacute;ellement v&eacute;cue par les musiciens et &agrave; ses cons&eacute;quences imm&eacute;diates. Dans un album marqu&eacute; par une reprise difficile du travail en studio, cette chanson ajoute un autre pan de l&rsquo;histoire collective des Stranglers.</p>
<p>Dreamtime para&icirc;t finalement le 27 octobre 1986. Son parcours ne peut &ecirc;tre r&eacute;duit &agrave; ses positions dans les classements : sa naissance raconte surtout un groupe contraint d&rsquo;accepter un jugement s&eacute;v&egrave;re, de retourner travailler ses chansons puis de changer de partenaire pour achever le disque. Quarante ans apr&egrave;s, la phrase rapport&eacute;e par Hugh Cornwell demeure l&rsquo;image la plus saisissante de cette fabrication : avant l&rsquo;album, il y eut un producteur pr&ecirc;t &agrave; tout arr&ecirc;ter.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.therockpit.net/2024/interview-hugh-cornwell-solo-artist-and-ex-stranglers/">interview de Hugh Cornwell publi&eacute;e par The Rockpit</a> apporte son t&eacute;moignage direct sur l&rsquo;interruption des premi&egrave;res s&eacute;ances, le jugement de Laurie Latham et la reprise du projet. La <a href="https://www.allmusic.com/album/dreamtime-mw0000191932">fiche &eacute;ditoriale de Dreamtime sur AllMusic</a> compl&egrave;te cette histoire avec le parcours de l&rsquo;album et le contexte de Nice in Nice.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Dreamtime</p>
<p><strong>Artiste :</strong> The Stranglers</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 40 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 27 octobre 1986</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Laurie Latham a interrompu les premi&egrave;res s&eacute;ances</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Duran Duran : Danse Macabre, le concert Halloween devenu album</title>
      <description><![CDATA[Duran Duran c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les trois ans de Danse Macabre, un disque n&eacute; d&rsquo;un spectacle pr&eacute;par&eacute; pour Halloween &agrave; Las Vegas. Entre reprises, mash-up et retrouvailles avec d&...]]></description>
      <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/duran-duran-danse-macabre-le-concert-halloween-devenu-album-755</link>
      <guid isPermaLink="false">019298db4ca744eeee1fca788fc1cf65da643fc1</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="103243" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6ae0593acf7e98.46803807.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Duran Duran c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les trois ans de <em>Danse Macabre</em>, un disque n&eacute; d&rsquo;un spectacle pr&eacute;par&eacute; pour Halloween &agrave; Las Vegas. Entre reprises, mash-up et retrouvailles avec d&rsquo;anciens membres, le groupe a transform&eacute; cette soir&eacute;e particuli&egrave;re en laboratoire pour revisiter plusieurs &eacute;poques de son histoire.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence le 31 octobre 2022, lorsque Duran Duran donne un concert sp&eacute;cial Halloween &agrave; Las Vegas. Pour l&rsquo;occasion, le groupe pr&eacute;pare plusieurs reprises et reconfigure certains morceaux de son propre catalogue. Ce qui devait servir un spectacle unique produit suffisamment de mati&egrave;re pour ouvrir une autre perspective : celle d&rsquo;un v&eacute;ritable album construit &agrave; partir de cette exp&eacute;rience.</p>
<p>Nick Rhodes propose alors de transformer les enregistrements du concert en disque. John Taylor r&eacute;sumera le moment o&ugrave; le projet change de dimension par une remarque tr&egrave;s concr&egrave;te : &laquo; We then realized we've got seven or so great recordings. &raquo; Le groupe comprend qu&rsquo;il poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; environ sept enregistrements susceptibles de constituer le point de d&eacute;part d&rsquo;un projet plus vaste.</p>
<h2>Un spectacle prolong&eacute; en studio</h2>
<p>Cette origine explique la forme singuli&egrave;re de <em>Danse Macabre</em>. Plut&ocirc;t que de repartir de z&eacute;ro apr&egrave;s Las Vegas, Duran Duran conserve le principe imagin&eacute; pour la sc&egrave;ne : faire dialoguer de nouvelles chansons, des reprises et des morceaux de son r&eacute;pertoire profond&eacute;ment remani&eacute;s. L&rsquo;album r&eacute;unit ainsi treize titres, dont trois compositions nouvelles, sans se limiter &agrave; la simple restitution du concert.</p>
<p>La s&eacute;lection puise notamment chez Talking Heads, Billie Eilish, les Rolling Stones, Siouxsie and the Banshees, Cerrone et The Specials. Ces reprises c&ocirc;toient les propres m&eacute;tamorphoses du groupe, donnant au disque sa construction hybride. Duran Duran assure la production avec Mr Hudson et Josh Blair. Mr Hudson avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; avec la formation sur <em>Paper Gods</em>, paru en 2015.</p>
<p>Le projet devient aussi un point de rencontre entre diff&eacute;rentes p&eacute;riodes de Duran Duran. Andy Taylor et Warren Cuccurullo, deux anciens guitaristes du groupe, participent &agrave; l&rsquo;album. Leur pr&eacute;sence place plusieurs g&eacute;n&eacute;rations de musiciens dans un m&ecirc;me projet, tandis que Nile Rodgers et Victoria De Angelis, bassiste de M&aring;neskin, viennent encore &eacute;largir cette distribution.</p>
<h2>Victoria De Angelis face &agrave; John Taylor</h2>
<p>La reprise de <em>Psycho Killer</em> concentre particuli&egrave;rement ce jeu de rencontres. Sur le morceau de Talking Heads, Victoria De Angelis travaille les lignes de basse en studio avec John Taylor. La collaboration associe ainsi la bassiste de M&aring;neskin &agrave; l&rsquo;un des membres historiques de Duran Duran autour d&rsquo;une chanson ext&eacute;rieure au r&eacute;pertoire des deux formations.</p>
<p>Cette version ne se r&eacute;sume donc pas &agrave; la pr&eacute;sence d&rsquo;une invit&eacute;e ajout&eacute;e &agrave; une reprise. Le travail commun des deux bassistes inscrit directement l&rsquo;&eacute;change dans la fabrication du morceau. <em>Psycho Killer</em>, comme l&rsquo;album <em>Danse Macabre</em>, est diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION.</p>
<p>Nile Rodgers apporte une autre connexion importante &agrave; l&rsquo;histoire du groupe. Avec Andy Taylor, Warren Cuccurullo et Victoria De Angelis, il contribue &agrave; faire de l&rsquo;album un lieu o&ugrave; le Duran Duran du pr&eacute;sent ne gomme pas ses configurations pass&eacute;es, mais les rassemble autour d&rsquo;un m&ecirc;me concept issu de la sc&egrave;ne.</p>
<h2>Le dr&ocirc;le d&rsquo;assemblage de Super Lonely Freak</h2>
<p><em>Super Lonely Freak</em> r&eacute;v&egrave;le une autre facette du processus engag&eacute; &agrave; Las Vegas. Le titre assemble <em>Lonely in Your Nightmare</em>, chanson de Duran Duran, et <em>Super Freak</em> de Rick James. Ce mash-up faisait partie de l&rsquo;approche ludique mise au point pour le concert d&rsquo;Halloween avant de trouver sa place sur l&rsquo;album.</p>
<p>Le proc&eacute;d&eacute; est significatif : au lieu de seulement reprendre Rick James ou de rejouer son propre morceau, Duran Duran fusionne les deux. Le groupe traite ainsi son catalogue comme une mati&egrave;re encore transformable. Cette logique permet &agrave; <em>Danse Macabre</em> de d&eacute;passer le cadre d&rsquo;un album de reprises, puisque les musiciens y revisitent &eacute;galement leurs propres chansons.</p>
<p>La juxtaposition de <em>Psycho Killer</em> et de <em>Super Lonely Freak</em> r&eacute;sume deux gestes centraux du disque. Le premier favorise une collaboration interg&eacute;n&eacute;rationnelle autour d&rsquo;un classique de Talking Heads ; le second fait entrer une chanson de Duran Duran dans un montage avec Rick James. Dans les deux cas, l&rsquo;id&eacute;e pr&eacute;par&eacute;e pour une soir&eacute;e de sc&egrave;ne est prolong&eacute;e par un travail sp&eacute;cifique destin&eacute; &agrave; l&rsquo;album.</p>
<h2>Treize titres et plusieurs &eacute;poques r&eacute;unies</h2>
<p>Publi&eacute; le 27 octobre 2023, <em>Danse Macabre</em> est entr&eacute; directement &agrave; la quatri&egrave;me place du classement britannique des albums. Il s&rsquo;est &eacute;galement class&eacute; dans le Top 5 en &Eacute;cosse et dans le Top 10 en Belgique et en Italie. Ces r&eacute;sultats accompagnent un projet n&eacute; sans suivre le parcours habituel d&rsquo;un album enti&egrave;rement con&ccedil;u en studio : une soir&eacute;e th&eacute;matique a d&rsquo;abord fourni les chansons, les associations et l&rsquo;impulsion initiale.</p>
<p>Trois ans apr&egrave;s sa sortie, le disque conserve cette histoire tr&egrave;s identifiable. Une commande sc&eacute;nique pour Halloween a conduit Nick Rhodes &agrave; proposer un album, puis Duran Duran a d&eacute;velopp&eacute; l&rsquo;id&eacute;e avec de nouvelles compositions, des reprises et des r&eacute;inventions de son catalogue. La pr&eacute;sence d&rsquo;anciens membres et de nouveaux invit&eacute;s a finalement donn&eacute; &agrave; cette exp&eacute;rience ponctuelle l&rsquo;allure d&rsquo;une r&eacute;union entre plusieurs &acirc;ges du groupe.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview de <a href="https://duranduran.com/2023/duran-durans-nick-rhodes-on-their-new-halloween-themed-album-danse-macabre/">Nick Rhodes consacr&eacute;e &agrave; <em>Danse Macabre</em></a> d&eacute;taille le passage du concert de Las Vegas au projet d&rsquo;album, ainsi que la gen&egrave;se de <em>Psycho Killer</em> et de <em>Super Lonely Freak</em>. Le <a href="https://duranduran.com/2023/duran-duran-revisits-songs-and-spirits-past-and-present-on-danse-macabre/">r&eacute;cit publi&eacute; par Duran Duran sur la conception du disque</a> compl&egrave;te cette histoire en revenant sur le r&ocirc;le de Nick Rhodes, la production et les morceaux r&eacute;invent&eacute;s.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Danse Macabre</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Duran Duran</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 3 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 27 octobre 2023</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Un concert Halloween &agrave; l&rsquo;origine de l&rsquo;album</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Stevie Wonder : comment Superstition est restée dans Talking Book</title>
      <description><![CDATA[Talking Book f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 54 ans. Avec cet album, Stevie Wonder affirme son autonomie en studio, explore les possibilit&eacute;s du syst&egrave;me TONTO et conserve finalement &laquo; Superstition &raquo;, une ...]]></description>
      <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/stevie-wonder-comment-superstition-est-restee-dans-talking-book-754</link>
      <guid isPermaLink="false">589744c04ab865364d79541f6152e0b7f84aa644</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="190839" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6adf0506c71133.87528861.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Talking Book</em> f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 54 ans. Avec cet album, Stevie Wonder affirme son autonomie en studio, explore les possibilit&eacute;s du syst&egrave;me TONTO et conserve finalement &laquo; Superstition &raquo;, une chanson d&rsquo;abord pens&eacute;e pour Jeff Beck.</strong></p>
<p></p>
<p>&laquo; Superstition &raquo; aurait pu suivre une tout autre trajectoire. Stevie Wonder avait con&ccedil;u la chanson pour Jeff Beck, dans le cadre d&rsquo;un &eacute;change entre les deux musiciens. Le guitariste participe m&ecirc;me &agrave; une premi&egrave;re d&eacute;monstration, non pas &agrave; la guitare, mais &agrave; la batterie. Le morceau semble alors destin&eacute; &agrave; quitter le r&eacute;pertoire de son auteur pour rejoindre le projet de Beck.</p>
<p>Le retard pris par ce projet modifie cependant le sc&eacute;nario. Motown et Berry Gordy interviennent pour que Stevie Wonder conserve &laquo; Superstition &raquo; et en fasse le single principal de <em>Talking Book</em>. Wonder garde donc son propre enregistrement pour l&rsquo;album, tandis qu&rsquo;il donnera ensuite &agrave; Beck une autre composition, &laquo; Cause We&rsquo;ve Ended as Lovers &raquo;.</p>
<h2>Superstition, la chanson que Motown ne voulait pas c&eacute;der</h2>
<p>Cet &eacute;pisode concentre les tensions qui entourent la nouvelle position de Stevie Wonder au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970. Il produit lui-m&ecirc;me <em>Talking Book</em> et ma&icirc;trise d&eacute;sormais une part d&eacute;terminante de la cr&eacute;ation, de l&rsquo;interpr&eacute;tation et de la fabrication de ses disques. Mais l&rsquo;avenir de &laquo; Superstition &raquo; montre que les d&eacute;cisions artistiques restent aussi soumises aux enjeux de la maison de disques.</p>
<p>L&rsquo;intervention de Motown ne consiste pas simplement &agrave; retenir une chanson suppl&eacute;mentaire pour compl&eacute;ter l&rsquo;album. Elle place &laquo; Superstition &raquo; au premier plan du projet et emp&ecirc;che qu&rsquo;un titre con&ccedil;u par Wonder soit d&rsquo;abord associ&eacute; &agrave; un autre artiste. Cette d&eacute;cision donne &agrave; <em>Talking Book</em> l&rsquo;une de ses pi&egrave;ces centrales, tout en laissant subsister le lien avec Jeff Beck.</p>
<p>Le guitariste appara&icirc;t d&rsquo;ailleurs sur l&rsquo;album, puisqu&rsquo;il joue sur &laquo; Lookin&rsquo; for Another Pure Love &raquo;. Sa pr&eacute;sence rappelle que la collaboration ne s&rsquo;est pas r&eacute;sum&eacute;e &agrave; la destination contrari&eacute;e de &laquo; Superstition &raquo;. Elle s&rsquo;inscrit dans un v&eacute;ritable &eacute;change de chansons et de participations entre Beck et Wonder.</p>
<h2>TONTO, un laboratoire aussi puissant qu&rsquo;impr&eacute;visible</h2>
<p>La libert&eacute; de Stevie Wonder se joue &eacute;galement devant les machines. Pour <em>Talking Book</em>, il travaille avec Robert Margouleff et Malcolm Cecil, collaborateurs de production, d&rsquo;ing&eacute;nierie et de conception sonore associ&eacute;s &agrave; TONTO. Ce vaste syst&egrave;me de synth&egrave;se lui permet d&rsquo;exercer un contr&ocirc;le in&eacute;dit sur les timbres et les arrangements.</p>
<p>TONTO n&rsquo;est pourtant pas un raccourci confortable. Massif et exp&eacute;rimental, l&rsquo;instrument peut ralentir le travail et se montrer impr&eacute;visible. Il faut donc apprivoiser un outil complexe au moment m&ecirc;me o&ugrave; Wonder cherche &agrave; pousser plus loin sa ma&icirc;trise du studio. La technologie &eacute;largit ses possibilit&eacute;s, mais impose aussi ses propres contraintes aux s&eacute;ances.</p>
<p>L&rsquo;enregistrement se d&eacute;roule sur plusieurs sites, parmi lesquels Electric Lady Studios. Cette p&eacute;riode de cr&eacute;ation ne reste pas enferm&eacute;e dans les limites d&rsquo;un seul disque : une partie du mat&eacute;riau travaill&eacute; pendant ces sessions alimentera &eacute;galement d&rsquo;autres albums, notamment <em>Innervisions</em>. <em>Talking Book</em> appara&icirc;t ainsi au c&oelig;ur d&rsquo;une phase de production particuli&egrave;rement f&eacute;conde.</p>
<h2>De la rupture intime au regard social</h2>
<p>&Agrave; c&ocirc;t&eacute; de &laquo; Superstition &raquo;, &laquo; Lookin&rsquo; for Another Pure Love &raquo; poss&egrave;de sa propre histoire. La chanson est li&eacute;e &agrave; Syreeta Wright, qui compte parmi les collaboratrices de l&rsquo;album. Son r&eacute;cit prend pour point de d&eacute;part un appel t&eacute;l&eacute;phonique annon&ccedil;ant la fin d&rsquo;une relation, avant de transformer cette rupture en qu&ecirc;te d&rsquo;un amour pr&eacute;sent&eacute; comme plus sinc&egrave;re. La participation de Jeff Beck &agrave; la guitare ajoute un autre lien entre cette chanson et l&rsquo;&eacute;change artistique nou&eacute; autour de l&rsquo;album.</p>
<p>&laquo; Big Brother &raquo; &eacute;largit encore le champ de <em>Talking Book</em>. Le morceau associe une &eacute;criture socialement consciente &agrave; une production funk et d&eacute;place le propos au-del&agrave; des relations amoureuses. Cette dimension participe &agrave; l&rsquo;ampleur prise par le disque : Wonder ne s&rsquo;y affirme pas seulement comme interpr&egrave;te, mais comme auteur et producteur capable d&rsquo;organiser lui-m&ecirc;me des registres diff&eacute;rents au sein d&rsquo;un m&ecirc;me projet.</p>
<p>Cette autonomie consolide son image de cr&eacute;ateur pleinement ma&icirc;tre de ses albums et &eacute;l&egrave;ve les attentes autour de ceux qui suivront. <em>Talking Book</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, reste ainsi associ&eacute; &agrave; un moment pr&eacute;cis : celui o&ugrave; les possibilit&eacute;s du studio, les collaborations et les d&eacute;cisions entourant une chanson convergent pour changer l&rsquo;&eacute;chelle de l&rsquo;ambition de Stevie Wonder.</p>
<p>Le parcours de &laquo; Superstition &raquo; en fournit l&rsquo;image la plus concr&egrave;te. Pens&eacute;e pour Jeff Beck, disput&eacute;e dans sa destination puis conserv&eacute;e par son auteur, la chanson devient finalement indissociable de <em>Talking Book</em>. Cinquante-quatre ans apr&egrave;s sa sortie, cet &eacute;pisode raconte moins un simple changement de programme qu&rsquo;une conqu&ecirc;te artistique en train de s&rsquo;affirmer.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Talking Book</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Stevie Wonder</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 54 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 27 octobre 1972</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Superstition avait d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue pour Jeff Beck</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>R.E.M. : avec Up, le trio transforme la rupture en laboratoire électronique</title>
      <description><![CDATA[R.E.M. c&eacute;l&egrave;bre les 28 ans de Up, son premier album enregistr&eacute; apr&egrave;s le d&eacute;part du batteur Bill Berry. Plut&ocirc;t que de chercher un rempla&ccedil;ant permanent, le groupe bouleverse ses m&eacute...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 23:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/r-e-m-avec-up-le-trio-transforme-la-rupture-en-laboratoire-electronique-756</link>
      <guid isPermaLink="false">84fed353f4b7ba4b6c74989ee946bd808c7f535c</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="68057" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6adf057f76e4a5.50112694.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>R.E.M. c&eacute;l&egrave;bre les 28 ans de <em>Up</em>, son premier album enregistr&eacute; apr&egrave;s le d&eacute;part du batteur Bill Berry. Plut&ocirc;t que de chercher un rempla&ccedil;ant permanent, le groupe bouleverse ses m&eacute;thodes et construit un disque o&ugrave; boucles, claviers et objets d&eacute;tourn&eacute;s red&eacute;finissent son travail en studio.</strong></p>
<p></p>
<p>Quand Bill Berry quitte R.E.M., le groupe perd bien davantage qu&rsquo;un batteur. Membre fondateur, il &eacute;tait l&rsquo;un des quatre piliers d&rsquo;une formation rest&eacute;e stable pendant des ann&eacute;es. Michael Stipe, Peter Buck et Mike Mills choisissent pourtant de poursuivre l&rsquo;aventure &agrave; trois, sans recruter de successeur permanent. <em>Up</em>, leur onzi&egrave;me album studio, devient le r&eacute;sultat direct de cette nouvelle situation : non pas une tentative pour reproduire l&rsquo;&eacute;quilibre pr&eacute;c&eacute;dent, mais une remise &agrave; plat de leur mani&egrave;re de cr&eacute;er.</p>
<p>Mike Mills r&eacute;sumera cette attitude en une phrase : &laquo; Our feeling was this is a whole new R.E.M. &raquo; Une toute nouvelle version du groupe, donc, qui ne cherche pas &agrave; dissimuler la rupture. Le d&eacute;part de Berry ouvre un espace o&ugrave; les claviers, les boucles de batterie et la programmation prennent une importance inhabituelle. Cette transformation n&rsquo;est pas rel&eacute;gu&eacute;e &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re-plan : elle appara&icirc;t d&egrave;s les premi&egrave;res minutes du disque.</p>
<h2>Airportman place imm&eacute;diatement l&rsquo;auditeur en terrain inconnu</h2>
<p>R.E.M. d&eacute;cide d&rsquo;ouvrir <em>Up</em> avec <em>Airportman</em>, un morceau fortement &eacute;lectronique, d&eacute;pourvu du refrain accrocheur qui aurait pu offrir une entr&eacute;e plus famili&egrave;re. Ce choix donne imm&eacute;diatement la mesure du changement. Au lieu de m&eacute;nager une transition avec les albums pr&eacute;c&eacute;dents, le trio commence par l&rsquo;un des titres qui affichent le plus clairement sa nouvelle direction.</p>
<p>Le groupe travaille d&eacute;sormais avec Pat McCarthy, qui coproduit l&rsquo;album avec R.E.M. apr&egrave;s la longue collaboration avec Scott Litt. Les s&eacute;ances accueillent &eacute;galement Joey Waronker, Barrett Martin et Scott McCaughey. Leur participation permet au trio d&rsquo;&eacute;largir sa palette instrumentale sans reconstituer artificiellement l&rsquo;ancien quatuor autour d&rsquo;un unique nouveau batteur.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;exception notamment de <em>Lotus</em> et <em>Daysleeper</em>, plusieurs morceaux naissent de boucles, de d&eacute;mos et de jams en studio. Les sons ne proviennent pas seulement d&rsquo;instruments conventionnels : un banc de piano et m&ecirc;me un emballage de M&amp;M&rsquo;s sont utilis&eacute;s pour produire certaines textures. L&rsquo;anecdote r&eacute;sume la m&eacute;thode de <em>Up</em> : face &agrave; une formation amput&eacute;e de l&rsquo;un de ses membres, R.E.M. transforme le studio en terrain d&rsquo;exp&eacute;rimentation.</p>
<h2>Daysleeper, le travail de nuit vu de l&rsquo;int&eacute;rieur</h2>
<p>Au milieu de cette reconstruction, <em>Daysleeper</em> suit une voie plus directement accessible, sans pour autant constituer un r&eacute;sum&eacute; sonore de l&rsquo;album. Michael Stipe puise son id&eacute;e dans son int&eacute;r&ecirc;t pour les travailleurs de nuit. Il a notamment racont&eacute; avoir engag&eacute; un gardien charg&eacute; de surveiller pendant la nuit les bureaux de R.E.M. &agrave; Athens.</p>
<p>La chanson adopte le point de vue d&rsquo;une personne qui travaille lorsque les autres dorment, puis doit trouver le sommeil en pleine journ&eacute;e. Cette inversion des horaires fournit au morceau son personnage et sa perspective. Devenu un titre class&eacute; dans le Top 20 des radios alternatives am&eacute;ricaines, <em>Daysleeper</em> offre &agrave; l&rsquo;album l&rsquo;un de ses points d&rsquo;entr&eacute;e les plus identifiables, tout en restant plus conventionnel que plusieurs exp&eacute;riences r&eacute;unies sur <em>Up</em>.</p>
<p>Le morceau figure, comme l&rsquo;album, dans la programmation de RADIO COLLECTION. Sa pr&eacute;sence ne doit cependant pas masquer le pari d&rsquo;ensemble : R.E.M. ne s&rsquo;est pas content&eacute; d&rsquo;adapter ses chansons &agrave; l&rsquo;absence de Bill Berry, mais a utilis&eacute; ce bouleversement pour revoir les fondations m&ecirc;mes de son travail collectif.</p>
<h2>Une d&eacute;claration romantique au milieu des machines</h2>
<p><em>At My Most Beautiful</em> apporte un autre contraste. D&eacute;crite comme une pi&egrave;ce romantique, la chanson assume un hommage &agrave; l&rsquo;&eacute;criture m&eacute;lodique des Beach Boys. Elle se distingue ainsi des textures &eacute;lectroniques et des constructions plus d&eacute;routantes pr&eacute;sentes ailleurs sur le disque. <em>Up</em> ne repose donc pas sur une seule formule : les proc&eacute;d&eacute;s nouveaux y c&ocirc;toient une &eacute;criture m&eacute;lodique revendiqu&eacute;e, sans annuler la rupture engag&eacute;e par le trio.</p>
<p>Cette coexistence permet de comprendre pourquoi l&rsquo;album ne peut &ecirc;tre r&eacute;duit ni &agrave; son premier single ni &agrave; son exp&eacute;rimentation la plus radicale. <em>Airportman</em> annonce un R.E.M. transform&eacute;, <em>Daysleeper</em> d&eacute;veloppe le portrait pr&eacute;cis d&rsquo;un travailleur nocturne et <em>At My Most Beautiful</em> revendique une filiation pop particuli&egrave;re. Trois chansons, trois fa&ccedil;ons d&rsquo;habiter la nouvelle configuration du groupe.</p>
<h2>Un pari artistique sans tourn&eacute;e pour le prolonger</h2>
<p><em>Up</em> atteint la troisi&egrave;me place du Billboard 200 aux &Eacute;tats-Unis et y obtient une certification or. Mais son audace l&rsquo;&eacute;loigne aussi des grands succ&egrave;s pr&eacute;c&eacute;dents de R.E.M. L&rsquo;absence de tourn&eacute;e limite en outre son potentiel commercial imm&eacute;diat : ce disque con&ccedil;u comme une nouvelle &eacute;tape ne b&eacute;n&eacute;ficie pas d&rsquo;une longue s&eacute;rie de concerts pour installer ses partis pris aupr&egrave;s du public.</p>
<p>Vingt-huit ans plus tard, l&rsquo;histoire de <em>Up</em> tient d&rsquo;abord &agrave; la r&eacute;ponse apport&eacute;e par Stipe, Buck et Mills &agrave; une rupture majeure. Ils auraient pu chercher &agrave; r&eacute;tablir la formule du quatuor. Ils pr&eacute;f&egrave;rent accepter le d&eacute;s&eacute;quilibre, inviter d&rsquo;autres musiciens selon les besoins et laisser les boucles, les claviers, les jams et les objets du studio d&eacute;placer leur fa&ccedil;on de composer. Le banc de piano et l&rsquo;emballage de bonbons deviennent alors les d&eacute;tails tr&egrave;s concrets d&rsquo;une d&eacute;cision plus vaste : continuer R.E.M. en refusant de faire comme si rien n&rsquo;avait chang&eacute;.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;article r&eacute;trospectif de l&rsquo;<a href="https://apnews.com/article/982cfd11691916f9ac75f2264e7ff8a6">Associated Press consacr&eacute; aux 25 ans de <em>Up</em></a> revient sur le d&eacute;part de Bill Berry, la transformation du groupe et les propos de Mike Mills. L&rsquo;entretien contemporain publi&eacute; par <a href="https://www.sfgate.com/entertainment/article/r-e-m-up-about-experimental-cd-no-drummer-2982710.php">SFGate autour de la sortie de l&rsquo;album</a> d&eacute;taille quant &agrave; lui le travail avec les boucles, les jams et les objets d&eacute;tourn&eacute;s en studio.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Up</p>
<p><strong>Artiste :</strong> R.E.M.</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 28 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 26 octobre 1998</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Un emballage de M&amp;M&rsquo;s a servi &agrave; produire des sons</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
  </channel>
</rss>
