<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
  <channel>
    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Il était un album</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Il était un album</description>
    <generator>Zend_Feed_Writer 1.21.1 (http://framework.zend.com)</generator>
    <link>https://radiocollection.fr</link>
    <atom:link rel="self" type="application/rss+xml" href="http://radiocollection.fr/rss-feed-1-154"/>
    <item>
      <title>Supertramp joue sa seconde chance avec Crime of the Century, 52 ans après sa sortie</title>
      <description><![CDATA[Supertramp publiait Crime of the Century le 13 septembre 1974. Cinquante-deux ans plus tard, ce troisi&egrave;me album reste le r&eacute;cit d&rsquo;un groupe remani&eacute; qui, avec l&rsquo;appui d&eacute;cisif de Ken Scott, tro...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/supertramp-joue-sa-seconde-chance-avec-crime-of-the-century-52-ans-apres-sa-sortie-450</link>
      <guid isPermaLink="false">125fcac1bee94b33a002e2b5afaa0dbea097b825</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="127612" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa59799c19df0.32740101.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Supertramp publiait <em>Crime of the Century</em> le 13 septembre 1974. Cinquante-deux ans plus tard, ce troisi&egrave;me album reste le r&eacute;cit d&rsquo;un groupe remani&eacute; qui, avec l&rsquo;appui d&eacute;cisif de Ken Scott, trouvait enfin une identit&eacute; et amor&ccedil;ait sa perc&eacute;e internationale.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir le disque du basculement, <em>Crime of the Century</em> est celui d&rsquo;une seconde chance. Les deux premiers albums studio de Supertramp ont obtenu peu de r&eacute;sultats commerciaux. &Agrave; l&rsquo;approche du troisi&egrave;me, le groupe a &eacute;t&eacute; remani&eacute; et travaille sous une pression &eacute;vidente : il lui faut d&eacute;sormais donner une suite convaincante &agrave; des d&eacute;buts rest&eacute;s discrets.</p>
<p>Pourtant, A&amp;M Records ne r&eacute;duit pas la voilure. Le label aurait au contraire accord&eacute; davantage de temps de studio &agrave; Supertramp, reconnaissant les progr&egrave;s accomplis par le groupe. Roger Hodgson l&rsquo;a r&eacute;sum&eacute; ainsi : <em>&laquo; We&rsquo;d matured a lot and our record company recognised that and put us in the studio with Ken Scott. &raquo;</em> Cette confiance place les musiciens face &agrave; une occasion rare : reprendre leur trajectoire presque depuis le d&eacute;but, mais avec des moyens et un producteur capables d&rsquo;accompagner leur maturation.</p>
<h2>Ken Scott au centre de la transformation</h2>
<p>Entre f&eacute;vrier et juin 1974, Supertramp enregistre &agrave; Londres, notamment aux Trident Studios, aux Ramport Studios et chez Scorpio Sound. Le groupe partage la production avec Ken Scott. Sa pr&eacute;sence devient l&rsquo;un des &eacute;l&eacute;ments d&eacute;terminants de la fabrication du disque, au point d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;guli&egrave;rement associ&eacute;e au son final qui distingue <em>Crime of the Century</em> des deux albums pr&eacute;c&eacute;dents.</p>
<p>Pour Supertramp, ces s&eacute;ances tiennent aussi de l&rsquo;apprentissage acc&eacute;l&eacute;r&eacute;. Hodgson a expliqu&eacute; que le travail men&eacute; avec Scott &agrave; Trident avait beaucoup appris au groupe sur la mani&egrave;re de construire un bon disque. Ce troisi&egrave;me passage en studio n&rsquo;est donc pas seulement une nouvelle s&eacute;rie de chansons : il permet &agrave; la formation stabilis&eacute;e de mieux ma&icirc;triser l&rsquo;enregistrement et d&rsquo;organiser ses id&eacute;es avec davantage de pr&eacute;cision.</p>
<p>C&rsquo;est l&agrave; que s&rsquo;affirme la signature sonore d&eacute;sormais associ&eacute;e au groupe, avec le piano, le Wurlitzer et le saxophone soprano plac&eacute;s en avant. Cette identit&eacute; ne repose toutefois pas sur une &eacute;criture devenue collective. Hodgson a pr&eacute;cis&eacute; qu&rsquo;&agrave; cette p&eacute;riode, Rick Davies et lui avaient d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; composer s&eacute;par&eacute;ment : <em>&laquo; Rick and I had already begun to write separately. &raquo;</em> Deux &eacute;critures distinctes alimentent ainsi un m&ecirc;me album, tandis que la production leur donne une coh&eacute;rence d&rsquo;ensemble.</p>
<p>Hodgson &eacute;voque &eacute;galement des chansons devenues plus personnelles et plus fortes. La progression de Supertramp se joue donc sur plusieurs plans &agrave; la fois : une formation renouvel&eacute;e, des auteurs qui affirment leur voix propre, davantage de temps pour enregistrer et un producteur exp&eacute;riment&eacute; pour transformer ces morceaux en un disque solidement construit.</p>
<h2>De &laquo; School &raquo; &agrave; &laquo; Rudy &raquo;, un album qui pose des questions</h2>
<p><em>School</em> installe d&rsquo;embl&eacute;e l&rsquo;ambition de l&rsquo;ensemble et s&rsquo;impose parmi les titres majeurs de l&rsquo;album. Sa pr&eacute;sence durable dans les r&eacute;&eacute;ditions et les s&eacute;lections consacr&eacute;es &agrave; <em>Crime of the Century</em> t&eacute;moigne de son r&ocirc;le central dans la perception du disque. Supertramp ne cherche plus seulement le morceau susceptible de fonctionner isol&eacute;ment : le groupe fa&ccedil;onne un album dont les chansons se r&eacute;pondent par leur atmosph&egrave;re et leur force narrative.</p>
<p><em>Rudy</em> participe particuli&egrave;rement &agrave; cette impression. &Agrave; l&rsquo;occasion de la r&eacute;&eacute;dition deluxe mise en avant en 2025, Roger Hodgson est revenu sur les interrogations entourant l&rsquo;origine du personnage et l&rsquo;&eacute;ventuelle dimension conceptuelle de l&rsquo;album. La question demeure ouverte : <em>Crime of the Century</em> ne doit pas &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; comme un album conceptuel de mani&egrave;re cat&eacute;gorique. Mais la capacit&eacute; de ses chansons &agrave; faire surgir des personnages, des tensions et un sentiment de solitude explique pourquoi cette lecture continue d&rsquo;accompagner le disque.</p>
<p>Son identit&eacute; visuelle renforce cette unit&eacute;. La pochette et sa narration graphique ont souvent &eacute;t&eacute; rapproch&eacute;es des id&eacute;es de crime et de solitude urbaine. Sans attribuer au groupe une intention pr&eacute;cise qui reste peu document&eacute;e, l&rsquo;image contribue &agrave; donner &agrave; l&rsquo;album une pr&eacute;sence imm&eacute;diatement reconnaissable, en accord avec les questions et les figures qui traversent ses chansons.</p>
<h2>&laquo; Dreamer &raquo; remet le disque en mouvement</h2>
<p>Publi&eacute; le 13 septembre 1974 au Royaume-Uni, puis le 25 octobre aux &Eacute;tats-Unis, <em>Crime of the Century</em> ne se contente pas d&rsquo;am&eacute;liorer la situation de Supertramp : il change l&rsquo;&eacute;chelle de sa carri&egrave;re. Au Royaume-Uni, <em>Dreamer</em> contribue &agrave; relancer l&rsquo;album dans les classements apr&egrave;s sa sortie. Le titre agit ainsi comme un v&eacute;ritable levier de perc&eacute;e, plut&ocirc;t que comme un simple extrait ajout&eacute; &agrave; la promotion du disque.</p>
<p>La progression se confirme outre-Atlantique. <em>Crime of the Century</em> devient le premier album de Supertramp &agrave; entrer dans le Top 40 du <em>Billboard</em> am&eacute;ricain, avant d&rsquo;obtenir un statut or aux &Eacute;tats-Unis. Apr&egrave;s deux disques sans grand impact commercial, le groupe dispose enfin d&rsquo;un album capable de porter sa carri&egrave;re au-del&agrave; de son march&eacute; d&rsquo;origine.</p>
<p>Cette r&eacute;ussite donne tout son relief au pari initial d&rsquo;A&amp;M Records. Le temps suppl&eacute;mentaire, la nouvelle stabilit&eacute; du groupe et la collaboration avec Ken Scott n&rsquo;ont pas simplement permis &agrave; Supertramp de poursuivre son parcours : ils ont fix&eacute; la formule qui lui manquait. Cinquante-deux ans apr&egrave;s la premi&egrave;re sortie britannique, le moment d&eacute;cisif reste inscrit dans ces s&eacute;ances londoniennes de 1974, quand un groupe encore fragile apprenait, avec son producteur, &agrave; fabriquer le disque qui allait r&eacute;ellement lancer sa carri&egrave;re internationale.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pour ses 44 ans, New Gold Dream raconte le changement d’échelle de Simple Minds</title>
      <description><![CDATA[Simple Minds publiait New Gold Dream (81/82/83/84) il y a exactement 44 ans, le 13 septembre 1982. Avec Peter Walsh &agrave; la production, le groupe &eacute;cossais transformait son &eacute;volution post-punk en une pop ample et ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/pour-ses-44-ans-new-gold-dream-raconte-le-changement-d-echelle-de-simple-minds-448</link>
      <guid isPermaLink="false">08945e81ddbbf3a24455d3524ee6d63e4dc0d5b7</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="270906" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa5969fb48605.87386742.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Simple Minds publiait <em>New Gold Dream (81/82/83/84)</em> il y a exactement 44 ans, le 13 septembre 1982. Avec Peter Walsh &agrave; la production, le groupe &eacute;cossais transformait son &eacute;volution post-punk en une pop ample et lumineuse, port&eacute;e par <em>Promised You a Miracle</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence par un son imparfait. Au moment de pr&eacute;parer son cinqui&egrave;me album studio, Simple Minds dispose de maquettes enregistr&eacute;es sur boombox, fortement compress&eacute;es. Loin d&rsquo;&ecirc;tre seulement des brouillons &agrave; remplacer par des prises plus propres, elles vont influencer l&rsquo;esth&eacute;tique du disque. Cette mati&egrave;re compacte fournit un point de d&eacute;part inattendu &agrave; un album qui sera finalement associ&eacute; &agrave; des arrangements plus a&eacute;r&eacute;s, plus synth&eacute;tiques et plus ouvertement pop.</p>
<p>Le groupe est alors en pleine transformation. Ses premiers disques l&rsquo;ont install&eacute; dans le paysage post-punk, mais son &eacute;criture s&rsquo;&eacute;largit rapidement et gagne en m&eacute;lodie. <em>New Gold Dream (81/82/83/84)</em> ne surgit donc pas comme une rupture isol&eacute;e : il fixe un mouvement d&eacute;j&agrave; engag&eacute;, lui donne une coh&eacute;rence et, surtout, permet &agrave; Simple Minds de toucher un public plus vaste.</p>
<h2>Peter Walsh, le producteur d&rsquo;un virage d&eacute;cisif</h2>
<p>Le choix de Peter Walsh s&rsquo;inscrit dans cette transition. Simple Minds a appr&eacute;ci&eacute; son travail de remix et de production sur des morceaux li&eacute;s &agrave; la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente, notamment <em>Sweat in Bullet</em> et <em>Promised You a Miracle</em>. Walsh n&rsquo;est pas encore un producteur solidement install&eacute;, mais sa rencontre avec le groupe se r&eacute;v&egrave;le d&eacute;terminante. Il devient l&rsquo;un des principaux artisans de la nouvelle clart&eacute; sonore recherch&eacute;e autour de ces chansons.</p>
<p>Les s&eacute;ances commencent en f&eacute;vrier 1982 aux Townhouse Studios de Londres. Le climat n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un affrontement entre un groupe et un r&eacute;alisateur venu imposer sa m&eacute;thode. Peter Walsh d&eacute;crira au contraire une p&eacute;riode positive et stimulante, soutenue par une confiance r&eacute;ciproque. Une phrase qui lui est attribu&eacute;e r&eacute;sume l&rsquo;enthousiasme du moment : &laquo; You&rsquo;re a legend &ndash; you are going to be huge! &raquo;</p>
<p>Cette assurance compte dans la fabrication de l&rsquo;album. Walsh accompagne Simple Minds vers une production plus spacieuse sans effacer l&rsquo;&eacute;nergie accumul&eacute;e au fil des disques pr&eacute;c&eacute;dents. Les textures synth&eacute;tiques prennent davantage de place, tandis que la construction des morceaux devient plus accessible. Le r&eacute;sultat reste rattach&eacute; au new pop, &agrave; la synth-pop et &agrave; l&rsquo;art pop, mais l&rsquo;essentiel tient moins &agrave; l&rsquo;&eacute;tiquette qu&rsquo;&agrave; la nouvelle &eacute;chelle atteinte par le groupe.</p>
<h2><em>Promised You a Miracle</em>, la chanson qui ouvre le passage</h2>
<p>Au centre de cette bascule se trouve <em>Promised You a Miracle</em>. Le morceau, lui aussi produit par Peter Walsh, agit comme un marqueur de la direction adopt&eacute;e pour l&rsquo;album. Sa pr&eacute;sence ne se limite pas &agrave; fournir un titre imm&eacute;diatement identifiable : elle relie les exp&eacute;rimentations de la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente &agrave; la forme pop plus lumineuse qui s&rsquo;affirme d&eacute;sormais.</p>
<p>Autour de lui, <em>Glittering Prize</em> contribue &agrave; cette identit&eacute; nouvelle. Le titre compte parmi les chansons les plus r&eacute;guli&egrave;rement associ&eacute;es au disque et &agrave; son tournant commercial. <em>Someone Somewhere in Summertime</em>, autre morceau largement diffus&eacute;, en d&eacute;ploie pour sa part l&rsquo;atmosph&egrave;re expansive. Ensemble, ces chansons donnent &agrave; l&rsquo;album une continuit&eacute; qui d&eacute;passe la seule efficacit&eacute; de ses titres les plus expos&eacute;s.</p>
<p>Le changement n&rsquo;est donc pas uniquement une affaire de finition en studio. Simple Minds trouve une mani&egrave;re de conserver sa dynamique tout en rendant ses compositions plus m&eacute;lodiques. La production de Walsh sert pr&eacute;cis&eacute;ment cette articulation : elle ne pr&eacute;sente pas le groupe comme une formation enti&egrave;rement r&eacute;invent&eacute;e, mais comme un collectif arriv&eacute; au point o&ugrave; ses recherches peuvent devenir une proposition pop de grande ampleur.</p>
<h2>Une troisi&egrave;me place qui confirme la m&eacute;tamorphose</h2>
<p>Lorsque <em>New Gold Dream (81/82/83/84)</em> para&icirc;t au Royaume-Uni le 13 septembre 1982 chez Virgin, Simple Minds b&eacute;n&eacute;ficie aussi d&rsquo;un dispositif international, avec A&amp;M pour le march&eacute; am&eacute;ricain. Cette diffusion accompagne une ambition d&eacute;sormais plus large. L&rsquo;album atteint la troisi&egrave;me place du classement britannique et rencontre &eacute;galement un accueil important dans plusieurs pays.</p>
<p>Ce r&eacute;sultat confirme le r&ocirc;le charni&egrave;re du disque. Simple Minds n&rsquo;en est plus au stade de la promesse confidentielle : le groupe dispose d&eacute;sormais d&rsquo;un album capable de convertir son &eacute;volution esth&eacute;tique en progression commerciale. Le succ&egrave;s ne gomme pas le chemin parcouru depuis ses d&eacute;buts post-punk ; il en devient plut&ocirc;t la cons&eacute;quence visible, &agrave; travers une &eacute;criture et une production qui ont trouv&eacute; leur point d&rsquo;&eacute;quilibre.</p>
<p>La trajectoire de l&rsquo;album s&rsquo;est prolong&eacute;e bien apr&egrave;s 1982. En 2016, Virgin lui a consacr&eacute; une &eacute;dition deluxe de six disques, signe d&rsquo;une histoire devenue assez dense pour &ecirc;tre revisit&eacute;e dans le d&eacute;tail. Mais le meilleur r&eacute;sum&eacute; de ce tournant reste contenu dans les s&eacute;ances londoniennes elles-m&ecirc;mes : des maquettes compress&eacute;es, un jeune producteur convaincu par le potentiel du groupe, puis trois chansons &mdash; <em>Promised You a Miracle</em>, <em>Glittering Prize</em> et <em>Someone Somewhere in Summertime</em> &mdash; qui installent Simple Minds dans un espace pop beaucoup plus vaste.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Phil Collins retrouve la Motown sur Going Back, son dernier album studio à ce jour, paru il y a 16 ans</title>
      <description><![CDATA[Le 13 septembre 2010, Phil Collins publiait au Royaume-Uni Going Back, un disque de reprises puis&eacute; principalement dans la soul des ann&eacute;es 1960. Seize ans plus tard, cet hommage &agrave; la Motown demeure son dernier ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/phil-collins-retrouve-la-motown-sur-going-back-son-dernier-album-studio-a-ce-jour-paru-il-y-a-16-ans-447</link>
      <guid isPermaLink="false">daa29e39c1656c03f97586d09da09e771236d140</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="119080" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa59637e2ac46.08466375.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 13 septembre 2010, Phil Collins publiait au Royaume-Uni <em>Going Back</em>, un disque de reprises puis&eacute; principalement dans la soul des ann&eacute;es 1960. Seize ans plus tard, cet hommage &agrave; la Motown demeure son dernier album studio &agrave; ce jour, fruit d&rsquo;un retour aux influences qui avaient fa&ccedil;onn&eacute; son jeu et sa sensibilit&eacute; musicale.</strong></p>
<p></p>
<p>Apr&egrave;s huit ann&eacute;es sans nouvel album studio depuis <em>Testify</em>, Phil Collins aurait pu choisir de reprendre le fil de sa propre discographie. Il pr&eacute;f&egrave;re remonter plus loin, jusqu&rsquo;aux chansons de sa jeunesse. <em>Going Back</em> ne cherche donc pas &agrave; actualiser son personnage d&rsquo;auteur-compositeur : le chanteur et batteur y revisite un patrimoine pr&eacute;cis, celui de la soul am&eacute;ricaine et tout particuli&egrave;rement du catalogue Motown.</p>
<p>Le projet rassemble des titres popularis&eacute;s par The Supremes, The Four Tops ou Martha and the Vandellas. Ce choix ne rel&egrave;ve pas d&rsquo;une d&eacute;couverte tardive. La soul am&eacute;ricaine et le son Motown comptent depuis longtemps parmi les influences formatrices de Collins, aussi bien dans son approche de la batterie que dans son style. Le titre de l&rsquo;album r&eacute;sume ainsi sa d&eacute;marche : revenir &agrave; la musique qui pr&eacute;c&eacute;dait ses propres succ&egrave;s et qui avait particip&eacute; &agrave; la construction du musicien.</p>
<h2>Trois Funk Brothers pour renouer avec le son originel</h2>
<p>Le lien avec la Motown ne repose pas seulement sur la s&eacute;lection des chansons. Pour les enregistrer, Collins fait appel &agrave; trois des Funk Brothers encore en vie. Ces musiciens de studio avaient contribu&eacute; au son des enregistrements historiques du label. Leur pr&eacute;sence inscrit directement <em>Going Back</em> dans la continuit&eacute; du r&eacute;pertoire auquel le disque rend hommage, sans qu&rsquo;ils soient pour autant pr&eacute;sent&eacute;s comme coproducteurs du projet.</p>
<p>Phil Collins conserve la direction globale de l&rsquo;album. Entour&eacute; d&rsquo;un large ensemble de musiciens, d&rsquo;arrangeurs et de techniciens, il garde la main sur la mani&egrave;re de recr&eacute;er ces morceaux. Ce contr&ocirc;le artistique donne &agrave; <em>Going Back</em> une place singuli&egrave;re dans son parcours : m&ecirc;me compos&eacute; de chansons &eacute;crites ou popularis&eacute;es par d&rsquo;autres, le disque reste un projet personnel, organis&eacute; autour de ses propres r&eacute;f&eacute;rences.</p>
<p>Cette orientation permet &eacute;galement de distinguer l&rsquo;album d&rsquo;un simple recueil de standards con&ccedil;u pour suivre une tendance. Dans une analyse r&eacute;trospective, Ultimate Classic Rock oppose ainsi la d&eacute;marche de Collins aux s&eacute;ries de reprises pens&eacute;es comme des op&eacute;rations commerciales et d&eacute;crit plut&ocirc;t <em>Going Back</em> comme un hommage &agrave; une musique qui l&rsquo;avait profond&eacute;ment influenc&eacute;. Le r&eacute;pertoire, centr&eacute; sur la p&eacute;riode classique de la soul et de la Motown, soutient cette lecture.</p>
<h2>Carole King au c&oelig;ur d&rsquo;un retour vers les ann&eacute;es 1960</h2>
<p>La chanson <em>Going Back</em>, qui donne son nom au disque, est associ&eacute;e au r&eacute;pertoire de Carole King. Plusieurs compositions li&eacute;es &agrave; cette derni&egrave;re figurent sur l&rsquo;album, au point que son site officiel relaie ensuite le parcours britannique du disque. Ce morceau-titre devient le pivot d&rsquo;un projet dont le nom fonctionne &agrave; plusieurs niveaux : retour au studio, retour aux racines soul et retour sur une influence ancienne &agrave; un moment charni&egrave;re de la carri&egrave;re de Collins.</p>
<p>La s&eacute;lection demeure principalement tourn&eacute;e vers les standards soul des ann&eacute;es 1960. Elle privil&eacute;gie donc la coh&eacute;rence plut&ocirc;t qu&rsquo;un panorama g&eacute;n&eacute;ral de la chanson am&eacute;ricaine. Collins ne juxtapose pas des &eacute;poques et des styles sans lien : il concentre le disque sur le r&eacute;pertoire qui l&rsquo;a form&eacute;. La participation des Funk Brothers renforce encore cette unit&eacute;, en rapprochant les nouvelles versions de l&rsquo;histoire des morceaux choisis.</p>
<p>Les d&eacute;tails pr&eacute;cis du calendrier et des lieux d&rsquo;enregistrement restent peu document&eacute;s. La construction &eacute;ditoriale du projet est en revanche claire. Atlantic Records et WEA le proposent en CD, en vinyle et en t&eacute;l&eacute;chargement, tandis qu&rsquo;une Ultimate Edition europ&eacute;enne associe un CD &agrave; un DVD. Cette configuration enrichie accompagne la pr&eacute;sentation d&rsquo;un album con&ccedil;u comme un projet complet plut&ocirc;t que comme une parenth&egrave;se isol&eacute;e.</p>
<h2>Du calendrier international &agrave; la premi&egrave;re place britannique</h2>
<p>La publication s&rsquo;effectue selon un calendrier variable d&rsquo;un territoire &agrave; l&rsquo;autre. Si le 13 septembre 2010 constitue la date de r&eacute;f&eacute;rence au Royaume-Uni et sur une grande partie des march&eacute;s europ&eacute;ens, le disque est mis en vente plus t&ocirc;t dans certains pays : le 7 septembre en Allemagne et le 10 septembre en Italie. Il para&icirc;t ensuite le 15 septembre au Japon, sous la r&eacute;f&eacute;rence Warner Music Japan WPCR-13919, puis le 28 septembre aux &Eacute;tats-Unis via Atlantic Records.</p>
<p>Au Royaume-Uni, <em>Going Back</em> atteint la premi&egrave;re place du classement des albums. Le disque y obtient &eacute;galement une certification or. Son parcours d&eacute;passe le march&eacute; britannique : il est certifi&eacute; platine en Allemagne et or en Autriche, en Suisse ainsi qu&rsquo;au Canada, tout en d&eacute;crochant des positions &eacute;lev&eacute;es dans plusieurs autres pays europ&eacute;ens. Le retour de Collins vers un r&eacute;pertoire des ann&eacute;es 1960 rencontre ainsi un public international au d&eacute;but des ann&eacute;es 2010.</p>
<p>Ce succ&egrave;s prend un relief particulier dans la trajectoire du chanteur. Huiti&egrave;me album studio de Phil Collins, <em>Going Back</em> pr&eacute;c&egrave;de une p&eacute;riode de retrait d&rsquo;environ quatre ans. Collins annonce alors une forme de retraite, avant de revenir &agrave; la musique vers 2015. &Agrave; la date de ce seizi&egrave;me anniversaire, aucun autre album studio n&rsquo;a succ&eacute;d&eacute; &agrave; ce disque de reprises.</p>
<p><em>Going Back</em> reste donc plac&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&eacute;mit&eacute; de sa discographie studio, sans avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; comme un r&eacute;capitulatif de ses propres chansons. Pour ce dernier projet &agrave; ce jour, Collins avait choisi les voix de The Supremes, The Four Tops, Martha and the Vandellas, les compositions associ&eacute;es &agrave; Carole King et la pr&eacute;sence de trois Funk Brothers : non pas ses anciens succ&egrave;s, mais les morceaux qui existaient avant eux.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Elton John : à 29 ans, le double single pour Diana qui bouleversa le destin de « Something About The Way You Look Tonight »</title>
      <description><![CDATA[Le 13 septembre 1997, Elton John publiait Candle in the Wind 1997 / Something About The Way You Look Tonight. Vingt-neuf ans plus tard, ce double face A reste le t&eacute;moin d&rsquo;un basculement exceptionnel : un premier extra...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/elton-john-a-29-ans-le-double-single-pour-diana-qui-bouleversa-le-destin-de-something-about-the-way-you-look-tonight-446</link>
      <guid isPermaLink="false">e241131eac6139df73ad56c23f3ee1e04980a5e0</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="101429" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa5959a182ae2.58682584.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 13 septembre 1997, Elton John publiait <em>Candle in the Wind 1997 / Something About The Way You Look Tonight</em>. Vingt-neuf ans plus tard, ce double face A reste le t&eacute;moin d&rsquo;un basculement exceptionnel : un premier extrait d&rsquo;album con&ccedil;u pour les radios s&rsquo;est retrouv&eacute; associ&eacute; &agrave; un hommage &agrave; Diana et &agrave; quelque 33 millions de ventes physiques.</strong></p>
<p></p>
<p>Au d&eacute;part, tout devait suivre le calendrier habituel d&rsquo;une sortie pop. <em>Something About The Way You Look Tonight</em> avait &eacute;t&eacute; choisi pour ouvrir la promotion de <em>The Big Picture</em>, le 26e album studio d&rsquo;Elton John. Le morceau fut envoy&eacute; aux radios am&eacute;ricaines d&egrave;s le 26 ao&ucirc;t 1997, sous le label Rocket, afin de pr&eacute;parer l&rsquo;arriv&eacute;e du disque. &Agrave; ce moment-l&agrave;, il s&rsquo;agissait encore d&rsquo;un single autonome, charg&eacute; de pr&eacute;senter le nouveau chapitre discographique d&rsquo;un artiste d&eacute;j&agrave; install&eacute; depuis longtemps au premier plan de la pop internationale.</p>
<h2>Un premier single rattrap&eacute; par l&rsquo;actualit&eacute;</h2>
<p>La mort de Diana, Princess of Wales, le 31 ao&ucirc;t 1997 bouleversa cette trajectoire. Elton John disposait dans son r&eacute;pertoire d&rsquo;une chanson &eacute;crite bien plus t&ocirc;t : <em>Candle in the Wind</em>, parue en 1973 et initialement consacr&eacute;e &agrave; Marilyn Monroe. Le titre fut r&eacute;&eacute;crit en hommage &agrave; Diana, puis interpr&eacute;t&eacute; lors de ses fun&eacute;railles. Cette nouvelle version allait bient&ocirc;t partager une m&ecirc;me parution avec le morceau choisi pour lancer <em>The Big Picture</em>.</p>
<p>La chronologie montre &agrave; quel point la transformation fut rapide. Au Royaume-Uni, <em>Something About The Way You Look Tonight</em> parut encore seul, en CD et en cassette, le 8 septembre 1997. Cinq jours plus tard, le 13 septembre, il fut int&eacute;gr&eacute; au double face A <em>Candle in the Wind 1997 / Something About The Way You Look Tonight</em>. La premi&egrave;re configuration promotionnelle se trouva ainsi presque aussit&ocirc;t supplant&eacute;e par une &eacute;dition comm&eacute;morative dont les recettes &eacute;taient destin&eacute;es aux associations caritatives soutenues par Diana.</p>
<p>Le double single r&eacute;unit &eacute;galement deux productions distinctes. <em>Something About The Way You Look Tonight</em> avait &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; dans le cadre des s&eacute;ances de <em>The Big Picture</em> sous la direction de Chris Thomas, collaborateur r&eacute;gulier d&rsquo;Elton John &agrave; cette p&eacute;riode. <em>Candle in the Wind 1997</em> fut pour sa part produite par George Martin, connu notamment pour son travail avec les Beatles. L&rsquo;objet associait donc un titre appartenant au programme normal d&rsquo;un album studio &agrave; un enregistrement con&ccedil;u pour r&eacute;pondre &agrave; un &eacute;v&eacute;nement public exceptionnel.</p>
<h2>Deux chansons, deux fonctions sur un m&ecirc;me disque</h2>
<p>Cette r&eacute;union ne doit pas effacer la vocation premi&egrave;re de <em>Something About The Way You Look Tonight</em>. Le morceau &eacute;tait la vitrine de <em>The Big Picture</em>, attendu quelques jours plus tard, le 22 septembre 1997. Sur plusieurs &eacute;ditions CD commercialis&eacute;es au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Australie, il apparaissait dans sa version album. Certaines configurations ajoutaient des titres comme <em>I Know Why I&rsquo;m in Love</em> ou <em>No Valentines</em>, rappelant le r&ocirc;le traditionnel de ces diff&eacute;rents pressages dans le d&eacute;ploiement international d&rsquo;un single.</p>
<p><em>Candle in the Wind 1997</em> r&eacute;pondait &agrave; une tout autre fonction. La chanson &eacute;tait directement li&eacute;e &agrave; Diana, &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie de ses fun&eacute;railles et &agrave; la destination caritative des recettes. En pla&ccedil;ant les deux morceaux sur un pied d&rsquo;&eacute;galit&eacute; &eacute;ditoriale, le format double face A conserva le lien avec <em>The Big Picture</em> tout en donnant une place centrale &agrave; l&rsquo;hommage. La chanson romantique pr&eacute;vue pour accompagner la sortie d&rsquo;un album devint ainsi l&rsquo;autre moiti&eacute; d&rsquo;un disque port&eacute; par une &eacute;motion mondiale.</p>
<p>Les &eacute;ditions se multipli&egrave;rent en 1997, avec diff&eacute;rentes combinaisons de titres, de formats et de r&eacute;f&eacute;rences de catalogue chez Mercury Records et The Rocket Record Company. Aux &Eacute;tats-Unis, o&ugrave; <em>Something About The Way You Look Tonight</em> avait d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; sa carri&egrave;re radiophonique en ao&ucirc;t, le double face A fut commercialis&eacute; le 23 septembre. Cette succession de versions explique pourquoi plusieurs dates restent attach&eacute;es au single selon les territoires et les supports. Pour son anniversaire, le 13 septembre demeure toutefois la date de la sortie britannique de l&rsquo;&eacute;dition comm&eacute;morative.</p>
<h2>Une sortie imm&eacute;diatement plac&eacute;e au sommet</h2>
<p>L&rsquo;entr&eacute;e dans les classements intervint d&egrave;s la mi-septembre. Le double face A d&eacute;buta directement en t&ecirc;te dans plusieurs pays, tandis que <em>The Big Picture</em> b&eacute;n&eacute;ficiait d&rsquo;une visibilit&eacute; consid&eacute;rable &agrave; l&rsquo;approche de sa propre sortie. L&rsquo;&eacute;cart entre les deux objets resta n&eacute;anmoins immense : aucun succ&egrave;s de l&rsquo;album ne pouvait rivaliser avec l&rsquo;ampleur prise par le single consacr&eacute; &agrave; Diana.</p>
<p>Les ventes mondiales du double face A sont estim&eacute;es &agrave; environ 33 millions d&rsquo;exemplaires physiques. Ce total en fait le single physique le plus vendu depuis la cr&eacute;ation des classements de r&eacute;f&eacute;rence britanniques et am&eacute;ricains. Aux &Eacute;tats-Unis, il obtint une certification onze fois multi-platine ; au Royaume-Uni, neuf fois multi-platine. Ces chiffres englobent bien les deux faces de la parution : le record appartient autant, dans son intitul&eacute; et sa configuration commerciale, &agrave; <em>Something About The Way You Look Tonight</em> qu&rsquo;&agrave; <em>Candle in the Wind 1997</em>.</p>
<p>Vingt-neuf ans apr&egrave;s sa sortie britannique, le single demeure disponible comme parution num&eacute;rique distincte au catalogue. Sa pr&eacute;sentation conserve la juxtaposition qui a d&eacute;fini son histoire : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le premier extrait de <em>The Big Picture</em>, produit par Chris Thomas ; de l&rsquo;autre, la r&eacute;&eacute;criture comm&eacute;morative confi&eacute;e &agrave; George Martin. Deux chansons n&eacute;es &agrave; vingt-quatre ans d&rsquo;intervalle restent r&eacute;unies sous une m&ecirc;me pochette et un m&ecirc;me record de 33 millions d&rsquo;exemplaires.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Snow Patrol se perd en forêt et retrouve un chemin : The Forest Is the Path souffle sa deuxième bougie</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 13 septembre 2024, The Forest Is the Path c&eacute;l&egrave;bre ses deux ans. Pour son huiti&egrave;me album studio, Snow Patrol revenait apr&egrave;s six ann&eacute;es sans nouveau long format, dans une formation remani&...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/snow-patrol-se-perd-en-foret-et-retrouve-un-chemin-the-forest-is-the-path-souffle-sa-deuxieme-bougie-449</link>
      <guid isPermaLink="false">6d5a48a84355105e58b533c8e35876fdb6f525d5</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="206474" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa5970ac14040.31765793.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 13 septembre 2024, <em>The Forest Is the Path</em> c&eacute;l&egrave;bre ses deux ans. Pour son huiti&egrave;me album studio, Snow Patrol revenait apr&egrave;s six ann&eacute;es sans nouveau long format, dans une formation remani&eacute;e et avec une m&eacute;taphore centrale n&eacute;e des promenades de Gary Lightbody.</strong></p>
<p></p>
<p>Gary Lightbody marche chaque jour dans une for&ecirc;t proche de chez lui. Il lui arrive aussi de s&rsquo;y &eacute;garer. En 2024, le chanteur de Snow Patrol racontait s&rsquo;y &ecirc;tre r&eacute;cemment perdu et reliait directement cette exp&eacute;rience au titre du nouvel album du groupe. La for&ecirc;t n&rsquo;&eacute;tait pas seulement un d&eacute;cor : elle donnait une forme &agrave; plusieurs ann&eacute;es de d&eacute;sorientation et &agrave; la possibilit&eacute; de ne plus combattre ce sentiment. <em>&laquo; It&rsquo;s about the experience of feeling lost and being alright with that &raquo;</em>, expliquait-il alors &mdash; l&rsquo;exp&eacute;rience de se sentir perdu et de l&rsquo;accepter.</p>
<p>Cette image offrait un point de d&eacute;part particuli&egrave;rement juste &agrave; Snow Patrol. Lorsque <em>The Forest Is the Path</em> para&icirc;t le 13 septembre 2024, six ans se sont &eacute;coul&eacute;s depuis <em>Wildness</em>. Dans l&rsquo;intervalle, la configuration du groupe a chang&eacute; : ce huiti&egrave;me album studio est le premier enregistr&eacute; sans le batteur Jonny Quinn ni le bassiste Paul Wilson. Le retour ne consiste donc pas &agrave; reprendre exactement l&agrave; o&ugrave; Snow Patrol s&rsquo;&eacute;tait arr&ecirc;t&eacute;. Il faut avancer avec une formation diff&eacute;rente, tout en assumant la part d&rsquo;incertitude contenue dans ce nouveau chapitre.</p>
<h2>Un retour qui commence par &laquo; The Beginning &raquo;</h2>
<p>Le premier signe public de ce red&eacute;marrage arrive &agrave; la fin du mois de mai 2024 avec <em>The Beginning</em>, choisi comme premier single. Le titre fait office de d&eacute;claration sobre : apr&egrave;s une pause d&rsquo;environ six ans entre deux albums studio, Snow Patrol revient par une chanson dont le nom d&eacute;signe litt&eacute;ralement un commencement. La presse britannique pr&eacute;sente alors le disque et la tourn&eacute;e associ&eacute;e comme un comeback, tandis qu&rsquo;une chronique am&eacute;ricaine parlera d&rsquo;un possible <em>fresh start</em> pour la carri&egrave;re du groupe.</p>
<p>Ce vocabulaire du nouveau d&eacute;part ne gomme pourtant pas ce qui pr&eacute;c&egrave;de. Il accompagne plut&ocirc;t un disque construit autour de la perte de rep&egrave;res. Le choix du titre <em>The Forest Is the Path</em> condense ce paradoxe : le lieu o&ugrave; l&rsquo;on peut s&rsquo;&eacute;garer devient lui-m&ecirc;me le chemin. Lightbody ne pr&eacute;sente pas la for&ecirc;t comme une &eacute;nigme brusquement r&eacute;solue, mais comme une mani&egrave;re d&rsquo;accepter de ne pas tout ma&icirc;triser. Cette id&eacute;e donne au retour de Snow Patrol une direction plus pr&eacute;cise qu&rsquo;une simple reprise d&rsquo;activit&eacute;.</p>
<p>Pour fabriquer cet album, le groupe travaille avec Fraser T. Smith, producteur principal du projet et collaborateur de Snow Patrol sur les s&eacute;ances. Les d&eacute;tails techniques de l&rsquo;enregistrement restent peu document&eacute;s, mais le r&eacute;sultat prend la forme d&rsquo;un album standard de douze titres et d&rsquo;environ cinquante minutes, publi&eacute; par Polydor Records et Universal Music Operations Limited. Une &eacute;dition vinyle para&icirc;t &eacute;galement le 13 septembre 2024 aux &Eacute;tats-Unis, sous label Republic Records.</p>
<h2>Douze morceaux pour traverser l&rsquo;&eacute;garement</h2>
<p>La liste des titres prolonge le fil narratif pos&eacute; par <em>The Beginning</em>. <em>Everything&rsquo;s Here and Nothing&rsquo;s Lost</em> occupe une place importante dans la pr&eacute;sentation du disque, aux c&ocirc;t&eacute;s de morceaux comme <em>Your Heart Home</em>. L&rsquo;album se referme sur sa chanson-titre, <em>The Forest Is the Path</em>, ramenant l&rsquo;auditeur &agrave; l&rsquo;image qui avait donn&eacute; son nom &agrave; l&rsquo;ensemble.</p>
<p>Cette construction permet de faire de la for&ecirc;t autre chose qu&rsquo;un simple motif promotionnel. Elle relie l&rsquo;anecdote personnelle de Lightbody au contexte tr&egrave;s concret du groupe : une longue absence discographique, deux d&eacute;parts dans la formation et la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;exister &agrave; nouveau sous une autre configuration. Sans pr&eacute;tendre fournir une r&eacute;ponse d&eacute;finitive &agrave; cette p&eacute;riode de transition, l&rsquo;album organise son parcours autour d&rsquo;un commencement, d&rsquo;un foyer possible et d&rsquo;un chemin trouv&eacute; au c&oelig;ur m&ecirc;me de l&rsquo;&eacute;garement.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>The Forest Is the Path</em> b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un accueil critique globalement positif. En novembre 2024, un portrait de Gary Lightbody rel&egrave;ve &eacute;galement une r&eacute;ception enthousiaste parmi les fid&egrave;les de Snow Patrol. L&rsquo;album n&rsquo;est donc pas seulement pr&eacute;sent&eacute; comme un retour apr&egrave;s six ans : il r&eacute;tablit un &eacute;change avec un public rest&eacute; attach&eacute; au groupe pendant cette absence de nouveau long format.</p>
<h2>La for&ecirc;t s&rsquo;&eacute;tend au-del&agrave; de l&rsquo;album original</h2>
<p>L&rsquo;histoire du disque ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; sa parution de septembre. Dans les derni&egrave;res semaines de 2024, Snow Patrol retourne en studio avec Fraser T. Smith pour enregistrer d&rsquo;autres chansons. Cette deuxi&egrave;me phase aboutit le 14 mars 2025 &agrave; <em>The Forest Is The Path (Extended Edition)</em>, une version port&eacute;e &agrave; dix-huit morceaux et &agrave; environ une heure douze.</p>
<p>Cette &eacute;dition &eacute;tendue demeure bien une parution ult&eacute;rieure, distincte de l&rsquo;album original de douze titres. Elle ajoute notamment <em>But I&rsquo;ll Keep Trying</em>, <em>This Is The Silence</em>, <em>What&rsquo;s Left In The Light</em> et <em>Waking Up Now</em>, ainsi qu&rsquo;un remix de <em>This Is The Sound Of Your Voice</em>. <em>All</em> appara&icirc;t en ouverture de cette nouvelle tracklist, modifiant ainsi le point d&rsquo;entr&eacute;e dans le projet.</p>
<p>Deux ans apr&egrave;s la sortie initiale, cette prolongation &eacute;claire la dynamique enclench&eacute;e en 2024. Snow Patrol n&rsquo;avait pas simplement publi&eacute; un disque apr&egrave;s une longue interruption : le groupe &eacute;tait retourn&eacute; travailler avec le m&ecirc;me producteur quelques mois plus tard afin d&rsquo;en &eacute;largir le p&eacute;rim&egrave;tre. Le chemin trac&eacute; depuis <em>The Beginning</em> s&rsquo;est ainsi poursuivi jusqu&rsquo;&agrave; une version de dix-huit titres, comme une for&ecirc;t dont Snow Patrol avait choisi de ne pas sortir trop vite.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Goo Goo Dolls : Miracle Pill, 7 ans, deux studios et une nouvelle ère stoppée net</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 13 septembre 2019, Miracle Pill c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 7 ans. Apr&egrave;s avoir revisit&eacute; leur grand succ&egrave;s Dizzy Up The Girl, les Goo Goo Dolls voulaient ouvrir un nouveau chap...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/goo-goo-dolls-miracle-pill-7-ans-deux-studios-et-une-nouvelle-ere-stoppee-net-451</link>
      <guid isPermaLink="false">d0799fc0b891a7481276a8d3743d389a5f1d5e82</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="78929" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa597f239c225.67248189.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 13 septembre 2019, <em>Miracle Pill</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 7 ans. Apr&egrave;s avoir revisit&eacute; leur grand succ&egrave;s <em>Dizzy Up The Girl</em>, les Goo Goo Dolls voulaient ouvrir un nouveau chapitre : ils l&rsquo;ont fa&ccedil;onn&eacute; entre Capitol Studios et Metalworks, avant que la pand&eacute;mie ne vienne perturber sa trajectoire.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans le sous-sol de Capitol Studios, &agrave; Hollywood, les Goo Goo Dolls ne sont pas tout &agrave; fait en territoire inconnu. Le groupe y avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; sur <em>Gutterflower</em>, paru bien avant <em>Miracle Pill</em>. Au moment d&rsquo;y revenir pour enregistrer son douzi&egrave;me album studio, John Rzeznik retrouve donc un lieu associ&eacute; &agrave; une &eacute;tape ant&eacute;rieure de sa carri&egrave;re. &laquo; We worked on <em>Gutterflower</em> in that building. There&rsquo;s just good vibes &raquo;, r&eacute;sume-t-il. Ce retour aurait pu nourrir une nouvelle c&eacute;l&eacute;bration du pass&eacute;. Il devient au contraire le d&eacute;cor d&rsquo;un disque pr&eacute;sent&eacute; comme le d&eacute;but d&rsquo;une &egrave;re plus audacieuse et lumineuse.</p>
<p>Le contraste est important. En 2018, les Goo Goo Dolls viennent de mener une tourn&eacute;e &agrave; guichets ferm&eacute;s pour les 20 ans de <em>Dizzy Up The Girl</em>, leur album multi-platine. Le groupe aurait pu prolonger confortablement cette s&eacute;quence r&eacute;trospective. <em>Miracle Pill</em> r&eacute;pond par onze chansons ramass&eacute;es sur environ 37 minutes et par un regard dirig&eacute; vers les pr&eacute;occupations du pr&eacute;sent : la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; transform&eacute;e, l&rsquo;insinc&eacute;rit&eacute; favoris&eacute;e par les r&eacute;seaux sociaux, la gratification imm&eacute;diate, mais aussi la question de devenir p&egrave;re.</p>
<h2>Au sous-sol de Capitol, le pass&eacute; sert de point d&rsquo;appui</h2>
<p>L&rsquo;enregistrement &agrave; Capitol &eacute;tablit un lien concret entre plusieurs p&eacute;riodes des Goo Goo Dolls, sans r&eacute;duire le nouvel album &agrave; un exercice nostalgique. John Rzeznik insiste notamment sur la contribution de Paula Salvatore, figure de Capitol Studios, qui aide l&rsquo;&eacute;quipe &agrave; obtenir certains sons pr&eacute;cis. Derri&egrave;re la formule promotionnelle de &laquo; nouvelle &egrave;re &raquo;, la fabrication du disque repose ainsi sur un &eacute;quilibre : retrouver un environnement familier tout en cherchant une autre pr&eacute;sentation pour le groupe.</p>
<p>Robby Takac d&eacute;crit un album progressivement &laquo; assembl&eacute; &raquo; pendant des journ&eacute;es de studio intensives. Avec Craig, un collaborateur, il passe de longues heures &agrave; jouer et &agrave; faire &eacute;merger les chansons avant l&rsquo;intervention de Rzeznik. Cette m&eacute;thode donne l&rsquo;image d&rsquo;un disque construit dans la dur&eacute;e quotidienne, moins autour d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement spectaculaire que par accumulation de s&eacute;ances, d&rsquo;essais et de d&eacute;cisions.</p>
<p>Une partie essentielle du travail conduit &eacute;galement le groupe loin de Hollywood. Les Goo Goo Dolls se rendent aux Metalworks Studios, en Ontario, pour enregistrer les batteries avec Gavin MacKillop, producteur connu pour ses collaborations avec Toad The Wet Sprocket et The Church. Le d&eacute;placement souligne l&rsquo;attention port&eacute;e &agrave; cette composante du son : <em>Miracle Pill</em> ne provient pas d&rsquo;un seul lieu ni d&rsquo;une seule &eacute;quipe de production. Sam Hollander est notamment identifi&eacute; comme producteur du morceau-titre, mais l&rsquo;album fait intervenir plusieurs producteurs.</p>
<h2>Une &laquo; pilule miracle &raquo; face aux mirages contemporains</h2>
<p>Le 21 juin 2019, pr&egrave;s de trois mois avant l&rsquo;album, les Goo Goo Dolls lancent <em>Miracle Pill</em> comme premier single. Le choix est structurant : la chanson fournit &agrave; la fois un titre au disque, son principal point d&rsquo;entr&eacute;e et l&rsquo;image qui relie ses interrogations. Cette &laquo; pilule miracle &raquo; renvoie aux illusions contemporaines et au d&eacute;sir de r&eacute;ponses imm&eacute;diates, dans un album qui examine plus largement la qu&ecirc;te de reconnaissance et les nouvelles formes de mise en sc&egrave;ne de soi.</p>
<p><em>Money, Fame and Fortune</em> prolonge directement cette ligne. Pr&eacute;sent&eacute; comme un single baign&eacute; de synth&eacute;tiseurs, le morceau aborde la poursuite quotidienne d&rsquo;une vie meilleure et les mirages mat&eacute;rialistes associ&eacute;s &agrave; l&rsquo;argent, &agrave; la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et &agrave; la r&eacute;ussite. Ces th&egrave;mes ne sont pas isol&eacute;s du reste du projet : Rzeznik &eacute;voque &eacute;galement la transformation de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et le manque de sinc&eacute;rit&eacute; encourag&eacute; par les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>&Agrave; ces sujets collectifs s&rsquo;ajoute une interrogation plus personnelle autour de la parentalit&eacute;. <em>Miracle Pill</em> fait ainsi cohabiter les m&eacute;canismes publics de gratification instantan&eacute;e et la question intime de devenir p&egrave;re. Cette amplitude donne sa coh&eacute;rence &agrave; un album court, con&ccedil;u par un groupe install&eacute; depuis longtemps mais qui refuse alors de se limiter au rappel de ses succ&egrave;s des ann&eacute;es 1990.</p>
<p>Le 13 septembre 2019, Warner Records publie finalement <em>Miracle Pill</em> &agrave; l&rsquo;international. Le disque arrive apr&egrave;s la tourn&eacute;e anniversaire de <em>Dizzy Up The Girl</em>, avec la mission clairement affich&eacute;e de d&eacute;placer le regard. Son format compact et le r&ocirc;le central du morceau-titre permettent aux Goo Goo Dolls de pr&eacute;senter rapidement cette nouvelle phase, sans transformer leur douzi&egrave;me album en bilan de carri&egrave;re.</p>
<h2>Une trajectoire prolong&eacute;e, puis interrompue</h2>
<p>Le cycle du disque ne se d&eacute;roule pourtant pas comme pr&eacute;vu. Apr&egrave;s des concerts aux &Eacute;tats-Unis et au Royaume-Uni, la tourn&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; <em>Miracle Pill</em> est interrompue par l&rsquo;arr&ecirc;t des activit&eacute;s provoqu&eacute; par la pand&eacute;mie de COVID-19. Le groupe ne peut pas mener jusqu&rsquo;au bout la promotion de l&rsquo;album. L&rsquo;expression de &laquo; nouvelle &egrave;re &raquo; prend alors une dimension particuli&egrave;re : le projet existe, mais son d&eacute;ploiement sur sc&egrave;ne est brutalement contrari&eacute;.</p>
<p>Les Goo Goo Dolls prolongent malgr&eacute; tout l&rsquo;histoire de l&rsquo;album. Le 10 juillet 2020 para&icirc;t une &eacute;dition deluxe de <em>Miracle Pill</em>, qui ajoute trois morceaux aux onze titres initiaux. Cette version &eacute;tendue porte l&rsquo;ensemble &agrave; quatorze chansons et maintient le disque en circulation pendant une p&eacute;riode o&ugrave; sa tourn&eacute;e ne peut suivre son cours normal.</p>
<p>En 2022, Robby Takac parlait encore du groupe comme &eacute;tant au milieu d&rsquo;une tourn&eacute;e pour ce disque sorti en 2019, dans le contexte de la promotion de <em>Chaos in Bloom</em>. Cette reprise tardive ne gomme pas l&rsquo;interruption, mais elle montre combien le calendrier de <em>Miracle Pill</em> s&rsquo;est &eacute;tir&eacute; au-del&agrave; de sa sortie. Sept ans apr&egrave;s sa publication, son histoire demeure attach&eacute;e &agrave; ces deux sous-sols de studio, &agrave; trois chansons ajout&eacute;es en 2020 et &agrave; une tourn&eacute;e qui dut attendre avant de retrouver la route.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Foreign Affair à 37 ans : le disque qui ancre Tina Turner au sommet de l’Europe</title>
      <description><![CDATA[Publi&eacute; en Europe le 13 septembre 1989, Foreign Affair c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 37 ans. Port&eacute; par The Best, le septi&egrave;me album studio solo de Tina Turner associe production pop-rock, ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/foreign-affair-a-37-ans-le-disque-qui-ancre-tina-turner-au-sommet-de-l-europe-452</link>
      <guid isPermaLink="false">a955fa084d1ec5d1a918c778c93be576a294a318</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="97477" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa5988db30598.67453532.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Publi&eacute; en Europe le 13 septembre 1989, <em>Foreign Affair</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 37 ans. Port&eacute; par <em>The Best</em>, le septi&egrave;me album studio solo de Tina Turner associe production pop-rock, photographie de prestige et succ&egrave;s commercial massif sur le continent europ&eacute;en.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, Tina Turner n&rsquo;a plus &agrave; organiser son retour : elle doit lui donner une suite. <em>Private Dancer</em>, en 1984, puis <em>Break Every Rule</em>, en 1986, ont install&eacute; la chanteuse parmi les grandes vedettes pop-rock internationales de la d&eacute;cennie. <em>Foreign Affair</em> arrive comme le troisi&egrave;me volet de cette p&eacute;riode, au moment o&ugrave; Turner dispose d&eacute;j&agrave; d&rsquo;un public particuli&egrave;rement solide au Royaume-Uni et dans le reste de l&rsquo;Europe.</p>
<p>La parution s&rsquo;effectue en plusieurs temps selon les territoires. Certaines &eacute;ditions europ&eacute;ennes sont dat&eacute;es du 12 septembre 1989, tandis que le 13 septembre constitue le principal rep&egrave;re retenu pour l&rsquo;Europe, notamment au Royaume-Uni. L&rsquo;exploitation nord-am&eacute;ricaine suit le 18 septembre. Cette l&eacute;g&egrave;re variation de calendrier annonce presque symboliquement la trajectoire du disque : <em>Foreign Affair</em> trouvera son centre de gravit&eacute; bien davantage de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;Atlantique qu&rsquo;aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<h2>Un nouveau chapitre chez Capitol</h2>
<p><em>Foreign Affair</em> est le septi&egrave;me album studio solo de Tina Turner et son troisi&egrave;me publi&eacute; chez Capitol Records. Cette continuit&eacute; permet de prolonger la formule mise en place durant son retour des ann&eacute;es 1980 : une voix imm&eacute;diatement reconnaissable entour&eacute;e d&rsquo;auteurs, de musiciens et de producteurs rompus &agrave; la fabrication d&rsquo;une pop-rock internationale.</p>
<p>Le Britannique Rupert Hine assure l&rsquo;essentiel de la production. Son travail inscrit l&rsquo;album dans une esth&eacute;tique sophistiqu&eacute;e, tandis que Dan Hartman intervient de mani&egrave;re notable autour de plusieurs titres. Les cr&eacute;dits dessinent ainsi un projet collectif, &eacute;labor&eacute; au sein de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me EMI et Capitol avec des musiciens et techniciens venus de la production internationale de la fin de la d&eacute;cennie. Faute de r&eacute;cits d&eacute;taill&eacute;s sur l&rsquo;ambiance des s&eacute;ances, ce sont surtout ces choix d&rsquo;&eacute;quipe qui permettent de mesurer l&rsquo;ampleur du dispositif.</p>
<p>L&rsquo;album para&icirc;t simultan&eacute;ment sur les trois supports majeurs du moment : vinyle, cassette et CD. Cette coexistence situe parfaitement <em>Foreign Affair</em> &agrave; la charni&egrave;re des usages de la fin des ann&eacute;es 1980, lorsque le disque compact gagne du terrain sans avoir encore effac&eacute; les formats qui l&rsquo;ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;.</p>
<h2><em>The Best</em>, une reprise devenue signature</h2>
<p>Au centre du projet se trouve <em>The Best</em>. La chanson avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e par un autre artiste avant que Tina Turner ne s&rsquo;en empare. Publi&eacute;e en single en 1989, sa version s&rsquo;impose particuli&egrave;rement au Royaume-Uni et en Europe. Elle devient progressivement l&rsquo;un des titres les plus &eacute;troitement associ&eacute;s &agrave; la chanteuse et &agrave; son image de performeuse triomphante.</p>
<p><em>Foreign Affair</em> ne repose pourtant pas sur un seul morceau. <em>Steamy Windows</em> met en avant le versant rock et sensuel de Turner, dans un registre blues-rock adapt&eacute; au paysage pop de l&rsquo;&eacute;poque. &Agrave; l&rsquo;autre extr&eacute;mit&eacute; du spectre, <em>I Don&rsquo;t Wanna Lose You</em> prend la forme d&rsquo;une ballade sentimentale puissante et participe &agrave; la visibilit&eacute; europ&eacute;enne de l&rsquo;album. <em>Look Me In The Heart</em>, plus doux, compl&egrave;te cet &eacute;quilibre entre puissance vocale, power ballad et pop plus intime.</p>
<p>Ces singles accompagnent une promotion fortement tourn&eacute;e vers le public europ&eacute;en. En septembre 1989, Tina Turner appara&icirc;t notamment dans des &eacute;missions de t&eacute;l&eacute;vision britanniques telles que <em>Top of the Pops</em>. La campagne place ainsi les chansons de <em>Foreign Affair</em> au c&oelig;ur du paysage radiophonique et t&eacute;l&eacute;visuel du continent, avec <em>The Best</em> et <em>Steamy Windows</em> comme principaux points d&rsquo;appui.</p>
<h2>Une image haute couture pour un triomphe europ&eacute;en</h2>
<p>L&rsquo;ambition du disque s&rsquo;exprime aussi par sa pr&eacute;sentation. La pochette r&eacute;unit des noms majeurs de la photographie, Peter Lindbergh et Herb Ritts, tandis que les cr&eacute;dits vestimentaires mentionnent Azzedine Ala&iuml;a et Michael Schmidt. Cette association de photographes et de cr&eacute;ateurs inscrit Tina Turner dans un univers visuel o&ugrave; le rock rencontre la mode et la haute couture. L&rsquo;image n&rsquo;est pas un simple habillage : elle accompagne le statut international acquis par la chanteuse durant la d&eacute;cennie.</p>
<p>Les classements confirment avec nettet&eacute; l&rsquo;ancrage europ&eacute;en de l&rsquo;album. <em>Foreign Affair</em> atteint la premi&egrave;re place au Royaume-Uni et en Allemagne, mais aussi au Danemark, en Suisse, en Autriche, en Finlande, en Norv&egrave;ge et en Su&egrave;de. Au Royaume-Uni, il obtient une certification quintuple platine. Il est &eacute;galement quadruple platine en Suisse et cumule plusieurs certifications de platine en Autriche et en Allemagne.</p>
<p>Le contraste avec les &Eacute;tats-Unis est marqu&eacute;. L&agrave;-bas, l&rsquo;album ne d&eacute;passe pas la 31e place et re&ccedil;oit un disque d&rsquo;or. Cette r&eacute;ception plus modeste ne l&rsquo;emp&ecirc;che pas d&rsquo;obtenir une nomination aux Grammy Awards 1990 dans la cat&eacute;gorie de la meilleure performance vocale rock f&eacute;minine. Mais son histoire commerciale reste d&rsquo;abord celle d&rsquo;un triomphe britannique et continental, moins global que celui de <em>Private Dancer</em>, mais d&eacute;terminant dans la consolidation de la place occup&eacute;e par Turner en Europe.</p>
<p>Trente-sept ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Foreign Affair</em> demeure disponible en streaming, notamment sous la banni&egrave;re Parlophone, parfois en &eacute;dition deluxe. Le catalogue a chang&eacute; de cadre depuis les pressages Capitol et EMI de 1989, mais le point d&rsquo;entr&eacute;e reste le m&ecirc;me : quelques secondes de <em>The Best</em>, chanson reprise pour cet album avant de devenir indissociable du nom de Tina Turner.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>À 51 ans, Wish You Were Here raconte le vide au cœur de Pink Floyd</title>
      <description><![CDATA[Pink Floyd publiait Wish You Were Here le 12 septembre 1975 au Royaume-Uni. Cinquante et un ans plus tard, son neuvi&egrave;me album studio reste le r&eacute;cit d&rsquo;un groupe qui transforma la pression, le manque d&rsquo;&eac...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:35:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/a-51-ans-wish-you-were-here-raconte-le-vide-au-coeur-de-pink-floyd-438</link>
      <guid isPermaLink="false">eb03d15fc46935a94ca9a87bac8a60dd67f2a8c8</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="63771" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a43270b280.13467534.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pink Floyd publiait <em>Wish You Were Here</em> le 12 septembre 1975 au Royaume-Uni. Cinquante et un ans plus tard, son neuvi&egrave;me album studio reste le r&eacute;cit d&rsquo;un groupe qui transforma la pression, le manque d&rsquo;&eacute;lan et l&rsquo;absence de Syd Barrett en mati&egrave;re cr&eacute;ative.</strong></p>
<p></p>
<p>Apr&egrave;s le succ&egrave;s massif de <em>The Dark Side of the Moon</em>, Pink Floyd aurait pu chercher &agrave; reproduire une formule victorieuse. Mais lorsque le groupe se retrouve en 1975 au Studio Three des EMI Studios, &agrave; Londres, la suite ne vient pas naturellement. David Gilmour d&eacute;crira plus tard ce d&eacute;marrage sans d&eacute;tour : &laquo; It was difficult and we didn't know what we were doing. &raquo; Les s&eacute;ances avancent lentement, par assemblage progressif d&rsquo;id&eacute;es, dans un climat o&ugrave; la r&eacute;ussite pr&eacute;c&eacute;dente p&egrave;se autant qu&rsquo;elle ouvre de nouvelles possibilit&eacute;s.</p>
<p>Roger Waters r&eacute;sumera cette situation par une formule encore plus radicale : &laquo; the album is actually about not coming up with anything &raquo;. Le disque parle donc aussi de cette incapacit&eacute; &agrave; &ecirc;tre pleinement pr&eacute;sent, &agrave; savoir quoi faire au moment o&ugrave; il faudrait le faire. Waters dira &eacute;galement : &laquo; we wished we were somewhere else &raquo;. L&rsquo;absence qui donne son titre &agrave; l&rsquo;album ne d&eacute;signe pas seulement une personne &eacute;loign&eacute;e. Elle devient une mani&egrave;re de d&eacute;crire l&rsquo;&eacute;tat du groupe, sa distance int&eacute;rieure et le vide laiss&eacute; par une p&eacute;riode de succ&egrave;s difficile &agrave; prolonger.</p>
<h2>Des s&eacute;ances fragment&eacute;es par la route</h2>
<p>L&rsquo;enregistrement s&rsquo;&eacute;tend de janvier &agrave; juillet 1975. Pink Floyd travaille par &eacute;tapes, les s&eacute;ances londoniennes &eacute;tant interrompues par des tourn&eacute;es am&eacute;ricaines. Le groupe reprend ensuite le chantier et l&rsquo;ach&egrave;ve apr&egrave;s son concert de Knebworth, donn&eacute; le 5 juillet. Cette fabrication par &agrave;-coups correspond &agrave; un album qui ne s&rsquo;est pas impos&eacute; d&rsquo;un seul bloc : ses &eacute;l&eacute;ments ont d&ucirc; &ecirc;tre r&eacute;unis et organis&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; former un ensemble coh&eacute;rent.</p>
<p>&Agrave; ce stade de sa carri&egrave;re, Pink Floyd conserve directement la ma&icirc;trise du projet. Le groupe est cr&eacute;dit&eacute; comme producteur, sans confier &agrave; une figure ext&eacute;rieure la responsabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale du disque. Ce contr&ocirc;le ne rend pas les d&eacute;cisions plus simples. Il oblige au contraire les musiciens &agrave; trouver eux-m&ecirc;mes une direction commune apr&egrave;s <em>The Dark Side of the Moon</em>, alors que les premiers travaux paraissent laborieux.</p>
<p>Le fil conducteur finit par &eacute;merger autour de l&rsquo;absence, de la distance et de Syd Barrett. Cofondateur de Pink Floyd, celui-ci avait quitt&eacute; le groupe en 1968 alors que sa sant&eacute; mentale d&eacute;clinait. Sa figure offre au disque un centre &eacute;motionnel pr&eacute;cis, sans r&eacute;duire pour autant toutes ses chansons &agrave; un seul portrait. Barrett incarne une absence concr&egrave;te, tandis que l&rsquo;album &eacute;largit cette sensation au fonctionnement du groupe et &agrave; ses rapports avec l&rsquo;industrie musicale.</p>
<h2>Shine On, un hommage plac&eacute; aux deux extr&eacute;mit&eacute;s</h2>
<p><em>Shine On You Crazy Diamond</em> devient le c&oelig;ur de cette construction. Pens&eacute; comme un ensemble de parties reli&eacute;es entre elles, le morceau repose sur des id&eacute;es musicales apport&eacute;es par plusieurs membres de Pink Floyd. Son hommage &agrave; Syd Barrett est explicite. Plut&ocirc;t que de le cantonner &agrave; une seule plage, le groupe en r&eacute;partit les diff&eacute;rentes sections de fa&ccedil;on &agrave; encadrer le centre du disque.</p>
<p>Entre ces deux ensembles prennent place les autres pi&egrave;ces, dont <em>Have a Cigar</em>. La chanson prolonge le commentaire de Pink Floyd sur l&rsquo;industrie musicale et s&rsquo;ins&egrave;re dans la structure reliant les parties de <em>Shine On You Crazy Diamond</em>. Le disque associe ainsi deux formes de distance : celle qui s&eacute;pare les musiciens d&rsquo;un ancien compagnon et celle qui appara&icirc;t entre la cr&eacute;ation artistique et le syst&egrave;me charg&eacute; de l&rsquo;exploiter.</p>
<p>Un &eacute;pisode demeure attach&eacute; &agrave; la fin de ces s&eacute;ances : Syd Barrett serait lui-m&ecirc;me pass&eacute; au studio. La chronologie et les d&eacute;tails pr&eacute;cis de cette visite sont moins solidement &eacute;tablis que l&rsquo;existence de l&rsquo;hommage qui traverse l&rsquo;album. La sc&egrave;ne a n&eacute;anmoins pris une place particuli&egrave;re dans le r&eacute;cit de sa fabrication, tant elle semble faire surgir au milieu du travail celui dont l&rsquo;absence avait nourri <em>Shine On You Crazy Diamond</em>.</p>
<h2>Une guitare, puis des paroles &eacute;crites rapidement</h2>
<p>La chanson <em>Wish You Were Here</em> suit un chemin plus direct. Roger Waters a racont&eacute; que son &eacute;criture &eacute;tait partie de la guitare de David Gilmour. &Agrave; partir de cette id&eacute;e musicale, les paroles ont &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute;es rapidement. Le morceau-titre condense alors l&rsquo;orientation g&eacute;n&eacute;rale du projet : une pr&eacute;sence recherch&eacute;e, une distance impossible &agrave; ignorer et le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre ailleurs, m&ecirc;me lorsque l&rsquo;on se trouve physiquement au m&ecirc;me endroit.</p>
<p>Le 12 septembre 1975, <em>Wish You Were Here</em> para&icirc;t au Royaume-Uni sous le label Harvest Records. Columbia Records le publie aux &Eacute;tats-Unis le lendemain, le 13 septembre. Cette distinction territoriale accompagne la situation industrielle de Pink Floyd : le groupe demeure li&eacute; &agrave; EMI et Harvest en Europe, tandis que Columbia prend en charge le march&eacute; am&eacute;ricain et certains territoires hors d&rsquo;Europe.</p>
<p>L&rsquo;album atteint la premi&egrave;re place du UK Albums Chart comme celle du Billboard 200. Il est certifi&eacute; or au Royaume-Uni et aux &Eacute;tats-Unis peu apr&egrave;s sa sortie, avant d&rsquo;obtenir ult&eacute;rieurement des certifications multi-platine sur le march&eacute; am&eacute;ricain. Son parcours commercial ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; cette premi&egrave;re p&eacute;riode : les r&eacute;&eacute;ditions du cinquanti&egrave;me anniversaire en 2025, distinctes de l&rsquo;&eacute;dition originale, lui ont apport&eacute; une nouvelle exposition m&eacute;diatique et commerciale.</p>
<p>Cette long&eacute;vit&eacute; part d&rsquo;un paradoxe clairement formul&eacute; par ses auteurs : Pink Floyd ne savait pas imm&eacute;diatement comment avancer, et cette difficult&eacute; est devenue le sujet m&ecirc;me du disque. Les s&eacute;ances lentes, les interruptions, la guitare de Gilmour, les paroles de Waters et la figure de Barrett ont fini par s&rsquo;ordonner autour d&rsquo;une m&ecirc;me question. Cinquante et un ans apr&egrave;s sa sortie britannique, <em>Wish You Were Here</em> reste encadr&eacute; par les diff&eacute;rentes parties de <em>Shine On You Crazy Diamond</em>, hommage plac&eacute; &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e et &agrave; la sortie comme pour rendre l&rsquo;absence impossible &agrave; contourner.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>David Bowie referme l’ère RCA avec Scary Monsters, 46 ans au compteur</title>
      <description><![CDATA[David Bowie publiait Scary Monsters (and Super Creeps) le 12 septembre 1980 au Royaume-Uni. Quarante-six ans plus tard, ce quatorzi&egrave;me album studio conserve une place charni&egrave;re : il prolonge les exp&eacute;rimentatio...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/david-bowie-referme-l-ere-rca-avec-scary-monsters-46-ans-au-compteur-436</link>
      <guid isPermaLink="false">0da320191983a01bc8cd7404c2dd5ca82ec7cf13</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="156141" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a319082c21.16359312.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>David Bowie publiait <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> le 12 septembre 1980 au Royaume-Uni. Quarante-six ans plus tard, ce quatorzi&egrave;me album studio conserve une place charni&egrave;re : il prolonge les exp&eacute;rimentations berlinoises, remet Major Tom en sc&egrave;ne et cl&ocirc;t le parcours discographique de Bowie chez RCA.</strong></p>
<p></p>
<p>La formule choisie par RCA ne faisait pas dans la modestie : &laquo; Often Copied, Never Equalled &raquo;. Avec ce slogan, le label pr&eacute;sentait David Bowie comme un artiste abondamment imit&eacute;, mais jamais &eacute;gal&eacute;, en visant directement les groupes new wave et post-punk alors install&eacute;s dans le paysage musical. La campagne avait surtout le m&eacute;rite de saisir la position singuli&egrave;re de <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> : Bowie devait avancer dans une nouvelle d&eacute;cennie apr&egrave;s avoir lui-m&ecirc;me contribu&eacute; &agrave; fa&ccedil;onner une partie de son vocabulaire.</p>
<p>Le disque arrive au terme d&rsquo;une s&eacute;quence particuli&egrave;rement dense. Il est le premier album studio de Bowie apr&egrave;s <em>Low</em>, <em>&ldquo;Heroes&rdquo;</em> et <em>Lodger</em>, les trois volets associ&eacute;s &agrave; sa p&eacute;riode berlinoise. Plut&ocirc;t que d&rsquo;effacer ces exp&eacute;riences, <em>Scary Monsters</em> en propose une forme de synth&egrave;se, en conservant leurs innovations tout en revenant vers une &eacute;criture plus structur&eacute;e et des constructions plus accessibles.</p>
<p>Cette position explique pourquoi l&rsquo;album ressemble moins &agrave; un brusque changement de direction qu&rsquo;&agrave; une articulation. Il termine un cycle sans rompre enti&egrave;rement avec lui. Dans la discographie de Bowie, il constitue aussi une fronti&egrave;re tr&egrave;s concr&egrave;te : <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> est son dernier album studio enregistr&eacute; pour RCA, le label qui avait accompagn&eacute; une grande partie de son parcours durant les ann&eacute;es 1970.</p>
<h2>Quelques mois pour condenser une d&eacute;cennie</h2>
<p>L&rsquo;enregistrement se d&eacute;roule entre f&eacute;vrier et avril 1980. Bowie coproduit le disque avec Tony Visconti, partenaire essentiel de plusieurs de ses albums de la d&eacute;cennie pr&eacute;c&eacute;dente. Cette continuit&eacute; compte : au moment de n&eacute;gocier le passage vers les ann&eacute;es 1980, Bowie s&rsquo;appuie encore sur une &eacute;quipe resserr&eacute;e et sur une relation de travail d&eacute;j&agrave; longuement &eacute;prouv&eacute;e.</p>
<p>Les s&eacute;ances sont ainsi concentr&eacute;es sur quelques mois, mais l&rsquo;album porte le poids d&rsquo;un parcours beaucoup plus vaste. Il doit succ&eacute;der &agrave; la trilogie berlinoise, trouver sa place face aux courants nourris par l&rsquo;influence de Bowie et fonctionner comme un disque imm&eacute;diatement identifiable. Le slogan de RCA transforme cette situation en argument promotionnel. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une d&eacute;claration de Bowie, mais bien d&rsquo;une formule du label destin&eacute;e &agrave; r&eacute;affirmer sa position au milieu de ceux qui avaient repris certains de ses codes.</p>
<p>Le titre m&ecirc;me du disque, <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em>, installe une image suffisamment forte pour devenir son embl&egrave;me. Le morceau-titre occupe la troisi&egrave;me place de l&rsquo;album. Sa trajectoire se poursuivra au-del&agrave; de la sortie initiale : il sera publi&eacute; comme troisi&egrave;me single en janvier 1981, plusieurs mois apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e du disque dans les bacs.</p>
<h2>Major Tom revient, mais le regard a chang&eacute;</h2>
<p>Avant m&ecirc;me la parution de l&rsquo;album, <em>Ashes to Ashes</em> en devient le single phare. Bowie y reprend Major Tom, le personnage introduit dans <em>Space Oddity</em>. Ce retour cr&eacute;e un lien direct avec une &eacute;tape ant&eacute;rieure de sa carri&egrave;re, mais sous la forme d&rsquo;une mise &agrave; jour sombre et r&eacute;trospective. L&rsquo;ancien astronaute n&rsquo;est donc pas seulement convoqu&eacute; comme un signe familier : il sert &agrave; relire une figure embl&eacute;matique d&eacute;j&agrave; inscrite dans l&rsquo;histoire de Bowie.</p>
<p>Ce choix donne au disque son mouvement le plus parlant. Alors que l&rsquo;album ouvre une nouvelle p&eacute;riode, l&rsquo;une de ses chansons centrales retourne vers un personnage du pass&eacute;. <em>Ashes to Ashes</em> permet ainsi &agrave; Bowie d&rsquo;avancer en r&eacute;examinant sa propre continuit&eacute;. Entre le souvenir de <em>Space Oddity</em>, l&rsquo;exp&eacute;rience de la p&eacute;riode berlinoise et les formes plus structur&eacute;es de ce nouvel album, plusieurs &eacute;poques se retrouvent r&eacute;unies dans un m&ecirc;me projet.</p>
<p>Le morceau joue aussi un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans la visibilit&eacute; de <em>Scary Monsters</em>. Il pr&eacute;c&egrave;de sa sortie et lui fournit un axe narratif imm&eacute;diatement reconnaissable. Au lieu de pr&eacute;senter seulement le disque comme le d&eacute;but du Bowie des ann&eacute;es 1980, <em>Ashes to Ashes</em> rappelle que ce passage s&rsquo;effectue avec les personnages et les transformations accumul&eacute;s au cours des ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un britannique pour le dernier album RCA</h2>
<p><em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> para&icirc;t chez RCA Records le 12 septembre 1980 au Royaume-Uni. Le calendrier am&eacute;ricain est l&eacute;g&egrave;rement diff&eacute;rent : l&rsquo;album y sort le 15 septembre, trois jours plus tard. Cette distinction n&rsquo;emp&ecirc;che pas sa trajectoire de prendre rapidement une dimension internationale.</p>
<p>Au Royaume-Uni, le disque entre directement &agrave; la premi&egrave;re place du classement des albums. Ce retour au sommet donne une r&eacute;ponse commerciale nette au d&eacute;fi pos&eacute; par l&rsquo;apr&egrave;s-Berlin. Bowie ne se contente pas de pr&eacute;server une position acquise pendant les ann&eacute;es 1970 : son premier album studio de la nouvelle d&eacute;cennie atteint imm&eacute;diatement la t&ecirc;te des ventes britanniques.</p>
<p>Aux &Eacute;tats-Unis, <em>Scary Monsters</em> culmine &agrave; la douzi&egrave;me place du Billboard 200. La performance confirme la port&eacute;e du disque sur le march&eacute; am&eacute;ricain, tout en accompagnant la fin de la s&eacute;rie d&rsquo;albums studio de Bowie pour RCA. Le label avait r&eacute;sum&eacute; sa campagne en quatre mots anglais ; les classements lui apportent alors une traduction chiffr&eacute;e.</p>
<p>&Agrave; 46 ans, l&rsquo;album reste d&eacute;fini par cette double fonction : synth&eacute;tiser les recherches de la p&eacute;riode berlinoise et ouvrir le passage vers les transformations des ann&eacute;es 1980. Son dernier geste commercial prolonge d&rsquo;ailleurs cette position de transition. En janvier 1981, lorsque le morceau <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> devient le troisi&egrave;me single, Bowie a d&eacute;j&agrave; franchi la fronti&egrave;re calendaire que l&rsquo;album pr&eacute;parait depuis sa sortie du 12 septembre.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Avec Circus, Lenny Kravitz ouvrait le chapiteau par « Rock and Roll Is Dead » il y a 31 ans</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 12 septembre 1995, Circus f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Apr&egrave;s le succ&egrave;s d&rsquo;Are You Gonna Go My Way, Lenny Kravitz choisissait d&rsquo;ouvrir son quatri&egrave;me album studio par une...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/avec-circus-lenny-kravitz-ouvrait-le-chapiteau-par-rock-and-roll-is-dead-il-y-a-31-ans-437</link>
      <guid isPermaLink="false">01aad3bfadf6e50035c27eaec0022ef530b1d103</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="141537" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a39eb9a036.90793656.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 12 septembre 1995, <em>Circus</em> f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Apr&egrave;s le succ&egrave;s d&rsquo;<em>Are You Gonna Go My Way</em>, Lenny Kravitz choisissait d&rsquo;ouvrir son quatri&egrave;me album studio par une charge contre l&rsquo;&eacute;tat du rock et de donner au disque un titre qui exprimait son regard sur le milieu musical.</strong></p>
<p></p>
<p>Le premier son de <em>Circus</em> porte d&eacute;j&agrave; une d&eacute;claration sans d&eacute;tour : <em>Rock and Roll Is Dead</em>. En pla&ccedil;ant ce morceau-manifeste &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;album, Lenny Kravitz ne m&eacute;nage pas de transition avec la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente. Le musicien y adresse un regard critique sur le rock et son industrie au milieu des ann&eacute;es 1990. Le titre du disque prolonge cette id&eacute;e : le &laquo; cirque &raquo; devient l&rsquo;image choisie pour encadrer un album n&eacute; au moment o&ugrave; Kravitz doit composer avec une popularit&eacute; devenue consid&eacute;rable.</p>
<p>La situation est particuli&egrave;re. Avant <em>Circus</em>, le chanteur et multi-instrumentiste a publi&eacute; <em>Let Love Rule</em> en 1989, <em>Mama Said</em> en 1991 puis <em>Are You Gonna Go My Way</em> en 1993. Ce troisi&egrave;me disque l&rsquo;a install&eacute; parmi les grandes figures du rock grand public du d&eacute;but de la d&eacute;cennie. Son successeur n&rsquo;est donc pas celui de la d&eacute;couverte, mais celui de l&rsquo;apr&egrave;s-succ&egrave;s : un album attendu, enregistr&eacute; en 1994 et 1995, alors que chaque nouvelle chanson doit d&eacute;sormais se mesurer &agrave; une exposition internationale.</p>
<h2>Kravitz reste aux commandes apr&egrave;s le succ&egrave;s</h2>
<p>Pour ce quatri&egrave;me album, Lenny Kravitz conserve la ma&icirc;trise de sa fabrication. Il en est le producteur principal et intervient comme multi-instrumentiste, poursuivant ainsi une m&eacute;thode d&eacute;j&agrave; centrale dans son travail. Un film promotionnel r&eacute;alis&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le montre en studio, entour&eacute; de son groupe, expliquant comment les morceaux ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s. Il y revient &eacute;galement sur le choix de <em>Circus</em> comme titre g&eacute;n&eacute;ral, reliant directement le processus de cr&eacute;ation au regard qu&rsquo;il porte alors sur son environnement professionnel.</p>
<p>Cette parole d&rsquo;&eacute;poque permet de saisir la coh&eacute;rence du projet sans transformer le disque en simple r&egrave;glement de comptes. <em>Circus</em> ne se r&eacute;sume pas &agrave; son ouverture provocatrice. Il organise plut&ocirc;t une tension entre la position publique de Kravitz, d&eacute;sormais solidement &eacute;tabli, et sa volont&eacute; de commenter le spectacle qui l&rsquo;entoure. La critique de l&rsquo;industrie n&rsquo;est pas ajout&eacute;e apr&egrave;s coup &agrave; l&rsquo;histoire de l&rsquo;album : elle appara&icirc;t d&egrave;s le titre, dans sa promotion et au seuil m&ecirc;me de la tracklist.</p>
<p>La chanson <em>Circus</em>, co&eacute;crite par Lenny Kravitz avec Gerry DeVeaux et Terry Britten, donne un centre au dispositif. Elle devient le deuxi&egrave;me single du disque &agrave; la fin de 1995, avec un envoi aux radios rock am&eacute;ricaines le 6 novembre, puis une parution en vinyle au Royaume-Uni le 11 d&eacute;cembre. Apr&egrave;s le coup d&rsquo;&eacute;clat de <em>Rock and Roll Is Dead</em>, ce choix ram&egrave;ne donc le public vers le mot qui r&eacute;sume l&rsquo;album et vers l&rsquo;id&eacute;e que Kravitz avait lui-m&ecirc;me choisi de mettre en avant.</p>
<h2>Un disque critique, mais largement adopt&eacute;</h2>
<p>Le discours d&eacute;senchant&eacute; de <em>Circus</em> n&rsquo;emp&ecirc;che pas l&rsquo;album de rencontrer un public important. Publi&eacute; par Virgin Records America le 12 septembre 1995, il atteint la dixi&egrave;me place du Billboard 200 aux &Eacute;tats-Unis. Son parcours est encore plus &eacute;lev&eacute; dans plusieurs pays : num&eacute;ro un aux Pays-Bas et en Norv&egrave;ge, num&eacute;ro deux au Canada, num&eacute;ro trois en France, num&eacute;ro cinq en Autriche, num&eacute;ro sept en Allemagne et en Suisse, et num&eacute;ro huit en Australie.</p>
<p>Ces r&eacute;sultats dessinent une trajectoire r&eacute;ellement internationale. Le disque obtient notamment une certification or aux &Eacute;tats-Unis et au Royaume-Uni, ainsi qu&rsquo;en France, aux Pays-Bas et en Suisse. Apr&egrave;s l&rsquo;ampleur d&rsquo;<em>Are You Gonna Go My Way</em>, Kravitz ne dispara&icirc;t donc pas derri&egrave;re son propre succ&egrave;s pr&eacute;c&eacute;dent. Il transforme au contraire un album au propos critique en nouveau rendez-vous commercial majeur, capable de s&rsquo;imposer simultan&eacute;ment en Am&eacute;rique du Nord et dans plusieurs march&eacute;s europ&eacute;ens.</p>
<p>La place prise par certaines chansons d&eacute;passe aussi la seule campagne de lancement. <em>Can&rsquo;t Get You Off My Mind</em>, pr&eacute;sent sur la tracklist originale, demeure l&rsquo;un des morceaux r&eacute;guli&egrave;rement retenus dans les s&eacute;lections consacr&eacute;es &agrave; <em>Circus</em>, sur les plateformes comme dans les programmations radio. Entre le manifeste initial, la chanson-titre et ce morceau durablement associ&eacute; au disque, l&rsquo;album ne repose pas sur une unique formule : il poss&egrave;de plusieurs portes d&rsquo;entr&eacute;e, chacune r&eacute;v&eacute;lant une facette diff&eacute;rente de ce quatri&egrave;me chapitre.</p>
<h2>Vingt-quatre titres pour rouvrir le dossier</h2>
<p>En 2025, le trenti&egrave;me anniversaire a donn&eacute; lieu &agrave; une nouvelle &eacute;dition digitale deluxe publi&eacute;e sous la banni&egrave;re UMG/Universal. Avec 24 morceaux et plus de deux heures de contenu, cette version a replac&eacute; <em>Circus</em> au premier plan du catalogue de Lenny Kravitz. La communication officielle rappelait alors la date exacte de la parution originale et son entr&eacute;e dans le top 10 du Billboard 200, deux rep&egrave;res qui r&eacute;sument la double identit&eacute; du disque : une &oelig;uvre tr&egrave;s situ&eacute;e dans les interrogations de 1995 et un succ&egrave;s chiffr&eacute; sans ambigu&iuml;t&eacute;.</p>
<p>&Agrave; 31 ans, <em>Circus</em> conserve ainsi une singularit&eacute; nette dans la premi&egrave;re partie de la discographie de Kravitz. Il arrive apr&egrave;s trois albums qui ont construit son ascension et juste avant les explorations sonores ult&eacute;rieures de <em>5</em>. Mais son geste le plus r&eacute;v&eacute;lateur reste celui de son ouverture : au sommet de sa visibilit&eacute;, son auteur choisit de ne pas c&eacute;l&eacute;brer le spectacle. Il lance plut&ocirc;t <em>Rock and Roll Is Dead</em>, puis fait entrer l&rsquo;auditeur sous le chapiteau.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>One Hot Minute à 31 ans : Dave Navarro plongeait les Red Hot Chili Peppers dans l’ombre</title>
      <description><![CDATA[Publi&eacute; le 12 septembre 1995, One Hot Minute c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Avec Dave Navarro &agrave; la guitare et Rick Rubin &agrave; la production, les Red Hot Chili Peppers donnent alors une suite p...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/one-hot-minute-a-31-ans-dave-navarro-plongeait-les-red-hot-chili-peppers-dans-l-ombre-439</link>
      <guid isPermaLink="false">5ea19183d07741ab60505df2db20eb1241f55a06</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="194915" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a4afb00c94.35114939.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Publi&eacute; le 12 septembre 1995, <em>One Hot Minute</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Avec Dave Navarro &agrave; la guitare et Rick Rubin &agrave; la production, les Red Hot Chili Peppers donnent alors une suite plus sombre et plus lourde &agrave; l&rsquo;immense succ&egrave;s de <em>Blood Sugar Sex Magik</em>, avant de trouver avec <em>My Friends</em> un puissant relais radiophonique.</strong></p>
<p></p>
<p>Le contraste tient en une phrase de Dave Navarro : &laquo; Le funk, par nature, est un son plus joyeux, et aucun de nous ne ressentait vraiment cela. &raquo; Cette d&eacute;claration r&eacute;sume le d&eacute;placement op&eacute;r&eacute; sur <em>One Hot Minute</em>. Les Red Hot Chili Peppers n&rsquo;abandonnent pas enti&egrave;rement les fondations de leur musique, mais leur sixi&egrave;me album studio les entra&icirc;ne vers un territoire plus sombre, &eacute;trange et lourd. Trente et un ans apr&egrave;s sa sortie, ce disque reste indissociable du bref passage de Navarro dans le groupe.</p>
<p>Le guitariste, venu de Jane&rsquo;s Addiction, remplace John Frusciante apr&egrave;s une p&eacute;riode de turbulences et de changements de formation. La t&acirc;che est consid&eacute;rable : le nouvel album doit succ&eacute;der &agrave; <em>Blood Sugar Sex Magik</em>, paru en 1991 et devenu un succ&egrave;s majeur. Plut&ocirc;t que de reproduire cette formule, l&rsquo;arriv&eacute;e de Navarro modifie fortement la couleur et la structure des morceaux. <em>One Hot Minute</em> devient ainsi moins une simple continuation qu&rsquo;un changement de perspective au sein d&rsquo;un groupe d&eacute;j&agrave; install&eacute; au premier plan.</p>
<h2>Le m&ecirc;me producteur, mais un autre &eacute;quilibre</h2>
<p>Un lien essentiel demeure pourtant avec le disque pr&eacute;c&eacute;dent : Rick Rubin retrouve les Red Hot Chili Peppers &agrave; la production. Cette continuit&eacute; ne gomme pas la rupture provoqu&eacute;e par le nouveau guitariste. Navarro imprime ses textures &agrave; l&rsquo;ensemble, tandis que Rubin accompagne une formation dont l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit ne se pr&ecirc;te plus au funk le plus lumineux. Le r&eacute;sultat sera r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;crit comme l&rsquo;album le plus sombre et le plus exp&eacute;rimental du groupe.</p>
<p>La fabrication s&rsquo;&eacute;tend sur 1994 et 1995 et conduit les musiciens dans plusieurs studios de la c&ocirc;te Ouest. Les s&eacute;ances passent notamment par Sound City &agrave; Van Nuys, Ocean Way Studios, The Sound Factory et Grandmaster Recorders &agrave; Los Angeles, ainsi que par The Site &agrave; Nicasio. Ce parcours entre diff&eacute;rents lieux s&rsquo;appuie sur une &eacute;quipe technique fournie : Dave Sardy participe au mixage et &agrave; l&rsquo;enregistrement, Dave Schiffman figure &eacute;galement parmi les ing&eacute;nieurs, tandis que Don C. Tyler assure le montage num&eacute;rique.</p>
<p>Cette organisation traduit l&rsquo;ampleur d&rsquo;un projet qui comptera finalement treize morceaux dans son &eacute;dition standard, pour un peu plus d&rsquo;une heure de musique. Parmi les titres travaill&eacute;s durant ces s&eacute;ances figurent <em>Deep Kick</em> et <em>My Friends</em>. Deux morceaux capables d&rsquo;illustrer les &eacute;carts internes du disque : l&rsquo;un s&rsquo;inscrit dans sa dimension la plus dense, l&rsquo;autre offre une respiration m&eacute;lodique et introspective.</p>
<h2><em>My Friends</em>, la ballade qui ouvre les portes des radios</h2>
<p>Plac&eacute;e en quatri&egrave;me position sur l&rsquo;album, <em>My Friends</em> devient le deuxi&egrave;me single extrait de <em>One Hot Minute</em>. La chanson se distingue par son caract&egrave;re plus accessible. Ballade m&eacute;lodique au milieu d&rsquo;un disque souvent abrasif, elle accompagne la sortie de l&rsquo;album avant de b&eacute;n&eacute;ficier de sa propre campagne quelques semaines plus tard : les diffusions radiophoniques am&eacute;ricaines commencent &agrave; la fin de septembre 1995, puis les formats physiques arrivent au d&eacute;but d&rsquo;octobre au Royaume-Uni et en Australie.</p>
<p>Cette progression porte ses fruits. <em>My Friends</em> devient le troisi&egrave;me single des Red Hot Chili Peppers &agrave; atteindre la premi&egrave;re place du classement Billboard Hot Modern Rock Tracks. Il y reste quatre semaines cons&eacute;cutives. Surtout, le morceau est le premier du groupe &agrave; occuper simultan&eacute;ment la t&ecirc;te des classements Modern Rock et Album Rock. &Agrave; l&rsquo;international, il entre &eacute;galement dans le top 20 australien et dans le top 15 de certains classements canadiens.</p>
<p>La strat&eacute;gie de Warner Bros. Records souligne la capacit&eacute; du groupe &agrave; pr&eacute;senter plusieurs visages. Au Japon, <em>My Friends</em> est notamment associ&eacute; &agrave; <em>Warped</em> sur un single partag&eacute;. Le rapprochement met en regard deux p&ocirc;les de l&rsquo;album : l&rsquo;approche abrasive de <em>Warped</em> et la veine plus m&eacute;lodique de <em>My Friends</em>. L&rsquo;une affirme la transformation sonore li&eacute;e &agrave; Navarro, l&rsquo;autre fournit &agrave; cette p&eacute;riode son titre radiophonique le plus marquant.</p>
<h2>Un interm&egrave;de unique, mais solidement install&eacute;</h2>
<p>Publi&eacute; par Warner Bros. Records, <em>One Hot Minute</em> rencontre une r&eacute;ussite commerciale internationale malgr&eacute; une r&eacute;ception moins f&eacute;d&eacute;ratrice que celle de <em>Blood Sugar Sex Magik</em>. L&rsquo;album obtient notamment une double certification platine aux &Eacute;tats-Unis, plusieurs certifications multi-platine en Australie, ainsi que des disques d&rsquo;or et de platine dans diff&eacute;rents pays europ&eacute;ens et en Nouvelle-Z&eacute;lande. Sa r&eacute;putation de disque &agrave; part ne doit donc pas masquer son poids dans la trajectoire commerciale du groupe pendant les ann&eacute;es 1990.</p>
<p>Cette singularit&eacute; est renforc&eacute;e par la suite de l&rsquo;histoire : les Red Hot Chili Peppers n&rsquo;enregistreront pas de second album studio avec Dave Navarro. <em>One Hot Minute</em> demeure ainsi le seul t&eacute;moignage complet de cette formation en studio, un &eacute;pisode circonscrit plut&ocirc;t qu&rsquo;une nouvelle formule durable. Ce caract&egrave;re isol&eacute; explique aussi pourquoi le disque continue d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;guli&egrave;rement revisit&eacute; dans les r&eacute;trospectives consacr&eacute;es au groupe.</p>
<p>L&rsquo;album reste par ailleurs pr&eacute;sent au catalogue de Warner Records. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;&eacute;dition standard de treize titres existe une version dite &laquo; deluxe &raquo; comprenant seize pistes et environ une heure et dix-huit minutes de musique. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une nouvelle r&eacute;&eacute;dition anniversaire, mais d&rsquo;une d&eacute;clinaison &eacute;tendue qui maintient accessible cette parenth&egrave;se particuli&egrave;re. Trente et un ans apr&egrave;s le 12 septembre 1995, la trace la plus nette de cette p&eacute;riode reste peut-&ecirc;tre ce contraste : la guitare lourde de l&rsquo;interm&egrave;de Navarro et les quatre semaines de <em>My Friends</em> au sommet des radios rock am&eacute;ricaines.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Simple Minds grave son retour dans la date de Black &amp; White 050505, paru il y a 21 ans</title>
      <description><![CDATA[Simple Minds publiait Black &amp; White 050505 le 12 septembre 2005, il y a tout juste 21 ans. Derri&egrave;re son titre &eacute;nigmatique, ce quatorzi&egrave;me album original fixe la date pr&eacute;cise de son ach&egrave;vement...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/simple-minds-grave-son-retour-dans-la-date-de-black-white-050505-paru-il-y-a-21-ans-440</link>
      <guid isPermaLink="false">f3ce4ed1a80e15f6f8070b4417a3fccfb76d2f71</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="94031" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a535dc3872.58769664.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Simple Minds publiait <em>Black &amp; White 050505</em> le 12 septembre 2005, il y a tout juste 21 ans. Derri&egrave;re son titre &eacute;nigmatique, ce quatorzi&egrave;me album original fixe la date pr&eacute;cise de son ach&egrave;vement et raconte le retour discographique de Jim Kerr et Charlie Burchill apr&egrave;s trois ann&eacute;es sans nouveau disque de ce type.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout est inscrit dans le titre, &agrave; condition de savoir le d&eacute;chiffrer. Le 5 mai 2005, Simple Minds termine l&rsquo;enregistrement de son nouvel album. Cette date devient &laquo; 050505 &raquo;, un code accol&eacute; &agrave; deux mots, <em>Black &amp; White</em>, comme un tampon pos&eacute; &agrave; la fin du travail. Lorsque le disque para&icirc;t sur Sanctuary Records quatre mois plus tard, le 12 septembre, son nom conserve ainsi la trace exacte du jour o&ugrave; les s&eacute;ances se sont achev&eacute;es.</p>
<p>Le choix est d&rsquo;autant plus parlant que l&rsquo;album doit ouvrir un nouveau chapitre. Simple Minds n&rsquo;a pas publi&eacute; de nouvel album de mat&eacute;riel original depuis environ trois ans. Jim Kerr et Charlie Burchill, noyau historique du groupe, abordent donc cette sortie comme un retour significatif plut&ocirc;t que comme une &eacute;tape ordinaire de leur discographie. <em>Black &amp; White 050505</em> devient leur quatorzi&egrave;me album studio original, produit conjointement par Simple Minds et Jez Coad.</p>
<h2>Un disque europ&eacute;en jusque dans sa fabrication</h2>
<p>Les s&eacute;ances se r&eacute;partissent entre l&rsquo;Italie et les Pays-Bas. Les d&eacute;tails du travail en studio restent peu document&eacute;s, mais cette g&eacute;ographie europ&eacute;enne donne &agrave; la fabrication du disque un cadre pr&eacute;cis. Elle place aussi Jez Coad aux c&ocirc;t&eacute;s du groupe dans une coproduction o&ugrave; Simple Minds conserve directement une part de la responsabilit&eacute; artistique.</p>
<p>La pochette prolonge la dualit&eacute; sugg&eacute;r&eacute;e par le titre. Une photographie en noir et blanc montre deux mains qui dessinent un c&oelig;ur, tandis que les poignets sont reli&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres bras. Une critique publi&eacute;e quelques mois apr&egrave;s la sortie la d&eacute;crit comme &laquo; trompeusement captivante &raquo; et estime qu&rsquo;elle pr&eacute;pare &agrave; l&rsquo;atmosph&egrave;re du disque. Sans d&eacute;velopper un r&eacute;cit visuel compliqu&eacute;, l&rsquo;image associe imm&eacute;diatement le noir et blanc, le lien entre les corps et une forme simple, reconnaissable.</p>
<p>La campagne de lancement choisit pourtant des mots beaucoup plus affirmatifs. Un texte promotionnel intitul&eacute; <em>A Return to Form</em> pr&eacute;sente le disque comme le meilleur de Simple Minds depuis <em>New Gold Dream (81 82 83 84)</em>. Il rapproche &eacute;galement son ampleur de celle de <em>Sparkle in the Rain</em>, <em>Once Upon a Time</em> et <em>Street Fighting Years</em>. Cette comparaison rel&egrave;ve clairement de la communication accompagnant la sortie, mais elle r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;ambition assign&eacute;e au projet : r&eacute;installer le groupe dans la continuit&eacute; de ses albums des ann&eacute;es 1980, plut&ocirc;t que traiter ce retour comme une parenth&egrave;se.</p>
<h2>&laquo; Home &raquo;, morceau d&rsquo;accueil et carte de visite</h2>
<p>Pour repr&eacute;senter l&rsquo;album, Simple Minds met en avant &laquo; Home &raquo;. Le titre figure comme single principal de la campagne, aux c&ocirc;t&eacute;s de &laquo; Stranger &raquo;, lui aussi publi&eacute; en single. Le choix de ce mot, &laquo; maison &raquo;, prend une r&eacute;sonance particuli&egrave;re autour d&rsquo;un disque pr&eacute;sent&eacute; comme un retour : sans qu&rsquo;il soit n&eacute;cessaire de lui pr&ecirc;ter une intention non formul&eacute;e, il fournit &agrave; l&rsquo;album une carte de visite imm&eacute;diatement m&eacute;morisable.</p>
<p>La trajectoire am&eacute;ricaine de &laquo; Home &raquo; demande toutefois une nuance. Le morceau est envoy&eacute; aux radios rock alternatif aux &Eacute;tats-Unis, alors que la publication standard de l&rsquo;album sur ce march&eacute; demeure incertaine. Une sortie nord-am&eacute;ricaine avait &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e pour le 13 septembre 2005, soit un jour apr&egrave;s la parution internationale. La promotion radio du single est donc bien &eacute;tablie, mais elle ne permet pas de parler d&rsquo;une diffusion physique large du disque en Am&eacute;rique du Nord.</p>
<p>En Europe, les r&eacute;sultats font appara&icirc;tre des accueils contrast&eacute;s. <em>Black &amp; White 050505</em> atteint la 37e place au Royaume-Uni. En Italie, pays o&ugrave; une partie de l&rsquo;enregistrement a eu lieu, il se classe sixi&egrave;me et obtient une certification or. Ce top 10 italien constitue la performance la plus nette document&eacute;e pour l&rsquo;album et donne un relief particulier &agrave; l&rsquo;un des territoires associ&eacute;s &agrave; sa fabrication.</p>
<p>Simple Minds prolonge rapidement cette sortie sur sc&egrave;ne. D&egrave;s avril et mai 2006, des ensembles de t&eacute;l&eacute;chargements live li&eacute;s &agrave; la tourn&eacute;e <em>Black &amp; White 050505</em> sont propos&eacute;s. Ils comprennent notamment une version publique de &laquo; Sleeping Girl &raquo;. Cette publication num&eacute;rique montre comment les chansons du disque ont quitt&eacute; le studio quelques mois apr&egrave;s leur parution pour &ecirc;tre document&eacute;es dans leur forme sc&eacute;nique.</p>
<h2>Du code dat&eacute; au vinyle blanc</h2>
<p>Le calendrier initial n&rsquo;est pas parfaitement uniforme selon les territoires et les circuits de distribution : le 16 septembre appara&icirc;t &eacute;galement dans certains relev&eacute;s. Pour l&rsquo;anniversaire, le 12 septembre 2005 reste n&eacute;anmoins la date principale, celle retenue par la fiche officielle du groupe et sa discographie. Le d&eacute;calage rappelle surtout qu&rsquo;une sortie internationale de 2005 pouvait s&rsquo;&eacute;taler sur plusieurs jours, avec des situations diff&eacute;rentes d&rsquo;un march&eacute; &agrave; l&rsquo;autre.</p>
<p>Quatorze ans apr&egrave;s cette premi&egrave;re publication, <em>Black &amp; White 050505</em> revient physiquement dans les bacs. Demon Music Group le r&eacute;&eacute;dite le 24 mai 2019 en CD et en vinyle blanc. Ce dernier format fait directement &eacute;cho &agrave; l&rsquo;identit&eacute; graphique du disque, dont le titre et la pochette reposent d&eacute;j&agrave; sur l&rsquo;opposition du noir et du blanc. Il remet aussi en circulation un album des ann&eacute;es 2000 qui n&rsquo;&eacute;tait plus seulement li&eacute; &agrave; sa campagne de lancement.</p>
<p>&Agrave; 21 ans, <em>Black &amp; White 050505</em> conserve ainsi deux rep&egrave;res mat&eacute;riels tr&egrave;s simples : un nombre et une image. Le nombre renvoie au 5 mai 2005, dernier jour de l&rsquo;enregistrement men&eacute; entre l&rsquo;Italie et les Pays-Bas ; l&rsquo;image montre ces mains r&eacute;unies en forme de c&oelig;ur. En 2019, le vinyle blanc a donn&eacute; une nouvelle enveloppe &agrave; cet instant dat&eacute; avec une pr&eacute;cision inhabituelle : 050505.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Tanita Tikaram et Ancient Heart : 38 ans pour un premier album construit autour d’une voix</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 12 septembre 1988 en Europe, Ancient Heart f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 38 ans. Rep&eacute;r&eacute;e dans un pub londonien, Tanita Tikaram n&rsquo;a que 19 ans lorsque sa voix devient le point d&rsquo;ancrage d&rsquo...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/tanita-tikaram-et-ancient-heart-38-ans-pour-un-premier-album-construit-autour-d-une-voix-441</link>
      <guid isPermaLink="false">42be6609c170e5565ec87ad8f8b3ebea0ddadfa6</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="103382" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a5b29aacb0.58747904.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 12 septembre 1988 en Europe, <em>Ancient Heart</em> f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 38 ans. Rep&eacute;r&eacute;e dans un pub londonien, Tanita Tikaram n&rsquo;a que 19 ans lorsque sa voix devient le point d&rsquo;ancrage d&rsquo;un disque bient&ocirc;t propuls&eacute; au sommet des classements europ&eacute;ens.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les certifications, les classements internationaux et les millions d&rsquo;exemplaires &eacute;coul&eacute;s, il y a une gare, quelques trajets en voiture et un home-studio &agrave; St Albans. Peter Van Hooke vient y chercher Tanita Tikaram pour l&rsquo;emmener travailler chez Rod Argent. Loin d&rsquo;un vaste complexe d&rsquo;enregistrement, les deux producteurs anglais vont &eacute;laborer <em>Ancient Heart</em> dans ce cadre domestique, en prenant une d&eacute;cision essentielle : ne pas ensevelir la jeune auteure-compositrice sous la production, mais construire chaque morceau autour d&rsquo;elle.</p>
<h2>Du pub londonien au studio de St Albans</h2>
<p>Tanita Tikaram joue d&eacute;j&agrave; de la guitare et &eacute;crit ses chansons lorsqu&rsquo;elle se pr&eacute;pare &agrave; entrer &agrave; l&rsquo;universit&eacute;, dans la premi&egrave;re moiti&eacute; des ann&eacute;es 1980. Elle dispose ainsi d&rsquo;un r&eacute;pertoire personnel avant m&ecirc;me que l&rsquo;industrie musicale ne s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; elle. Le basculement intervient vers 1987, lorsqu&rsquo;elle est rep&eacute;r&eacute;e en interpr&eacute;tant ses titres dans un pub londonien. Cette d&eacute;couverte conduit rapidement &agrave; la pr&eacute;paration de son premier album, puis &agrave; une signature dans l&rsquo;environnement Warner et Reprise.</p>
<p>Le label choisit Rod Argent et Peter Van Hooke pour encadrer l&rsquo;enregistrement. L&rsquo;exp&eacute;rience de Van Hooke avec Van Morrison, un artiste admir&eacute; par Tikaram, compte parmi les arguments avanc&eacute;s. Leur r&ocirc;le ne consiste pourtant pas &agrave; normaliser les chansons d&rsquo;une d&eacute;butante. Les producteurs partent au contraire de ce que la chanteuse ma&icirc;trise d&eacute;j&agrave; : sa voix, sa guitare et une mani&egrave;re d&rsquo;interpr&eacute;ter d&eacute;velopp&eacute;e avant son arriv&eacute;e en studio.</p>
<p>La m&eacute;thode repose sur une prise vocale ma&icirc;tresse enregistr&eacute;e avec la guitare et une piste rythmique servant de guide. Cette derni&egrave;re peut ensuite &ecirc;tre retir&eacute;e, tandis que les cordes, les percussions et les textures synth&eacute;tiques viennent entourer la performance conserv&eacute;e. Rod Argent r&eacute;sumera ainsi ce principe : &laquo; We built up every track on her <em>Ancient Heart</em> album like that. &raquo; Chaque titre est donc assembl&eacute; &agrave; partir du m&ecirc;me centre de gravit&eacute;, la voix de Tikaram, plut&ocirc;t que d&rsquo;&ecirc;tre fix&eacute; instrumentalement avant son intervention.</p>
<h2>Le hautbois qui change la couleur de <em>Twist in My Sobriety</em></h2>
<p><em>Twist in My Sobriety</em> offre l&rsquo;exemple le plus pr&eacute;cis&eacute;ment document&eacute; de cette construction. Le chant principal est d&rsquo;abord capt&eacute; dans les conditions famili&egrave;res &agrave; Tikaram, avec sa guitare et le guide rythmique. Les producteurs peuvent alors imaginer autour de cette prise un environnement plus &eacute;labor&eacute;, sans lui demander de refaire sa performance une fois les arrangements achev&eacute;s.</p>
<p>Rod Argent con&ccedil;oit notamment le motif de synth&eacute;tiseur entendu au d&eacute;but du morceau, avec une attaque tr&egrave;s marqu&eacute;e. Il propose ensuite une ligne de hautbois, d&rsquo;abord simul&eacute;e au synth&eacute;tiseur. Peter Van Hooke h&eacute;site devant cette id&eacute;e et envisage une couleur plus franchement folk. Argent d&eacute;fend au contraire la dimension presque classique que l&rsquo;instrument pourrait apporter. Le hautbo&iuml;ste Malcolm Messiter est finalement appel&eacute; pour enregistrer la partie r&eacute;elle, qui devient l&rsquo;un des &eacute;l&eacute;ments distinctifs du titre.</p>
<p>Ce choix r&eacute;sume l&rsquo;&eacute;quilibre recherch&eacute; sur <em>Ancient Heart</em> : pr&eacute;server une interpr&eacute;tation d&eacute;j&agrave; constitu&eacute;e tout en lui donnant un d&eacute;cor sonore travaill&eacute;. Les arrangements ne remplacent pas la chanson initiale ; ils forment autour d&rsquo;elle les &laquo; sc&eacute;narios &raquo; sonores &eacute;voqu&eacute;s par Argent. &Agrave; 19 ans, Tikaram reste ainsi au premier plan d&rsquo;une production riche dont les &eacute;tapes ont &eacute;t&eacute; pens&eacute;es &agrave; partir de sa pr&eacute;sence vocale.</p>
<p>Le succ&egrave;s n&rsquo;est pourtant pas imm&eacute;diat. <em>Good Tradition</em>, premier extrait publi&eacute; en juin 1988, re&ccedil;oit peu d&rsquo;attention m&eacute;diatique. Lorsque <em>Twist in My Sobriety</em> para&icirc;t &agrave; son tour le 10 octobre, la chanteuse demeure relativement inconnue sur plusieurs march&eacute;s. L&rsquo;&eacute;cart entre ce d&eacute;part discret et la diffusion qui suit donne toute sa mesure &agrave; la trajectoire du disque.</p>
<h2>Un premier album propuls&eacute; dans toute l&rsquo;Europe</h2>
<p><em>Ancient Heart</em> para&icirc;t sous WEA le 12 septembre 1988, date de r&eacute;f&eacute;rence pour le Royaume-Uni et l&rsquo;Europe, en vinyle, CD et cassette. Une indication isol&eacute;e place sa premi&egrave;re commercialisation allemande au 13 septembre, possible d&eacute;calage local. Aux &Eacute;tats-Unis, l&rsquo;album est exploit&eacute; par Reprise Records la m&ecirc;me ann&eacute;e, prolongeant au-del&agrave; du march&eacute; europ&eacute;en la diffusion de ce premier essai.</p>
<p>Au Royaume-Uni, l&rsquo;album atteint la troisi&egrave;me place du classement et re&ccedil;oit une double certification platine de la BPI. Son parcours continental est plus spectaculaire encore : il se classe num&eacute;ro un en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Norv&egrave;ge et aux Pays-Bas. L&rsquo;Allemagne lui accorde notamment une double certification platine. Il entre &eacute;galement dans le Top 40 en Australie, au Canada et dans plusieurs territoires scandinaves.</p>
<p>Le march&eacute; am&eacute;ricain se montre moins r&eacute;ceptif, mais <em>Ancient Heart</em> atteint tout de m&ecirc;me la 59e place du Billboard 200. Une estimation biographique situe ses ventes mondiales au-del&agrave; de quatre millions d&rsquo;exemplaires. Pour une artiste encore inconnue peu avant la parution de <em>Twist in My Sobriety</em>, le passage du pub londonien aux premi&egrave;res places europ&eacute;ennes s&rsquo;effectue donc en l&rsquo;espace de quelques mois.</p>
<p>Trente-huit ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Ancient Heart</em> demeure accessible sur les plateformes num&eacute;riques avec ses cr&eacute;dits Warner Music UK et sa date originale du 12 septembre 1988. Mais l&rsquo;image la plus parlante de sa fabrication reste celle du studio de St Albans : une voix ma&icirc;tresse, une guitare, une piste rythmique provisoire, puis un hautbois r&eacute;el venu remplacer son esquisse au synth&eacute;tiseur.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pour ses 43 ans, « Labour of Love » raconte comment UB40 a changé ses disques de jeunesse en succès mondial</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 12 septembre 1983, &laquo; Labour of Love &raquo; c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 43 ans. Avec ce quatri&egrave;me album studio, UB40 d&eacute;laisse provisoirement ses propres compositions pour reprendre les classique...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/pour-ses-43-ans-labour-of-love-raconte-comment-ub40-a-change-ses-disques-de-jeunesse-en-succes-mondial-442</link>
      <guid isPermaLink="false">57ed2e014045892b50e70174f607383bfeef214f</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="180776" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a637e318d1.54288853.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 12 septembre 1983, &laquo; Labour of Love &raquo; c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 43 ans. Avec ce quatri&egrave;me album studio, UB40 d&eacute;laisse provisoirement ses propres compositions pour reprendre les classiques reggae de sa jeunesse, avant de voir &laquo; Red Red Wine &raquo; conna&icirc;tre deux triomphes s&eacute;par&eacute;s par cinq ann&eacute;es.</strong></p>
<p></p>
<p>En 1983, UB40 aurait pu simplement prolonger la formule qui l&rsquo;avait install&eacute; parmi les principales figures du reggae britannique. Ses premiers albums et plusieurs singles avaient d&eacute;j&agrave; offert au groupe une forte visibilit&eacute; au Royaume-Uni. Pour son quatri&egrave;me disque studio, il choisit pourtant une autre voie : ne proposer aucune nouvelle collection de compositions originales, mais revenir aux chansons reggae qui avaient accompagn&eacute; sa formation musicale.</p>
<p>Le titre r&eacute;sume cette d&eacute;marche : &laquo; Labour of Love &raquo; est un travail d&rsquo;amour, un album enti&egrave;rement consacr&eacute; &agrave; des morceaux existants. UB40 puise dans les classiques jama&iuml;cains des ann&eacute;es 1960 et 1970, ceux qui circulaient notamment dans la culture des sound systems et parmi les singles &eacute;cout&eacute;s par ses membres durant leur jeunesse. Le disque ne se pr&eacute;sente donc pas comme une parenth&egrave;se d&eacute;tach&eacute;e de leur parcours, mais comme une remont&eacute;e vers les fondations de leur musique.</p>
<h2>Un groupe install&eacute; retourne vers son r&eacute;pertoire fondateur</h2>
<p>Ce choix comporte une part de risque. UB40 vient de construire sa r&eacute;putation avec ses propres chansons ; le groupe d&eacute;cide d&eacute;sormais de consacrer un album complet &agrave; celles des autres. Plut&ocirc;t que d&rsquo;aligner des reproductions, il reprend ce r&eacute;pertoire avec sa formation collective et ses propres arrangements. L&rsquo;unit&eacute; du projet repose ainsi sur le son du groupe, davantage que sur la pr&eacute;sence d&rsquo;invit&eacute;s ou sur une succession de producteurs ext&eacute;rieurs.</p>
<p>La production est assur&eacute;e par UB40 avec Pablo Falconer. Ce cr&eacute;dit partag&eacute; souligne le contr&ocirc;le conserv&eacute; par les musiciens sur la transformation de ces titres anciens en un v&eacute;ritable album de groupe. Les d&eacute;tails pr&eacute;cis des s&eacute;ances restent peu document&eacute;s, mais la conception g&eacute;n&eacute;rale est nette : &laquo; Labour of Love &raquo; rassemble des reprises choisies comme un hommage aux classiques reggae qui ont nourri UB40.</p>
<p>Le disque para&icirc;t le 12 septembre 1983 au Royaume-Uni sous le label DEP International, avec une distribution assur&eacute;e par Virgin. Il traverse ensuite l&rsquo;Atlantique : l&rsquo;&eacute;dition am&eacute;ricaine publi&eacute;e par A&amp;M Records arrive le 27 septembre, environ deux semaines apr&egrave;s la sortie britannique. Cette diffusion sur plusieurs march&eacute;s va donner au projet une port&eacute;e d&eacute;passant largement le cadre d&rsquo;un hommage destin&eacute; aux connaisseurs de reggae.</p>
<h2>&laquo; Red Red Wine &raquo;, une reprise pass&eacute;e par le reggae</h2>
<p>La chanson qui ouvre le plus largement cette porte est &laquo; Red Red Wine &raquo;. UB40 ne construit pas sa version en partant directement de l&rsquo;original de Neil Diamond : le groupe s&rsquo;appuie sur l&rsquo;exemple d&rsquo;une adaptation reggae ant&eacute;rieure. Le morceau rejoint ainsi parfaitement le principe de &laquo; Labour of Love &raquo; : reprendre une chanson d&eacute;j&agrave; connue, mais &agrave; travers la m&eacute;moire et les codes du reggae &eacute;cout&eacute; par les membres de UB40.</p>
<p>En 1983, le r&eacute;sultat devient num&eacute;ro un au Royaume-Uni. &laquo; Red Red Wine &raquo; atteint &eacute;galement la premi&egrave;re place au Canada, en Irlande, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Z&eacute;lande et au Zimbabwe. Un disque pens&eacute; comme un retour vers les r&eacute;f&eacute;rences musicales de la jeunesse du groupe fournit ainsi &agrave; UB40 un succ&egrave;s international imm&eacute;diat.</p>
<p>L&rsquo;album ne se r&eacute;duit cependant pas &agrave; ce seul titre. &laquo; Please Don&rsquo;t Make Me Cry &raquo;, reprise d&rsquo;une chanson de Winston Groovy, se classe elle aussi dans le top 20 britannique. UB40 enregistre &eacute;galement &laquo; Many Rivers to Cross &raquo;, morceau &eacute;crit et popularis&eacute; &agrave; l&rsquo;origine par Jimmy Cliff. Cette nouvelle version rejoint &agrave; son tour le top 20 au Royaume-Uni. Autour de &laquo; Red Red Wine &raquo;, ces singles montrent que le public accueille le projet comme un album actuel de UB40, et non comme un simple exercice r&eacute;trospectif.</p>
<p>&laquo; Labour of Love &raquo; atteint une place &eacute;lev&eacute;e dans les classements britanniques et figure parmi les plus grands succ&egrave;s discographiques du groupe. Ses performances se prolongent par plusieurs certifications dans diff&eacute;rents territoires, notamment au moins un disque de platine d&eacute;cern&eacute; aux &Eacute;tats-Unis par la RIAA, ainsi que des certifications en Europe et en Nouvelle-Z&eacute;lande.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un am&eacute;ricain arriv&eacute; cinq ans plus tard</h2>
<p>L&rsquo;histoire de &laquo; Red Red Wine &raquo; ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; son succ&egrave;s de 1983. Cinq ans plus tard, UB40 interpr&egrave;te la chanson &agrave; Wembley lors du concert organis&eacute; pour le 70e anniversaire de Nelson Mandela. Cette prestation accompagne une nouvelle vague de diffusions sur les radios am&eacute;ricaines et conduit &agrave; la r&eacute;&eacute;dition du single aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>En 1988, le morceau atteint finalement la premi&egrave;re place du Billboard Hot 100. La trajectoire est inhabituelle : un titre d&eacute;j&agrave; num&eacute;ro un au Royaume-Uni et dans plusieurs pays en 1983 devient num&eacute;ro un am&eacute;ricain cinq ans apr&egrave;s sa premi&egrave;re parution. Le d&eacute;calage entre les deux succ&egrave;s donne &agrave; &laquo; Labour of Love &raquo; une seconde vie commerciale et prolonge la circulation internationale du reggae britannique de UB40.</p>
<p>Cette r&eacute;ussite transforme aussi le principe de l&rsquo;album en formule durable. &laquo; Labour of Love &raquo; n&rsquo;est pas rest&eacute; une exp&eacute;rience unique dans la discographie du groupe. UB40 lui a donn&eacute; au moins trois prolongements, intitul&eacute;s &laquo; Labour of Love II &raquo;, &laquo; Labour of Love III &raquo; et &laquo; Labour of Love IV &raquo;. Le premier volume a ainsi fourni le mod&egrave;le d&rsquo;une s&eacute;rie enti&egrave;re : reprendre les chansons qui avaient form&eacute; le groupe, les r&eacute;arranger collectivement, puis les faire entrer dans son propre parcours.</p>
<p>Quarante-trois ans apr&egrave;s sa sortie britannique, le contraste demeure au c&oelig;ur du disque : UB40 s&rsquo;&eacute;tait tourn&eacute; vers le pass&eacute; du reggae au moment m&ecirc;me o&ugrave; sa carri&egrave;re prenait de l&rsquo;ampleur. De ce retour aux singles de jeunesse est n&eacute;e une chanson capable de dominer les classements &agrave; deux &eacute;poques diff&eacute;rentes, avant que les chiffres romains ajout&eacute;s aux trois volumes suivants ne prolongent concr&egrave;tement le projet commenc&eacute; en septembre 1983.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Janis Joplin : 57 bougies pour le pari soul d’I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 11 septembre 1969, I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama! c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 57 ans. Pour son premier album studio solo, Janis Joplin quitte Big Brother and the Holding Company, fonde le Kozmic Bl...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/janis-joplin-57-bougies-pour-le-pari-soul-d-i-got-dem-ol-kozmic-blues-again-mama-435</link>
      <guid isPermaLink="false">89c00a0497593233fbca4acf739a496c420a68c4</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="136846" url="https://radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a2039aaeb7.64158420.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 11 septembre 1969, <em>I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 57 ans. Pour son premier album studio solo, Janis Joplin quitte Big Brother and the Holding Company, fonde le Kozmic Blues Band et installe cuivres et orgue au c&oelig;ur d&rsquo;un virage vers la soul et le rhythm &amp; blues.</strong></p>
<p></p>
<p>En juin 1969, Janis Joplin entre dans les studios Columbia de New York avec une situation aussi claire que risqu&eacute;e : elle doit enregistrer pour la premi&egrave;re fois un album studio sous son seul nom. L&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, <em>Cheap Thrills</em> avait consacr&eacute; son association avec Big Brother and the Holding Company. D&eacute;sormais s&eacute;par&eacute;e du groupe, la chanteuse ne cherche pas simplement &agrave; reproduire ce succ&egrave;s avec de nouveaux accompagnateurs. Elle met sur pied une formation con&ccedil;ue pour porter une autre direction musicale : le Kozmic Blues Band.</p>
<p>Le changement d&eacute;passe donc la pr&eacute;sentation du disque. Avec cette nouvelle &eacute;quipe, Joplin s&rsquo;&eacute;loigne du cadre psych&eacute;d&eacute;lique de Big Brother pour se rapprocher d&rsquo;un langage plus directement li&eacute; &agrave; la soul et au rhythm &amp; blues. Cette bascule constitue le v&eacute;ritable enjeu d&rsquo;<em>I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</em> : faire entendre une artiste d&eacute;j&agrave; c&eacute;l&egrave;bre dans un environnement enti&egrave;rement recompos&eacute;, sans le groupe auquel le public l&rsquo;avait associ&eacute;e.</p>
<h2>Un nouveau groupe pour changer de langage</h2>
<p>Les s&eacute;ances sont concentr&eacute;es en juin 1969, quelques mois seulement avant la publication de l&rsquo;album. Gabriel Mekler dirige la production pour Lizard Productions. &Eacute;galement associ&eacute; &agrave; des travaux de Steppenwolf, il participe ici &agrave; la construction de cette nouvelle identit&eacute; soul-rock. Sy Mitchell, Jerry Hochman et Alex Kazanegras figurent aux cr&eacute;dits comme ing&eacute;nieurs du son.</p>
<p>Le Kozmic Blues Band devient l&rsquo;instrument concret de cette transformation. L&agrave; o&ugrave; un simple changement de musiciens aurait pu maintenir Joplin dans une formule d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;e, la nouvelle formation permet de donner davantage de place aux cuivres et aux claviers. Le disque porte jusque dans son titre le nom de ce projet artistique, comme si l&rsquo;adjectif &laquo; Kozmic &raquo; devait &agrave; la fois prolonger l&rsquo;univers de la chanteuse et signaler son d&eacute;placement.</p>
<p>Les d&eacute;tails quotidiens de ces s&eacute;ances restent peu document&eacute;s, mais leur cadre r&eacute;sume l&rsquo;urgence du moment : un mois de juin new-yorkais pour fixer une orientation nouvelle, puis une sortie d&egrave;s le 11 septembre. Le r&eacute;sultat devient &agrave; la fois le troisi&egrave;me album studio auquel Janis Joplin participe et le premier publi&eacute; comme une &oelig;uvre solo sous son nom.</p>
<h2>&laquo; Kozmic Blues &raquo;, le virage entendu en une chanson</h2>
<p>Au centre du disque, &laquo; Kozmic Blues &raquo; offre l&rsquo;exemple le plus net de la mutation. Co-cr&eacute;dit&eacute;e &agrave; Janis Joplin et Gabriel Mekler, la chanson est enregistr&eacute;e pendant les s&eacute;ances de juin avec le Kozmic Blues Band. Son arrangement met en avant une section de cuivres et un orgue, deux &eacute;l&eacute;ments qui rendent imm&eacute;diatement perceptible l&rsquo;orientation soul recherch&eacute;e pour l&rsquo;album.</p>
<p>Le morceau est aussi choisi comme titre d&rsquo;un single publi&eacute; en 1969. Il entre dans les classements am&eacute;ricains, mais manque de peu le Top 40. Ce r&eacute;sultat interm&eacute;diaire contraste avec la trajectoire beaucoup plus spectaculaire de l&rsquo;album : &laquo; Kozmic Blues &raquo; n&rsquo;est pas l&rsquo;un des plus gros succ&egrave;s de Joplin en single, mais demeure une porte d&rsquo;entr&eacute;e particuli&egrave;rement pr&eacute;cise vers le parti pris du disque.</p>
<p>Ce choix r&eacute;v&egrave;le aussi la coh&eacute;rence du projet. Le nom du groupe, celui de la chanson et celui de l&rsquo;album se r&eacute;pondent. Autour de ce m&ecirc;me mot, Joplin affirme une rupture sans effacer compl&egrave;tement ce qui l&rsquo;a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e. Elle ne renie pas le vocabulaire psych&eacute;d&eacute;lique qui l&rsquo;accompagnait, mais le fait passer dans une formation o&ugrave; les cuivres et l&rsquo;orgue modifient l&rsquo;&eacute;quilibre sonore.</p>
<h2>Un pari solo rapidement valid&eacute;</h2>
<p>Columbia Records publie <em>I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</em> le 11 septembre 1969. Le disque atteint la cinqui&egrave;me place du Billboard 200 et obtient une certification or dans les deux mois suivant sa mise en vente. Malgr&eacute; une r&eacute;ception critique partag&eacute;e face au changement de groupe et de direction, le public suit donc rapidement Janis Joplin dans ce premier chapitre solo.</p>
<p>La diffusion d&eacute;passe aussit&ocirc;t les &Eacute;tats-Unis. Des pressages paraissent en 1969 sous la r&eacute;f&eacute;rence Columbia KCS 9913 sur le march&eacute; am&eacute;ricain et CBS S 63546 en Europe. Bien plus tard, l&rsquo;album rejoint &eacute;galement le catalogue de Music On Vinyl avec une r&eacute;&eacute;dition audiophile publi&eacute;e en 2012, signe concret de sa pr&eacute;sence durable au-del&agrave; de ses &eacute;ditions d&rsquo;origine.</p>
<p>Avec le recul, la place de cet album tient aussi &agrave; la bri&egrave;vet&eacute; de la discographie solo de Joplin. Elle n&rsquo;enregistrera que deux albums studio sous son nom : celui-ci, puis <em>Pearl</em>. Le second a souvent davantage retenu l&rsquo;attention, mais <em>I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</em> conserve une fonction singuli&egrave;re : il documente le moment o&ugrave; la chanteuse accepte de quitter une association couronn&eacute;e par <em>Cheap Thrills</em> pour construire son propre groupe et changer de langage.</p>
<p>Cinquante-sept ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;histoire du disque reste ainsi contenue dans les signes tr&egrave;s concrets de cette transition : les studios Columbia de New York, Gabriel Mekler &agrave; la production, une nouvelle formation, puis ces cuivres et cet orgue qui encadrent &laquo; Kozmic Blues &raquo;. Quelques semaines apr&egrave;s les s&eacute;ances, le pari portait d&eacute;j&agrave; un num&eacute;ro 5 au Billboard 200 et un disque d&rsquo;or.</p>]]></content:encoded>
    </item>
  </channel>
</rss>
