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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Il était un album</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Il était un album</description>
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      <title>Mike + The Mechanics a 40 ans : la cassette de fragments devenue un groupe</title>
      <description><![CDATA[Le premier album de Mike + The Mechanics a 40 ans. Con&ccedil;u par Mike Rutherford comme un projet parall&egrave;le &agrave; Genesis, le disque s&rsquo;est b&acirc;ti autour d&rsquo;esquisses sur cassette, d&rsquo;un producteur devenu coa...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le premier album de Mike + The Mechanics a 40 ans. Con&ccedil;u par Mike Rutherford comme un projet parall&egrave;le &agrave; Genesis, le disque s&rsquo;est b&acirc;ti autour d&rsquo;esquisses sur cassette, d&rsquo;un producteur devenu coauteur et d&rsquo;un choix d&eacute;cisif : confier les chansons &agrave; d&rsquo;autres voix.</strong></p>
<p></p>
<p>Au d&eacute;part, Mike + The Mechanics n&rsquo;est pas encore un groupe. Mike Rutherford cherche surtout une nouvelle mani&egrave;re d&rsquo;occuper les p&eacute;riodes creuses de Genesis. Ses deux pr&eacute;c&eacute;dents albums solo n&rsquo;ont pas rencontr&eacute; le succ&egrave;s commercial esp&eacute;r&eacute;, et l&rsquo;exp&eacute;rience du chant principal lui a laiss&eacute; un souvenir frustrant. Cette fois, le guitariste et bassiste ne veut plus tout porter seul.</p>
<p>Son point de d&eacute;part tient dans une cassette remplie d&rsquo;id&eacute;es. Certaines sont d&eacute;j&agrave; assez avanc&eacute;es pour devenir des chansons, d&rsquo;autres ne d&eacute;passent pas le stade de fragments tr&egrave;s courts. Rutherford remet cette mati&egrave;re &agrave; Christopher Neil, qui ne se contente pas d&rsquo;endosser le r&ocirc;le de producteur : il trie, s&eacute;lectionne, compl&egrave;te et assemble les esquisses avec lui. B. A. Robertson participe &eacute;galement &agrave; ce travail men&eacute; avant m&ecirc;me que la formation d&eacute;finitive ne soit r&eacute;unie.</p>
<h2>Des chansons &eacute;crites avant de trouver leurs voix</h2>
<p>La m&eacute;thode choisie inverse la logique habituelle d&rsquo;un groupe. Les morceaux et leurs tonalit&eacute;s sont &eacute;labor&eacute;s en premier ; les chanteurs arrivent ensuite. Il ne s&rsquo;agit donc pas de composer autour d&rsquo;un interpr&egrave;te attitr&eacute;, mais de chercher la voix qui convient &agrave; chaque chanson. Paul Carrack est notamment retenu pour <em>All I Need Is a Miracle</em>, tandis que Paul Young apporte une seconde identit&eacute; vocale &agrave; l&rsquo;album.</p>
<p>Rutherford r&eacute;sume ce renoncement au micro par une formule sans d&eacute;tour : &laquo; I wanted the best voices to sing my songs &ndash; and that&rsquo;s not me. &raquo; Il pr&eacute;f&egrave;re ainsi faire entendre ses compositions par les chanteurs qu&rsquo;il estime les mieux adapt&eacute;s plut&ocirc;t que de prolonger co&ucirc;te que co&ucirc;te sa propre exp&eacute;rience de soliste.</p>
<p>Ce choix collectif d&eacute;finit progressivement la nature du projet. Ce qui pouvait encore ressembler &agrave; un nouvel album solo de Rutherford devient Mike + The Mechanics, une formation construite autour des chansons et de la compl&eacute;mentarit&eacute; de ses interpr&egrave;tes. Le disque &eacute;ponyme, publi&eacute; en 1985, sera ainsi le premier album du groupe plut&ocirc;t qu&rsquo;une simple parenth&egrave;se individuelle dans le parcours d&rsquo;un membre de Genesis.</p>
<h2>Un refrain retrouv&eacute;, des couplets &eacute;crits dans le Sussex</h2>
<p>L&rsquo;histoire de <em>All I Need Is a Miracle</em> illustre particuli&egrave;rement ce travail d&rsquo;assemblage. En &eacute;coutant la cassette de Rutherford, Christopher Neil y retrouve le refrain &laquo; All I need is a miracle / All I need is you &raquo;. La chanson est pourtant encore loin d&rsquo;&ecirc;tre termin&eacute;e : le producteur doit lui donner les &eacute;l&eacute;ments qui lui manquent.</p>
<p>Les couplets et le pr&eacute;-refrain prennent forme dans un lieu inattendu. Apr&egrave;s neuf mois pass&eacute;s en studio, Neil s&eacute;journe dans une clinique de repos du Sussex. Il s&rsquo;y ennuie et utilise ce temps pour &eacute;crire les nouvelles parties. Celles-ci sont ensuite r&eacute;unies avec le refrain de Rutherford, transformant deux &eacute;tapes de cr&eacute;ation tr&egrave;s diff&eacute;rentes en une seule chanson.</p>
<p>Le morceau entra&icirc;ne aussi une d&eacute;cision de production qui &eacute;loigne volontairement le projet des habitudes de Genesis. Rutherford veut exp&eacute;rimenter avec les bo&icirc;tes &agrave; rythmes. La partie rythmique est donc programm&eacute;e sur des pads Simmons au lieu de reposer uniquement sur le jeu d&rsquo;un batteur traditionnel. Cette construction accompagne la voix de Paul Carrack, choisie pour son caract&egrave;re plus rock sur ce titre.</p>
<h2>Trois semaines &agrave; Montserrat pour faire na&icirc;tre le groupe</h2>
<p>Les sessions sont ensuite d&eacute;plac&eacute;es &agrave; Montserrat pour trois semaines. Cet isolement doit permettre aux musiciens de travailler sans les distractions du quotidien ni t&eacute;l&eacute;phone mobile. L&rsquo;album est finalis&eacute; entre les studios AIR de l&rsquo;&icirc;le et ceux de Londres, mais le s&eacute;jour joue surtout un r&ocirc;le dans la transformation d&rsquo;un chantier d&rsquo;&eacute;criture en travail de groupe.</p>
<p>Cette &eacute;volution se mesure rapidement avec <em>Silent Running (On Dangerous Ground)</em> et <em>All I Need Is a Miracle</em>. Les deux chansons entrent dans le Top 10 am&eacute;ricain et donnent &agrave; Mike + The Mechanics une visibilit&eacute; internationale d&egrave;s son premier album. Au Royaume-Uni, le disque atteint ensuite la 14e place du classement des albums.</p>
<p>La r&eacute;ussite d&eacute;passe donc la simple occupation imagin&eacute;e pour les pauses de Genesis. Rutherford &eacute;tait parti de fragments enregistr&eacute;s sur cassette et de la d&eacute;cision de ne plus &ecirc;tre son propre chanteur principal. &Agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, les voix de Paul Carrack et Paul Young, le travail de Christopher Neil et les choix r&eacute;alis&eacute;s en studio donnent une existence durable &agrave; Mike + The Mechanics. L&rsquo;artiste et cet album figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Quarante ans apr&egrave;s sa parution, le disque conserve surtout la trace de cette m&eacute;thode particuli&egrave;re : &eacute;crire avant de recruter, chercher la bonne voix plut&ocirc;t qu&rsquo;une voix unique et laisser un producteur transformer une collection d&rsquo;&eacute;bauches en r&eacute;pertoire de groupe. Le refrain isol&eacute; de <em>All I Need Is a Miracle</em>, retrouv&eacute; au milieu d&rsquo;une cassette, en reste l&rsquo;image la plus concr&egrave;te.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://www.theguardian.com/culture/2025/apr/07/mike-and-the-mechanic-all-i-need-is-a-miracle">The Guardian</a> a recueilli les souvenirs directs de Mike Rutherford et Christopher Neil sur la cassette originelle, l&rsquo;&eacute;criture de <em>All I Need Is a Miracle</em>, les pads Simmons et les sessions &agrave; Montserrat.</p>
<p>L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://www.loudersound.com/bands-artists/mike-the-mechanics-more-rock-than-genesis">Louder</a> &eacute;claire la mani&egrave;re dont le projet parall&egrave;le de Rutherford s&rsquo;est transform&eacute; en groupe, avec Christopher Neil, Paul Carrack et Paul Young.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>As You Were a 9 ans : Liam Gallagher avait abandonné Bold pour signer son retour solo</title>
      <description><![CDATA[Premier album solo de Liam Gallagher, As You Were f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 9 ans. Derri&egrave;re ce retour apr&egrave;s Oasis et Beady Eye se dessine une reconqu&ecirc;te soigneusement construite, entre chansons &eacute;c...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Premier album solo de Liam Gallagher, <em>As You Were</em> f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 9 ans. Derri&egrave;re ce retour apr&egrave;s Oasis et Beady Eye se dessine une reconqu&ecirc;te soigneusement construite, entre chansons &eacute;crites seul, collaborations majeures et changement de titre r&eacute;v&eacute;lateur.</strong></p>
<p></p>
<p>Le disque aurait pu s&rsquo;appeler <em>Bold</em>. Liam Gallagher avait d&rsquo;abord choisi le titre de l&rsquo;une de ses propres chansons pour baptiser ce premier album sous son seul nom. Il lui pr&eacute;f&eacute;ra finalement <em>As You Were</em>, une formule qu&rsquo;il employait notamment pour signer ses messages sur Twitter. Ce changement d&eacute;passe le simple choix de deux mots : au lieu de placer une chanson particuli&egrave;re au-dessus des autres, Gallagher associait son album &agrave; une expression d&eacute;j&agrave; li&eacute;e &agrave; son identit&eacute; publique.</p>
<h2>De Bold &agrave; As You Were, une question d&rsquo;identit&eacute;</h2>
<p><em>Bold</em> conserve pourtant une place importante dans l&rsquo;histoire du projet. Le morceau fait partie des six chansons que Liam Gallagher a &eacute;crites seul, avec <em>When I&rsquo;m in Need</em>, <em>You Better Run</em>, <em>I Get By</em>, <em>Universal Gleam</em> et <em>I&rsquo;ve All I Need</em>. Ce groupe de compositions personnelles apporte une nuance essentielle &agrave; la fabrication du disque : le passage &agrave; une carri&egrave;re solo ne s&rsquo;est pas r&eacute;sum&eacute; &agrave; confier le chanteur &agrave; une &eacute;quipe ext&eacute;rieure.</p>
<p>L&rsquo;autre moiti&eacute; du projet repose cependant sur une m&eacute;thode plus collective. Gallagher travaille avec Greg Kurstin, Andrew Wyatt, Simon Aldred, Andrew Sidney Fox et Michael Tighe. La r&eacute;partition entre morceaux &eacute;crits seul et compositions partag&eacute;es installe ainsi les deux axes d&rsquo;<em>As You Were</em> : affirmer sa capacit&eacute; d&rsquo;auteur tout en acceptant que ce nouveau d&eacute;part se construise avec plusieurs collaborateurs.</p>
<p>Le titre finalement retenu rassemble ces deux mouvements. <em>Bold</em> mettait en avant une chanson n&eacute;e de l&rsquo;&eacute;criture solitaire de Gallagher ; <em>As You Were</em> donne au disque une identit&eacute; plus large, directement rattach&eacute;e au personnage public qui doit d&eacute;sormais avancer sans le nom d&rsquo;un groupe sur la pochette.</p>
<h2>Greg Kurstin et Andrew Wyatt au c&oelig;ur du nouveau d&eacute;part</h2>
<p>Greg Kurstin joue un r&ocirc;le particuli&egrave;rement concret dans cette transformation. Producteur et instrumentiste sur quatre titres, il prend notamment en charge <em>Wall of Glass</em> et y joue de nombreux instruments. Son intervention apporte au projet une r&eacute;alisation plus contr&ocirc;l&eacute;e que celle des pr&eacute;c&eacute;dentes aventures post-Oasis de Gallagher. Elle permet aussi de comprendre pourquoi l&rsquo;album ne se pr&eacute;sente pas seulement comme le prolongement automatique de ce qui l&rsquo;a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;.</p>
<p>Andrew Wyatt compte lui aussi parmi les collaborateurs majeurs du disque. Avec Kurstin et les autres auteurs associ&eacute;s au projet, il accompagne l&rsquo;ouverture de Gallagher vers une &eacute;criture collective. Cette organisation ne fait pas dispara&icirc;tre les six morceaux compos&eacute;s en solitaire : elle les place au contraire au sein d&rsquo;un album pens&eacute; comme une rencontre entre la signature de son interpr&egrave;te et le travail d&rsquo;une &eacute;quipe resserr&eacute;e.</p>
<p>Le lancement r&eacute;pond &agrave; la m&ecirc;me volont&eacute; de replacer les chansons au premier plan. Plusieurs titres sont d&eacute;voil&eacute;s avant l&rsquo;album. Gallagher r&eacute;sume alors son objectif en une phrase : &laquo; I wanted people to realise how great the music was. &raquo; Il ne s&rsquo;agit donc pas uniquement d&rsquo;annoncer le retour d&rsquo;une figure famili&egrave;re d&rsquo;Oasis, mais de laisser circuler suffisamment de morceaux pour que le public juge le projet sur sa musique.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un port&eacute; aussi par le vinyle</h2>
<p>La r&eacute;ponse britannique est imm&eacute;diate. <em>As You Were</em> entre directement &agrave; la premi&egrave;re place du classement des albums avec 103 000 ventes combin&eacute;es au cours de sa premi&egrave;re semaine. Ce d&eacute;marrage donne une dimension chiffr&eacute;e &agrave; la reconqu&ecirc;te : pour son premier disque solo, Gallagher atteint d&rsquo;embl&eacute;e le sommet du march&eacute; national.</p>
<p>Un autre r&eacute;sultat distingue cette semaine de lancement. Parmi ces ventes figurent 16 000 exemplaires en vinyle, soit le meilleur total hebdomadaire r&eacute;alis&eacute; par un album dans ce format au Royaume-Uni depuis plus de vingt ans. &Agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les ventes combin&eacute;es rassemblent plusieurs usages, une part notable du public choisit donc l&rsquo;objet physique pour accompagner ce nouveau chapitre.</p>
<p>Ce succ&egrave;s ne gomme pas la singularit&eacute; de la construction d&rsquo;<em>As You Were</em>. L&rsquo;album est &agrave; la fois personnel et collectif : six chansons portent la seule signature de Gallagher, tandis que les autres font intervenir des auteurs et producteurs capables d&rsquo;encadrer son arriv&eacute;e en solo. La programmation de RADIO COLLECTION accueille &eacute;galement Liam Gallagher et cet album.</p>
<p>Neuf ans plus tard, le nom abandonn&eacute; de <em>Bold</em> reste la trace la plus parlante du chemin parcouru pendant la pr&eacute;paration du disque. Une chanson a gard&eacute; ce titre, mais l&rsquo;album a adopt&eacute; la formule famili&egrave;re de Gallagher. Quelques jours apr&egrave;s sa parution, cette d&eacute;cision accompagnait un num&eacute;ro un britannique et un score vinyle qui n&rsquo;avait plus &eacute;t&eacute; atteint depuis plus de deux d&eacute;cennies.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Playland a 12 ans : Johnny Marr avait enregistré Easy Money au fond d’un tour-bus</title>
      <description><![CDATA[Johnny Marr c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 12 ans de Playland, son deuxi&egrave;me album studio solo. Con&ccedil;u dans le prolongement imm&eacute;diat d&rsquo;une tourn&eacute;e, le disque conserve la trace de cette ...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Johnny Marr c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 12 ans de <em>Playland</em>, son deuxi&egrave;me album studio solo. Con&ccedil;u dans le prolongement imm&eacute;diat d&rsquo;une tourn&eacute;e, le disque conserve la trace de cette vie en mouvement, jusqu&rsquo;&agrave; transformer l&rsquo;arri&egrave;re d&rsquo;un bus en studio pour <em>Easy Money</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque Johnny Marr commence &agrave; &eacute;crire <em>Playland</em>, il n&rsquo;a pas vraiment quitt&eacute; la sc&egrave;ne. Le guitariste tourne encore pour d&eacute;fendre <em>The Messenger</em>, son premier album solo, et conserve en t&ecirc;te le son de son groupe autant que l&rsquo;&eacute;nergie du public. Plut&ocirc;t que de refermer cette p&eacute;riode avant d&rsquo;en ouvrir une autre, il utilise cet &eacute;lan comme point de d&eacute;part. Le nouveau disque sera enregistr&eacute; rapidement, entre Londres et Manchester, au plus pr&egrave;s de cette exp&eacute;rience des concerts.</p>
<p>Cette continuit&eacute; donne &agrave; <em>Playland</em> une place particuli&egrave;re dans sa trajectoire solo. Marr ne cherche pas &agrave; repartir de z&eacute;ro apr&egrave;s <em>The Messenger</em> : il &eacute;crit avec les sensations de la tourn&eacute;e encore pr&eacute;sentes, en pensant &agrave; la mani&egrave;re dont les morceaux pourront &ecirc;tre jou&eacute;s par son groupe. Le disque na&icirc;t ainsi moins d&rsquo;une retraite en studio que d&rsquo;un mouvement d&eacute;j&agrave; engag&eacute;.</p>
<h2>Un morceau construit au fil des arr&ecirc;ts</h2>
<p><em>Easy Money</em> offre l&rsquo;exemple le plus concret de cette m&eacute;thode nomade. L&rsquo;id&eacute;e du morceau appara&icirc;t pendant une tourn&eacute;e am&eacute;ricaine. &Agrave; l&rsquo;arri&egrave;re du tour-bus, Marr travaille le chant avec James Doviak, son collaborateur r&eacute;gulier et coproducteur de l&rsquo;album. Les couplets sont enregistr&eacute;s progressivement lors des arr&ecirc;ts, comme si le trajet lui-m&ecirc;me imposait le calendrier de la chanson.</p>
<p>Johnny Marr r&eacute;sumera cette gen&egrave;se par une formule directe : &laquo; The record was actually made on the tour bus. &raquo; L&rsquo;affirmation d&eacute;passe l&rsquo;image pittoresque du musicien &eacute;crivant sur la route. Dans le cas d&rsquo;<em>Easy Money</em>, le bus devient r&eacute;ellement un lieu de fabrication, o&ugrave; une partie du chant est fix&eacute;e avant m&ecirc;me le retour du groupe en Angleterre.</p>
<p>Le morceau ne reste toutefois pas enferm&eacute; dans cette premi&egrave;re forme itin&eacute;rante. Une fois revenu &agrave; Manchester, le groupe lui ajoute une v&eacute;ritable batterie. <em>Easy Money</em> passe donc d&rsquo;un assemblage r&eacute;alis&eacute; par &eacute;tapes dans le bus &agrave; un enregistrement compl&eacute;t&eacute; collectivement. Cette transformation r&eacute;sume le principe de <em>Playland</em> : saisir une id&eacute;e dans l&rsquo;urgence du d&eacute;placement, puis lui donner en studio la dimension d&rsquo;un morceau destin&eacute; au groupe et &agrave; la sc&egrave;ne.</p>
<p>Le sujet de la chanson rejoint par ailleurs une pr&eacute;occupation plus large de Marr : la poursuite de l&rsquo;argent, le d&eacute;sir de richesse et la place occup&eacute;e par la consommation. Le choix d&rsquo;un th&egrave;me imm&eacute;diatement reconnaissable lui permet de traiter l&rsquo;&eacute;conomie comme une mati&egrave;re de chanson pop, sans s&eacute;parer cette r&eacute;flexion de l&rsquo;efficacit&eacute; recherch&eacute;e pour le morceau. <em>Easy Money</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, devient ainsi l&rsquo;un des points d&rsquo;entr&eacute;e les plus parlants dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;album.</p>
<h2>Playland, du refuge adolescent &agrave; la m&eacute;taphore culturelle</h2>
<p>Le titre de l&rsquo;album plonge dans un autre souvenir de Johnny Marr. Adolescent, il fr&eacute;quentait les salles d&rsquo;arcade britanniques portant le nom de Playland. Ces lieux repr&eacute;sentaient pour lui des espaces de jeu et d&rsquo;&eacute;vasion, mais aussi de marginalit&eacute;. Dans son &eacute;vocation, leur d&eacute;cor est associ&eacute; &agrave; un monde plus clandestin, marqu&eacute; notamment par les drogues et la prostitution.</p>
<p>Ce souvenir ne sert donc pas simplement &agrave; donner au disque un titre nostalgique. Marr &eacute;largit cette image en la rapprochant d&rsquo;<em>Homo Ludens</em>, le livre de Johan Huizinga consacr&eacute; au r&ocirc;le du jeu dans la culture. Le Playland de son adolescence devient alors une mani&egrave;re d&rsquo;observer la soci&eacute;t&eacute; contemporaine : un espace o&ugrave; le divertissement, les r&egrave;gles, l&rsquo;&eacute;vasion et les marges se c&ocirc;toient.</p>
<p>Le mot relie ainsi plusieurs dimensions du projet. Il renvoie &agrave; des lieux r&eacute;els fr&eacute;quent&eacute;s par Marr, &agrave; une exp&eacute;rience adolescente et &agrave; une r&eacute;flexion culturelle plus vaste. Il donne &eacute;galement un cadre &agrave; cet album cr&eacute;&eacute; dans une p&eacute;riode o&ugrave; le musicien passe sans longue interruption de la tourn&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;criture, puis de l&rsquo;&eacute;criture &agrave; l&rsquo;enregistrement.</p>
<h2>James Doviak, partenaire d&rsquo;un travail acc&eacute;l&eacute;r&eacute;</h2>
<p>Dans cette fabrication rapide, James Doviak occupe une place essentielle. Collaborateur r&eacute;gulier de Marr, il coproduit <em>Playland</em> et assure un r&ocirc;le technique important pendant les s&eacute;ances. Son intervention sur <em>Easy Money</em> montre que ce travail ne se limite pas au studio traditionnel : Doviak accompagne aussi l&rsquo;&eacute;criture et les prises r&eacute;alis&eacute;es pendant les d&eacute;placements.</p>
<p>Cette proximit&eacute; permet &agrave; Marr de prolonger presque imm&eacute;diatement le travail entrepris avec <em>The Messenger</em>. Londres, Manchester et le tour-bus ne constituent pas trois &eacute;pisodes isol&eacute;s, mais les diff&eacute;rents espaces d&rsquo;une m&ecirc;me p&eacute;riode de cr&eacute;ation. L&rsquo;album se construit pendant que son auteur continue &agrave; vivre au rythme des concerts, avec un dispositif suffisamment mobile pour pr&eacute;server les id&eacute;es au moment o&ugrave; elles apparaissent.</p>
<p>&Agrave; sa parution, <em>Playland</em> entre &agrave; la neuvi&egrave;me place du classement britannique. Ce r&eacute;sultat donne une cons&eacute;quence mesurable &agrave; cette deuxi&egrave;me &eacute;tape solo : un album &eacute;labor&eacute; dans le sillage direct de la route atteint le Top 10 au Royaume-Uni. Douze ans plus tard, l&rsquo;histoire d&rsquo;<em>Easy Money</em> demeure l&rsquo;image la plus nette de sa naissance : des couplets enregistr&eacute;s aux arr&ecirc;ts d&rsquo;une tourn&eacute;e am&eacute;ricaine, avant qu&rsquo;une batterie ajout&eacute;e &agrave; Manchester ne ram&egrave;ne d&eacute;finitivement le morceau vers le groupe.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien morceau par morceau publi&eacute; par <a href="https://undertheradarmag.com/interviews/track-by-track_johnny_marr_on_playland">Under the Radar</a> rassemble les explications de Johnny Marr sur <em>Easy Money</em>, les salles d&rsquo;arcade et l&rsquo;influence d&rsquo;<em>Homo Ludens</em>. Son t&eacute;moignage aupr&egrave;s de <a href="https://www.grammy.com/news/johnny-marr-interview-riffs-the-smiths-guitar-legacy/">GRAMMY.com</a> pr&eacute;cise la fabrication du morceau dans le tour-bus puis l&rsquo;ajout de la batterie &agrave; Manchester.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Soul Asylum : les 34 ans de « Grave Dancers Union », né entre acouphènes et séances sous tension</title>
      <description><![CDATA[Avec Grave Dancers Union, Soul Asylum f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui les 34 ans de l&rsquo;album qui a chang&eacute; sa trajectoire. Imagin&eacute; en partie comme un projet acoustique apr&egrave;s les probl&egrave;mes d&rsquo;audit...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/soul-asylum-les-34-ans-de-grave-dancers-union-ne-entre-acouphenes-et-seances-sous-tension-605</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec <em>Grave Dancers Union</em>, Soul Asylum f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui les 34 ans de l&rsquo;album qui a chang&eacute; sa trajectoire. Imagin&eacute; en partie comme un projet acoustique apr&egrave;s les probl&egrave;mes d&rsquo;audition de Dave Pirner, le disque a finalement pris forme sous la direction particuli&egrave;rement exigeante du producteur Michael Beinhorn.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque Soul Asylum entreprend <em>Grave Dancers Union</em>, le groupe am&eacute;ricain a d&eacute;j&agrave; derri&egrave;re lui une d&eacute;cennie de carri&egrave;re et cinq albums, sans avoir encore rencontr&eacute; un v&eacute;ritable succ&egrave;s de masse. Ce sixi&egrave;me disque studio na&icirc;t donc &agrave; un moment charni&egrave;re : ses membres poss&egrave;dent une exp&eacute;rience consid&eacute;rable, mais abordent pour la premi&egrave;re fois un projet soutenu par un budget important et une grande libert&eacute; cr&eacute;ative.</p>
<p>Le contexte joue en leur faveur. Apr&egrave;s l&rsquo;explosion de <em>Nevermind</em>, les grandes maisons de disques s&rsquo;int&eacute;ressent avec empressement &agrave; la sc&egrave;ne alternative am&eacute;ricaine. Soul Asylum rejoint alors Columbia. L&rsquo;enjeu ne consiste pourtant pas simplement &agrave; transposer les habitudes du groupe dans un studio plus co&ucirc;teux : les musiciens arrivent avec l&rsquo;id&eacute;e de modifier profond&eacute;ment leur mani&egrave;re de travailler.</p>
<h2>Les acouph&egrave;nes de Dave Pirner changent le projet</h2>
<p>La premi&egrave;re impulsion de <em>Grave Dancers Union</em> vient notamment des probl&egrave;mes d&rsquo;audition de Dave Pirner. Apr&egrave;s des ann&eacute;es de concerts, le chanteur et guitariste souffre d&rsquo;acouph&egrave;nes. Dan Murphy expliquera que cette situation a contribu&eacute; &agrave; une nouvelle approche de l&rsquo;&eacute;criture. Le groupe envisage alors de r&eacute;aliser un album largement acoustique, perspective qui tranche avec les conditions sonores ayant accompagn&eacute; ses ann&eacute;es de sc&egrave;ne.</p>
<p>Cette intention initiale est essentielle pour comprendre la naissance du disque : Soul Asylum ne cherche pas uniquement &agrave; profiter des moyens d&eacute;sormais mis &agrave; sa disposition. Le groupe r&eacute;fl&eacute;chit aussi &agrave; une autre fa&ccedil;on de construire ses chansons. Le projet acoustique ne d&eacute;finit pas &agrave; lui seul le r&eacute;sultat final, mais il accompagne le changement de m&eacute;thode qui s&rsquo;op&egrave;re autour de Pirner et de ses partenaires.</p>
<p><em>Grave Dancers Union</em> se situe ainsi au croisement de deux mouvements. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une formation exp&eacute;riment&eacute;e b&eacute;n&eacute;ficie soudainement d&rsquo;un cadre plus favorable et d&rsquo;une libert&eacute; accrue. De l&rsquo;autre, les acouph&egrave;nes de son chanteur l&rsquo;obligent &agrave; reconsid&eacute;rer son approche. Le disque qui en r&eacute;sulte n&rsquo;est donc pas seulement celui d&rsquo;une nouvelle &eacute;tape professionnelle : il porte la trace d&rsquo;une contrainte physique devenue un &eacute;l&eacute;ment concret de la r&eacute;flexion artistique.</p>
<h2>Michael Beinhorn pousse les s&eacute;ances dans le d&eacute;tail</h2>
<p>En studio, Michael Beinhorn impose une discipline particuli&egrave;rement exigeante. Le producteur peut consacrer beaucoup de temps &agrave; des &eacute;l&eacute;ments aussi pr&eacute;cis que le son de la basse ou celui de la grosse caisse. Les prises vocales font l&rsquo;objet de la m&ecirc;me attention. Cette m&eacute;thode &eacute;loigne les s&eacute;ances d&rsquo;un simple enregistrement rapide des morceaux et place chaque d&eacute;tail sous surveillance.</p>
<p>Cette exigence donne au projet une dimension plus laborieuse que ne le sugg&eacute;rait l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un album largement acoustique. Le budget et la libert&eacute; accord&eacute;s au groupe ne se traduisent pas par une absence de contraintes : Beinhorn utilise au contraire ces moyens pour prolonger le travail et reprendre les sons jusqu&rsquo;&agrave; obtenir le r&eacute;sultat recherch&eacute;. Soul Asylum, d&eacute;j&agrave; aguerri par ses cinq pr&eacute;c&eacute;dents albums, se retrouve confront&eacute; &agrave; une production attentive jusque dans ses composantes les plus &eacute;l&eacute;mentaires.</p>
<p>Le changement touche &eacute;galement la batterie. Grant Young est remplac&eacute; par Sterling Campbell pendant les sessions, et les deux musiciens se retrouvent ainsi associ&eacute;s au m&ecirc;me album. Campbell intervient sur plusieurs morceaux, dont <em>Runaway Train</em>. Ce remplacement en cours de fabrication montre &agrave; quel point <em>Grave Dancers Union</em> s&rsquo;est construit dans le mouvement, avec une &eacute;quipe qui &eacute;volue avant m&ecirc;me que le disque soit achev&eacute;.</p>
<h2>Booker T. Jones, une intervention d&eacute;cisive sur &laquo; Runaway Train &raquo;</h2>
<p><em>Runaway Train</em> concentre l&rsquo;une des collaborations les plus pr&eacute;cises de l&rsquo;album. Booker T. Jones y joue une partie de Hammond. Son intervention est discr&egrave;te, mais elle est d&eacute;crite comme d&eacute;terminante dans la couleur finale du morceau. Au milieu d&rsquo;un processus domin&eacute; par les longues recherches de sons et la multiplication des prises, cet apport mesur&eacute; trouve exactement sa place.</p>
<p>La chanson r&eacute;unit ainsi plusieurs aspects de l&rsquo;histoire du disque : Sterling Campbell y tient la batterie apr&egrave;s son arriv&eacute;e pendant les sessions, tandis que Booker T. Jones apporte son Hammond. Elle t&eacute;moigne d&rsquo;un album dont la fabrication ne repose pas sur une &eacute;quipe rest&eacute;e fig&eacute;e du d&eacute;but &agrave; la fin, mais sur des interventions et des changements capables de modifier le r&eacute;sultat.</p>
<p>Diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION, Soul Asylum et <em>Grave Dancers Union</em> restent associ&eacute;s &agrave; ce basculement majeur dans le parcours du groupe. Le disque est arriv&eacute; apr&egrave;s dix ann&eacute;es d&rsquo;activit&eacute; sans succ&egrave;s de masse, dans un contexte o&ugrave; la sc&egrave;ne alternative attirait soudain l&rsquo;attention des grandes maisons de disques. Mais son histoire se joue surtout &agrave; une &eacute;chelle plus intime : les acouph&egrave;nes de Dave Pirner, l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un album acoustique, les exigences de Michael Beinhorn et le changement de batteur pendant les s&eacute;ances.</p>
<p>Trente-quatre ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Grave Dancers Union</em> conserve ainsi l&rsquo;empreinte d&rsquo;une p&eacute;riode o&ugrave; Soul Asylum devait simultan&eacute;ment s&rsquo;adapter &agrave; de nouveaux moyens et repenser sa mani&egrave;re de cr&eacute;er. Parmi les d&eacute;tails qui racontent le mieux cette transformation demeure cette partie de Hammond confi&eacute;e &agrave; Booker T. Jones sur <em>Runaway Train</em> : une contribution discr&egrave;te, int&eacute;gr&eacute;e &agrave; un disque dont chaque son avait &eacute;t&eacute; longuement travaill&eacute;.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Reggatta de Blanc a 47 ans : l’album éclair qui a propulsé The Police au sommet</title>
      <description><![CDATA[Le deuxi&egrave;me album de The Police f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 47 ans. Enregistr&eacute; &agrave; toute vitesse avec Nigel Gray, Reggatta de Blanc a transform&eacute; une premi&egrave;re semaine de studio d&eacute;cisive ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le deuxi&egrave;me album de The Police f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 47 ans. Enregistr&eacute; &agrave; toute vitesse avec Nigel Gray, <em>Reggatta de Blanc</em> a transform&eacute; une premi&egrave;re semaine de studio d&eacute;cisive en deux singles num&eacute;ro un et ouvert au groupe les portes du sommet britannique.</strong></p>
<p></p>
<p>Une semaine seulement apr&egrave;s le d&eacute;but des s&eacute;ances, The Police poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; un morceau assez avanc&eacute; pour le pr&eacute;senter au public. Le groupe joue une version de travail de <em>Message in a Bottle</em> dans l&rsquo;&eacute;mission <em>Rock Goes to College</em>, enregistr&eacute;e au Hatfield Polytechnic pour la BBC. L&rsquo;album n&rsquo;est pas encore sorti, mais l&rsquo;une de ses chansons essentielles quitte d&eacute;j&agrave; le studio pour affronter les spectateurs et les cam&eacute;ras.</p>
<p>Cette rapidit&eacute; donne le ton de la fabrication de <em>Reggatta de Blanc</em>. Pour son deuxi&egrave;me album, le trio retrouve les Surrey Sound Studios et Nigel Gray, qui partage la production avec le groupe. Apr&egrave;s une premi&egrave;re p&eacute;riode de travail, Sting, Andy Summers et Stewart Copeland reviennent en ao&ucirc;t 1979 pour achever le disque. Les s&eacute;ances avancent si efficacement que deux semaines de studio pr&eacute;vues deviennent inutiles et sont annul&eacute;es.</p>
<h2>Le sourire imm&eacute;diat provoqu&eacute; par Message in a Bottle</h2>
<p><em>Message in a Bottle</em> s&rsquo;impose tr&egrave;s t&ocirc;t comme une pi&egrave;ce centrale du projet. Andy Summers a racont&eacute; que deux responsables d&rsquo;A&amp;M, pr&eacute;sents au studio, avaient r&eacute;agi avec un enthousiasme imm&eacute;diat en d&eacute;couvrant le morceau. La sc&egrave;ne tient &agrave; peu de chose : une chanson encore au c&oelig;ur de sa fabrication, deux visiteurs qui l&rsquo;&eacute;coutent et des sourires qui signalent que quelque chose vient de se passer.</p>
<p>Le guitariste a conserv&eacute; un souvenir particuli&egrave;rement fort du travail de Stewart Copeland sur ce titre. &laquo; I've always thought it was the greatest drum track that Stewart ever made &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, consid&eacute;rant cette partie de batterie comme la meilleure jamais enregistr&eacute;e par son partenaire. Ce jugement &eacute;claire aussi la vitesse des s&eacute;ances : le groupe ne se contente pas d&rsquo;aller vite, il sait reconna&icirc;tre le moment o&ugrave; une prise poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; la force recherch&eacute;e.</p>
<p>La r&eacute;action du public britannique confirme ensuite celle observ&eacute;e en studio. <em>Message in a Bottle</em> devient le premier single de The Police &agrave; atteindre la premi&egrave;re place au Royaume-Uni. Pour un groupe qui n&rsquo;en est encore qu&rsquo;&agrave; son deuxi&egrave;me album, le morceau ne repr&eacute;sente donc pas simplement une nouvelle &eacute;tape discographique : il lui offre son premier num&eacute;ro un national.</p>
<h2>Quand une promenade dans une chambre m&egrave;ne jusqu&rsquo;&agrave; la Lune</h2>
<p>Une autre chanson majeure du disque na&icirc;t d&rsquo;une transformation beaucoup plus inattendue. Sting travaille d&rsquo;abord autour de la formule provisoire &laquo; walking round the room &raquo;. Il se l&egrave;ve et marche dans la pi&egrave;ce en r&eacute;p&eacute;tant ces mots, avant que cette phrase quotidienne ne soit remplac&eacute;e par <em>Walking on the Moon</em>. Le passage d&rsquo;une chambre &agrave; la Lune donne au morceau son titre d&eacute;finitif.</p>
<p><em>Walking on the Moon</em> succ&egrave;de &agrave; <em>Message in a Bottle</em> en t&ecirc;te du classement britannique. The Police encha&icirc;ne ainsi deux num&eacute;ros un issus du m&ecirc;me album. Ce doubl&eacute; accompagne la progression de <em>Reggatta de Blanc</em>, lui aussi install&eacute; au sommet des ventes au Royaume-Uni.</p>
<p>L&rsquo;album reste quatre semaines &agrave; la premi&egrave;re place britannique. Il devient le premier d&rsquo;une s&eacute;rie d&rsquo;albums num&eacute;ro un pour The Police dans son pays. En quelques mois, le trio passe ainsi d&rsquo;une m&eacute;thode de travail resserr&eacute;e aux Surrey Sound Studios &agrave; une domination simultan&eacute;e des classements de singles et d&rsquo;albums. <em>Reggatta de Blanc</em> figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Un titre instrumental pour un premier Grammy</h2>
<p>La trajectoire du disque ne repose pas seulement sur ses deux grands singles. La pi&egrave;ce instrumentale <em>Reggatta de Blanc</em>, qui donne son nom &agrave; l&rsquo;album, apporte au groupe une autre premi&egrave;re importante : son premier Grammy Award, dans la cat&eacute;gorie Best Rock Instrumental Performance.</p>
<p>Cette r&eacute;compense compl&egrave;te un parcours particuli&egrave;rement dense pour un album assembl&eacute; avec une telle efficacit&eacute;. Une chanson avait &eacute;t&eacute; montr&eacute;e &agrave; la BBC d&egrave;s la premi&egrave;re semaine de travail, deux semaines de studio avaient finalement &eacute;t&eacute; rendues, puis deux singles et l&rsquo;album lui-m&ecirc;me avaient atteint la premi&egrave;re place britannique. Quarante-sept ans plus tard, cette succession d&rsquo;&eacute;tapes raconte surtout le moment o&ugrave; The Police cesse d&rsquo;&ecirc;tre seulement une promesse : le groupe dispose d&eacute;sormais de chansons capables de provoquer une r&eacute;action imm&eacute;diate en studio, &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et dans les classements.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La page consacr&eacute;e &agrave; <a href="https://myaccount.sting.com/discography/album/30/The%20Police">Reggatta de Blanc sur le site de Sting</a> retrace la rapidit&eacute; des s&eacute;ances, le retour du groupe en studio et la pr&eacute;sentation anticip&eacute;e de <em>Message in a Bottle</em> &agrave; la BBC. L&rsquo;article de <a href="https://www.loudersound.com/features/the-polices-message-in-a-bottle">Louder consacr&eacute; &agrave; Message in a Bottle</a> rapporte les souvenirs d&rsquo;Andy Summers sur la r&eacute;action d&rsquo;A&amp;M et la performance de Stewart Copeland.</p>
<p>Le r&eacute;cit publi&eacute; par <a href="https://www.musicradar.com/artists/i-got-up-and-started-walking-round-the-room-singing-walking-round-the-room-ya-ya-walking-round-the-room-the-surprising-origins-and-intricate-musical-theory-behind-an-iconic-police-masterpiece">MusicRadar sur Walking on the Moon</a> revient sur la formule provisoire &laquo; walking round the room &raquo; et sa transformation en titre d&eacute;finitif.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Automatic for the People a 34 ans : R.E.M. avait choisi ses chansons les plus étranges</title>
      <description><![CDATA[R.E.M. c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 34 ans d&rsquo;Automatic for the People, album n&eacute; dans le sillage du succ&egrave;s international d&rsquo;Out of Time. Au lieu de reproduire la formule de Losin...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>R.E.M. c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 34 ans d&rsquo;<em>Automatic for the People</em>, album n&eacute; dans le sillage du succ&egrave;s international d&rsquo;<em>Out of Time</em>. Au lieu de reproduire la formule de <em>Losing My Religion</em>, le groupe a privil&eacute;gi&eacute; la gravit&eacute;, des textures inhabituelles et des chansons qu&rsquo;il savait difficiles &agrave; imposer.</strong></p>
<p></p>
<p>R.E.M. se trouve alors dans une position enviable : apr&egrave;s <em>Out of Time</em> et le retentissement de <em>Losing My Religion</em>, le groupe sait qu&rsquo;il peut retenir l&rsquo;attention des radios et de MTV avec presque n&rsquo;importe quel nouveau titre. Cette libert&eacute; ne le conduit pourtant pas vers la r&eacute;p&eacute;tition. Pour ouvrir la campagne d&rsquo;<em>Automatic for the People</em>, il choisit <em>Drive</em>, morceau que Michael Stipe range lui-m&ecirc;me parmi les options les moins &eacute;videntes. &laquo; We chose these really weird songs as the ones to throw out there &raquo;, expliquera-t-il : R.E.M. avait d&eacute;cid&eacute; de mettre en avant ces chansons &laquo; vraiment &eacute;tranges &raquo;.</p>
<h2>Apr&egrave;s le triomphe, un virage sans mode d&rsquo;emploi</h2>
<p><em>Automatic for the People</em> adopte une direction plus lente, sombre et introspective, travers&eacute;e par la mort, la transition et la fragilit&eacute; humaine. Michael Stipe a toutefois &eacute;cart&eacute; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un programme d&eacute;fini d&egrave;s le d&eacute;part : le disque n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; consciemment con&ccedil;u comme une collection de chansons sur la mort. Sa coh&eacute;rence s&rsquo;est donc dessin&eacute;e sans manifeste pr&eacute;alable, &agrave; mesure que ces pr&eacute;occupations ont pris place dans l&rsquo;&eacute;criture.</p>
<p>Ce d&eacute;placement est d&rsquo;autant plus marquant qu&rsquo;il intervient apr&egrave;s une p&eacute;riode de tr&egrave;s forte exposition m&eacute;diatique. R.E.M. ne tente pas de fabriquer un nouvel &eacute;quivalent de son pr&eacute;c&eacute;dent succ&egrave;s international. Le groupe utilise plut&ocirc;t sa nouvelle marge de man&oelig;uvre pour pr&eacute;senter au public un disque moins imm&eacute;diatement attendu, dont <em>Drive</em> devient le premier signal.</p>
<p>La production de Scott Litt contribue directement &agrave; cette identit&eacute;. Le producteur travaille avec R.E.M. sur un son textur&eacute; o&ugrave; se croisent notamment des violoncelles distordus et le bouzouki de Peter Buck. John Paul Jones, ancien membre de Led Zeppelin, signe de son c&ocirc;t&eacute; les arrangements de cordes de quatre morceaux. Sa participation ne rel&egrave;ve pas du simple nom prestigieux ajout&eacute; au g&eacute;n&eacute;rique : elle s&rsquo;inscrit dans le dispositif sonore pr&eacute;cis imagin&eacute; autour de l&rsquo;album.</p>
<h2>Man on the Moon, la chanson que Stipe ne voulait pas &eacute;crire</h2>
<p>L&rsquo;histoire de <em>Man on the Moon</em> commence par un blocage inhabituel. Michael Stipe consid&egrave;re longtemps que la musique se suffit &agrave; elle-m&ecirc;me et refuse d&rsquo;y ajouter un texte. Les autres membres de R.E.M. le poussent pourtant &agrave; terminer la chanson. Confront&eacute; &agrave; cette insistance, le chanteur part marcher dans Seattle avec son Walkman afin de trouver une voie pour ses paroles.</p>
<p>C&rsquo;est pendant ce travail qu&rsquo;il s&rsquo;amuse &agrave; multiplier les &laquo; yeah &raquo;, avec notamment l&rsquo;&eacute;criture de Kurt Cobain comme point de r&eacute;f&eacute;rence. Andy Kaufman devient ensuite le personnage central du morceau et une figure &agrave; travers laquelle la chanson installe son questionnement existentiel. Le titre finalement achev&eacute; na&icirc;t ainsi d&rsquo;un paradoxe : Stipe pensait d&rsquo;abord que cette musique n&rsquo;avait pas besoin de voix, avant d&rsquo;en faire l&rsquo;une des histoires les plus pr&eacute;cis&eacute;ment incarn&eacute;es de l&rsquo;album.</p>
<p>Ce cheminement montre aussi le r&ocirc;le du collectif dans la naissance du disque. Sans la pression exerc&eacute;e par le groupe pour obtenir un texte, <em>Man on the Moon</em> aurait pu rester une composition que Stipe jugeait d&eacute;j&agrave; compl&egrave;te. La chanson r&eacute;sulte donc moins d&rsquo;une inspiration imm&eacute;diate que d&rsquo;une r&eacute;sistance surmont&eacute;e, puis d&rsquo;une promenade au casque durant laquelle son &eacute;criture trouve enfin son principe.</p>
<h2>Everybody Hurts, de l&rsquo;album aux r&eacute;cits de survie</h2>
<p>Avec <em>Everybody Hurts</em>, l&rsquo;histoire se prolonge apr&egrave;s l&rsquo;enregistrement. Michael Stipe a racont&eacute; avoir re&ccedil;u de nombreux t&eacute;moignages de personnes affirmant que la chanson les avait aid&eacute;es pendant un moment de grande d&eacute;tresse. Il la d&eacute;crit comme un morceau qui s&rsquo;adresse aux personnes mises &agrave; l&rsquo;&eacute;cart ou en souffrance.</p>
<p>Cette appropriation par les auditeurs donne au titre une port&eacute;e que le seul classement de l&rsquo;album ne peut pas r&eacute;sumer. La chanson entre dans des histoires personnelles de crise et de survie, racont&eacute;es directement au chanteur par ceux qui s&rsquo;y sont reconnus. Dans un disque travers&eacute; par la fragilit&eacute; humaine sans avoir &eacute;t&eacute; planifi&eacute; comme un cycle fun&egrave;bre, <em>Everybody Hurts</em> devient ainsi le point de contact le plus concret entre les pr&eacute;occupations de R.E.M. et l&rsquo;exp&eacute;rience de son public.</p>
<p>La trajectoire commerciale d&rsquo;<em>Automatic for the People</em> confirme que ce choix de la gravit&eacute; n&rsquo;a pas tenu le public &agrave; distance. L&rsquo;album atteint la premi&egrave;re place du classement britannique et reste 126 semaines dans l&rsquo;Official Albums Chart. Le contraste est net : les chansons que R.E.M. avait choisi de pr&eacute;senter comme des options atypiques ont accompagn&eacute; l&rsquo;un de ses r&eacute;sultats les plus durables.</p>
<h2>Un succ&egrave;s construit sans reproduire Losing My Religion</h2>
<p>Trente-quatre ans apr&egrave;s sa parution, l&rsquo;histoire d&rsquo;<em>Automatic for the People</em> reste celle d&rsquo;une d&eacute;cision prise au sommet de l&rsquo;exposition : ne pas chercher &agrave; refaire le disque pr&eacute;c&eacute;dent. <em>Drive</em> assume l&rsquo;&eacute;tranget&eacute; du premier pas, <em>Man on the Moon</em> transforme le refus initial de Stipe en chanson achev&eacute;e, tandis qu&rsquo;<em>Everybody Hurts</em> trouve une cons&eacute;quence humaine dans les messages adress&eacute;s au chanteur.</p>
<p>R.E.M. et <em>Automatic for the People</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. La long&eacute;vit&eacute; du disque se mesure aussi &agrave; ces &eacute;l&eacute;ments tr&egrave;s concrets : des arrangements confi&eacute;s &agrave; John Paul Jones, un texte trouv&eacute; en marchant dans Seattle et des t&eacute;moignages d&rsquo;auditeurs qui ont fait d&rsquo;une chanson un appui dans leurs moments les plus difficiles.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.ctpublic.org/2017-11-02/r-e-m-reflects-on-25-years-of-automatic-for-the-people">entretien de Michael Stipe et Mike Mills publi&eacute; par Connecticut Public et NPR</a> &eacute;claire la tonalit&eacute; du disque, le choix de <em>Drive</em>, le blocage autour de <em>Man on the Moon</em> et les t&eacute;moignages re&ccedil;us &agrave; propos d&rsquo;<em>Everybody Hurts</em>.</p>
<p>Dans <a href="https://www.salon.com/2017/11/18/scott-litt-on-r-e-m-s-automatic-for-the-people-an-album-that-captured-a-moment-in-time/">son entretien avec Salon</a>, Scott Litt revient sur les choix de production, les textures instrumentales et le r&ocirc;le des arrangements de John Paul Jones.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Goodbye Yellow Brick Road a 53 ans : l’erreur de piano qui a transformé Elton John en faux concert</title>
      <description><![CDATA[Elton John c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 53 ans de Goodbye Yellow Brick Road, son premier double album studio. Enregistr&eacute; principalement en France, le disque doit l&rsquo;une de ses id&eacute;es les plus c&eac...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elton John c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 53 ans de <em>Goodbye Yellow Brick Road</em>, son premier double album studio. Enregistr&eacute; principalement en France, le disque doit l&rsquo;une de ses id&eacute;es les plus c&eacute;l&egrave;bres &agrave; un accord jou&eacute; trop t&ocirc;t et transform&eacute; par le producteur Gus Dudgeon en v&eacute;ritable trompe-l&rsquo;oreille.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout part d&rsquo;une anomalie minuscule. Pendant le mixage de <em>Bennie And The Jets</em>, Gus Dudgeon remarque qu&rsquo;Elton John a jou&eacute; l&rsquo;accord d&rsquo;ouverture une mesure avant l&rsquo;endroit pr&eacute;vu. Le producteur ne cherche pas &agrave; dissimuler ce d&eacute;calage : il y voit au contraire le point de d&eacute;part d&rsquo;une mise en sc&egrave;ne. &laquo; Maybe we should fake-live this &raquo;, propose-t-il. Autrement dit, pourquoi ne pas transformer la chanson en faux enregistrement de concert ?</p>
<p>L&rsquo;&eacute;quipe ajoute alors des applaudissements et des sifflements. Une partie de ces sons provient d&rsquo;un concert au Festival Hall, une autre d&rsquo;un enregistrement de Jimi Hendrix &agrave; l&rsquo;Isle of Wight. Le public que l&rsquo;on entend n&rsquo;assiste donc pas r&eacute;ellement &agrave; une interpr&eacute;tation de <em>Bennie And The Jets</em>. Il est construit apr&egrave;s coup, autour d&rsquo;un morceau enregistr&eacute; en studio et d&rsquo;un accord arriv&eacute; trop t&ocirc;t.</p>
<h2>Au Ch&acirc;teau d&rsquo;H&eacute;rouville, un double album prend forme</h2>
<p>Cette d&eacute;cision de production appartient &agrave; une aventure beaucoup plus vaste. &Agrave; partir du 7 mai 1973, Elton John et son &eacute;quipe enregistrent principalement au Ch&acirc;teau d&rsquo;H&eacute;rouville, en France. Le travail est ensuite remani&eacute; et compl&eacute;t&eacute; aux studios Trident de Londres, sous la direction de Gus Dudgeon.</p>
<p>Le r&eacute;sultat rassemble 17 titres et devient le premier double album studio d&rsquo;Elton John. Avant de recevoir son nom d&eacute;finitif, le projet porte le titre de travail <em>Silent Movies And Talking Pictures</em>. Cette premi&egrave;re appellation renvoie aux nombreuses r&eacute;f&eacute;rences cin&eacute;matographiques pr&eacute;sentes dans les textes et les chansons. D&egrave;s sa conception, le disque est donc envisag&eacute; comme un ensemble d&eacute;passant la simple succession de morceaux.</p>
<p>Le titre finalement retenu, <em>Goodbye Yellow Brick Road</em>, donne son identit&eacute; &agrave; ce septi&egrave;me album studio. Mais le projet conserve une partie de sa logique initiale : celle d&rsquo;un disque construit &agrave; grande &eacute;chelle, dans lequel les chansons peuvent se r&eacute;pondre et certains motifs circuler d&rsquo;une plage &agrave; l&rsquo;autre.</p>
<h2>Une ouverture compos&eacute;e avec les m&eacute;lodies du disque</h2>
<p>Le travail de David Hentschel sur <em>Funeral For A Friend</em> illustre cette architecture. Pour b&acirc;tir l&rsquo;introduction instrumentale, il utilise des motifs m&eacute;lodiques provenant de plusieurs chansons de l&rsquo;album. L&rsquo;ouverture ne sert donc pas seulement &agrave; lancer le double disque : elle en rassemble d&eacute;j&agrave; plusieurs &eacute;l&eacute;ments.</p>
<p><em>Candle In The Wind</em> fait partie des morceaux ainsi r&eacute;inject&eacute;s dans <em>Funeral For A Friend</em>. Enregistr&eacute;e au Ch&acirc;teau d&rsquo;H&eacute;rouville le 7 mai 1973, la chanson existe &agrave; la fois comme titre autonome et comme mati&egrave;re int&eacute;gr&eacute;e &agrave; l&rsquo;introduction de l&rsquo;album. Ce lien cr&eacute;e une continuit&eacute; interne entre deux plages majeures du projet.</p>
<p>Cette m&eacute;thode &eacute;claire aussi la dimension cin&eacute;matographique annonc&eacute;e par le premier titre de travail. Plut&ocirc;t que d&rsquo;ouvrir le disque avec un &eacute;l&eacute;ment enti&egrave;rement s&eacute;par&eacute;, David Hentschel compose une entr&eacute;e &agrave; partir de m&eacute;lodies que l&rsquo;auditeur retrouvera ensuite. <em>Funeral For A Friend</em> agit ainsi comme une pr&eacute;sentation anticip&eacute;e de plusieurs id&eacute;es contenues dans l&rsquo;album.</p>
<h2>Le pari am&eacute;ricain de Bennie And The Jets</h2>
<p>Apr&egrave;s le studio, <em>Bennie And The Jets</em> conna&icirc;t une trajectoire particuli&egrave;re. Le choix des singles diff&egrave;re selon les territoires : <em>Candle In The Wind</em> est privil&eacute;gi&eacute;e au Royaume-Uni, tandis que le march&eacute; am&eacute;ricain mise sur le faux live imagin&eacute; par Gus Dudgeon. Aux &Eacute;tats-Unis, <em>Bennie And The Jets</em> devient le deuxi&egrave;me num&eacute;ro un d&rsquo;Elton John.</p>
<p>L&rsquo;accident de d&eacute;part prend alors une port&eacute;e inattendue. L&rsquo;accord pr&eacute;matur&eacute; n&rsquo;a pas seulement inspir&eacute; un habillage sonore : il a particip&eacute; &agrave; la forme d&eacute;finitive d&rsquo;une chanson appel&eacute;e &agrave; atteindre la premi&egrave;re place am&eacute;ricaine. Le studio a fabriqu&eacute; un concert qui n&rsquo;avait jamais eu lieu, avant que le morceau ne rencontre r&eacute;ellement un vaste public.</p>
<p>L&rsquo;album lui-m&ecirc;me atteint la premi&egrave;re place au Royaume-Uni, aux &Eacute;tats-Unis, au Canada et en Australie. Il reste huit semaines en t&ecirc;te du Billboard 200 am&eacute;ricain. Ces r&eacute;sultats donnent une ampleur commerciale au projet con&ccedil;u entre le Ch&acirc;teau d&rsquo;H&eacute;rouville et les studios Trident, sans effacer les d&eacute;tails tr&egrave;s concrets qui ont fa&ccedil;onn&eacute; ses morceaux.</p>
<h2>Des d&eacute;cisions de studio devenues indissociables des chansons</h2>
<p>Cinquante-trois ans apr&egrave;s sa parution, <em>Goodbye Yellow Brick Road</em> peut ainsi se raconter &agrave; travers quelques gestes pr&eacute;cis : une introduction assembl&eacute;e &agrave; partir des m&eacute;lodies du disque, une chanson r&eacute;utilis&eacute;e &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;une autre et une erreur de placement devenue le point de d&eacute;part d&rsquo;un faux concert. Ces choix relient l&rsquo;ambition des 17 titres au travail minutieux de Gus Dudgeon et David Hentschel.</p>
<p>Elton John et <em>Goodbye Yellow Brick Road</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Le disque y arrive avec cette histoire singuli&egrave;re : celle d&rsquo;un double album dont l&rsquo;un des plus grands r&eacute;sultats am&eacute;ricains repose sur un public ajout&eacute; en studio, lui-m&ecirc;me compos&eacute; &agrave; partir d&rsquo;applaudissements emprunt&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres concerts.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le r&eacute;cit officiel <a href="https://www.eltonjohn.com/stories/goodbyeyellowbrickroad-recording"><em>Goodbye Yellow Brick Road: Recording</em></a> d&eacute;taille les s&eacute;ances fran&ccedil;aises, le premier titre envisag&eacute;, la construction de <em>Funeral For A Friend</em> et la transformation de <em>Bennie And The Jets</em> en faux live. La page <a href="https://www.eltonjohn.com/stories/goodbyeyellowbrickroad-release"><em>Goodbye Yellow Brick Road: Release/Reception</em></a> retrace la strat&eacute;gie diff&eacute;rente des singles et les principaux r&eacute;sultats de l&rsquo;album.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>WAX a 8 ans : KT Tunstall avait choisi le brut et bouclé l’album en trois semaines</title>
      <description><![CDATA[KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 8 ans de WAX, un album enregistr&eacute; &agrave; Londres en seulement trois semaines. Avec Nick McCarthy, ancien guitariste de Franz Ferdinand, l&rsquo;&Eacute;cossaise voul...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/wax-a-8-ans-kt-tunstall-avait-choisi-le-brut-et-boucle-l-album-en-trois-semaines-599</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 8 ans de <em>WAX</em>, un album enregistr&eacute; &agrave; Londres en seulement trois semaines. Avec Nick McCarthy, ancien guitariste de Franz Ferdinand, l&rsquo;&Eacute;cossaise voulait pr&eacute;server une &eacute;nergie visc&eacute;rale, loin d&rsquo;une production trop lisse.</strong></p>
<p></p>
<p>Au moment de pr&eacute;parer <em>WAX</em>, KT Tunstall sait pr&eacute;cis&eacute;ment ce qu&rsquo;elle ne veut pas : un disque dont la production effacerait les asp&eacute;rit&eacute;s. Elle cherche au contraire quelque chose de brut, proche dans son esprit d&rsquo;un album de garage. Pour y parvenir, elle se tourne vers Nick McCarthy, ancien guitariste de Franz Ferdinand, avec lequel elle va construire un projet rapide, direct et largement nourri par le travail collectif.</p>
<p>Publi&eacute; le 5 octobre 2018, <em>WAX</em> est le sixi&egrave;me album studio de la chanteuse et le deuxi&egrave;me volet de la trilogie ouverte deux ans plus t&ocirc;t avec <em>KIN</em>. L&agrave; o&ugrave; le premier chapitre &eacute;tait associ&eacute; &agrave; l&rsquo;esprit, celui-ci devait repr&eacute;senter le corps. Cette id&eacute;e donne au disque son point de d&eacute;part : Tunstall veut une cr&eacute;ation visc&eacute;rale, qui repose autant sur l&rsquo;&eacute;lan des musiciens que sur les chansons elles-m&ecirc;mes.</p>
<h2>Trois semaines entre deux studios londoniens</h2>
<p>L&rsquo;album entier est enregistr&eacute; en trois semaines. Les s&eacute;ances se r&eacute;partissent entre le studio de Nick McCarthy, dans l&rsquo;est de Londres, et celui de MyRiot, dans l&rsquo;ouest de la capitale britannique. Le choix de jouer en prise live permet de conserver l&rsquo;interaction entre les musiciens au c&oelig;ur des enregistrements, conform&eacute;ment &agrave; la direction recherch&eacute;e par Tunstall.</p>
<p>McCarthy n&rsquo;est pas seulement charg&eacute; de traduire une intention sonore. Il devient aussi un partenaire d&rsquo;&eacute;criture important. KT Tunstall le pr&eacute;sente comme un coauteur capable de participer &agrave; la naissance de chansons qui restent pourtant aussi personnelles &agrave; ses yeux que celles &eacute;crites seule. Cette confiance &eacute;largit la place de la composition &agrave; plusieurs, sans lui donner le sentiment de perdre le lien intime avec ses morceaux.</p>
<p>La bri&egrave;vet&eacute; des s&eacute;ances ne r&eacute;duit donc pas <em>WAX</em> &agrave; un album assembl&eacute; dans l&rsquo;urgence. Elle accompagne une m&eacute;thode fond&eacute;e sur des d&eacute;cisions imm&eacute;diates : reconna&icirc;tre une bonne id&eacute;e lorsqu&rsquo;elle surgit, la pr&eacute;server et b&acirc;tir autour d&rsquo;elle avant qu&rsquo;elle ne soit transform&eacute;e par un travail excessif. L&rsquo;histoire de <em>The Mountain</em> en offre l&rsquo;exemple le plus pr&eacute;cis.</p>
<h2>Le motif de studio qu&rsquo;il ne fallait surtout pas modifier</h2>
<p><em>The Mountain</em> commence par un bricolage rythmique de Sebastian Kellig, auquel Nick McCarthy ajoute un grave tenu sur un clavier Electone Yamaha. En entendant cette combinaison, KT Tunstall arr&ecirc;te imm&eacute;diatement ses partenaires : &laquo; Don&rsquo;t change anything&hellip; keep that. &raquo; Le motif n&rsquo;est pas retravaill&eacute; pour devenir le point de d&eacute;part d&rsquo;une chanson ; c&rsquo;est la chanson qui va se construire autour de lui.</p>
<p>Tunstall &eacute;crit alors les paroles en une trentaine de minutes. Elle d&eacute;crit <em>The Mountain</em> comme une chanson m&eacute;ditative consacr&eacute;e au fait de quitter la ville pour gagner les hauteurs. Sa naissance r&eacute;sume la logique des s&eacute;ances de <em>WAX</em> : une proposition rythmique, un son de clavier maintenu sans retouche, puis une &eacute;criture suffisamment rapide pour conserver l&rsquo;impulsion initiale.</p>
<p>Cette fa&ccedil;on de travailler correspond au r&ocirc;le que Tunstall attribue au corps dans sa trilogie. Sur ce deuxi&egrave;me volet, la fabrication passe par la r&eacute;action physique et imm&eacute;diate &agrave; ce qui se produit dans la pi&egrave;ce. Le disque ne repose ainsi pas seulement sur un concept annonc&eacute; en amont : celui-ci trouve une traduction concr&egrave;te dans la mani&egrave;re dont les musiciens enregistrent et d&eacute;cident ensemble.</p>
<h2>Quand un nom de fichier devient une chanson sur le deuil</h2>
<p>Une autre histoire de studio na&icirc;t d&rsquo;un &eacute;l&eacute;ment encore plus modeste : le nom d&rsquo;un dossier de travail. Nick McCarthy y avait enregistr&eacute; des accords compos&eacute;s le soir de la mort de David Bowie et l&rsquo;avait intitul&eacute; <em>The Night That Bowie Died</em>. Lorsqu&rsquo;il propose ensuite de modifier ce nom provisoire, KT Tunstall pr&eacute;f&egrave;re le conserver.</p>
<p>Le titre devient celui de la chanson d&eacute;finitive, dont l&rsquo;&eacute;criture se rattache au deuil collectif provoqu&eacute; par la disparition de Bowie, mais aussi aux pertes personnelles. Ce qui aurait pu rester une simple indication destin&eacute;e &agrave; classer une &eacute;bauche donne ainsi au morceau son cadre. Comme pour <em>The Mountain</em>, Tunstall choisit de ne pas effacer l&rsquo;origine accidentelle de l&rsquo;id&eacute;e : elle en fait un &eacute;l&eacute;ment central.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>WAX</em> atteint la 14e place du classement britannique des albums. Sa r&eacute;ception critique est globalement favorable, avec une moyenne de 75 sur 100 sur Metacritic. Ces r&eacute;sultats accompagnent un disque con&ccedil;u selon des r&egrave;gles volontairement resserr&eacute;es : trois semaines de travail, des prises live et un producteur choisi pour ne pas adoucir la direction voulue.</p>
<p>Huit ans plus tard, les deux sc&egrave;nes les plus parlantes de <em>WAX</em> restent celles de d&eacute;cisions prises sans d&eacute;tour : demander que personne ne touche au motif qui deviendra <em>The Mountain</em>, puis refuser d&rsquo;abandonner le nom de fichier <em>The Night That Bowie Died</em>. L&rsquo;album, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, conserve ainsi la trace de ces id&eacute;es saisies avant qu&rsquo;elles ne soient polies.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview de KT Tunstall publi&eacute;e par <a href="https://www.songwriteruniverse.com/kt-tunstall-interview-2018/">SongwriterUniverse</a> raconte en d&eacute;tail la naissance de <em>The Mountain</em> et la r&eacute;action de la chanteuse au motif cr&eacute;&eacute; en studio. Dans <a href="https://performermag.com/new-music-and-video/interviews-and-features/kt-tunstall-wax-interview/">Performer Magazine</a>, elle revient sur les prises live, sa recherche d&rsquo;un son brut et l&rsquo;origine de <em>The Night That Bowie Died</em>. Son entretien avec <a href="https://substreammagazine.com/2018/10/spirit-body-mind-kt-tunstall-interview/">Substream Magazine</a> &eacute;claire enfin la place de <em>WAX</em> dans sa trilogie et les trois semaines consacr&eacute;es &agrave; l&rsquo;enregistrement.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Moon Music a 2 ans : comment Coldplay a transformé le mal-être en quête de réconfort</title>
      <description><![CDATA[Coldplay c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les deux ans de Moon Music, son dixi&egrave;me album studio. N&eacute; d&rsquo;un sentiment d&rsquo;isolement d&eacute;crit par Chris Martin, le disque cherche une issue dans le lie...]]></description>
      <pubDate>Sat, 03 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Coldplay c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les deux ans de <em>Moon Music</em>, son dixi&egrave;me album studio. N&eacute; d&rsquo;un sentiment d&rsquo;isolement d&eacute;crit par Chris Martin, le disque cherche une issue dans le lien aux autres, jusque dans ses collaborations et ses choix de fabrication.</strong></p>
<p></p>
<p>Au point de d&eacute;part de <em>Moon Music</em>, il n&rsquo;y a ni concept spectaculaire ni triomphe &agrave; c&eacute;l&eacute;brer. Chris Martin &eacute;voque au contraire un r&eacute;veil difficile, celui d&rsquo;un homme qui se sent mal dans sa peau et peine &agrave; affronter la journ&eacute;e. &laquo; <em>Moon Music is kind of the story of waking up in the morning and feeling terrible about yourself</em> &raquo;, confie-t-il &agrave; NME. L&rsquo;album raconte ainsi le mouvement qui conduit de cet &eacute;tat de mal-&ecirc;tre et d&rsquo;isolement vers une recherche de r&eacute;confort, de sens et de proximit&eacute; avec les autres.</p>
<p>Cette trajectoire intime fournit &agrave; Coldplay le fil conducteur de son dixi&egrave;me album. Le groupe ne pr&eacute;sente pas le malaise comme une destination, mais comme le d&eacute;but d&rsquo;un chemin. La difficult&eacute; &agrave; &ecirc;tre soi-m&ecirc;me devient la mati&egrave;re d&rsquo;un disque tourn&eacute; vers le lien, une orientation qui se retrouve aussi bien dans certaines chansons que dans le nombre de voix invit&eacute;es &agrave; rejoindre le quatuor.</p>
<h2>Max Martin prolonge l&rsquo;aventure avec Coldplay</h2>
<p>Pour construire <em>Moon Music</em>, Coldplay retrouve Max Martin. Le producteur avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; avec le groupe sur <em>Music of the Spheres</em> : sa pr&eacute;sence inscrit donc ce nouvel album dans la continuit&eacute; d&rsquo;une collaboration plut&ocirc;t que dans une rupture. Elle accompagne le groupe au moment o&ugrave; celui-ci cherche &agrave; traduire un point de d&eacute;part tr&egrave;s personnel dans un projet collectif.</p>
<p>Cette dimension collective d&eacute;passe le noyau habituel de Coldplay. Little Simz, Burna Boy, Elyanna, Tini et Ayra Starr participent &agrave; l&rsquo;album, dessinant un projet ouvert &agrave; plusieurs artistes et sensibilit&eacute;s. Leur r&eacute;union donne une forme concr&egrave;te au besoin de connexion plac&eacute; au c&oelig;ur du disque par Chris Martin : la r&eacute;ponse &agrave; l&rsquo;isolement passe aussi par l&rsquo;accueil d&rsquo;autres voix.</p>
<p><em>feelslikeimfallinginlove</em>, premier single de l&rsquo;album et titre diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, associe &eacute;galement plusieurs g&eacute;n&eacute;rations de collaborateurs autour de Coldplay. Max Martin, Jon Hopkins et Apple Martin figurent parmi ses auteurs. La chanson s&rsquo;int&egrave;gre ainsi &agrave; la logique g&eacute;n&eacute;rale de <em>Moon Music</em> : une cr&eacute;ation qui ne se replie pas sur l&rsquo;exp&eacute;rience individuelle de Chris Martin, mais la transforme en travail partag&eacute;.</p>
<h2>De JUPiTER &agrave; GOOD FEELINGS, le lien devient concret</h2>
<p>Avec <em>JUPiTER</em>, Chris Martin rattache explicitement l&rsquo;&eacute;criture r&eacute;cente de Coldplay au th&egrave;me &laquo; Love Who You Love &raquo;. Cette formule prolonge la recherche d&rsquo;acceptation qui traverse la pr&eacute;sentation de l&rsquo;album. Elle donne surtout un prolongement pr&eacute;cis &agrave; son point de d&eacute;part : apr&egrave;s la difficult&eacute; &agrave; &ecirc;tre soi-m&ecirc;me vient l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;aimer librement la personne que l&rsquo;on aime.</p>
<p><em>GOOD FEELINGS</em> fait sortir cette volont&eacute; de rapprochement du seul cadre des paroles et de l&rsquo;enregistrement. Les royalties de la chanson sont destin&eacute;es &agrave; Choose Love, une association qui soutient notamment les personnes r&eacute;fugi&eacute;es. Le morceau porte donc une cons&eacute;quence solidaire identifiable : une partie des revenus qu&rsquo;il g&eacute;n&egrave;re doit contribuer &agrave; une action ext&eacute;rieure au disque.</p>
<p>Ce choix &eacute;vite que la qu&ecirc;te de r&eacute;confort reste uniquement une d&eacute;claration g&eacute;n&eacute;rale. Dans le cas de <em>GOOD FEELINGS</em>, elle se traduit par une d&eacute;cision financi&egrave;re li&eacute;e directement &agrave; une chanson. Les collaborations r&eacute;unies sur l&rsquo;album et ce soutien &agrave; Choose Love participent ainsi d&rsquo;un m&ecirc;me mouvement, celui d&rsquo;un projet con&ccedil;u pour aller vers les autres.</p>
<h2>Neuf bouteilles recycl&eacute;es derri&egrave;re chaque vinyle</h2>
<p>Coldplay &eacute;tend &eacute;galement ses choix au support physique de <em>Moon Music</em>. Pour son &eacute;dition vinyle, le groupe adopte un EcoRecord de 140 grammes utilisant, pour chaque exemplaire, l&rsquo;&eacute;quivalent de neuf bouteilles en plastique PET recycl&eacute;es. L&rsquo;annonce officielle attribue &agrave; cette m&eacute;thode une r&eacute;duction de 85 % des &eacute;missions li&eacute;es &agrave; la fabrication par rapport &agrave; celle d&rsquo;un vinyle traditionnel.</p>
<p>Ce dispositif donne &agrave; l&rsquo;objet une place particuli&egrave;re dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;album. Le disque physique n&rsquo;est pas seulement le contenant d&rsquo;une dizaine de nouvelles chansons : sa conception devient elle-m&ecirc;me une d&eacute;cision port&eacute;e par le groupe. Coldplay relie ainsi la publication de <em>Moon Music</em> &agrave; une tentative chiffr&eacute;e de r&eacute;duire les d&eacute;chets et l&rsquo;empreinte de sa fabrication.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, l&rsquo;album offre par ailleurs &agrave; Coldplay un dixi&egrave;me num&eacute;ro un cons&eacute;cutif au Royaume-Uni. Ce r&eacute;sultat prolonge une s&eacute;rie commenc&eacute;e bien avant <em>Moon Music</em> et mesure la continuit&eacute; commerciale du groupe au terme de dix albums studio. Il apporte aussi un contraste avec l&rsquo;origine du projet : un disque pr&eacute;sent&eacute; comme n&eacute; d&rsquo;un r&eacute;veil douloureux atteint imm&eacute;diatement la premi&egrave;re place britannique.</p>
<p>Deux ans plus tard, <em>Moon Music</em> reste donc associ&eacute; &agrave; plusieurs d&eacute;cisions tr&egrave;s concr&egrave;tes : poursuivre le travail avec Max Martin, multiplier les collaborations, affecter les royalties de <em>GOOD FEELINGS</em> &agrave; Choose Love et repenser la fabrication du vinyle. Autant de prolongements donn&eacute;s par Coldplay &agrave; cette histoire d&rsquo;un malaise personnel transform&eacute; en recherche de lien.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.nme.com/features/music-interviews/coldplay-chris-martin-exclusive-nme-interview-moon-music-3798496">entretien de Chris Martin publi&eacute; par NME</a> &eacute;claire le point de d&eacute;part &eacute;motionnel de <em>Moon Music</em>, ses collaborations et la destination des royalties de <em>GOOD FEELINGS</em>. L&rsquo;<a href="https://www.coldplay.com/new-album-moon-music-lands-october-4/">annonce officielle de Coldplay</a> d&eacute;taille le r&ocirc;le de Max Martin ainsi que la fabrication de l&rsquo;EcoRecord, tandis qu&rsquo;<a href="https://www.officialcharts.com/albums/coldplay-moon-music/">Official Charts</a> retrace le dixi&egrave;me num&eacute;ro un britannique cons&eacute;cutif du groupe.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
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      <title>Around the Sun a 22 ans : l’album où R.E.M. avait perdu le fil en studio</title>
      <description><![CDATA[R.E.M. publiait Around the Sun il y a 22 ans, port&eacute; par une d&eacute;claration d&rsquo;amour &agrave; New York et une collaboration avec Q-Tip. Derri&egrave;re son succ&egrave;s britannique, ce treizi&egrave;me album studio...]]></description>
      <pubDate>Sat, 03 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/around-the-sun-a-22-ans-l-album-ou-r-e-m-avait-perdu-le-fil-en-studio-592</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>R.E.M. publiait <em>Around the Sun</em> il y a 22 ans, port&eacute; par une d&eacute;claration d&rsquo;amour &agrave; New York et une collaboration avec Q-Tip. Derri&egrave;re son succ&egrave;s britannique, ce treizi&egrave;me album studio est aussi devenu le symbole d&rsquo;une m&eacute;thode de travail que le groupe allait profond&eacute;ment remettre en question.</strong></p>
<p></p>
<p>L&rsquo;une des images les plus fortes d&rsquo;<em>Around the Sun</em> se dessine loin des studios. &Agrave; bord d&rsquo;un avion, Michael Stipe regarde New York depuis le ciel et commence &agrave; &eacute;crire <em>Leaving New York</em>. Son id&eacute;e est claire : consacrer une chanson &agrave; la ville. &laquo; I wanted to write a love song to the city &raquo;, expliquera-t-il. Cette sc&egrave;ne offre au disque son point d&rsquo;entr&eacute;e le plus concret, celui d&rsquo;une chanson n&eacute;e d&rsquo;un regard pos&eacute; sur New York au moment de s&rsquo;en &eacute;loigner.</p>
<p>Le reste de l&rsquo;album s&rsquo;est construit sur un terrain beaucoup plus &eacute;clat&eacute;. R.E.M. a travaill&eacute; dans plusieurs studios, entre Vancouver, Nassau, Miami et New York, avec Pat McCarthy &agrave; la production. D&eacute;j&agrave; collaborateur important du groupe, celui-ci accompagne un disque de treize titres comprenant notamment <em>Leaving New York</em>, <em>The Outsiders</em> et la chanson-titre, <em>Around the Sun</em>.</p>
<h2>Leaving New York, une d&eacute;claration d&rsquo;amour vue du ciel</h2>
<p>Michael Stipe n&rsquo;a pas seulement conserv&eacute; le souvenir de la ville observ&eacute;e depuis l&rsquo;avion. Il a &eacute;galement d&eacute;fendu l&rsquo;une des formulations les plus singuli&egrave;res de la chanson : &laquo; Leaving was never my proud &raquo;. Le chanteur savait la phrase grammaticalement incorrecte, mais il a refus&eacute; de la corriger parce qu&rsquo;elle exprimait pr&eacute;cis&eacute;ment ce qu&rsquo;il voulait dire. La faute devient ainsi un choix d&rsquo;&eacute;criture assum&eacute;, pr&eacute;f&eacute;r&eacute; &agrave; une formulation plus conventionnelle.</p>
<p>Peter Buck a propos&eacute; une autre profondeur de lecture. Pour lui, <em>Leaving New York</em> pouvait &ecirc;tre entendue au premier degr&eacute;, tout en &eacute;voquant &eacute;galement la ville apr&egrave;s septembre 2001. La chanson conserve donc son point de d&eacute;part tr&egrave;s personnel &mdash; un d&eacute;part, un avion, New York aper&ccedil;u d&rsquo;en haut &mdash; tout en se rattachant &agrave; une p&eacute;riode particuli&egrave;re de l&rsquo;histoire de la ville.</p>
<p>Ce titre a aussi rencontr&eacute; un r&eacute;sultat notable aux &Eacute;tats-Unis en atteignant la premi&egrave;re place du classement Adult Alternative Songs. Il constitue le principal succ&egrave;s individuel document&eacute; de l&rsquo;album et donne un visage imm&eacute;diatement identifiable &agrave; un projet dont la fabrication fut autrement plus difficile &agrave; ma&icirc;triser. <em>Around the Sun</em>, comme R.E.M., figure par ailleurs dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Des studios multiples et une collaboration avec Q-Tip</h2>
<p>Au milieu des treize chansons, <em>The Outsiders</em> introduit une rencontre inattendue avec Q-Tip. Le rappeur appara&icirc;t explicitement aux c&ocirc;t&eacute;s de R.E.M. sur le morceau, apportant &agrave; l&rsquo;album une collaboration qui se distingue dans son g&eacute;n&eacute;rique. Ce choix compte parmi les &eacute;l&eacute;ments les plus imm&eacute;diatement remarquables d&rsquo;un disque enregistr&eacute; au fil de s&eacute;ances r&eacute;parties entre plusieurs villes.</p>
<p>Mais cette production itin&eacute;rante ne s&rsquo;est pas transform&eacute;e, r&eacute;trospectivement, en mod&egrave;le &agrave; suivre pour le groupe. R.E.M. reconna&icirc;tra avoir perdu sa direction en studio sur ses albums pr&eacute;c&eacute;dents, <em>Around the Sun</em> compris. Le constat donne au r&ocirc;le de Pat McCarthy une place particuli&egrave;re : il reste un partenaire important de cette p&eacute;riode, mais l&rsquo;album marque aussi l&rsquo;&eacute;puisement d&rsquo;une mani&egrave;re de travailler que les musiciens ne souhaitaient plus prolonger.</p>
<p>Cette difficult&eacute; n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; le disque de rencontrer son public au Royaume-Uni. <em>Around the Sun</em> s&rsquo;est hiss&eacute; &agrave; la premi&egrave;re place du classement britannique des albums. Le contraste est net avec sa r&eacute;ception critique beaucoup plus r&eacute;serv&eacute;e. AllMusic l&rsquo;a notamment d&eacute;crit comme un disque particuli&egrave;rement d&eacute;sorient&eacute; dans la trajectoire de R.E.M., dix ans apr&egrave;s <em>Monster</em> et sept ans apr&egrave;s le d&eacute;part de Bill Berry.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un devenu point de rupture</h2>
<p>Ce d&eacute;calage entre r&eacute;sultat commercial et insatisfaction artistique &eacute;claire la place particuli&egrave;re d&rsquo;<em>Around the Sun</em> dans l&rsquo;histoire du groupe. Le num&eacute;ro un britannique ne suffit pas &agrave; refermer le d&eacute;bat sur sa fabrication. Avec le recul, R.E.M. retient surtout la perte de direction &eacute;prouv&eacute;e en studio, au point d&rsquo;en tirer une cons&eacute;quence concr&egrave;te pour la suite.</p>
<p>Apr&egrave;s cet album, le groupe a voulu revenir &agrave; une formule plus brute, plus directe et davantage con&ccedil;ue pour le jeu en concert. <em>Around the Sun</em> appara&icirc;t ainsi moins comme une simple &eacute;tape discographique que comme le disque ayant rendu n&eacute;cessaire un changement de cap. Ses s&eacute;ances dispers&eacute;es, la pr&eacute;sence de Q-Tip, le succ&egrave;s de <em>Leaving New York</em> et la premi&egrave;re place britannique racontent une r&eacute;ussite visible ; le bilan dress&eacute; par R.E.M. raconte, lui, la n&eacute;cessit&eacute; de retrouver une direction.</p>
<p>Vingt-deux ans apr&egrave;s sa parution, l&rsquo;image la plus juste reste peut-&ecirc;tre celle qui ouvre l&rsquo;histoire de <em>Leaving New York</em> : Michael Stipe dans un avion, cherchant les mots capables de retenir une ville qu&rsquo;il est en train de quitter. &Agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de l&rsquo;album, R.E.M. allait lui aussi devoir prendre de la distance avec sa m&eacute;thode de travail pour d&eacute;terminer la route suivante.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://americansongwriter.com/the-story-behind-r-e-m-s-ode-to-a-post-9-11-city-leaving-new-york/">American Songwriter</a> revient sur la naissance de <em>Leaving New York</em>, les explications de Michael Stipe concernant son vers volontairement incorrect et la lecture propos&eacute;e par Peter Buck. L&rsquo;<a href="https://pitchfork.com/features/interview/6813-rem/">interview de R.E.M. publi&eacute;e par Pitchfork</a> &eacute;claire la remise en question du travail en studio et le changement de direction engag&eacute; apr&egrave;s <em>Around the Sun</em>. Les <a href="https://remhq.com/music/around-the-sun/">archives officielles de R.E.M.</a> d&eacute;taillent les lieux d&rsquo;enregistrement et la participation de Q-Tip &agrave; <em>The Outsiders</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>H₂O fête ses 44 ans : quand Hall &amp; Oates faisaient de New York la véritable « Maneater »</title>
      <description><![CDATA[Daryl Hall &amp; John Oates c&eacute;l&egrave;brent aujourd&rsquo;hui les 44 ans de H₂O, l&rsquo;album qui abrite leur plus grand succ&egrave;s, Maneater. Derri&egrave;re le portrait apparent d&rsquo;une femme dangereus...]]></description>
      <pubDate>Sat, 03 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/h2o-fete-ses-44-ans-quand-hall-oates-faisaient-de-new-york-la-veritable-maneater-591</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Daryl Hall &amp; John Oates c&eacute;l&egrave;brent aujourd&rsquo;hui les 44 ans de <em>H₂O</em>, l&rsquo;album qui abrite leur plus grand succ&egrave;s, <em>Maneater</em>. Derri&egrave;re le portrait apparent d&rsquo;une femme dangereuse se cachait en r&eacute;alit&eacute; une m&eacute;taphore de New York, fa&ccedil;onn&eacute;e au c&oelig;ur de s&eacute;ances o&ugrave; le duo entendait garder la ma&icirc;trise de chaque d&eacute;tail.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; l&rsquo;origine de <em>Maneater</em>, il y a pourtant bien une femme. John Oates se souvient d&rsquo;une tr&egrave;s belle personne dont le vocabulaire particuli&egrave;rement grossier l&rsquo;avait frapp&eacute;. L&rsquo;observation pouvait facilement conduire &agrave; une chanson dirig&eacute;e contre les femmes, mais Daryl Hall et John Oates choisissent de d&eacute;placer le sujet. La figure de la pr&eacute;datrice devient alors celle de New York dans les ann&eacute;es 1980, une ville capable de m&acirc;cher les gens avant de les recracher.</p>
<p>Cette transformation change la port&eacute;e du morceau. <em>Maneater</em> ne repose plus seulement sur un personnage s&eacute;duisant et mena&ccedil;ant : la chanson vise une ville et ce qu&rsquo;elle peut faire &agrave; ceux qui cherchent &agrave; s&rsquo;y imposer. John Oates r&eacute;sumera cette id&eacute;e par une formule sans d&eacute;tour : &laquo; New York City became the maneater. &raquo; La femme &agrave; l&rsquo;origine du titre reste ainsi le d&eacute;clencheur d&rsquo;une image beaucoup plus vaste.</p>
<h2>Une id&eacute;e d&eacute;tourn&eacute;e de son premier sujet</h2>
<p>Ce d&eacute;placement est la d&eacute;cision la plus r&eacute;v&eacute;latrice dans l&rsquo;histoire document&eacute;e de <em>Maneater</em>. Hall et Oates conservent la force imm&eacute;diate du mot, mais refusent d&rsquo;en faire une attaque litt&eacute;rale. La &laquo; maneater &raquo; devient une m&eacute;taphore urbaine, directement li&eacute;e &agrave; la ville o&ugrave; le disque prend forme. L&rsquo;anecdote initiale n&rsquo;est donc pas effac&eacute;e : elle est retravaill&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; fournir une autre lecture du morceau.</p>
<p>Le r&eacute;sultat prend place sur <em>H₂O</em>, onzi&egrave;me album studio du duo, paru aux &Eacute;tats-Unis le 4 octobre 1982. Quarante-quatre ans plus tard, le disque reste notamment associ&eacute; &agrave; ce renversement : l&rsquo;un des titres les plus connus de Hall &amp; Oates semble raconter une femme, alors que ses auteurs avaient finalement New York en t&ecirc;te.</p>
<p><em>Maneater</em> devient aussi le plus grand succ&egrave;s du duo. Entr&eacute; dans le Hot 100 en octobre 1982, le morceau atteint ensuite la premi&egrave;re place. Il n&rsquo;est pas le seul titre de l&rsquo;album &agrave; trouver un large public : <em>One on One</em> et <em>Family Man</em> rejoignent &eacute;galement le Top 10 am&eacute;ricain, tandis que <em>H₂O</em> d&eacute;passe dans les classements son pr&eacute;d&eacute;cesseur, <em>Private Eyes</em>.</p>
<h2>Electric Lady, sous l&rsquo;&oelig;il des cam&eacute;ras de MTV</h2>
<p>L&rsquo;album est enregistr&eacute; &agrave; Electric Lady Studios, &agrave; New York. Hall et Oates en assurent eux-m&ecirc;mes la production, avec Neil Kernon &agrave; la coproduction et Hugh Padgham au mixage. Cette organisation prolonge leur volont&eacute; de conserver le contr&ocirc;le de leur son plut&ocirc;t que d&rsquo;abandonner les principales d&eacute;cisions &agrave; un producteur ext&eacute;rieur.</p>
<p>La formation qui accompagne alors le duo en tourn&eacute;e participe aux s&eacute;ances. Mais ce collectif est int&eacute;gr&eacute; &agrave; une m&eacute;thode particuli&egrave;rement encadr&eacute;e : AllMusic rel&egrave;ve l&rsquo;utilisation du click track et d&eacute;crit plusieurs morceaux comme tr&egrave;s contr&ocirc;l&eacute;s, avec un r&eacute;sultat parfois jug&eacute; trop poli. Cette r&eacute;serve critique souligne l&rsquo;une des tensions de <em>H₂O</em> : un groupe est pr&eacute;sent en studio, tout en &eacute;tant plac&eacute; dans une construction soigneusement r&eacute;gl&eacute;e par Hall et Oates.</p>
<p>La derni&egrave;re semaine d&rsquo;enregistrement poss&egrave;de une particularit&eacute; suppl&eacute;mentaire. MTV installe ses cam&eacute;ras &agrave; Electric Lady pour filmer un documentaire consacr&eacute; &agrave; la fabrication de l&rsquo;album. La phase finale des s&eacute;ances ne se d&eacute;roule donc pas uniquement entre musiciens, techniciens et producteurs : elle devient aussi un objet film&eacute;, au moment m&ecirc;me o&ugrave; le duo ach&egrave;ve son disque.</p>
<h2>Le contr&ocirc;le du studio face au succ&egrave;s</h2>
<p>La trajectoire commerciale de <em>H₂O</em> donne une ampleur particuli&egrave;re &agrave; ces choix de fabrication. Trois chansons atteignent le Top 10 am&eacute;ricain, et <em>Maneater</em> se hisse jusqu&rsquo;au sommet du Hot 100. Sans transformer m&eacute;caniquement ces r&eacute;sultats en jugement artistique, ils montrent que l&rsquo;album a port&eacute; la formule du duo plus haut que <em>Private Eyes</em> dans les classements am&eacute;ricains.</p>
<p>Le regard critique demeure toutefois partag&eacute; sur cette pr&eacute;cision de studio. L&agrave; o&ugrave; Hall et Oates affirment leur autonomie de producteurs, AllMusic entend aussi une musique parfois trop ma&icirc;tris&eacute;e. <em>H₂O</em> se situe pr&eacute;cis&eacute;ment dans cet &eacute;cart : l&rsquo;efficacit&eacute; de trois grands succ&egrave;s d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, la sensation d&rsquo;un cadre tr&egrave;s serr&eacute; de l&rsquo;autre. Le disque, comme le duo, figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Quarante-quatre ans apr&egrave;s sa parution, l&rsquo;histoire la plus forte de <em>H₂O</em> reste finalement celle d&rsquo;une transformation. Une rencontre fournit &agrave; John Oates un mot et une premi&egrave;re image ; Hall et Oates refusent de s&rsquo;en tenir &agrave; ce portrait et font de la ville o&ugrave; ils enregistrent leur v&eacute;ritable pr&eacute;datrice. New York devient la &laquo; maneater &raquo;, avant que la chanson ne devienne le plus grand succ&egrave;s de leur carri&egrave;re commune.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview <a href="https://americansongwriter.com/maneater-by-hall-and-oates-behind-the-song/">Behind the Song publi&eacute;e par American Songwriter</a> donne directement la parole &agrave; John Oates sur la femme &agrave; l&rsquo;origine de <em>Maneater</em> et sur la transformation du sujet en m&eacute;taphore de New York.</p>
<p>Le <a href="https://www.worldradiohistory.com/BOOKSHELF-ARH/Radio-Programming/Billboard-Book-of-Number-One-Hits-1988--221117.pdf">Billboard Book of Number One Hits, conserv&eacute; par WorldRadioHistory</a>, apporte le r&eacute;cit du tournage de MTV &agrave; Electric Lady Studios pendant les derni&egrave;res s&eacute;ances ainsi que le parcours de <em>Maneater</em> dans le Hot 100.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Zenyatta Mondatta a 46 ans : l’album de The Police remixé en une seule nuit</title>
      <description><![CDATA[Le troisi&egrave;me album de The Police f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 46 ans. Enregistr&eacute; en un mois puis enti&egrave;rement remix&eacute; au cours d&rsquo;une ultime nuit, Zenyatta Mondatta a transform&eacute; une course...]]></description>
      <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/zenyatta-mondatta-a-46-ans-l-album-de-the-police-remixe-en-une-seule-nuit-589</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le troisi&egrave;me album de The Police f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 46 ans. Enregistr&eacute; en un mois puis enti&egrave;rement remix&eacute; au cours d&rsquo;une ultime nuit, <em>Zenyatta Mondatta</em> a transform&eacute; une course contre la montre en &eacute;tape d&eacute;cisive pour le groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque The Police entre aux studios Wisseloord, pr&egrave;s d&rsquo;Hilversum, aux Pays-Bas, le groupe ne dispose que d&rsquo;environ un mois pour enregistrer <em>Zenyatta Mondatta</em>. Sting, Stewart Copeland et Andy Summers travaillent avec Nigel Gray, d&eacute;j&agrave; associ&eacute; &agrave; leur ascension, mais cette fois avec un budget port&eacute; &agrave; quelque 35 000 livres. L&rsquo;enjeu d&eacute;passe la simple pr&eacute;paration d&rsquo;un troisi&egrave;me album : le trio aborde le projet comme un moment susceptible de lui faire franchir un nouveau palier.</p>
<p>Le calendrier ne lui laisse pourtant presque aucune marge. La pochette est con&ccedil;ue et fabriqu&eacute;e avant m&ecirc;me que le mixage soit termin&eacute;. &Agrave; l&rsquo;approche de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance, la situation devient si pressante que le groupe reprend finalement l&rsquo;ensemble du disque en une seule nuit. Ce remixage int&eacute;gral r&eacute;sume les conditions dans lesquelles na&icirc;t l&rsquo;album : davantage de moyens et d&rsquo;ambition, mais un temps de studio toujours aussi contraint.</p>
<h2>Un mois en studio, puis une nuit pour tout reprendre</h2>
<p>Cette urgence p&egrave;sera sur le regard port&eacute; par les musiciens sur leur propre travail. Avec le recul, ils exprimeront des doutes sur les conditions de fabrication du disque. Le r&eacute;sultat commercial racontera pourtant une autre histoire : <em>Zenyatta Mondatta</em> contribuera &agrave; installer The Police &agrave; un niveau sup&eacute;rieur aux &Eacute;tats-Unis, tandis que deux de ses chansons entreront dans le Top 10, <em>Don&rsquo;t Stand So Close to Me</em> et <em>De Do Do Do, De Da Da Da</em>.</p>
<p>Le succ&egrave;s ne gomme pas ce qui distingue ce troisi&egrave;me album dans la trajectoire du trio. Stewart Copeland souligne alors un &eacute;largissement des sujets abord&eacute;s par Sting : les textes deviennent plus politiques, moins personnels et davantage tourn&eacute;s vers des enjeux collectifs. <em>Driven to Tears</em> et <em>Bombs Away</em> incarnent notamment cette &eacute;volution, avec des paroles li&eacute;es &agrave; la guerre et &agrave; la souffrance.</p>
<p>L&rsquo;album se construit ainsi sur un contraste fort. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, The Police doit terminer rapidement un disque attendu, jusqu&rsquo;&agrave; effectuer son dernier grand travail de mixage dans l&rsquo;espace d&rsquo;une nuit. De l&rsquo;autre, le groupe refuse de r&eacute;duire cette nouvelle &eacute;tape &agrave; une r&eacute;p&eacute;tition de ses pr&eacute;c&eacute;dents succ&egrave;s et &eacute;largit le terrain de ses chansons.</p>
<h2>Driven to Tears, un arrangement trouv&eacute; sur place</h2>
<p><em>Driven to Tears</em> illustre directement la mani&egrave;re dont l&rsquo;urgence pouvait nourrir les d&eacute;cisions prises en studio. Andy Summers a racont&eacute; que The Police n&rsquo;avait probablement jamais jou&eacute; le morceau sur sc&egrave;ne avant de l&rsquo;enregistrer. L&rsquo;arrangement se met en place sur place, dans une logique de jam et de prise directe, sans avoir &eacute;t&eacute; longuement &eacute;prouv&eacute; en concert.</p>
<p>Le guitariste choisit alors un solo volontairement dissonant. Cette d&eacute;cision n&rsquo;est pas un simple effet ajout&eacute; au dernier moment : Summers la relie au texte consacr&eacute; &agrave; la guerre et &agrave; la souffrance. La guitare doit servir le sujet plut&ocirc;t que l&rsquo;adoucir. Dans un album achev&eacute; sous pression, cette s&eacute;quence montre le groupe capable de faire surgir une forme pr&eacute;cise &agrave; partir du jeu collectif.</p>
<p>Ce morceau donne &eacute;galement une r&eacute;alit&eacute; musicale au changement d&eacute;crit par Copeland. L&rsquo;&eacute;largissement politique des paroles ne reste pas une d&eacute;claration g&eacute;n&eacute;rale : il influe sur l&rsquo;interpr&eacute;tation et sur le choix d&rsquo;un solo con&ccedil;u pour accompagner la duret&eacute; du propos. L&rsquo;album figure aujourd&rsquo;hui dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Le professeur, l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve et l&rsquo;ombre de Lolita</h2>
<p>L&rsquo;autre grande histoire du disque commence avec Sting seul. Avant de pr&eacute;senter <em>Don&rsquo;t Stand So Close to Me</em> au groupe, il en r&eacute;alise une maquette sur laquelle il joue tous les instruments. La chanson transpose une id&eacute;e d&rsquo;obsession dangereuse dans une relation entre un professeur et son &eacute;l&egrave;ve. Sting nourrit ce sc&eacute;nario de sa lecture de <em>Lolita</em>, le roman de Vladimir Nabokov.</p>
<p>Son ancienne profession d&rsquo;enseignant cr&eacute;e rapidement une ambigu&iuml;t&eacute; autour du texte. Sting la dissipera sans d&eacute;tour : &laquo; Yes, I was a schoolteacher. NO, the song is not autobiographical! &raquo; Le rapprochement entre sa biographie et le personnage de la chanson &eacute;tait tentant, mais l&rsquo;auteur insiste sur la fiction et sur la r&eacute;f&eacute;rence litt&eacute;raire &agrave; l&rsquo;origine du r&eacute;cit.</p>
<p>Cette pr&eacute;cision &eacute;claire aussi sa m&eacute;thode. Sting part d&rsquo;un th&egrave;me p&eacute;rilleux, enregistre lui-m&ecirc;me une premi&egrave;re version compl&egrave;te, puis confie la chanson &agrave; la dynamique du trio. Devenue l&rsquo;un des grands succ&egrave;s de <em>Zenyatta Mondatta</em>, elle participe avec <em>De Do Do Do, De Da Da Da</em> au changement de dimension commerciale de The Police.</p>
<h2>Une urgence devenue changement d&rsquo;&eacute;chelle</h2>
<p>Publi&eacute; le 3 octobre 1980 au Royaume-Uni, <em>Zenyatta Mondatta</em> f&ecirc;te donc aujourd&rsquo;hui ses 46 ans. Sa trajectoire reste indissociable de cette fabrication acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e : un mois dans un studio n&eacute;erlandais, une pochette d&eacute;j&agrave; pr&ecirc;te avant l&rsquo;ach&egrave;vement du son et une derni&egrave;re nuit pour remixer tout l&rsquo;album.</p>
<p>Ce contexte aurait pu r&eacute;duire le disque &agrave; un exercice livr&eacute; dans la pr&eacute;cipitation. Il accompagne au contraire un &eacute;largissement des textes, un morceau arrang&eacute; directement en studio, une chanson inspir&eacute;e par <em>Lolita</em> et deux titres entr&eacute;s dans le Top 10. Pour The Police, la nuit pass&eacute;e &agrave; reprendre l&rsquo;ensemble du mixage ne fut pas seulement l&rsquo;ultime &eacute;tape d&rsquo;un calendrier impossible : elle pr&eacute;c&eacute;da le changement d&rsquo;&eacute;chelle que le groupe recherchait.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>No Need to Argue a 32 ans : comment The Cranberries ont imposé Zombie malgré les réserves du label</title>
      <description><![CDATA[Le 3 octobre 1994, The Cranberries publiait No Need to Argue, un deuxi&egrave;me album construit entre arrangements d&eacute;licats et guitares plus abrasives. Trente-deux ans plus tard, son histoire reste indissociable d&rsquo;un...]]></description>
      <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/no-need-to-argue-a-32-ans-comment-the-cranberries-ont-impose-zombie-malgre-les-reserves-du-label-588</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 3 octobre 1994, The Cranberries publiait <em>No Need to Argue</em>, un deuxi&egrave;me album construit entre arrangements d&eacute;licats et guitares plus abrasives. Trente-deux ans plus tard, son histoire reste indissociable d&rsquo;un choix d&eacute;cisif : d&eacute;fendre <em>Zombie</em>, malgr&eacute; la crainte de voir cette chanson politique provoquer la controverse.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant m&ecirc;me d&rsquo;&ecirc;tre enregistr&eacute;e, <em>Zombie</em> avait d&eacute;j&agrave; pass&eacute; l&rsquo;&eacute;preuve de la sc&egrave;ne. The Cranberries la jouait en concert depuis plus d&rsquo;un an et la r&eacute;action du public &eacute;tait imm&eacute;diate. Cette r&eacute;ponse collective donnait au groupe une certitude que sa maison de disques ne partageait pas enti&egrave;rement : inspir&eacute; par les attentats de Warrington de 1993, qui avaient tu&eacute; deux enfants, le morceau &eacute;crit par Dolores O&rsquo;Riordan &eacute;tait consid&eacute;r&eacute; comme trop politique et potentiellement controvers&eacute; pour devenir un single.</p>
<p>Le groupe ne c&eacute;da pas. Cette d&eacute;cision allait profond&eacute;ment modifier la trajectoire de <em>No Need to Argue</em>. Le premier single, <em>Ode to My Family</em>, n&rsquo;avait obtenu qu&rsquo;un succ&egrave;s modeste dans les classements britanniques. Avec <em>Zombie</em>, l&rsquo;album changea d&rsquo;&eacute;chelle et la chanson devint un succ&egrave;s mondial. Derri&egrave;re ce basculement commercial se trouvait aussi une affirmation artistique : apr&egrave;s une longue ann&eacute;e de tourn&eacute;e, les quatre musiciens arrivaient en studio avec davantage d&rsquo;assurance.</p>
<h2>&Agrave; New York, un groupe d&eacute;cid&eacute; &agrave; suivre ses propres choix</h2>
<p>Les premi&egrave;res s&eacute;ances commenc&egrave;rent en novembre 1993 au Magic Shop, &agrave; New York. Elles ne furent pas de simples essais sans lendemain : plusieurs bases enregistr&eacute;es pendant cette p&eacute;riode furent conserv&eacute;es dans les versions finales. Stephen Street, d&eacute;j&agrave; associ&eacute; au groupe, retrouva The Cranberries &agrave; la production et observa une formation plus s&ucirc;re d&rsquo;elle-m&ecirc;me. Il r&eacute;sumera plus tard son &eacute;tat d&rsquo;esprit par une phrase directe : &laquo; We&rsquo;re gonna just do what we really want to do &raquo; &mdash; faire exactement ce que le groupe voulait faire.</p>
<p>Cette confiance s&rsquo;entend surtout dans l&rsquo;&eacute;cart assum&eacute; entre les diff&eacute;rentes chansons. The Cranberries pouvait d&eacute;velopper des arrangements de cordes avec le compositeur John Metcalfe, notamment pour <em>Empty</em>, puis donner &agrave; <em>Zombie</em> une palette beaucoup plus lourde. Le paysage rock &eacute;tait alors domin&eacute; par le grunge de Nirvana et Pearl Jam, mais l&rsquo;&eacute;volution ne se r&eacute;duisait pas &agrave; suivre une tendance : elle accompagnait la volont&eacute; du groupe d&rsquo;&eacute;largir ses possibilit&eacute;s en studio.</p>
<p>Avec Street, les musiciens privil&eacute;gi&egrave;rent d&rsquo;ailleurs le r&eacute;sultat enregistr&eacute; plut&ocirc;t que la facilit&eacute; de reproduction en concert. Ce choix est important dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;album : les arrangements n&rsquo;&eacute;taient pas limit&eacute;s par la question de savoir si les quatre membres pourraient ensuite tout restituer seuls sur sc&egrave;ne. <em>No Need to Argue</em> pouvait ainsi juxtaposer les cordes travaill&eacute;es d&rsquo;<em>Empty</em>, la puissance de <em>Zombie</em> et des passages beaucoup plus d&eacute;pouill&eacute;s sans chercher une formule uniforme.</p>
<h2>Une pause &agrave; ski qui inqui&egrave;te la maison de disques</h2>
<p>Au milieu des sessions, l&rsquo;enregistrement connut un incident aussi inattendu que s&eacute;rieux. Pendant une pause, Dolores O&rsquo;Riordan partit skier et se blessa gravement. Stephen Street se souvient que l&rsquo;&eacute;pisode d&eacute;plut fortement &agrave; la maison de disques. L&rsquo;accident interrompit le travail, mais il ne remit pas en cause la direction que le groupe avait commenc&eacute; &agrave; donner &agrave; l&rsquo;album.</p>
<p>Cette blessure ajoute un contraste suppl&eacute;mentaire &agrave; une p&eacute;riode d&eacute;j&agrave; intense. The Cranberries sortait d&rsquo;une ann&eacute;e pass&eacute;e sur les routes et abordait son deuxi&egrave;me disque avec une confiance nouvelle, tout en devant composer avec l&rsquo;arr&ecirc;t impos&eacute; &agrave; sa chanteuse. Lorsque le travail reprit, le projet conserva la diversit&eacute; d&eacute;finie pendant les premi&egrave;res s&eacute;ances new-yorkaises.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;l&eacute;ment d&eacute;terminant restait toutefois <em>Zombie</em>. Le groupe connaissait d&eacute;j&agrave; son efficacit&eacute; en concert et refusa que les inqui&eacute;tudes entourant son sujet emp&ecirc;chent sa publication en single. Le choix n&rsquo;&eacute;tait donc pas le r&eacute;sultat d&rsquo;un pari abstrait d&eacute;cid&eacute; dans un bureau : la chanson avait grandi devant le public, qui en avait imm&eacute;diatement saisi la force. En studio, sa dimension plus abrasive accentua encore la rupture avec le premier visage public des Cranberries.</p>
<h2>De la charge de Zombie au d&eacute;pouillement final</h2>
<p>Le morceau-titre offre l&rsquo;autre extr&eacute;mit&eacute; de l&rsquo;album. Plac&eacute; en conclusion, <em>No Need to Argue</em> repose sur la voix de Dolores O&rsquo;Riordan et un orgue d&rsquo;&eacute;glise. Les autres membres du groupe n&rsquo;y jouent pas. Apr&egrave;s les guitares plus lourdes de <em>Zombie</em> et les arrangements d&eacute;velopp&eacute;s ailleurs avec John Metcalfe, cette fin ram&egrave;ne le disque &agrave; une configuration radicalement d&eacute;pouill&eacute;e.</p>
<p>Ce dernier morceau &eacute;claire la construction g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;album sans effacer ses contrastes. The Cranberries n&rsquo;avait pas cherch&eacute; &agrave; reproduire douze fois la m&ecirc;me formule : le groupe pouvait d&eacute;fendre un single politique et abrasif, travailler avec un compositeur sur des cordes, puis terminer sur une voix accompagn&eacute;e d&rsquo;un seul orgue. L&rsquo;unit&eacute; du disque venait moins d&rsquo;un son unique que de la libert&eacute; revendiqu&eacute;e au d&eacute;but des s&eacute;ances.</p>
<p>Les r&eacute;sultats donn&egrave;rent une port&eacute;e spectaculaire &agrave; cette affirmation. <em>No Need to Argue</em> atteignit la deuxi&egrave;me place du classement britannique et passa 98 semaines dans le Top 100. SPIN rapporte &eacute;galement plus de sept millions d&rsquo;exemplaires vendus aux &Eacute;tats-Unis. L&rsquo;album devint ainsi un tournant majeur pour The Cranberries, aujourd&rsquo;hui diffus&eacute; avec ce disque sur RADIO COLLECTION.</p>
<p>Trente-deux ans apr&egrave;s sa parution, l&rsquo;&eacute;pisode le plus r&eacute;v&eacute;lateur demeure le refus d&rsquo;abandonner <em>Zombie</em> face aux r&eacute;serves du label. La chanson que le public reprenait d&eacute;j&agrave; avant son enregistrement a entra&icirc;n&eacute; l&rsquo;album bien au-del&agrave; du d&eacute;marrage modeste d&rsquo;<em>Ode to My Family</em>. Et lorsque cette charge s&rsquo;ach&egrave;ve, le disque conserve encore une surprise : une chanteuse, un orgue d&rsquo;&eacute;glise et aucun autre instrument pour prononcer ses derniers mots.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://lifeoftherecord.com/the-cranberries">Life of the Record &mdash; The Making of No Need to Argue</a> revient avec Fergal Lawler et Stephen Street sur les s&eacute;ances, les arrangements, l&rsquo;accident de Dolores O&rsquo;Riordan et la conception de plusieurs morceaux. L&rsquo;enqu&ecirc;te de <a href="https://www.spinmagazine.com/2025/06/the-cranberries-no-need-to-argue-turns-30-and-still-hits-hard/">SPIN consacr&eacute;e &agrave; No Need to Argue</a> d&eacute;veloppe notamment le conflit autour de <em>Zombie</em>, les premi&egrave;res prises new-yorkaises et le changement d&rsquo;&eacute;chelle rencontr&eacute; par l&rsquo;album.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Sam’s Town a 20 ans : comment The Killers a transformé Little Angela en Read My Mind</title>
      <description><![CDATA[Vingt ans apr&egrave;s sa sortie, Sam&rsquo;s Town reste le disque sur lequel The Killers a refus&eacute; de reproduire la formule de Hot Fuss. Ce changement de cap s&rsquo;est notamment jou&eacute; autour de Read My ...]]></description>
      <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/sam-s-town-a-20-ans-comment-the-killers-a-transforme-little-angela-en-read-my-mind-587</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vingt ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Sam&rsquo;s Town</em> reste le disque sur lequel The Killers a refus&eacute; de reproduire la formule de <em>Hot Fuss</em>. Ce changement de cap s&rsquo;est notamment jou&eacute; autour de <em>Read My Mind</em>, n&eacute;e d&rsquo;une premi&egrave;re chanson que Brandon Flowers ne jugeait pas convaincante.</strong></p>
<p></p>
<p>Apr&egrave;s le succ&egrave;s massif de <em>Hot Fuss</em>, The Killers se retrouve face au pi&egrave;ge classique du deuxi&egrave;me album : recommencer pour rassurer ou changer d&rsquo;approche au risque de diviser. Le groupe choisit la seconde option. <em>Sam&rsquo;s Town</em>, paru en octobre 2006, doit lui permettre d&rsquo;avancer sans fabriquer une simple copie de son premier disque.</p>
<p>Cette d&eacute;cision donne &agrave; l&rsquo;album son principal moteur. The Killers ne cherche pas seulement une nouvelle s&eacute;rie de chansons, mais une autre mani&egrave;re de les construire et de les enregistrer. Pour accompagner cette &eacute;volution, le groupe confie la production &agrave; Flood et Alan Moulder. Leurs retrouvailles constituent alors un &eacute;v&eacute;nement en soi : les deux hommes n&rsquo;avaient plus travaill&eacute; ensemble depuis les sessions de <em>Mellon Collie and the Infinite Sadness</em> des Smashing Pumpkins.</p>
<h2>Flood et Alan Moulder refusent d&rsquo;abandonner une chanson</h2>
<p>Le r&ocirc;le des deux producteurs appara&icirc;t particuli&egrave;rement dans l&rsquo;histoire de <em>Read My Mind</em>. &Agrave; l&rsquo;origine, le morceau s&rsquo;appelle <em>Little Angela</em>. Brandon Flowers n&rsquo;est pas satisfait de cette premi&egrave;re version : il la trouve trop proche de <em>Mrs. Robinson</em> et consid&egrave;re que ses paroles ne fonctionnent pas.</p>
<p>La solution la plus simple aurait &eacute;t&eacute; de mettre le titre de c&ocirc;t&eacute;. Flood et Alan Moulder entendent pourtant dans sa base musicale quelque chose qui m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre sauv&eacute;. Ils poussent le groupe &agrave; conserver ce cadre, tout en abandonnant la premi&egrave;re forme du morceau et en reprenant sa structure. Ce travail de r&eacute;&eacute;criture aboutit &agrave; <em>Read My Mind</em>.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;pisode r&eacute;sume la m&eacute;thode adopt&eacute;e pour <em>Sam&rsquo;s Town</em> : ne pas s&rsquo;accrocher &agrave; une chanson telle qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; &eacute;crite, mais ne pas la jeter trop vite non plus. Entre la premi&egrave;re &eacute;bauche et la version achev&eacute;e, le morceau change de titre, de paroles et d&rsquo;organisation. Flowers finira par le pr&eacute;senter comme &laquo; the best song we&rsquo;ve ever written &raquo;, soit la meilleure chanson que le groupe ait jamais &eacute;crite.</p>
<p>Cette d&eacute;claration prend un relief particulier au regard de son point de d&eacute;part. <em>Read My Mind</em> n&rsquo;est pas n&eacute;e d&rsquo;une &eacute;vidence imm&eacute;diate, mais d&rsquo;un d&eacute;saccord productif : Flowers doutait du morceau, tandis que Flood et Moulder voulaient pr&eacute;server ce qu&rsquo;ils avaient entendu dans sa construction musicale. La chanson diffus&eacute;e depuis sur RADIO COLLECTION porte encore la trace de cette intervention d&eacute;cisive.</p>
<h2>Une prise live et Brandon Flowers &agrave; la basse</h2>
<p><em>For Reasons Unknown</em> raconte une autre facette de la fabrication de l&rsquo;album. La chanson est &eacute;crite tr&egrave;s rapidement pendant une tourn&eacute;e de The Killers avec Louis XIV. En studio, le groupe choisit de l&rsquo;enregistrer en prise live, une m&eacute;thode qui place les musiciens dans une situation diff&eacute;rente de celle d&rsquo;un assemblage progressif des parties.</p>
<p>Le morceau r&eacute;serve aussi un changement de r&ocirc;le inhabituel. Brandon Flowers, identifi&eacute; comme chanteur et clavi&eacute;riste du groupe, y joue de la basse. Il a lui-m&ecirc;me d&eacute;crit cette participation comme exceptionnelle dans la discographie de The Killers. L&agrave; encore, <em>Sam&rsquo;s Town</em> se construit moins sur la r&eacute;p&eacute;tition d&rsquo;habitudes install&eacute;es que sur des d&eacute;cisions prises chanson par chanson.</p>
<p>Les histoires de <em>Read My Mind</em> et de <em>For Reasons Unknown</em> montrent deux chemins oppos&eacute;s vers le disque final. La premi&egrave;re a n&eacute;cessit&eacute; une transformation profonde apr&egrave;s une version insatisfaisante. La seconde est apparue rapidement sur la route avant d&rsquo;&ecirc;tre capt&eacute;e dans une prise collective. L&rsquo;une repose sur la r&eacute;&eacute;criture d&eacute;fendue par les producteurs ; l&rsquo;autre sur l&rsquo;imm&eacute;diatet&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution.</p>
<h2>Un changement de cap qui n&rsquo;a pas &eacute;loign&eacute; le public</h2>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>Sam&rsquo;s Town</em> re&ccedil;oit un accueil critique partag&eacute;. Le choix de ne pas refaire <em>Hot Fuss</em> ne suscite donc pas une adh&eacute;sion unanime. Commercialement, le public r&eacute;pond pourtant pr&eacute;sent : l&rsquo;album entre &agrave; la deuxi&egrave;me place du Billboard 200, avec environ 315 000 exemplaires vendus aux &Eacute;tats-Unis pendant sa premi&egrave;re semaine.</p>
<p>Le disque atteint &eacute;galement la premi&egrave;re place du classement britannique. Ces r&eacute;sultats donnent une r&eacute;ponse concr&egrave;te au pari pos&eacute; au d&eacute;but du projet : The Killers pouvait modifier son approche et afficher davantage d&rsquo;ambition sans perdre le public r&eacute;uni par son premier album.</p>
<p>Vingt ans plus tard, l&rsquo;&eacute;pisode le plus r&eacute;v&eacute;lateur reste peut-&ecirc;tre celui d&rsquo;une chanson presque abandonn&eacute;e. Si Flowers avait suivi son premier jugement sur <em>Little Angela</em>, <em>Read My Mind</em> n&rsquo;aurait pas exist&eacute; sous cette forme. L&rsquo;insistance de Flood et Alan Moulder a transform&eacute; une &eacute;bauche jug&eacute;e trop proche de <em>Mrs. Robinson</em> en un titre que le chanteur placera lui-m&ecirc;me au sommet de l&rsquo;&eacute;criture de The Killers.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le <a href="https://www.nme.com/blogs/nme-blogs/brandon-flowers-writes-track-by-track-to-the-killers-greatest-hits-album-5585">r&eacute;cit de Brandon Flowers publi&eacute; par NME</a> d&eacute;taille la m&eacute;tamorphose de <em>Little Angela</em> en <em>Read My Mind</em>, ainsi que l&rsquo;enregistrement de <em>For Reasons Unknown</em>. Le <a href="https://www.latimes.com/archives/la-xpm-2006-jul-16-ca-fasttracks16-story.html">Los Angeles Times</a> replace ces chansons dans le contexte du deuxi&egrave;me album et documente la volont&eacute; du groupe de ne pas reproduire <em>Hot Fuss</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Oasis : (What’s the Story) Morning Glory? fête ses 31 ans, Liam Gallagher avait d’abord rejeté Wonderwall</title>
      <description><![CDATA[Sorti il y a 31 ans, le deuxi&egrave;me album d&rsquo;Oasis s&rsquo;est construit autour d&rsquo;une d&eacute;cision d&eacute;cisive entre Liam et Noel Gallagher : le partage de Wonderwall et Don&rsquo;t Look Back in Anger. Un choix n&eacu...]]></description>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/oasis-what-s-the-story-morning-glory-fete-ses-31-ans-liam-gallagher-avait-d-abord-rejete-wonderwall-583</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti il y a 31 ans, le deuxi&egrave;me album d&rsquo;Oasis s&rsquo;est construit autour d&rsquo;une d&eacute;cision d&eacute;cisive entre Liam et Noel Gallagher : le partage de Wonderwall et Don&rsquo;t Look Back in Anger. Un choix n&eacute; apr&egrave;s la r&eacute;action tr&egrave;s n&eacute;gative de Liam face &agrave; une chanson qui allait pourtant devenir l&rsquo;un des grands succ&egrave;s du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Quand Liam Gallagher d&eacute;couvre Wonderwall pendant les sessions de <em>(What&rsquo;s the Story) Morning Glory?</em>, sa r&eacute;action ne ressemble gu&egrave;re &agrave; celle d&rsquo;un chanteur convaincu de tenir une chanson majeure. &laquo; At first I didn&rsquo;t like it. What the fuck is this tune? &raquo;, racontera-t-il &agrave; propos de cette premi&egrave;re &eacute;coute. Il juge alors le morceau trop &eacute;loign&eacute; du registre rock habituel d&rsquo;Oasis. Liam finit pourtant par accepter de l&rsquo;interpr&eacute;ter, tandis que Noel Gallagher conserve pour lui une autre composition appel&eacute;e &agrave; devenir essentielle : Don&rsquo;t Look Back in Anger.</p>
<p>Ce partage des voix r&eacute;sume une partie de l&rsquo;histoire de l&rsquo;album, sorti le 2 octobre 1995 et qui f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Apr&egrave;s le succ&egrave;s de <em>Definitely Maybe</em>, Oasis doit confirmer avec un deuxi&egrave;me disque. Le groupe ne se contente pas de reproduire la m&ecirc;me formule : Noel prend pour la premi&egrave;re fois la voix principale sur un grand single d&rsquo;Oasis, tandis que Liam donne finalement sa voix au morceau qu&rsquo;il avait commenc&eacute; par repousser.</p>
<h2>&Agrave; Rockfield, deux chansons pour deux fr&egrave;res</h2>
<p>Les sessions commencent en mai 1995 aux studios Rockfield, au pays de Galles. Owen Morris et Noel Gallagher assurent la production de l&rsquo;album. C&rsquo;est dans ce cadre que se d&eacute;cide le destin vocal de Wonderwall et de Don&rsquo;t Look Back in Anger, deux chansons plac&eacute;es au c&oelig;ur du nouveau r&eacute;pertoire d&rsquo;Oasis.</p>
<p>La r&eacute;partition est simple dans son r&eacute;sultat, mais d&eacute;terminante pour l&rsquo;identit&eacute; du disque. Liam chante Wonderwall. Noel interpr&egrave;te Don&rsquo;t Look Back in Anger, qui devient le premier grand titre du groupe port&eacute; par sa voix sur un single. L&rsquo;album fait ainsi entendre les deux fr&egrave;res dans des r&ocirc;les distincts, sans effacer la place centrale de Liam comme chanteur principal d&rsquo;Oasis.</p>
<p>Le revirement autour de Wonderwall est d&rsquo;autant plus frappant que la chanson atteint ensuite la deuxi&egrave;me place du classement britannique. Don&rsquo;t Look Back in Anger va encore plus haut et se classe num&eacute;ro un. Deux des titres les plus importants de l&rsquo;album sont donc directement li&eacute;s &agrave; cette d&eacute;cision prise pendant les s&eacute;ances : confier &agrave; Liam la chanson qu&rsquo;il n&rsquo;aimait pas au d&eacute;part et laisser Noel d&eacute;fendre lui-m&ecirc;me l&rsquo;autre morceau.</p>
<h2>Oasis et Blur au centre de la bataille britpop</h2>
<p>Avant que Wonderwall et Don&rsquo;t Look Back in Anger ne s&rsquo;imposent dans les classements, Oasis se retrouve engag&eacute; dans le duel le plus m&eacute;diatis&eacute; de la Britpop. Roll With It para&icirc;t face &agrave; Country House de Blur. Cette confrontation transforme la sortie de deux singles en comp&eacute;tition publique entre les deux groupes.</p>
<p>La trajectoire de <em>(What&rsquo;s the Story) Morning Glory?</em> ne se limite toutefois pas &agrave; ce face-&agrave;-face. D&egrave;s sa premi&egrave;re semaine, l&rsquo;album entre directement num&eacute;ro un au Royaume-Uni avec 268 554 exemplaires vendus. Il reste ensuite 35 semaines cons&eacute;cutives dans le Top 5 britannique, dont dix &agrave; la premi&egrave;re place. Ces r&eacute;sultats montrent que le ph&eacute;nom&egrave;ne d&eacute;passe rapidement la bataille ponctuelle entre Roll With It et Country House.</p>
<p>Au Royaume-Uni, l&rsquo;album franchit finalement le seuil des quatre millions d&rsquo;exemplaires et rejoint les albums studio les plus vendus de l&rsquo;histoire du pays. Wonderwall et Don&rsquo;t Look Back in Anger deviennent les deux sommets de sa campagne de singles, avec des trajectoires diff&eacute;rentes mais compl&eacute;mentaires : l&rsquo;une chant&eacute;e par Liam apr&egrave;s son refus initial, l&rsquo;autre port&eacute;e par Noel &agrave; la suite du partage d&eacute;cid&eacute; entre les fr&egrave;res.</p>
<h2>Une pochette londonienne sans Oasis</h2>
<p>La photographie de couverture prolonge &agrave; sa mani&egrave;re l&rsquo;efficacit&eacute; imm&eacute;diate du disque. Elle est r&eacute;alis&eacute;e &agrave; Berwick Street, &agrave; Londres, mais aucun membre d&rsquo;Oasis n&rsquo;appara&icirc;t parmi les trois personnes visibles sur l&rsquo;image. Le groupe choisit donc de ne pas occuper physiquement la pochette d&rsquo;un album pourtant destin&eacute; &agrave; installer encore davantage les visages et les voix des fr&egrave;res Gallagher dans le paysage britannique.</p>
<p>Trente et un ans apr&egrave;s sa sortie, <em>(What&rsquo;s the Story) Morning Glory?</em> reste indissociable de ce contraste : un succ&egrave;s massif construit notamment autour d&rsquo;une chanson que son interpr&egrave;te avait d&rsquo;abord rejet&eacute;e. L&rsquo;album, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, raconte aussi le moment o&ugrave; Noel Gallagher ne se contente plus d&rsquo;&eacute;crire et de produire pour Oasis, mais prend lui-m&ecirc;me le micro sur l&rsquo;un des principaux singles du groupe.</p>
<p>Le dernier chiffre donne la mesure concr&egrave;te de cette transformation : plus de quatre millions d&rsquo;exemplaires vendus au Royaume-Uni pour un disque dont l&rsquo;une des chansons centrales avait commenc&eacute; par provoquer chez Liam une question aussi directe qu&rsquo;incr&eacute;dule.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://au.rollingstone.com/music/music-features/oasis-wonderwall-at-25-how-oasis-making-inspiration-last-rock-standards-17354/">Rolling Stone Australia</a> revient sur les s&eacute;ances de Rockfield, la premi&egrave;re r&eacute;action de Liam Gallagher &agrave; Wonderwall et la r&eacute;partition des voix avec Noel. L&rsquo;<a href="https://www.officialcharts.com/chart-news/the-chart-impact-and-mega-sales-of-oasis-second-album-whats-the-story-morning-glory__24217/">Official Charts Company</a> retrace les performances britanniques de l&rsquo;album et de ses singles, ainsi que le duel entre Oasis et Blur.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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