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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Happy Birthday to..</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Happy Birthday to..</description>
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      <title>Thomas McClary fête ses 77 ans : les Commodores sont nés après une rencontre dans une file</title>
      <description><![CDATA[Thomas McClary c&eacute;l&egrave;bre ce 6 octobre son 77e anniversaire. Bien avant le solo de guitare d&rsquo;Easy et les succ&egrave;s des Commodores, son parcours passe par l&rsquo;int&eacute;gration scolaire en Floride puis par...]]></description>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Thomas McClary c&eacute;l&egrave;bre ce 6 octobre son 77e anniversaire. Bien avant le solo de guitare d&rsquo;<em>Easy</em> et les succ&egrave;s des Commodores, son parcours passe par l&rsquo;int&eacute;gration scolaire en Floride puis par une rencontre d&eacute;cisive avec Lionel Richie &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Tuskegee.</strong></p>
<p></p>
<p>La sc&egrave;ne tient &agrave; peu de chose : une file d&rsquo;inscription &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Tuskegee. Thomas McClary y rencontre Lionel Richie, avant que les deux &eacute;tudiants ne commencent &agrave; constituer un groupe en 1968. La formation porte d&rsquo;abord le nom de The Mystics, puis devient The Commodores. Derri&egrave;re cette naissance souvent r&eacute;sum&eacute;e &agrave; une aventure collective se trouve donc un face-&agrave;-face fortuit, suivi d&rsquo;une d&eacute;cision tr&egrave;s concr&egrave;te : jouer ensemble.</p>
<p>McClary est pr&eacute;sent&eacute; comme le fondateur des Commodores et comme celui qui recrute Richie dans la formation universitaire. Le futur interpr&egrave;te de <em>Easy</em> apporte alors claviers et saxophone, tandis que McClary tient la guitare. Cette compl&eacute;mentarit&eacute; initiale ouvre une histoire qui conduira le groupe jusqu&rsquo;&agrave; Motown, puis &agrave; un vaste r&eacute;pertoire o&ugrave; funk, soul et pop se r&eacute;pondent.</p>
<h2>Avant Tuskegee, l&rsquo;&eacute;preuve de l&rsquo;int&eacute;gration scolaire</h2>
<p>Le chemin de Thomas McClary ne commence pourtant pas sur un campus. N&eacute; &agrave; Eustis, en Floride, il grandit dans une ville travers&eacute;e par les tensions raciales. Il compte parmi les premiers &eacute;l&egrave;ves afro-am&eacute;ricains &agrave; int&eacute;grer le syst&egrave;me scolaire public local, avant l&rsquo;application g&eacute;n&eacute;rale de la d&eacute;cision Brown v. Board of Education.</p>
<p>McClary a racont&eacute; avoir march&eacute; seul jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;cole dans un contexte de violences racistes et de menaces du Ku Klux Klan. Ce souvenir d&eacute;passe l&rsquo;anecdote biographique : il replace son enfance dans la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;int&eacute;gration scolaire aux &Eacute;tats-Unis. Son livre <em>Rock &amp; Soul</em> relie d&rsquo;ailleurs cette m&eacute;moire personnelle &agrave; son itin&eacute;raire musical, sans s&eacute;parer les d&eacute;buts de l&rsquo;artiste de l&rsquo;histoire sociale qu&rsquo;il a travers&eacute;e.</p>
<p>Quelques ann&eacute;es plus tard, Tuskegee repr&eacute;sente un nouveau point de d&eacute;part. La rencontre avec Lionel Richie dans cette file d&rsquo;inscription ne produit pas imm&eacute;diatement les succ&egrave;s qui suivront, mais elle met en pr&eacute;sence deux des futurs artisans du groupe. McClary ne se contente pas de rejoindre une formation d&eacute;j&agrave; install&eacute;e : il participe &agrave; sa constitution, au recrutement de ses membres et &agrave; la d&eacute;finition de son identit&eacute;.</p>
<h2>La guitare qui structure le funk des Commodores</h2>
<p>Lorsque les Commodores signent avec Motown et s&rsquo;imposent dans les ann&eacute;es 1970, Thomas McClary occupe plusieurs postes &agrave; la fois. Il est guitariste principal, mais aussi chanteur, auteur-compositeur et producteur. Cette polyvalence permet de mesurer son r&ocirc;le au-del&agrave; de la seule pr&eacute;sence sur sc&egrave;ne : il intervient dans l&rsquo;&eacute;criture, l&rsquo;interpr&eacute;tation et la fabrication des morceaux.</p>
<p>Sa guitare participe notamment aux premiers grooves funk caract&eacute;ristiques du groupe. <em>Slippery When Wet</em> figure parmi ses premi&egrave;res contributions d&rsquo;&eacute;criture marquantes. McClary est &eacute;galement associ&eacute; &agrave; des titres comme <em>Brick House</em>, <em>Too Hot ta Trot</em> et <em>I Feel Sanctified</em>, qui &eacute;clairent le versant le plus rythm&eacute; du catalogue des Commodores.</p>
<p>Ce travail collectif cohabite avec des chansons devenues plus largement identifiables, parmi lesquelles <em>Sail On</em> et <em>Three Times a Lady</em>. La c&eacute;l&eacute;brit&eacute; acquise par Lionel Richie a parfois concentr&eacute; le r&eacute;cit autour du chanteur, mais la trajectoire de McClary rappelle que le son du groupe repose aussi sur une architecture instrumentale et des contributions partag&eacute;es. Les Commodores et plusieurs de leurs titres figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>D&rsquo;<em>Easy</em> &agrave; un sample des Beastie Boys</h2>
<p>La contribution la plus imm&eacute;diatement reconnaissable de Thomas McClary reste sans doute son solo de guitare sur <em>Easy</em>. Dans cette chanson, son intervention donne &agrave; la guitare un espace distinct au sein d&rsquo;un morceau largement associ&eacute; &agrave; la voix de Lionel Richie. Ce passage r&eacute;sume sa place dans les Commodores : parfois moins expos&eacute; que le chanteur, mais audible au c&oelig;ur m&ecirc;me de l&rsquo;un des grands titres du groupe.</p>
<p>Une autre partie de guitare a connu un destin diff&eacute;rent. Sur l&rsquo;instrumental <em>Machine Gun</em>, le jeu de McClary fournit une mati&egrave;re qui sera plus tard sampl&eacute;e par les Beastie Boys pour <em>Hey Ladies</em>. Le lien relie deux univers et deux p&eacute;riodes sans effacer l&rsquo;origine du son : derri&egrave;re l&rsquo;&eacute;chantillon se trouve la guitare enregistr&eacute;e par le cofondateur des Commodores.</p>
<p>Apr&egrave;s environ quinze ans comme guitariste principal, McClary quitte le groupe. Les Commodores poursuivent leur parcours dans une autre configuration, tandis que son d&eacute;part referme la p&eacute;riode durant laquelle il a contribu&eacute; &agrave; installer leur langage musical. La rupture ne retire rien aux traces concr&egrave;tes laiss&eacute;es dans les enregistrements : un solo dans <em>Easy</em>, les grooves de <em>Slippery When Wet</em> ou encore cette guitare de <em>Machine Gun</em> r&eacute;apparue chez les Beastie Boys.</p>
<p>Plus r&eacute;cemment, Thomas McClary a exprim&eacute; le souhait de r&eacute;unir les Commodores. Cette intention ne constitue pas l&rsquo;annonce d&rsquo;une reformation effective. &Agrave; 77 ans, le fil le plus solide reste donc celui des morceaux eux-m&ecirc;mes : une guitare funk, une ballade devenue c&eacute;l&egrave;bre et un sample qui a prolong&eacute; ailleurs quelques secondes enregistr&eacute;es avec le groupe.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien musical publi&eacute; par <a href="https://www.songfacts.com/blog/interviews/commodores-founder-thomas-mcclary">Songfacts</a> revient directement sur les contributions de Thomas McClary &agrave; <em>Easy</em>, <em>Slippery When Wet</em> et <em>Machine Gun</em>, ainsi que sur le sample utilis&eacute; par les Beastie Boys.</p>
<p>Le portrait de <a href="https://www.cfpublic.org/2017-11-03/intersection-sessions-thomas-mcclary">Central Florida Public Media</a> apporte un &eacute;clairage compl&eacute;mentaire sur l&rsquo;int&eacute;gration scolaire &agrave; Eustis, la rencontre avec Lionel Richie et le r&eacute;cit autobiographique d&eacute;velopp&eacute; dans <em>Rock &amp; Soul</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Brian Johnson à 79 ans, l’audition en retard qui a changé le destin d’AC/DC</title>
      <description><![CDATA[Brian Johnson c&eacute;l&egrave;bre ce 5 octobre ses 79 ans, toujours associ&eacute; au r&ocirc;le le plus d&eacute;licat de sa carri&egrave;re : succ&eacute;der &agrave; Bon Scott au sein d&rsquo;AC/DC. D&rsquo;une audition retard&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Brian Johnson c&eacute;l&egrave;bre ce 5 octobre ses 79 ans, toujours associ&eacute; au r&ocirc;le le plus d&eacute;licat de sa carri&egrave;re : succ&eacute;der &agrave; Bon Scott au sein d&rsquo;AC/DC. D&rsquo;une audition retard&eacute;e par une partie de billard &agrave; l&rsquo;&eacute;criture express de <em>You Shook Me All Night Long</em>, son arriv&eacute;e a accompagn&eacute; la naissance de <em>Back in Black</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Quand Brian Johnson se pr&eacute;sente pour devenir le nouveau chanteur d&rsquo;AC/DC en 1980, le rendez-vous commence de mani&egrave;re peu conventionnelle. Il arrive en retard, apr&egrave;s avoir jou&eacute; au billard avec des membres de l&rsquo;&eacute;quipe. L&rsquo;anecdote pourrait sembler secondaire si cette audition n&rsquo;avait pas pr&eacute;c&eacute;d&eacute; l&rsquo;un des tournants les plus importants de l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>AC/DC vient alors de perdre Bon Scott. Quelques semaines apr&egrave;s la mort de son chanteur, le groupe doit d&eacute;cider s&rsquo;il peut poursuivre et trouver une voix capable de prendre place dans une formation d&eacute;j&agrave; mondialement connue. Brian Johnson, n&eacute; le 5 octobre 1947 &agrave; Dunston, dans la r&eacute;gion de Gateshead, poss&egrave;de une exp&eacute;rience acquise notamment avec le groupe britannique Geordie. Il est officiellement annonc&eacute; comme nouveau chanteur d&rsquo;AC/DC le 1er avril 1980.</p>
<h2>Une succession impossible &agrave; traiter comme un simple remplacement</h2>
<p>L&rsquo;arriv&eacute;e de Johnson ne consiste pas seulement &agrave; reprendre un r&eacute;pertoire existant sur sc&egrave;ne. AC/DC travaille d&eacute;j&agrave; &agrave; la suite de son histoire dans un contexte de deuil. Le nouvel arrivant doit imm&eacute;diatement participer &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un album dont l&rsquo;un des enjeux est de rendre hommage &agrave; Bon Scott sans figer le groupe dans son absence.</p>
<p>La m&eacute;thode de travail place rapidement Johnson devant la page blanche. Malcolm et Angus Young lui soumettent des titres ou des id&eacute;es musicales encore d&eacute;pourvus de paroles. &Agrave; lui de d&eacute;velopper les textes, souvent seul, &agrave; partir de ces indications. Cette r&eacute;partition des r&ocirc;les lui impose de trouver sa place tout en respectant la direction fix&eacute;e par les fr&egrave;res Young.</p>
<p>Pour la chanson <em>Back in Black</em>, il re&ccedil;oit ainsi un titre et l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un hommage &agrave; Bon Scott. Johnson revendiquera clairement l&rsquo;&eacute;criture du texte, r&eacute;sumant sa position par une formule directe : &laquo; It was me at the end of the pen. &raquo; Il ne pr&eacute;tend pas remplacer la personnalit&eacute; de son pr&eacute;d&eacute;cesseur ; il &eacute;crit les mots qui permettent au groupe d&rsquo;avancer avec ce souvenir au c&oelig;ur du morceau.</p>
<p>L&rsquo;album <em>Back in Black</em> para&icirc;t le 21 juillet 1980, environ cinq mois apr&egrave;s la mort de Bon Scott. Ce calendrier resserr&eacute; donne la mesure de l&rsquo;urgence dans laquelle AC/DC et son nouveau chanteur ont travaill&eacute;. L&rsquo;album d&eacute;passera ensuite 25 millions d&rsquo;exemplaires certifi&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis, tandis que les estimations mondiales cit&eacute;es franchissent les 50 millions. Il figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Vingt minutes pour &eacute;crire <em>You Shook Me All Night Long</em></h2>
<p>Une autre sc&egrave;ne raconte la vitesse &agrave; laquelle Brian Johnson doit faire ses preuves. Aux Bahamas, Malcolm et Angus Young lui demandent s&rsquo;il sait &eacute;crire des paroles. Le chanteur se met au travail sur <em>You Shook Me All Night Long</em> et affirme avoir termin&eacute; le texte en une vingtaine de minutes : &laquo; I wrote it down in about 20 minutes. &raquo; Il apporte ses paroles au groupe le lendemain.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;pisode r&eacute;v&egrave;le moins une recette d&rsquo;&eacute;criture qu&rsquo;une situation tr&egrave;s concr&egrave;te : Johnson vient d&rsquo;int&eacute;grer AC/DC et doit imm&eacute;diatement r&eacute;pondre aux besoins de l&rsquo;album. Pas de longue p&eacute;riode d&rsquo;adaptation ni de transition publique. Entre l&rsquo;audition, l&rsquo;annonce de son recrutement et les s&eacute;ances de pr&eacute;paration de <em>Back in Black</em>, il passe presque directement du statut de candidat &agrave; celui de parolier d&rsquo;un disque d&eacute;cisif.</p>
<p><em>You Shook Me All Night Long</em> devient l&rsquo;un des morceaux les plus connus du groupe. Sa cr&eacute;ation tient pourtant, dans le r&eacute;cit de Johnson, &agrave; une question pos&eacute;e par les fr&egrave;res Young et &agrave; quelques minutes pass&eacute;es &agrave; &eacute;crire seul. Ce contraste entre la rapidit&eacute; du geste et la trajectoire du titre reste l&rsquo;un des &eacute;pisodes les plus saisissants de son entr&eacute;e chez AC/DC.</p>
<h2>Le silence forc&eacute;, puis le retour au micro</h2>
<p>La continuit&eacute; de cette histoire a n&eacute;anmoins &eacute;t&eacute; interrompue en 2016. Des probl&egrave;mes auditifs contraignent Brian Johnson &agrave; quitter temporairement la tourn&eacute;e <em>Rock or Bust</em>. Pour un chanteur dont la carri&egrave;re repose depuis des d&eacute;cennies sur la sc&egrave;ne, ce retrait constitue une rupture nette, sans devenir pour autant une sortie d&eacute;finitive du groupe.</p>
<p>Johnson reprend ensuite les activit&eacute;s d&rsquo;AC/DC avec des pr&eacute;cautions adapt&eacute;es. En 2020, il participe &agrave; <em>Power Up</em>, album qui atteint la premi&egrave;re place du Billboard 200. En 2026, il est de nouveau pr&eacute;sent sur la tourn&eacute;e portant le nom du disque. Une interview accord&eacute;e en juillet avec Angus Young confirme alors son activit&eacute; sc&eacute;nique, tandis qu&rsquo;un sujet diffus&eacute; en septembre revient sur ce retour d&rsquo;AC/DC devant le public.</p>
<p>&Agrave; 79 ans, Brian Johnson reste ainsi li&eacute; &agrave; deux moments de r&eacute;sistance tr&egrave;s diff&eacute;rents : la reprise imm&eacute;diate apr&egrave;s la disparition de Bon Scott et son propre retour apr&egrave;s l&rsquo;arr&ecirc;t impos&eacute; par ses probl&egrave;mes auditifs. Entre les deux demeure cette audition commenc&eacute;e en retard, suivie d&rsquo;un album enregistr&eacute; dans l&rsquo;urgence et d&rsquo;un texte &eacute;crit en vingt minutes. Une partie de billard avait diff&eacute;r&eacute; son arriv&eacute;e ; quelques mois plus tard, sa voix ouvrait une nouvelle p&eacute;riode pour AC/DC.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien de <a href="https://www.billboard.com/music/rock/brian-johnson-acdc-lives-of-brian-book-memoir-interview-1235159528/">Brian Johnson publi&eacute; par Billboard</a> revient sur son audition, la cr&eacute;ation de <em>Back in Black</em> et l&rsquo;&eacute;preuve de ses probl&egrave;mes auditifs. La retranscription propos&eacute;e par <a href="https://wmmr.com/2023/10/06/brian-johnson-acdc/">WMMR</a> apporte notamment son r&eacute;cit de l&rsquo;&eacute;criture de <em>You Shook Me All Night Long</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Steve Miller à 83 ans, le Volkswagen Bus qui a mis son groupe en route</title>
      <description><![CDATA[Steve Miller f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 83 ans. Bien avant The Joker et Fly Like an Eagle, le fondateur du Steve Miller Band avait appris ses premiers accords aupr&egrave;s de Les Paul, jou&eacute; avec Boz Scaggs e...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Steve Miller f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 83 ans. Bien avant <em>The Joker</em> et <em>Fly Like an Eagle</em>, le fondateur du Steve Miller Band avait appris ses premiers accords aupr&egrave;s de Les Paul, jou&eacute; avec Boz Scaggs et pris la route de San Francisco dans un Volkswagen Bus offert par son p&egrave;re.</strong></p>
<p></p>
<p>Le v&eacute;hicule tient presque du symbole. En 1966, Steve Miller quitte le Midwest et prend la direction de San Francisco au volant d&rsquo;un Volkswagen Bus donn&eacute; par son p&egrave;re. Ce voyage ne lance pas encore la p&eacute;riode des grands succ&egrave;s radiophoniques, mais il conduit le musicien vers la ville o&ugrave; il va former le Steve Miller Blues Band, bient&ocirc;t rebaptis&eacute; Steve Miller Band.</p>
<p>Cette arriv&eacute;e en Californie est l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un parcours d&eacute;j&agrave; dense. N&eacute; &agrave; Milwaukee, Steve Miller grandit dans un environnement o&ugrave; la guitare n&rsquo;est pas une abstraction. Il a racont&eacute; avoir appris ses premiers accords aupr&egrave;s de Les Paul, son parrain : &laquo; I learned my first chords from Les Paul. &raquo; La phrase relie directement son enfance &agrave; l&rsquo;un des pionniers de la guitare &eacute;lectrique et de l&rsquo;enregistrement.</p>
<h2>De Les Paul aux premi&egrave;res sc&egrave;nes avec Boz Scaggs</h2>
<p>Apr&egrave;s le d&eacute;m&eacute;nagement de sa famille &agrave; Dallas en 1950, Steve Miller ne tarde pas &agrave; transformer cet apprentissage en exp&eacute;rience de groupe. Encore adolescent, il fonde les Marksmen Combo avec Boz Scaggs. La formation se produit dans des fraternit&eacute;s, des sororit&eacute;s, mais aussi dans des &eacute;glises et des synagogues. Avant les albums et les classements, le futur chanteur-guitariste apprend ainsi son m&eacute;tier devant des publics tr&egrave;s diff&eacute;rents.</p>
<p>En 1962, son retour dans le Wisconsin pour &eacute;tudier &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; du Wisconsin lui permet de retrouver Boz Scaggs au sein des Ardells. Mais le cadre universitaire ne suffit pas &agrave; retenir Miller. Il quitte ses &eacute;tudes pour poursuivre un objectif plus pr&eacute;cis : jouer du blues &eacute;lectrique &agrave; Chicago.</p>
<p>Ce choix l&rsquo;&eacute;loigne de la trajectoire toute trac&eacute;e d&rsquo;un jeune &eacute;tudiant et le rapproche des musiciens qu&rsquo;il admire. Avant d&rsquo;acc&eacute;der au succ&egrave;s commercial, il partage notamment des sc&egrave;nes avec Muddy Waters et Howlin&rsquo; Wolf. Son histoire ne commence donc pas avec le rock calibr&eacute; pour les grandes salles, mais au contact d&rsquo;une tradition blues dont il conservera durablement l&rsquo;empreinte.</p>
<h2>Chicago, puis le grand d&eacute;part pour San Francisco</h2>
<p>Une autre &eacute;tape professionnelle se dessine en 1965. Avec le clavi&eacute;riste Barry Goldberg, Steve Miller forme le Goldberg-Miller Blues Band, qui signe avec Epic Records. L&rsquo;exp&eacute;rience pr&eacute;c&egrave;de de peu son d&eacute;part pour la c&ocirc;te Ouest. Lorsqu&rsquo;il rejoint San Francisco l&rsquo;ann&eacute;e suivante, la ville lui offre le terrain n&eacute;cessaire pour cr&eacute;er un groupe portant son nom.</p>
<p>Le Steve Miller Band na&icirc;t donc d&rsquo;abord comme une formation de blues et de blues rock. Steve Miller en est le chanteur, le guitariste, l&rsquo;auteur-compositeur et le seul membre permanent. Au cours des cinquante premi&egrave;res ann&eacute;es du groupe, 25 musiciens se succ&egrave;dent autour de lui. Cette circulation des membres contraste avec la continuit&eacute; du fondateur, rest&eacute; au centre de l&rsquo;&eacute;criture et de l&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;ensemble.</p>
<p>Apr&egrave;s son implantation dans la sc&egrave;ne de San Francisco, le groupe publie en 1968 son premier album, <em>Children of the Future</em>. Ce disque appartient encore &agrave; la p&eacute;riode psych&eacute;d&eacute;lique et blues de son parcours, loin de la formule plus accessible qui dominera quelques ann&eacute;es plus tard. Il rappelle surtout que le succ&egrave;s massif n&rsquo;a rien eu d&rsquo;imm&eacute;diat.</p>
<h2>Onze ann&eacute;es difficiles avant <em>The Joker</em></h2>
<p>Steve Miller a r&eacute;sum&eacute; sans d&eacute;tour ses d&eacute;buts professionnels : &laquo; The first 11 years were the hard years. &raquo; Ces &laquo; onze premi&egrave;res ann&eacute;es difficiles &raquo;, commenc&eacute;es en 1966, donnent une autre perspective &agrave; la suite de tubes souvent associ&eacute;e &agrave; son nom. Avant de devenir un groupe solidement install&eacute; sur les radios am&eacute;ricaines, le Steve Miller Band a travers&eacute; une longue phase de construction.</p>
<p>Le tournant commercial arrive avec <em>The Joker</em>. Sorti en 1973, le titre atteint la premi&egrave;re place et ouvre une p&eacute;riode particuli&egrave;rement fructueuse. L&rsquo;&eacute;criture du groupe &eacute;volue alors vers une forme plus pop, puis vers l&rsquo;arena rock, sans effacer compl&egrave;tement ses racines blues. <em>Fly Like an Eagle</em>, <em>Take the Money and Run</em>, <em>Rock&rsquo;n Me</em> et <em>Jet Airliner</em> prolongent cette s&eacute;rie de succ&egrave;s durant les ann&eacute;es 1970.</p>
<p>Cette m&eacute;tamorphose explique la double image de Steve Miller : musicien form&eacute; au blues &eacute;lectrique d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, auteur de classiques radiophoniques imm&eacute;diatement identifiables de l&rsquo;autre. Les chansons du Steve Miller Band figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>En 2016, son intronisation au Rock &amp; Roll Hall of Fame vient reconna&icirc;tre ce parcours. Elle intervient cinquante ans apr&egrave;s la formation de son groupe &agrave; San Francisco, mais ne gomme pas la route parcourue auparavant : Milwaukee et les accords transmis par Les Paul, Dallas et les premiers concerts avec Boz Scaggs, Chicago et le blues &eacute;lectrique.</p>
<h2>Un voyage devenu ligne directrice</h2>
<p>&Agrave; 83 ans, Steve Miller reste indissociable du groupe qu&rsquo;il a fond&eacute; et accompagn&eacute; &agrave; travers toutes ses transformations. Le Volkswagen Bus offert par son p&egrave;re n&rsquo;est pas qu&rsquo;une anecdote pittoresque : il mat&eacute;rialise le moment o&ugrave; le musicien a reli&eacute; son apprentissage du blues &agrave; la sc&egrave;ne de San Francisco. Au bout de la route se trouvaient d&rsquo;abord <em>Children of the Future</em>, puis, apr&egrave;s des ann&eacute;es difficiles, <em>The Joker</em> et toute une s&eacute;rie de chansons devenues centrales dans son r&eacute;pertoire.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le <a href="https://archive.jsonline.com/entertainment/musicandnightlife/milwaukee-native-steve-miller-among-rock--roll-hall-of-fame-inductees-b99636206z1-362825281.html">Milwaukee Journal Sentinel</a> retrace les origines de Steve Miller, son apprentissage aupr&egrave;s de Les Paul, ses ann&eacute;es avec Boz Scaggs et son d&eacute;part vers San Francisco. Le profil publi&eacute; par <a href="https://www.cleveland.com/entertainment/2016/04/2016_rock_and_roll_hall_of_fam_5.html">Cleveland.com</a> apporte notamment son t&eacute;moignage direct sur les onze ann&eacute;es difficiles qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; sa grande p&eacute;riode commerciale.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pour ses 69 ans, Lee Thompson et l’histoire du saxophone que Madness a failli perdre</title>
      <description><![CDATA[Lee Thompson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Membre fondateur de Madness, il a transform&eacute; un apprentissage autodidacte, une &eacute;viction passag&egrave;re et quelques difficult&eacute;s techniques en une pr&eacute;sence i...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/pour-ses-69-ans-lee-thompson-et-l-histoire-du-saxophone-que-madness-a-failli-perdre-595</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lee Thompson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Membre fondateur de Madness, il a transform&eacute; un apprentissage autodidacte, une &eacute;viction passag&egrave;re et quelques difficult&eacute;s techniques en une pr&eacute;sence instrumentale imm&eacute;diatement reconnaissable.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant le saxophone, Lee Thompson avait presque tout essay&eacute;. &Agrave; l&rsquo;&eacute;cole, le jeune Londonien n&eacute; &agrave; St Pancras passe notamment par le bugle, la trompette et le trombone. Le saxophone ne figure pourtant pas parmi les instruments qui lui sont alors propos&eacute;s. Sa trajectoire se construit donc moins autour d&rsquo;une vocation pr&eacute;coce que par essais successifs, jusqu&rsquo;&agrave; cette d&eacute;couverte qui finira par occuper une place centrale dans Madness.</p>
<p>&laquo; J&rsquo;ai fini avec le saxophone apr&egrave;s avoir essay&eacute; &agrave; peu pr&egrave;s tout le reste &raquo;, r&eacute;sumera-t-il plus tard. Le choix se pr&eacute;cise au contact des musiciens entendus sur disque ou en concert. Thompson cite notamment Davey Payne, mais aussi Roxy Music et le rhythm and blues noir des ann&eacute;es 1950. Il apprend en partie seul, en jouant avec ses disques. Parmi les premiers solos auxquels il se mesure figurent <em>Return of Django</em> et <em>Love of the Common People</em>.</p>
<h2>Un apprentissage &agrave; l&rsquo;oreille, disque apr&egrave;s disque</h2>
<p>Lee Thompson ne dissimule pas le caract&egrave;re empirique de cette formation : &laquo; J&rsquo;ai en quelque sorte appris tout seul &agrave; en jouer. &raquo; Les enregistrements deviennent ses exercices, ses partitions informelles et ses partenaires de r&eacute;p&eacute;tition. La fr&eacute;quentation du ska et des saxophonistes vus sur sc&egrave;ne compl&egrave;te progressivement cet apprentissage. &Agrave; propos de l&rsquo;un de ces concerts, il dira simplement : &laquo; C&rsquo;est le fait d&rsquo;aller les voir qui m&rsquo;a pouss&eacute; &agrave; acheter un saxophone. &raquo;</p>
<p>En 1976, Thompson fonde avec Mike Barson et Chris Foreman un groupe d&rsquo;abord baptis&eacute; The North London Invaders. Cette formation nord-londonienne deviendra Madness. Mais la place du saxophoniste est encore fragile : son &eacute;nergie et ses id&eacute;es ne suffisent pas &agrave; faire dispara&icirc;tre les r&eacute;serves sur sa ma&icirc;trise de l&rsquo;instrument.</p>
<p>L&rsquo;ann&eacute;e suivante, une critique de Mike Barson sur son jeu provoque son bref d&eacute;part. Thompson quitte le groupe en 1977, avant de se r&eacute;concilier avec les autres membres et de revenir la m&ecirc;me ann&eacute;e. L&rsquo;&eacute;pisode aurait pu r&eacute;duire Madness &agrave; une autre configuration. Il devient au contraire l&rsquo;un des premiers tournants de son histoire : le saxophone contest&eacute; reste dans le groupe et participe bient&ocirc;t pleinement &agrave; son identit&eacute;.</p>
<h2>Le studio transforme une difficult&eacute; en couleur sonore</h2>
<p>Les d&eacute;buts ne sont pas exempts de probl&egrave;mes d&rsquo;accordage. Pour les compenser, Thompson adapte son embouchure et son mat&eacute;riel. En studio, la r&eacute;ponse ne consiste pas seulement &agrave; corriger son jeu : son saxophone passe aussi par un Eventide Harmonizer, un traitement qui contribue &agrave; &eacute;paissir et &agrave; durcir sa texture.</p>
<p>Ce proc&eacute;d&eacute; donne &agrave; l&rsquo;instrument un grain r&acirc;peux, rapproch&eacute; dans un t&eacute;moignage consacr&eacute; aux d&eacute;buts de Madness d&rsquo;une couleur &eacute;voquant Fela Kuti. Une limite technique est ainsi int&eacute;gr&eacute;e au son collectif. Le saxophone ne cherche pas la propret&eacute; acad&eacute;mique &agrave; tout prix : il devient une voix nerveuse, parfois impr&eacute;visible, capable de se glisser entre les rythmes, les ch&oelig;urs et les m&eacute;lodies du groupe.</p>
<p>Thompson ne se limite d&rsquo;ailleurs pas &agrave; cet instrument. Dans Madness, celui que l&rsquo;on surnomme Kix ou El Thommo participe &eacute;galement aux percussions et aux ch&oelig;urs. Les titres du groupe, &eacute;galement pr&eacute;sents dans la programmation de RADIO COLLECTION, montrent combien son r&ocirc;le d&eacute;passe celui d&rsquo;un simple soliste plac&eacute; en marge des chansons.</p>
<h2>De <em>The Prince</em> &agrave; une histoire familiale devenue chanson</h2>
<p>Lee Thompson est aussi l&rsquo;auteur du premier single de Madness, <em>The Prince</em>. Con&ccedil;u comme un hommage au musicien jama&iuml;cain Prince Buster, le morceau affirme le lien du groupe avec le ska. Pour celui qui avait appris en reproduisant des solos entendus sur disque, l&rsquo;&eacute;criture de ce premier titre constitue une autre mani&egrave;re de faire vivre les musiques qui l&rsquo;avaient conduit vers le saxophone.</p>
<p>Sa contribution prend une dimension plus personnelle avec <em>Embarrassment</em>, qu&rsquo;il co&eacute;crit. La chanson s&rsquo;appuie sur un scandale familial provoqu&eacute; par la naissance de l&rsquo;enfant m&eacute;tis de sa s&oelig;ur. Derri&egrave;re le rythme et l&rsquo;efficacit&eacute; du morceau appara&icirc;t ainsi un r&eacute;cit de rejet au sein d&rsquo;une famille. Le titre compte parmi les premi&egrave;res chansons de Madness d&eacute;crites comme portant une dimension soci&eacute;tale.</p>
<p>Thompson est &eacute;galement cr&eacute;dit&eacute; comme coauteur de <em>House of Fun</em>, autre single majeur du groupe, ainsi que d&rsquo;<em>Uncle Sam</em>. Ces chansons dessinent un r&ocirc;le multiple : instrumentiste dont le son a d&ucirc; &ecirc;tre fa&ccedil;onn&eacute;, chanteur et musicien collectif, mais aussi auteur capable de partir d&rsquo;un hommage musical ou d&rsquo;une situation intime.</p>
<p>En 2011, il prolongera cette relation au ska en fondant le Lee Thompson Ska Orchestra avec Mark Bedford et une formation &eacute;volutive de musiciens. L&rsquo;histoire avait commenc&eacute; par plusieurs instruments abandonn&eacute;s, des disques utilis&eacute;s comme professeurs et une critique assez vive pour le faire partir momentan&eacute;ment de Madness. Elle tient finalement dans cette contradiction f&eacute;conde : le saxophone jug&eacute; incertain en 1977 est devenu l&rsquo;un des traits les plus distinctifs de Lee Thompson.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le r&eacute;cit de l&rsquo;apprentissage autodidacte et des d&eacute;buts de Madness s&rsquo;appuie notamment sur les t&eacute;moignages r&eacute;unis par <a href="https://sevenraggedmen.com/1976-2/">Seven Ragged Men dans son histoire de la formation du groupe</a>. Lee Thompson y revient directement sur les instruments essay&eacute;s, les disques avec lesquels il travaillait et sa d&eacute;couverte du saxophone.</p>
<p>Le document journalistique <a href="https://www.johnlewisjournalist.co.uk/madness-uncut">Madness Uncut de John Lewis</a> apporte les d&eacute;tails techniques sur les probl&egrave;mes d&rsquo;accordage, l&rsquo;adaptation du jeu de Thompson et l&rsquo;utilisation de l&rsquo;Eventide Harmonizer en studio.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Russell Mael fête ses 78 ans sans toujours connaître les paroles de Sparks à l’avance</title>
      <description><![CDATA[Russell Mael a 78 ans ce 5 octobre. Toujours &agrave; la t&ecirc;te de Sparks avec son fr&egrave;re Ron, le chanteur cultive une m&eacute;thode &eacute;tonnante : il lui arrive de d&eacute;couvrir les paroles au moment d&rsquo;enregistrer ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Russell Mael a 78 ans ce 5 octobre. Toujours &agrave; la t&ecirc;te de Sparks avec son fr&egrave;re Ron, le chanteur cultive une m&eacute;thode &eacute;tonnante : il lui arrive de d&eacute;couvrir les paroles au moment d&rsquo;enregistrer sa voix, dans le studio install&eacute; chez lui.</strong></p>
<p></p>
<p>Le morceau est pr&ecirc;t, l&rsquo;heure de chanter approche, mais Russell Mael ne conna&icirc;t pas n&eacute;cessairement encore son texte. &Agrave; propos de la pr&eacute;paration de <em>MAD!</em>, il a r&eacute;sum&eacute; la situation avec une simplicit&eacute; d&eacute;sarmante : &laquo; Je le d&eacute;couvre le jour o&ugrave; il est temps de commencer &agrave; chanter. &raquo; Cette r&eacute;partition tr&egrave;s nette des r&ocirc;les raconte une grande partie du fonctionnement de Sparks. Ron Mael compose et &eacute;crit principalement les paroles ; Russell leur donne une voix, une pr&eacute;sence et une personnalit&eacute;.</p>
<p>Cette sp&eacute;cialisation n&rsquo;enferme pourtant pas le chanteur dans une fonction d&rsquo;ex&eacute;cutant. Russell participe aussi &agrave; la construction, aux arrangements et &agrave; l&rsquo;enregistrement des morceaux. Il a m&ecirc;me d&eacute;crit une s&eacute;ance de travail durant laquelle il chantait tout en assurant simultan&eacute;ment la partie technique. Derri&egrave;re la silhouette bondissante du frontman et son registre aigu se trouve donc &eacute;galement un artisan du studio.</p>
<h2>Deux fr&egrave;res, deux pr&eacute;sences oppos&eacute;es</h2>
<p>Russell Mael a grandi dans la r&eacute;gion de Los Angeles et &eacute;tudi&eacute; le th&eacute;&acirc;tre et le cin&eacute;ma &agrave; UCLA. En 1971, il forme Sparks avec son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; Ron. Le contraste visuel et musical du duo s&rsquo;impose rapidement : Russell occupe l&rsquo;espace, tandis que Ron conserve aux claviers une attitude beaucoup plus impassible. L&rsquo;un projette les chansons vers le public ; l&rsquo;autre en organise l&rsquo;architecture.</p>
<p><em>This Town Ain&rsquo;t Big Enough for Both of Us</em> condense cette compl&eacute;mentarit&eacute;. Le morceau fait entendre la voix tr&egrave;s aigu&euml; et expressive de Russell dans un cadre th&eacute;&acirc;tral, face &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de Ron et &agrave; sa pr&eacute;sence sc&eacute;nique volontairement contenue. Cette opposition est devenue une force durable : les deux fr&egrave;res ne cherchent pas &agrave; se ressembler, mais &agrave; faire fonctionner ensemble deux mani&egrave;res radicalement diff&eacute;rentes d&rsquo;habiter une chanson.</p>
<p>Le r&ocirc;le d&rsquo;interpr&egrave;te de Russell est d&rsquo;autant plus d&eacute;cisif que les textes de Sparks exigent une diction et un engagement pr&eacute;cis. D&eacute;couvrir parfois les paroles juste avant la prise donne &agrave; cette fonction un caract&egrave;re direct : il faut saisir rapidement le rythme des mots, leur ton et leur place dans l&rsquo;arrangement. Russell ne signe pas seul l&rsquo;&eacute;criture principale du groupe, mais il en devient instantan&eacute;ment le visage et la voix.</p>
<h2>Le virage &eacute;lectronique plut&ocirc;t que la r&eacute;p&eacute;tition</h2>
<p>Sparks n&rsquo;a pas b&acirc;ti sa long&eacute;vit&eacute; en reproduisant ind&eacute;finiment la m&ecirc;me formule. Apr&egrave;s le rock flamboyant associ&eacute; au groupe au milieu des ann&eacute;es 1970, Ron et Russell Mael op&egrave;rent un changement majeur avec <em>No. 1 in Heaven</em>, produit par Giorgio Moroder en 1979. Les productions &eacute;lectroniques y prennent une place centrale, sans effacer le go&ucirc;t du duo pour les formes d&eacute;cal&eacute;es et les interpr&eacute;tations th&eacute;&acirc;trales.</p>
<p>Ce passage d&rsquo;un cadre &agrave; l&rsquo;autre &eacute;claire toute la trajectoire de Sparks. Le groupe conserve une identit&eacute; reconnaissable, mais refuse de la r&eacute;duire &agrave; un son unique. Les outils modernes de production lui ont ensuite permis de pousser plus loin cette libert&eacute;, jusqu&rsquo;&agrave; concevoir des morceaux qui s&rsquo;&eacute;loignent volontairement des structures pop conventionnelles.</p>
<p>La curiosit&eacute; des fr&egrave;res Mael les a aussi conduits vers le cin&eacute;ma musical. Pour <em>Annette</em>, r&eacute;alis&eacute; par Leos Carax, ils ont &eacute;crit la musique et le livret. Leur travail a par ailleurs &eacute;t&eacute; racont&eacute; dans <em>The Sparks Brothers</em>, le documentaire d&rsquo;Edgar Wright consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;histoire du groupe. <em>No. 1 in Heaven</em> et les chansons de Sparks figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Chez Russell, un studio pour travailler sans chronom&egrave;tre</h2>
<p>Depuis la fin des ann&eacute;es 1980, Sparks enregistre largement dans le studio install&eacute; chez Russell. Ce choix a donn&eacute; aux deux fr&egrave;res une ind&eacute;pendance accrue : ils peuvent d&eacute;velopper leurs id&eacute;es sans subir en permanence la contrainte financi&egrave;re d&rsquo;un studio ext&eacute;rieur r&eacute;serv&eacute; pour une dur&eacute;e limit&eacute;e. Ron a expliqu&eacute; que la possession de cet espace avait &eacute;largi leurs mani&egrave;res d&rsquo;&eacute;crire et de construire les titres.</p>
<p>Le studio domestique n&rsquo;est donc pas seulement un d&eacute;cor pratique. Il se trouve au c&oelig;ur d&rsquo;une m&eacute;thode fond&eacute;e sur la disponibilit&eacute;, l&rsquo;essai et la transformation. Ron peut apporter une composition et ses paroles ; Russell intervient comme chanteur, mais aussi dans l&rsquo;arrangement et la fabrication sonore. Le duo reste compact, avec des responsabilit&eacute;s identifiables mais suffisamment souples pour que chacun participe au r&eacute;sultat final.</p>
<p>Cette organisation a accompagn&eacute; la cr&eacute;ation de <em>MAD!</em>, publi&eacute; en mai 2025 comme le 28e album studio de Sparks. Le disque a atteint la deuxi&egrave;me place des classements britanniques. Plus de cinquante ans apr&egrave;s le premier album du groupe, cette performance associe une activit&eacute; cr&eacute;ative continue &agrave; une visibilit&eacute; commerciale bien r&eacute;elle.</p>
<h2>De <em>MAD!</em> &agrave; Gorillaz, le mouvement continue</h2>
<p>Autour de <em>MAD!</em>, Russell et Ron ont poursuivi leur activit&eacute; sc&eacute;nique et multipli&eacute; les entretiens sur leur mani&egrave;re de travailler. Leur collaboration avec Gorillaz sur <em>The Happy Dictator</em>, dans le contexte de l&rsquo;album <em>The Mountain</em>, offre un autre exemple de cette capacit&eacute; &agrave; entrer dans un nouvel environnement sans dissoudre Sparks.</p>
<p>&Agrave; 78 ans, Russell Mael reste ainsi au centre d&rsquo;un dispositif singulier : un duo familial fond&eacute; en 1971, un auteur principal install&eacute; aux claviers, un chanteur qui peut d&eacute;couvrir son texte au seuil de la prise et un studio domestique devenu laboratoire. La sc&egrave;ne la plus r&eacute;v&eacute;latrice n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas un anniversaire ou un classement, mais cet instant tr&egrave;s concret o&ugrave; Russell se place devant le micro, lit les paroles de Ron et commence &agrave; les transformer en chanson.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le reportage du <a href="https://www.latimes.com/entertainment-arts/music/story/2025-05-28/sparks-fly-ron-and-russell-mael-beach-boys-of-lotusland-get-mad-on-their-twenty-eighth-album">Los Angeles Times consacr&eacute; &agrave; <em>MAD!</em></a> restitue les propos des fr&egrave;res Mael dans leur environnement de cr&eacute;ation, notamment la d&eacute;couverte tardive des paroles par Russell. L&rsquo;entretien d&rsquo;<a href="https://americansongwriter.com/the-writers-block-sparks-ron-and-russell-mael/">American Songwriter avec Ron et Russell Mael</a> d&eacute;taille la r&eacute;partition de leur travail et le r&ocirc;le d&eacute;terminant de leur studio personnel.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>James Valentine à 48 ans : le concours qui a précédé son arrivée dans Maroon 5</title>
      <description><![CDATA[James Valentine f&ecirc;te ses 48 ans ce 5 octobre. Avant de devenir le guitariste principal de Maroon 5, le musicien de Lincoln a franchi un cap d&eacute;cisif lors d&rsquo;un concours, puis quitt&eacute; le Nebraska pour tenter sa chance...]]></description>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>James Valentine f&ecirc;te ses 48 ans ce 5 octobre. Avant de devenir le guitariste principal de Maroon 5, le musicien de Lincoln a franchi un cap d&eacute;cisif lors d&rsquo;un concours, puis quitt&eacute; le Nebraska pour tenter sa chance &agrave; Los Angeles.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant la guitare, il y eut le piano, puis un essai derri&egrave;re la batterie. James Valentine n&rsquo;a pas trouv&eacute; imm&eacute;diatement l&rsquo;instrument qui d&eacute;finirait son parcours. C&rsquo;est finalement avec six cordes qu&rsquo;il trace sa voie, au fil de plusieurs groupes locaux form&eacute;s pendant son adolescence &agrave; Lincoln, dans le Nebraska. L&rsquo;apprentissage passe d&eacute;j&agrave; par le jeu collectif, bien avant les studios californiens et les chansons de Maroon 5.</p>
<p>Un &eacute;v&eacute;nement pr&eacute;cis acc&eacute;l&egrave;re le mouvement. En 1999, Valentine remporte l&rsquo;Ernie Ball Battle of the Bands. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, il quitte l&rsquo;Universit&eacute; du Nebraska et prend la direction de Hollywood avec son groupe Square. Ce d&eacute;part n&rsquo;est pas encore une arriv&eacute;e triomphale : il correspond d&rsquo;abord au choix concret de poursuivre une carri&egrave;re musicale loin de sa ville natale.</p>
<h2>De Square au futur Maroon 5</h2>
<p>&Agrave; Los Angeles, James Valentine rejoint Kara&rsquo;s Flowers, la formation qui va devenir Maroon 5. Il n&rsquo;en est pas le fondateur, mais son int&eacute;gration fixe une place qu&rsquo;il occupera durablement : celle de guitariste principal, &eacute;galement choriste. Le passage de Square &agrave; ce nouveau groupe constitue la v&eacute;ritable bascule de son histoire, celle qui relie directement les sc&egrave;nes de Lincoln &agrave; l&rsquo;essor de Maroon 5.</p>
<p>Le premier grand succ&egrave;s du groupe se construit autour de <em>Songs About Jane</em>, dont les chansons sont li&eacute;es &agrave; une ancienne relation d&rsquo;Adam Levine. Dans cet ensemble port&eacute; par une mati&egrave;re tr&egrave;s personnelle, Valentine participe au son d&rsquo;une formation d&eacute;sormais engag&eacute;e dans une aventure commune. <em>She Will Be Loved</em> appartient &agrave; cette p&eacute;riode de travail qui pr&eacute;c&egrave;de l&rsquo;installation du groupe au premier plan.</p>
<p>Son activit&eacute; de guitariste d&eacute;passe n&eacute;anmoins ce cadre. James Valentine joue sur deux morceaux de <em>Continuum</em> de John Mayer, <em>Stop This Train</em> et <em>In Repair</em>. Cette collaboration souligne un profil de musicien capable de s&rsquo;inscrire dans un autre environnement sans cesser d&rsquo;&ecirc;tre associ&eacute; &agrave; Maroon 5. Les titres du groupe figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Enregistrer avant m&ecirc;me la fin de la tourn&eacute;e</h2>
<p>Le parcours de Valentine permet aussi de suivre les changements de m&eacute;thode de Maroon 5. Pour <em>Hands All Over</em>, le groupe commence &agrave; travailler en studio avant d&rsquo;avoir termin&eacute; la tourn&eacute;e de l&rsquo;album pr&eacute;c&eacute;dent. &laquo; We started going into the studio before we were even done touring the last record &raquo;, expliquera le guitariste. L&rsquo;enregistrement ne vient donc plus apr&egrave;s une longue coupure : il se glisse dans un calendrier d&eacute;j&agrave; occup&eacute; par la sc&egrave;ne.</p>
<p>Maroon 5 installe ensuite une base de travail &agrave; Conway Recording, &agrave; Los Angeles. Plut&ocirc;t que de r&eacute;aliser tout le disque dans un seul lieu avec une &eacute;quipe unique, le groupe fait intervenir diff&eacute;rents collaborateurs. Cette organisation annonce une mani&egrave;re de produire plus ouverte, susceptible de varier selon les morceaux et les personnes r&eacute;unies en studio.</p>
<p><em>Moves Like Jagger</em> devient un autre point de rep&egrave;re. Valentine a expliqu&eacute; qu&rsquo;apr&egrave;s ce titre, Maroon 5 avait davantage travaill&eacute; avec des auteurs et producteurs ext&eacute;rieurs. Le changement ne tient pas seulement au nombre d&rsquo;intervenants : il modifie la circulation des id&eacute;es au sein du processus cr&eacute;atif. Une chanson peut d&eacute;sormais na&icirc;tre d&rsquo;un mat&eacute;riau propos&eacute; hors du noyau initial, avant d&rsquo;&ecirc;tre reprise et transform&eacute;e par le groupe.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <em>Maps</em> en donne une illustration. Une m&eacute;lodie est d&rsquo;abord enregistr&eacute;e sur son t&eacute;l&eacute;phone par Nate Ruess, puis devient une chanson travaill&eacute;e avec Maroon 5 et ses collaborateurs. Le t&eacute;l&eacute;phone remplace ici la maquette &eacute;labor&eacute;e : une premi&egrave;re id&eacute;e suffit &agrave; mettre en marche une construction plus large.</p>
<h2>Le retour des cinq musiciens dans une m&ecirc;me pi&egrave;ce</h2>
<p>Avec <em>Love Is Like</em>, paru avant la date de cet anniversaire, Maroon 5 revient &agrave; une m&eacute;thode plus collective. Le point de d&eacute;part reste pourtant minimal : Adam Levine envoie aux autres membres une maquette vocale. &Agrave; partir de ce message, les cinq musiciens se retrouvent dans une m&ecirc;me pi&egrave;ce pour &eacute;crire ensemble, selon une organisation que Valentine a pr&eacute;sent&eacute;e comme un retour &agrave; une mani&egrave;re de faire plus ancienne.</p>
<p>Ce choix ne signifie pas que le groupe a d&eacute;finitivement renonc&eacute; aux auteurs ou producteurs ext&eacute;rieurs. Il montre plut&ocirc;t un nouveau d&eacute;placement du balancier : apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;largissement des collaborations qui a suivi <em>Moves Like Jagger</em>, Maroon 5 remet l&rsquo;&eacute;change direct entre ses membres au centre d&rsquo;un album. Valentine traverse ainsi plusieurs configurations sans revendiquer une position de leader ou d&rsquo;auteur unique : son r&ocirc;le se lit dans la continuit&eacute; du groupe et dans sa mani&egrave;re de participer &agrave; ces changements.</p>
<p>Son conseil aux musiciens d&eacute;butants r&eacute;sume cette culture de la pratique : &laquo; Write songs&mdash;even crappy ones. &raquo; &Eacute;crire, m&ecirc;me imparfaitement, pour progresser. La formule correspond &agrave; son propre itin&eacute;raire, commenc&eacute; entre plusieurs instruments et plusieurs groupes, puis consolid&eacute; par un d&eacute;part vers la Californie et des ann&eacute;es de travail collectif.</p>
<p>Lincoln n&rsquo;a pas disparu de ce parcours. En 2025, avant un concert de Maroon 5 dans sa ville natale, Valentine y est revenu avec Adam Levine pour parler du nouvel album. La municipalit&eacute; a alors temporairement rebaptis&eacute; une portion de Canopy Street &laquo; James Valentine Blvd &raquo;. Un hommage limit&eacute; dans le temps, mais tr&egrave;s concret : le guitariste parti du Nebraska retrouvait son nom dans la rue o&ugrave; son histoire musicale avait commenc&eacute;.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien <a href="https://www.ernieball.com/strikingachord/james-valentine">Ernie Ball &ndash; Striking A Chord: James Valentine</a> revient directement sur le concours de 1999, le d&eacute;part pour Los Angeles et l&rsquo;int&eacute;gration de Valentine &agrave; Kara&rsquo;s Flowers. Il apporte les principaux rep&egrave;res du tournant qui m&egrave;ne au futur Maroon 5.</p>
<p>L&rsquo;interview publi&eacute;e par <a href="https://www.billboard.com/music/pop/maroon-5-red-pill-blues-james-valentine-interview-8022289/">Billboard</a> &eacute;claire l&rsquo;&eacute;volution de la m&eacute;thode d&rsquo;&eacute;criture du groupe, notamment son ouverture aux collaborateurs ext&eacute;rieurs apr&egrave;s <em>Moves Like Jagger</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Chris Lowe, 67 ans : le voyage vers Blackpool où l’histoire de Pet Shop Boys a commencé</title>
      <description><![CDATA[Chris Lowe f&ecirc;te ses 67 ans ce 4 octobre. Derri&egrave;re les claviers de Pet Shop Boys, le musicien construit depuis sa rencontre avec Neil Tennant une &oelig;uvre fond&eacute;e sur une r&eacute;partition pr&eacute;cise des r&ocirc;l...]]></description>
      <pubDate>Sat, 03 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/chris-lowe-67-ans-le-voyage-vers-blackpool-ou-l-histoire-de-pet-shop-boys-a-commence-590</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chris Lowe f&ecirc;te ses 67 ans ce 4 octobre. Derri&egrave;re les claviers de Pet Shop Boys, le musicien construit depuis sa rencontre avec Neil Tennant une &oelig;uvre fond&eacute;e sur une r&eacute;partition pr&eacute;cise des r&ocirc;les, dont la premi&egrave;re pi&egrave;ce, &laquo; Jealousy &raquo;, a commenc&eacute; &agrave; prendre forme sur le chemin de Blackpool.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les chansons, les albums et la long&eacute;vit&eacute; du duo, il y a un trajet vers le nord-ouest de l&rsquo;Angleterre. Chris Lowe vient de rencontrer Neil Tennant &agrave; Londres, en 1981, et les deux hommes ont rapidement commenc&eacute; &agrave; &eacute;crire ensemble. Sur le chemin du retour vers Blackpool, sa ville natale, Lowe amorce &laquo; Jealousy &raquo;. Cette premi&egrave;re chanson commune contient d&eacute;j&agrave; quelque chose de leur future m&eacute;thode : une id&eacute;e musicale port&eacute;e par Lowe, appel&eacute;e &agrave; rencontrer les mots et la voix de Tennant.</p>
<p>N&eacute; le 4 octobre 1959 &agrave; Blackpool, dans le Lancashire, Christopher Sean Lowe sera identifi&eacute; au travail des claviers, l&agrave; o&ugrave; Neil Tennant occupera plus nettement l&rsquo;espace vocal. Cette image imm&eacute;diatement reconnaissable ne raconte pourtant qu&rsquo;une partie de son r&ocirc;le. Lowe est aussi compositeur, coauteur du catalogue de Pet Shop Boys, producteur occasionnel et, plus ponctuellement, chanteur.</p>
<h2>Une rencontre londonienne, une chanson commenc&eacute;e sur la route</h2>
<p>La rencontre de Lowe et Tennant en 1981 est le point de d&eacute;part concret de Pet Shop Boys. Le duo anglais se forme &agrave; Londres, mais sa premi&egrave;re chanson ram&egrave;ne d&eacute;j&agrave; Lowe vers ses origines. &laquo; Jealousy &raquo; na&icirc;t en partie pendant ce voyage vers Blackpool, avant que le partenariat ne s&rsquo;installe durablement autour d&rsquo;une &eacute;criture &agrave; deux.</p>
<p>L&rsquo;anecdote &eacute;claire la place de Lowe mieux qu&rsquo;une simple description de poste. Aux claviers, il ne se contente pas d&rsquo;accompagner un texte d&eacute;j&agrave; achev&eacute; : il participe &agrave; la construction de la chanson, cherche son architecture et d&eacute;finit les sons qui permettront &agrave; la m&eacute;lodie de trouver sa forme. Tennant apporte notamment sa voix et ses paroles ; Lowe travaille les accords et la mati&egrave;re musicale qui leur r&eacute;pondent.</p>
<p>Cette compl&eacute;mentarit&eacute; est devenue l&rsquo;un des principes stables de Pet Shop Boys. Elle repose sur un travail commun, mais aussi sur des contributions &eacute;labor&eacute;es s&eacute;par&eacute;ment puis partag&eacute;es. Le duo a encore employ&eacute; cette organisation pendant les confinements li&eacute;s &agrave; la pand&eacute;mie de Covid-19, preuve qu&rsquo;une m&eacute;thode n&eacute;e dans la proximit&eacute; pouvait aussi fonctionner &agrave; distance.</p>
<h2>Trouver les accords derri&egrave;re les mots de Neil Tennant</h2>
<p>Chris Lowe a expliqu&eacute; prendre plaisir &agrave; rechercher la musique adapt&eacute;e aux paroles de Neil Tennant. La formule r&eacute;sume un travail de pr&eacute;cision : trouver les accords, les sons et les rapports m&eacute;lodiques capables de soutenir un texte sans le recouvrir. Sa discr&eacute;tion publique ne signifie donc pas un retrait cr&eacute;atif, mais correspond &agrave; une autre mani&egrave;re d&rsquo;occuper l&rsquo;espace du duo.</p>
<p>Il a aussi d&eacute;crit son rapport &agrave; la composition avec humour, en racontant qu&rsquo;il faisait autrefois semblant que la musique pouvait composer &agrave; travers lui &mdash; et que cela fonctionnait. Derri&egrave;re la plaisanterie appara&icirc;t une pratique moins th&eacute;orique qu&rsquo;instinctive, o&ugrave; l&rsquo;id&eacute;e musicale se d&eacute;couvre en travaillant plut&ocirc;t qu&rsquo;en suivant une formule annonc&eacute;e d&rsquo;avance.</p>
<p>Cette m&eacute;canique &agrave; deux a permis &agrave; Pet Shop Boys de conserver des r&ocirc;les lisibles sans les rendre rigides. Lowe demeure principalement associ&eacute; aux claviers, mais son intervention traverse l&rsquo;&eacute;criture du catalogue. Les chansons de Pet Shop Boys figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Quand le musicien de Pet Shop Boys &eacute;crit pour un footballeur</h2>
<p>Une autre histoire r&eacute;v&egrave;le un versant moins attendu de son activit&eacute;. En 1993, Chris Lowe &eacute;crit et produit &laquo; Do the Right Thing &raquo; pour Ian Wright, alors joueur d&rsquo;Arsenal. Le choix n&rsquo;est pas anodin : Lowe soutient lui-m&ecirc;me le club londonien. Cette collaboration l&rsquo;&eacute;loigne momentan&eacute;ment du cadre habituel de Pet Shop Boys et r&eacute;unit deux de ses centres d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, la composition et le football.</p>
<p>Le morceau rappelle &eacute;galement que Lowe peut prendre en charge un projet au-del&agrave; du partage &eacute;tabli avec Tennant. Ici, il intervient comme auteur et producteur pour une personnalit&eacute; ext&eacute;rieure au duo. Sans modifier sa place principale au sein de Pet Shop Boys, cette parenth&egrave;se montre que son travail ne se limite ni &agrave; la sc&egrave;ne ni &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des parties de clavier.</p>
<h2>Un anniversaire plac&eacute; sous le signe d&rsquo;Alan Turing</h2>
<p>Quarante-cinq ans apr&egrave;s la rencontre londonienne de Lowe et Tennant, Pet Shop Boys poursuit son travail commun. Une nouvelle production intitul&eacute;e &laquo; A Man from the Future &raquo;, consacr&eacute;e &agrave; Alan Turing, est annonc&eacute;e pour une diffusion mondiale ce 4 octobre 2026 sur BBC Radio 6 Music et BBC Radio 3, avant sa sortie pr&eacute;vue. &Agrave; la date de l&rsquo;anniversaire de Chris Lowe, le projet doit donc encore &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; au public dans ce cadre radiophonique.</p>
<p>Le calendrier dessine un &eacute;cho pr&eacute;cis avec le parcours du musicien : le jour de ses 67 ans, Lowe reste associ&eacute; &agrave; une cr&eacute;ation construite avec Neil Tennant. De &laquo; Jealousy &raquo;, commenc&eacute;e sur la route de Blackpool, &agrave; cette production consacr&eacute;e &agrave; Alan Turing, le fil conducteur demeure ce travail d&rsquo;assemblage entre mots, m&eacute;lodies, accords et sons.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://petshopboys.net/general-information/chris-sean-lowe/">biographie officielle de Chris Lowe</a> d&eacute;taille son r&ocirc;le dans Pet Shop Boys, sa m&eacute;thode de composition et sa collaboration avec Ian Wright. Le portrait publi&eacute; par <a href="https://exclaim.ca/music/article/pet_shop_boys">Exclaim!</a> apporte le r&eacute;cit de la rencontre avec Neil Tennant et de &laquo; Jealousy &raquo;, premi&egrave;re chanson &eacute;crite par le duo.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Lindsey Buckingham, 77 ans, et la condition posée avant d’entrer dans Fleetwood Mac</title>
      <description><![CDATA[Lindsey Buckingham a 77 ans ce 3 octobre. Son arriv&eacute;e dans Fleetwood Mac tient &agrave; une chanson entendue presque fortuitement dans un studio, mais aussi &agrave; une exigence claire : Stevie Nicks devait entrer avec lui dans le ...]]></description>
      <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/lindsey-buckingham-77-ans-et-la-condition-posee-avant-d-entrer-dans-fleetwood-mac-586</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lindsey Buckingham a 77 ans ce 3 octobre. Son arriv&eacute;e dans Fleetwood Mac tient &agrave; une chanson entendue presque fortuitement dans un studio, mais aussi &agrave; une exigence claire : Stevie Nicks devait entrer avec lui dans le groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence par une &eacute;coute &agrave; Sound City. Mick Fleetwood cherche alors un guitariste pour remplacer Bob Welch lorsqu&rsquo;il entend <em>Frozen Love</em>, une chanson du duo Buckingham Nicks. Le morceau attire son attention sur Lindsey Buckingham, encore loin de la place qu&rsquo;il occupera bient&ocirc;t dans Fleetwood Mac.</p>
<p>Publi&eacute; sur l&rsquo;album <em>Buckingham Nicks</em> en 1973, <em>Frozen Love</em> devient ainsi bien davantage qu&rsquo;un titre dans le parcours commun de Buckingham et Stevie Nicks. Il sert de point de rencontre indirect entre les deux musiciens et Mick Fleetwood. Lorsque ce dernier propose &agrave; Buckingham de rejoindre son groupe, le guitariste ne r&eacute;pond pas par un simple oui : il accepte &agrave; condition que Nicks soit &eacute;galement engag&eacute;e.</p>
<h2>Une chanson entendue au bon endroit</h2>
<p>Buckingham et Nicks rejoignent Fleetwood Mac &agrave; la fin de 1974, avant l&rsquo;enregistrement de l&rsquo;album <em>Fleetwood Mac</em> de 1975. Cette arriv&eacute;e ouvre la p&eacute;riode la plus c&eacute;l&egrave;bre du groupe. Buckingham ne se limite pas au r&ocirc;le de nouveau guitariste : il devient rapidement une force d&rsquo;&eacute;criture, d&rsquo;arrangement et de production.</p>
<p>Sa contribution se retrouve notamment dans <em>Go Your Own Way</em>, l&rsquo;une de ses compositions majeures pour Fleetwood Mac. Plus tard, <em>Big Love</em> atteindra le Top 10 aux &Eacute;tats-Unis. Entre ces chansons et son travail en studio, Buckingham impose une mani&egrave;re de construire les morceaux qui d&eacute;passe largement l&rsquo;ex&eacute;cution instrumentale.</p>
<p>Deux albums auxquels il participe, <em>Fleetwood Mac</em> et <em>Rumours</em>, seront inscrits au Grammy Hall of Fame. <em>Rumours</em> remportera &eacute;galement le Grammy de l&rsquo;Album de l&rsquo;ann&eacute;e. Ces succ&egrave;s installent le groupe au premier plan, mais ils donnent aussi &agrave; Buckingham un cadre collectif dans lequel sa volont&eacute; d&rsquo;exp&eacute;rimentation va bient&ocirc;t prendre une place d&eacute;cisive. Les titres de Fleetwood Mac et de Lindsey Buckingham figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Avec <em>Tusk</em>, le studio devient un instrument</h2>
<p>Apr&egrave;s la production plus conventionnelle de <em>Rumours</em>, Buckingham pousse Fleetwood Mac vers des m&eacute;thodes diff&eacute;rentes sur <em>Tusk</em>. Certaines voix sont enregistr&eacute;es dans une salle de bains, tandis que les chansons re&ccedil;oivent divers traitements et effets. L&rsquo;espace lui-m&ecirc;me devient une composante du son.</p>
<p>Cette p&eacute;riode accompagne le d&eacute;veloppement d&rsquo;une pratique qui restera au centre de son travail : l&rsquo;enregistrement &agrave; domicile. Buckingham prend l&rsquo;habitude d&rsquo;intervenir seul sur les voix, les instruments, les arrangements et la production. Ce contr&ocirc;le &eacute;tendu lui permet de transformer une id&eacute;e sans devoir s&eacute;parer l&rsquo;&eacute;criture de sa r&eacute;alisation sonore.</p>
<p>Pour expliquer sa m&eacute;thode avec Fleetwood Mac, il compare l&rsquo;enregistrement d&rsquo;un album &agrave; la fabrication d&rsquo;un film. La chanson arrive comme un sc&eacute;nario, puis chaque musicien doit comprendre le r&ocirc;le qu&rsquo;il a &agrave; jouer. La m&eacute;taphore &eacute;claire sa conception de l&rsquo;arrangement : une composition n&rsquo;est pas seulement une suite d&rsquo;accords et de paroles, mais une sc&egrave;ne dont chaque intervention doit trouver la bonne place.</p>
<p>Cette approche permet de mieux comprendre l&rsquo;&eacute;cart entre le Buckingham membre d&rsquo;un groupe et celui qui travaille presque seul. Dans Fleetwood Mac, il agit comme un r&eacute;alisateur entour&eacute; de plusieurs interpr&egrave;tes. Dans son studio personnel, il peut occuper lui-m&ecirc;me presque tous les r&ocirc;les.</p>
<h2>Seul aux commandes, des instruments jusqu&rsquo;au mixage</h2>
<p>Son premier album solo, <em>Law and Order</em>, para&icirc;t en 1981 et contient le succ&egrave;s <em>Trouble</em>. Mais c&rsquo;est surtout dans ses m&eacute;thodes de fabrication que son travail personnel prolonge les exp&eacute;riences amorc&eacute;es autour de <em>Tusk</em>. Sur <em>Seeds We Sow</em>, il assure une grande partie de la production, de l&rsquo;ing&eacute;nierie, du chant et des instruments, avant de choisir de sortir lui-m&ecirc;me l&rsquo;album.</p>
<p>Cette autonomie ne l&rsquo;emp&ecirc;che pas de retrouver d&rsquo;autres membres de Fleetwood Mac. En 2017, il enregistre avec Christine McVie l&rsquo;album <em>Lindsey Buckingham/Christine McVie</em>, qui atteint la 17e place du Billboard 200. Le projet remet en pr&eacute;sence deux artisans essentiels des chansons du groupe, dans un cadre distinct de celui de Fleetwood Mac.</p>
<p>En 2021, l&rsquo;album simplement intitul&eacute; <em>Lindsey Buckingham</em> pousse encore plus loin son fonctionnement solitaire. Il en &eacute;crit, produit, enregistre et mixe lui-m&ecirc;me une grande partie, tout en assurant les parties vocales et instrumentales. Pour cr&eacute;er certaines voix f&eacute;minines, il utilise notamment un oscillateur &agrave; vitesse variable afin d&rsquo;en modifier la hauteur.</p>
<p>Ce proc&eacute;d&eacute; r&eacute;sume avec pr&eacute;cision son parcours de studio. Une chanson entendue par Mick Fleetwood avait ouvert la porte de Fleetwood Mac &agrave; Buckingham et Nicks ; plusieurs d&eacute;cennies plus tard, Buckingham pouvait encore b&acirc;tir un disque en manipulant seul instruments, voix, arrangements et texture sonore.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview accord&eacute;e &agrave; <a href="https://www.guitarplayer.com/guitarists/lindsey-buckingham-on-fleetwood-mac-s-50-year-old-breakthrough-album">Guitar Player</a> revient directement sur <em>Frozen Love</em>, Sound City et la fabrication de l&rsquo;album <em>Fleetwood Mac</em> de 1975. L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://www.pastemagazine.com/music/lindsey-buckingham/self-titled-interview">Paste Magazine</a> d&eacute;taille son travail solitaire en studio, ses manipulations vocales et sa comparaison entre l&rsquo;enregistrement collectif et la r&eacute;alisation d&rsquo;un film.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>À 57 ans, Gwen Stefani raconte le tube de No Doubt que son label lui fit réécrire</title>
      <description><![CDATA[Gwen Stefani f&ecirc;te ses 57 ans ce 3 octobre. Au c&oelig;ur de son parcours avec No Doubt demeure une chanson n&eacute;e sous la plume de son fr&egrave;re, transform&eacute;e apr&egrave;s une demande du label puis rattrap&eacute;e par u...]]></description>
      <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/a-57-ans-gwen-stefani-raconte-le-tube-de-no-doubt-que-son-label-lui-fit-reecrire-585</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Gwen Stefani f&ecirc;te ses 57 ans ce 3 octobre. Au c&oelig;ur de son parcours avec No Doubt demeure une chanson n&eacute;e sous la plume de son fr&egrave;re, transform&eacute;e apr&egrave;s une demande du label puis rattrap&eacute;e par une rupture au sein du groupe : <em>Don't Speak</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir l&rsquo;un des titres les plus connus de No Doubt, <em>Don't Speak</em> appartenait &agrave; une histoire familiale. Gwen Stefani l&rsquo;a rappel&eacute; sans d&eacute;tour : la chanson avait d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; &eacute;crite par son fr&egrave;re Eric. Elle a m&ecirc;me livr&eacute; une image tr&egrave;s concr&egrave;te de ce travail nocturne, d&eacute;crivant son fr&egrave;re composant la nuit, entre cigarettes et burritos. &Agrave; ce stade, rien ne permettait encore de deviner la place que le morceau allait prendre dans la trajectoire du groupe.</p>
<p>L&rsquo;histoire aurait d&rsquo;ailleurs pu s&rsquo;arr&ecirc;ter avant son enregistrement d&eacute;finitif. La maison de disques demanda &agrave; Gwen Stefani de r&eacute;&eacute;crire la chanson. Cette transformation compte d&rsquo;autant plus que <em>Don't Speak</em> allait ensuite &ecirc;tre associ&eacute;e &agrave; un &eacute;pisode intime v&eacute;cu au sein m&ecirc;me de No Doubt : la fin de la relation entre la chanteuse et le bassiste Tony Kanal, apr&egrave;s sept ann&eacute;es de vie commune.</p>
<h2>Une rupture au milieu du groupe</h2>
<p>La s&eacute;paration ne concernait pas deux personnes appel&eacute;es &agrave; prendre chacune une route diff&eacute;rente. Gwen Stefani et Tony Kanal restaient membres du m&ecirc;me groupe, avec Tom Dumont et Adrian Young. Leur histoire personnelle se retrouvait ainsi m&ecirc;l&eacute;e au quotidien de No Doubt et &agrave; plusieurs chansons, dont <em>Don't Speak</em>. Le morceau est devenu le point de rencontre entre une composition d&rsquo;Eric Stefani, une r&eacute;&eacute;criture impos&eacute;e avant l&rsquo;enregistrement et une rupture v&eacute;cue au premier plan.</p>
<p>Gwen Stefani a depuis r&eacute;sum&eacute; l&rsquo;importance du titre dans une formule particuli&egrave;rement nette : sans <em>Don't Speak</em>, elle ne serait probablement pas l&agrave; o&ugrave; elle se trouve aujourd&rsquo;hui. Cette reconnaissance ne gomme pas l&rsquo;origine collective et familiale du morceau. Elle montre plut&ocirc;t comment une chanson peut changer de sens au fil de sa cr&eacute;ation, puis d&eacute;passer les circonstances qui l&rsquo;ont fa&ccedil;onn&eacute;e.</p>
<p>Le titre figure sur <em>Tragic Kingdom</em>, troisi&egrave;me album de No Doubt, paru en 1995. Avec <em>Just a Girl</em> et <em>Spiderwebs</em>, il accompagne le passage du groupe vers le grand public. L&rsquo;album fait &eacute;galement partie de la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>D&rsquo;Anaheim &agrave; <em>Tragic Kingdom</em></h2>
<p>Cette perc&eacute;e prend sa source &agrave; Anaheim, en Californie, o&ugrave; Gwen Stefani a grandi. Adolescente, elle contribue avec Eric Stefani &agrave; la fondation de No Doubt. Le groupe se constitue en 1986 dans cette ville, plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; Los Angeles, et d&eacute;veloppe un m&eacute;lange de ska, de rock et de pop. Sa formation la plus c&eacute;l&egrave;bre r&eacute;unit Gwen Stefani au chant, Tony Kanal, Tom Dumont et Adrian Young.</p>
<p>Avant <em>Don't Speak</em>, <em>Just a Girl</em> joue un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans l&rsquo;arriv&eacute;e de No Doubt aupr&egrave;s d&rsquo;un public plus large. Le morceau place la voix et la personnalit&eacute; de Gwen Stefani au centre de l&rsquo;attention, tandis que <em>Tragic Kingdom</em> donne au groupe sa v&eacute;ritable perc&eacute;e. La r&eacute;ussite n&rsquo;efface toutefois pas la tension particuli&egrave;re de cette p&eacute;riode : No Doubt avance alors que la relation entre sa chanteuse et son bassiste vient de se briser.</p>
<p>Le groupe poursuit ensuite son parcours. L&rsquo;album <em>Rock Steady</em>, paru en 2001, comprend notamment <em>Hey Baby</em> et <em>Underneath It All</em>, deux chansons r&eacute;compens&eacute;es aux Grammy Awards. Gwen Stefani d&eacute;veloppe parall&egrave;lement une carri&egrave;re solo &agrave; succ&egrave;s et lance &eacute;galement la marque de v&ecirc;tements L.A.M.B. Elle collabore aussi avec Blake Shelton, sans abandonner pour autant l&rsquo;histoire attach&eacute;e &agrave; No Doubt.</p>
<h2>Le retour sc&eacute;nique de No Doubt</h2>
<p>Cette histoire a repris une dimension sc&eacute;nique r&eacute;cente. No Doubt s&rsquo;est reform&eacute; &agrave; Coachella en 2024, lors d&rsquo;un concert marqu&eacute; par une apparition d&rsquo;Olivia Rodrigo. Le groupe s&rsquo;est ensuite produit &agrave; FireAid en 2025, concert caritatif organis&eacute; apr&egrave;s les incendies du sud de la Californie.</p>
<p>Une r&eacute;sidence au Sphere de Las Vegas a ensuite &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e pour 2026. Pr&eacute;sent&eacute;e initialement autour de six concerts au printemps, elle devait constituer la premi&egrave;re r&eacute;sidence prolong&eacute;e de No Doubt depuis pr&egrave;s de quatorze ans ; des dates suppl&eacute;mentaires ont ensuite &eacute;t&eacute; rapport&eacute;es. Cette annonce ne s&rsquo;accompagnait pas de celle d&rsquo;un nouvel album : le retour document&eacute; est d&rsquo;abord celui du groupe sur sc&egrave;ne.</p>
<p><em>Don't Speak</em> continue, dans le m&ecirc;me temps, de circuler en dehors des concerts de No Doubt. En 2025, Gwen Stefani a &eacute;t&eacute; invit&eacute;e &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;ter avec Dua Lipa lors d&rsquo;un spectacle &agrave; Los Angeles. Trois d&eacute;cennies apr&egrave;s <em>Tragic Kingdom</em>, la chanson reste donc reli&eacute;e &agrave; plusieurs &eacute;tapes tr&egrave;s concr&egrave;tes de son parcours : les nuits d&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;Eric Stefani, la demande de r&eacute;&eacute;criture du label, la s&eacute;paration avec Tony Kanal et les retrouvailles sc&eacute;niques du groupe.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview publi&eacute;e par <a href="https://people.com/gwen-stefani-wouldnt-be-here-without-this-hit-label-made-her-rewrite-exclusive-8751786">PEOPLE</a> apporte le r&eacute;cit direct de Gwen Stefani sur l&rsquo;origine de <em>Don't Speak</em>, le r&ocirc;le d&rsquo;Eric Stefani et la r&eacute;&eacute;criture demand&eacute;e par la maison de disques.</p>
<p><a href="https://abcnews.com/GMA/Culture/gwen-stefani-doubt-announce-spring-shows-las-vegas/story?id=126396247">ABC News</a> retrace pour sa part la s&eacute;quence r&eacute;cente de No Doubt, de Coachella et FireAid &agrave; l&rsquo;annonce de la r&eacute;sidence au Sphere de Las Vegas.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Sting, 75 ans, et l’étrange collision qui a donné Roxanne à The Police</title>
      <description><![CDATA[Sting f&ecirc;te ses 75 ans ce 2 octobre. Derri&egrave;re le chanteur et bassiste de The Police se dessine un parcours fait de transformations : un pull ray&eacute; devenu nom de sc&egrave;ne, une chanson n&eacute;e entre Paris et Cyrano d...]]></description>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/sting-75-ans-et-l-etrange-collision-qui-a-donne-roxanne-a-the-police-579</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sting f&ecirc;te ses 75 ans ce 2 octobre. Derri&egrave;re le chanteur et bassiste de The Police se dessine un parcours fait de transformations : un pull ray&eacute; devenu nom de sc&egrave;ne, une chanson n&eacute;e entre Paris et Cyrano de Bergerac, puis un r&eacute;pertoire sans cesse d&eacute;plac&eacute; vers de nouveaux territoires.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant Sting, il y eut Gordon Matthew Thomas Sumner, n&eacute; &agrave; Wallsend, dans le nord-est de l&rsquo;Angleterre. Et avant The Police, il y eut le jazz, le groupe Last Exit &agrave; Newcastle et m&ecirc;me un m&eacute;tier d&rsquo;enseignant. Son nom de sc&egrave;ne appara&icirc;t au cours de cette premi&egrave;re vie musicale : alors qu&rsquo;il joue avec les Phoenix Jazzmen, son pull ray&eacute; noir et jaune &eacute;voque &agrave; l&rsquo;un des musiciens les couleurs d&rsquo;un insecte. Le surnom Sting s&rsquo;impose.</p>
<p>L&rsquo;anecdote est visuelle, presque trop parfaite, mais elle r&eacute;sume bien la suite : chez Sting, un d&eacute;tail peut changer de forme et acqu&eacute;rir une tout autre port&eacute;e. Une sc&egrave;ne observ&eacute;e dans une rue devient une chanson, une pi&egrave;ce imagin&eacute;e &agrave; l&rsquo;orgue se transforme en succ&egrave;s de The Police, tandis qu&rsquo;un musicien pass&eacute; par le jazz trouve sa place au c&oelig;ur du rock et de la pop.</p>
<h2>Paris, Cyrano et la naissance de &laquo; Roxanne &raquo;</h2>
<p>En 1977, Sting s&rsquo;associe &agrave; Stewart Copeland et Henri Padovani pour former The Police. Andy Summers remplace ensuite Padovani. Sting devient le chanteur, le bassiste et le principal auteur-compositeur du groupe, dont l&rsquo;identit&eacute; associe l&rsquo;urgence punk, les rythmes reggae, une &eacute;criture harmonique &eacute;labor&eacute;e et l&rsquo;efficacit&eacute; du format pop.</p>
<p>Le premier grand tournant tient en un pr&eacute;nom : Roxanne. Sting a racont&eacute; que la chanson avait pris forme &agrave; Paris, apr&egrave;s qu&rsquo;il eut aper&ccedil;u des prostitu&eacute;es dans un quartier proche de l&rsquo;h&ocirc;tel o&ugrave; logeait The Police. Mais cette sc&egrave;ne ne suffit pas &agrave; expliquer le morceau. Le pr&eacute;nom vient de Roxane, personnage de <em>Cyrano de Bergerac</em>. La collision entre la rue parisienne et la r&eacute;f&eacute;rence litt&eacute;raire d&eacute;clenche l&rsquo;&eacute;criture. Comme il l&rsquo;a expliqu&eacute;, ces deux id&eacute;es contradictoires ont &laquo; allum&eacute; une torche &raquo; sous lui.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit donc pas du r&eacute;cit d&rsquo;une femme r&eacute;elle appel&eacute;e Roxanne, mais d&rsquo;une construction n&eacute;e de deux images. Sting a aussi corrig&eacute; une lecture fr&eacute;quente du titre : &laquo; On me dit toujours que <em>Roxanne</em> est une chanson reggae ; en r&eacute;alit&eacute;, c&rsquo;est un tango. &raquo; Le morceau participe directement au changement de dimension du groupe. Miles Copeland, son manager, est impressionn&eacute; par la chanson et contribue &agrave; structurer le lancement de The Police.</p>
<p>Cette mani&egrave;re de m&ecirc;ler des &eacute;l&eacute;ments &eacute;loign&eacute;s devient l&rsquo;une des forces du trio. The Police ne se contente pas d&rsquo;adopter un genre : le groupe fait cohabiter plusieurs langages dans des chansons imm&eacute;diatement identifiables. Ses titres, comme ceux de Sting en solo, figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Une pi&egrave;ce pour orgue devenue &laquo; Every Breath You Take &raquo;</h2>
<p>La m&eacute;tamorphose est encore plus nette avec <em>Every Breath You Take</em>. Sting a expliqu&eacute; que le morceau avait d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; con&ccedil;u comme une pi&egrave;ce pour orgue Hammond, dans une veine proche du gospel ou du spirituel. La version connue du public s&rsquo;&eacute;loigne de cette premi&egrave;re forme, notamment gr&acirc;ce &agrave; la partie de guitare d&rsquo;Andy Summers, que Sting consid&egrave;re comme d&eacute;terminante.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;criture se d&eacute;roule dans un d&eacute;cor singulier. Sting affirme avoir compos&eacute; <em>Every Breath You Take</em>, <em>King of Pain</em> et <em>Wrapped Around Your Finger</em> dans une maison jama&iuml;caine ayant appartenu &agrave; Ian Fleming, le cr&eacute;ateur de James Bond. Il traverse alors une p&eacute;riode personnelle difficile. Ce contexte &eacute;claire l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; du texte et interdit de r&eacute;duire <em>Every Breath You Take</em> &agrave; une simple chanson romantique.</p>
<p>La transformation de la maquette initiale montre aussi combien une chanson de The Police pouvait d&eacute;pendre de l&rsquo;&eacute;quilibre entre l&rsquo;&eacute;criture de Sting et l&rsquo;apport des autres membres. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une id&eacute;e m&eacute;lodique et textuelle ; de l&rsquo;autre, un arrangement capable d&rsquo;en d&eacute;placer compl&egrave;tement la couleur. Entre l&rsquo;orgue imagin&eacute; au d&eacute;part et la guitare d&rsquo;Andy Summers, le morceau change d&rsquo;espace sans perdre sa tension.</p>
<h2>Apr&egrave;s The Police, refuser le cadre unique</h2>
<p>La premi&egrave;re p&eacute;riode de The Police s&rsquo;&eacute;tend de 1977 &agrave; 1984, avant une reformation et une tourn&eacute;e entre 2007 et 2008. Entre-temps, Sting construit une carri&egrave;re solo qui prolonge moins le son du trio qu&rsquo;elle ne multiplie les possibilit&eacute;s. Il explore le jazz, les musiques du monde, la musique classique, la cr&eacute;ation symphonique et le th&eacute;&acirc;tre musical.</p>
<p>Ce mouvement permet de relier ses d&eacute;buts &agrave; Newcastle &agrave; ses travaux ult&eacute;rieurs sans raconter une simple succession de succ&egrave;s. Le jazz n&rsquo;est pas seulement un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dant The Police ; il appartient &agrave; un parcours o&ugrave; Sting refuse de rester enferm&eacute; dans une formule. M&ecirc;me ses chansons les plus connues portent cette logique : <em>Roxanne</em> na&icirc;t d&rsquo;une r&eacute;f&eacute;rence th&eacute;&acirc;trale et d&rsquo;une sc&egrave;ne parisienne, tandis qu&rsquo;<em>Every Breath You Take</em> passe d&rsquo;une conception proche du gospel &agrave; l&rsquo;architecture sonore du trio.</p>
<h2>Face &agrave; l&rsquo;intelligence artificielle, l&rsquo;exp&eacute;rience v&eacute;cue</h2>
<p>En 2026, Sting continue de ramener la cr&eacute;ation &agrave; cette question de la transformation. Interrog&eacute; sur l&rsquo;intelligence artificielle, il estime qu&rsquo;elle peut produire une musique pop tout &agrave; fait fonctionnelle, avant de poser une question plus tranchante : &laquo; Mais l&rsquo;&eacute;couteriez-vous ? &raquo; Son propos ne consiste pas &agrave; nier les capacit&eacute;s techniques de l&rsquo;outil. Il insiste plut&ocirc;t sur ce qui lui manque : l&rsquo;exp&eacute;rience v&eacute;cue d&rsquo;un artiste humain, tout en alertant sur les cons&eacute;quences possibles pour l&rsquo;&eacute;conomie du travail artistique.</p>
<p>&Agrave; 75 ans, Sting reste ainsi fid&egrave;le &agrave; une id&eacute;e concr&egrave;te de la chanson : une forme nourrie par un lieu, une p&eacute;riode personnelle, une r&eacute;f&eacute;rence litt&eacute;raire ou l&rsquo;intervention d&eacute;cisive d&rsquo;un autre musicien. Le meilleur symbole demeure peut-&ecirc;tre ce pr&eacute;nom aper&ccedil;u sur une affiche de <em>Cyrano de Bergerac</em>, rapproch&eacute; d&rsquo;une rue parisienne et devenu, sous la plume de Gordon Sumner, <em>Roxanne</em>.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview de Sting publi&eacute;e par <a href="https://people.com/music/sting-shares-stories-behind-songs-exclusive/">People</a> revient directement sur la naissance de <em>Roxanne</em> et le contexte d&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;<em>Every Breath You Take</em>. Ces t&eacute;moignages donnent leur mati&egrave;re principale aux histoires de chansons racont&eacute;es ici.</p>
<p>Dans un <a href="https://sting.com/news/title/Interview:%20Q%20-%202%20(1993)">entretien archiv&eacute; sur le site officiel de Sting</a>, le musicien pr&eacute;cise le caract&egrave;re tango de <em>Roxanne</em> et &eacute;voque la maison jama&iuml;caine associ&eacute;e &agrave; Ian Fleming o&ugrave; plusieurs titres ont &eacute;t&eacute; &eacute;crits.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Mike Rutherford à 76 ans : comment un projet parallèle à Genesis est devenu une seconde carrière</title>
      <description><![CDATA[Mike Rutherford f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 76 ans. Membre fondateur de Genesis, le bassiste et guitariste a construit avec Mike + The Mechanics une autre histoire, n&eacute;e pendant une interruption de son groupe et port&eacute;e pa...]]></description>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/mike-rutherford-a-76-ans-comment-un-projet-parallele-a-genesis-est-devenu-une-seconde-carriere-578</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mike Rutherford f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 76 ans. Membre fondateur de Genesis, le bassiste et guitariste a construit avec Mike + The Mechanics une autre histoire, n&eacute;e pendant une interruption de son groupe et port&eacute;e par des chansons comme <em>Silent Running</em> et <em>The Living Years</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les grandes sc&egrave;nes, il y a une &eacute;cole et deux groupes concurrents. &Agrave; Charterhouse, Mike Rutherford joue avec Anthony Phillips dans Anon. Peter Gabriel et Tony Banks appartiennent de leur c&ocirc;t&eacute; &agrave; The Garden Wall. En 1967, la fusion de ces deux formations donne naissance &agrave; Genesis. Le point de d&eacute;part tient donc moins &agrave; un plan de carri&egrave;re qu&rsquo;au rapprochement de jeunes musiciens d&eacute;j&agrave; reli&eacute;s par leur environnement scolaire.</p>
<p>Dans Genesis, Rutherford occupe une place qui correspondra durablement &agrave; son temp&eacute;rament artistique. Bassiste, guitariste et auteur-compositeur, il contribue &agrave; la construction collective des morceaux sans chercher &agrave; devenir le chanteur principal. Bien plus tard, il r&eacute;sumera sa mani&egrave;re de se d&eacute;finir en une phrase simple : <em>&laquo; I&rsquo;m primarily a songwriter &raquo;</em>, &laquo; Je suis avant tout un auteur-compositeur &raquo;.</p>
<h2>Un second groupe n&eacute; dans l&rsquo;intervalle</h2>
<p>En 1985, Genesis traverse une p&eacute;riode d&rsquo;interruption. Rutherford profite de cet espace pour cr&eacute;er Mike + The Mechanics, avec notamment le chanteur et clavi&eacute;riste Paul Carrack. Le projet est alors parall&egrave;le &agrave; Genesis, mais il ne tarde pas &agrave; acqu&eacute;rir sa propre identit&eacute;. Son premier album contient deux titres qui l&rsquo;installent rapidement : <em>Silent Running (On Dangerous Ground)</em> et <em>All I Need Is a Miracle</em>.</p>
<p>Le premier rencontre un succ&egrave;s important au Royaume-Uni comme aux &Eacute;tats-Unis. Le second atteint le Top 10 am&eacute;ricain. Rutherford revient ensuite travailler avec Genesis pour la p&eacute;riode de l&rsquo;album <em>Invisible Touch</em>, avant de relancer les Mechanics en 1988. Sa trajectoire ne suit donc pas une rupture nette entre deux groupes : elle avance par alternance, entre la formation qu&rsquo;il a contribu&eacute; &agrave; fonder et un projet devenu une seconde carri&egrave;re.</p>
<p>Cette double appartenance &eacute;claire aussi son go&ucirc;t pour la collaboration. Rutherford pr&eacute;f&egrave;re le travail collectif &agrave; une exposition personnelle permanente. M&ecirc;me lorsqu&rsquo;il donne son nom aux Mechanics, il partage le premier plan avec des interpr&egrave;tes capables de porter les chansons. Les titres de Genesis et de Mike + The Mechanics figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2><em>The Living Years</em>, une histoire familiale devenue chanson</h2>
<p>La r&eacute;ussite la plus forte de Mike + The Mechanics arrive avec <em>The Living Years</em>. &Eacute;crite par Mike Rutherford et B. A. Robertson, puis chant&eacute;e &agrave; l&rsquo;origine par Paul Carrack, la chanson puise en partie dans la relation de Rutherford avec son p&egrave;re, officier de marine pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette relation est d&eacute;crite comme affectueuse, mais difficile.</p>
<p>La nuance compte : <em>The Living Years</em> ne se r&eacute;duit pas au r&eacute;cit direct d&rsquo;un d&eacute;c&egrave;s. Son origine tient plus largement &agrave; une communication compliqu&eacute;e entre un p&egrave;re et son fils, et &agrave; ce qui reste parfois impossible &agrave; dire au bon moment. Le morceau transforme cette mati&egrave;re personnelle en un texte confi&eacute; &agrave; une autre voix, fid&egrave;le &agrave; la pr&eacute;f&eacute;rence de Rutherford pour une cr&eacute;ation partag&eacute;e plut&ocirc;t qu&rsquo;une confession plac&eacute;e enti&egrave;rement sous les projecteurs.</p>
<p>La chanson atteint la premi&egrave;re place du classement am&eacute;ricain des singles. Elle vaut aussi &agrave; Mike + The Mechanics deux nominations aux Grammy Awards, li&eacute;es notamment &agrave; son enregistrement et &agrave; son &eacute;criture. Ce succ&egrave;s confirme que le projet lanc&eacute; pendant une pause de Genesis n&rsquo;est plus une simple parenth&egrave;se : il poss&egrave;de d&eacute;sormais son r&eacute;pertoire, ses interpr&egrave;tes et son propre parcours.</p>
<h2>Quatre chansons nouvelles, une hanche cass&eacute;e et un morceau en attente</h2>
<p>Quarante ans apr&egrave;s la cr&eacute;ation des Mechanics, Rutherford n&rsquo;a pas cess&eacute; de travailler selon cette logique pragmatique. Pour la tourn&eacute;e 2025 de Mike + The Mechanics, organis&eacute;e au Royaume-Uni, en Autriche et en Allemagne, il a &eacute;crit quatre nouvelles chansons. Deux d&rsquo;entre elles ont &eacute;t&eacute; interpr&eacute;t&eacute;es sur sc&egrave;ne.</p>
<p>Le calendrier aurait pu &ecirc;tre plus fourni. Rutherford a expliqu&eacute; qu&rsquo;il aurait pu enregistrer une troisi&egrave;me chanson s&rsquo;il ne s&rsquo;&eacute;tait pas cass&eacute; la hanche. Quant &agrave; un quatri&egrave;me morceau, il ne lui paraissait pas suffisamment abouti. Plut&ocirc;t que de le terminer &agrave; tout prix, il a choisi de le laisser de c&ocirc;t&eacute; : <em>&laquo; It doesn&rsquo;t work and rather than forcing it, I parked it and will get back to it later &raquo;</em>, soit &laquo; Cela ne fonctionne pas et, plut&ocirc;t que de forcer, je l&rsquo;ai mis de c&ocirc;t&eacute; pour y revenir plus tard &raquo;.</p>
<p>Cette d&eacute;cision prolonge le portrait d&rsquo;un auteur-compositeur plus attach&eacute; au fonctionnement d&rsquo;une chanson qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;obligation de la publier. &Agrave; 76 ans, Mike Rutherford reste ainsi associ&eacute; &agrave; deux aventures collectives distinctes : Genesis, n&eacute; de la r&eacute;union de groupes scolaires, et Mike + The Mechanics, cr&eacute;&eacute; dans un intervalle puis install&eacute; dans la dur&eacute;e. Son actualit&eacute; la plus concr&egrave;te tient encore &agrave; ce geste d&rsquo;&eacute;criture : deux chansons test&eacute;es devant le public, une troisi&egrave;me contrari&eacute;e par une blessure et une quatri&egrave;me laiss&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;tabli.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien <a href="https://bestclassicbands.com/mike-rutherford-interview-5-8-155/">Mike Rutherford Still Living His Musical Years</a>, publi&eacute; par Best Classic Bands, revient sur sa pr&eacute;f&eacute;rence pour la collaboration, la naissance de Mike + The Mechanics et l&rsquo;inspiration personnelle de <em>The Living Years</em>.</p>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.genesis-news.com/article/interview-with-mike-rutherford-leipzig-2025/">interview de Mike Rutherford r&eacute;alis&eacute;e &agrave; Leipzig en 2025</a> par Genesis News apporte ses propos directs sur les nouvelles chansons, sa blessure &agrave; la hanche et le morceau qu&rsquo;il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; mettre en attente.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Youssou N’Dour, 67 ans ce 1er octobre, du mbalax à l’indépendance artistique</title>
      <description><![CDATA[Youssou N&rsquo;Dour c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 67 ans. Des clubs de Dakar &agrave; la cr&eacute;ation de son propre studio et du label Jololi, le chanteur a construit son ouverture internationale autour du mbalax, sans ab...]]></description>
      <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/youssou-n-dour-67-ans-ce-1er-octobre-du-mbalax-a-l-independance-artistique-573</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Youssou N&rsquo;Dour c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 67 ans. Des clubs de Dakar &agrave; la cr&eacute;ation de son propre studio et du label Jololi, le chanteur a construit son ouverture internationale autour du mbalax, sans abandonner la base s&eacute;n&eacute;galaise de sa musique.</strong></p>
<p></p>
<p>Bien avant les collaborations internationales et les r&eacute;compenses, il y a un jeune chanteur qui se produit en public vers l&rsquo;&acirc;ge de 12 ans. N&eacute; le 1er octobre 1959 &agrave; Dakar, Youssou N&rsquo;Dour entre encore adolescent dans le Star Band, puis rejoint l&rsquo;&Eacute;toile de Dakar. Son parcours prend forme dans les clubs de la capitale s&eacute;n&eacute;galaise, au contact d&rsquo;une sc&egrave;ne o&ugrave; la langue wolof occupe une place centrale.</p>
<p>Cette exp&eacute;rience pr&eacute;coce ne constitue pas seulement le premier chapitre d&rsquo;une longue carri&egrave;re. Elle installe le cadre musical &agrave; partir duquel N&rsquo;Dour va progressivement &eacute;largir son audience. Avec l&rsquo;&Eacute;toile de Dakar, puis le Super &Eacute;toile de Dakar, il participe &agrave; la popularisation d&rsquo;un mbalax modernis&eacute;, nourri de traditions wolof mais aussi d&rsquo;influences cubaines et latino-am&eacute;ricaines.</p>
<h2>Le mbalax comme point de d&eacute;part, pas comme fronti&egrave;re</h2>
<p>La trajectoire internationale de Youssou N&rsquo;Dour ne repose pas sur l&rsquo;effacement de cette identit&eacute; musicale. Son r&eacute;pertoire associe le mbalax s&eacute;n&eacute;galais &agrave; des &eacute;l&eacute;ments de rumba cubaine, de jazz, de soul et de hip-hop. Le Super &Eacute;toile devient son principal cadre collectif et accompagne le passage des clubs dakarois vers des sc&egrave;nes beaucoup plus larges.</p>
<p>Cette ouverture se traduit &eacute;galement par une s&eacute;rie de collaborations avec Peter Gabriel, Sting, Paul Simon, Tracy Chapman ou encore Branford Marsalis. Elles inscrivent N&rsquo;Dour dans des &eacute;changes musicaux internationaux tout en maintenant le mbalax au centre de son parcours. Le chanteur et le Super &Eacute;toile de Dakar figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Au fil de ces rencontres, sa musique trouve de nouveaux interlocuteurs sans se r&eacute;duire &agrave; une formule occidentalis&eacute;e. C&rsquo;est ce dialogue entre une base s&eacute;n&eacute;galaise clairement identifiable et des partenaires venus d&rsquo;autres univers qui donne sa coh&eacute;rence &agrave; son d&eacute;veloppement international.</p>
<h2>Avec Neneh Cherry, &laquo; 7 Seconds &raquo; change d&rsquo;&eacute;chelle</h2>
<p>La collaboration la plus largement connue reste <em>7 Seconds</em>, enregistr&eacute;e avec Neneh Cherry et publi&eacute;e en 1994 sur <em>The Guide</em>, album &eacute;galement intitul&eacute; <em>Wommat</em> selon les &eacute;ditions. Le titre devient un succ&egrave;s international et offre &agrave; Youssou N&rsquo;Dour l&rsquo;une de ses plus fortes expositions aupr&egrave;s du public occidental.</p>
<p>Le morceau ne r&eacute;sume pourtant pas son travail. Quatre ans plus tard, il interpr&egrave;te et cosigne avec Axelle Red <em>La Cour des Grands</em>, chanson officielle de la Coupe du monde de football 1998. L&agrave; encore, la rencontre permet &agrave; sa voix de s&rsquo;inscrire dans un &eacute;v&eacute;nement mondial, sans faire dispara&icirc;tre le parcours collectif construit avec ses formations dakaroises.</p>
<p>Ces collaborations dessinent moins une rupture qu&rsquo;un &eacute;largissement. De Peter Gabriel &agrave; Neneh Cherry, les &eacute;changes internationaux deviennent l&rsquo;un des moteurs de son r&eacute;pertoire, aux c&ocirc;t&eacute;s du travail poursuivi avec le Super &Eacute;toile de Dakar.</p>
<h2>Un studio et un label pour ma&icirc;triser la suite</h2>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, Youssou N&rsquo;Dour franchit une autre &eacute;tape en fondant son propre studio d&rsquo;enregistrement. Au milieu de la d&eacute;cennie, il cr&eacute;e ensuite le label Jololi. Le chanteur, auteur-compositeur et musicien devient ainsi producteur et entrepreneur culturel, avec des outils destin&eacute;s &agrave; d&eacute;velopper ses projets et &agrave; accompagner d&rsquo;autres artistes.</p>
<p>Ce tournant apporte une dimension concr&egrave;te &agrave; son autonomie. Apr&egrave;s avoir port&eacute; le mbalax au-del&agrave; du S&eacute;n&eacute;gal gr&acirc;ce au Super &Eacute;toile et aux collaborations, N&rsquo;Dour se dote d&rsquo;une infrastructure ind&eacute;pendante. Le studio et Jololi prolongent son activit&eacute; artistique par la production, plut&ocirc;t que de la limiter &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation ou aux tourn&eacute;es.</p>
<p>Cette ind&eacute;pendance accompagne aussi des projets moins imm&eacute;diatement associ&eacute;s aux formats de la pop internationale. L&rsquo;album <em>Egypt</em>, consacr&eacute; &agrave; des figures du soufisme s&eacute;n&eacute;galais, devient ainsi un rep&egrave;re important de sa discographie. En 2005, il lui vaut son premier Grammy Award, dans la cat&eacute;gorie du meilleur album de musique du monde contemporaine.</p>
<h2>De Dakar &agrave; &laquo; Egypt &raquo;, une m&ecirc;me ligne musicale</h2>
<p>&Agrave; 67 ans, Youssou N&rsquo;Dour reste principalement associ&eacute; &agrave; la diffusion internationale du mbalax. Mais son histoire ne se limite ni &agrave; un genre ni au succ&egrave;s de <em>7 Seconds</em>. Elle relie des d&eacute;buts publics tr&egrave;s pr&eacute;coces, le r&ocirc;le structurant du Super &Eacute;toile de Dakar, des collaborations internationales et une prise d&rsquo;autonomie par le studio et la production.</p>
<p>Le parcours revient ainsi toujours &agrave; Dakar, non comme simple point de d&eacute;part, mais comme centre musical durable. Des clubs o&ugrave; il chantait adolescent &agrave; <em>Egypt</em>, puis au travail men&eacute; avec Jololi, Youssou N&rsquo;Dour a conserv&eacute; le m&ecirc;me socle s&eacute;n&eacute;galais tout en multipliant les formes de circulation de sa musique.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.musicomh.com/features/interviews/youssou-ndour">entretien de MusicOMH avec Youssou N&rsquo;Dour</a> &eacute;claire ses d&eacute;buts, ses collaborations, la place de <em>7 Seconds</em> et la cr&eacute;ation de son studio puis de Jololi. La notice de l&rsquo;<a href="https://www.britannica.com/biography/Youssou-NDour">Encyclopaedia Britannica</a> apporte le cadre historique sur le mbalax, le style du chanteur et la r&eacute;compense obtenue pour <em>Egypt</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Robby Takac à 62 ans, l’autre voix des Goo Goo Dolls depuis l’époque Sex Maggots</title>
      <description><![CDATA[Robby Takac a 62 ans ce 30 septembre. Bassiste, chanteur et cofondateur des Goo Goo Dolls, le musicien de Buffalo accompagne depuis quatre d&eacute;cennies les transformations d&rsquo;un groupe d&rsquo;abord baptis&eacute; Sex Maggots, con...]]></description>
      <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/robby-takac-a-62-ans-l-autre-voix-des-goo-goo-dolls-depuis-l-epoque-sex-maggots-566</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Robby Takac a 62 ans ce 30 septembre. Bassiste, chanteur et cofondateur des Goo Goo Dolls, le musicien de Buffalo accompagne depuis quatre d&eacute;cennies les transformations d&rsquo;un groupe d&rsquo;abord baptis&eacute; Sex Maggots, construit autour de sa compl&eacute;mentarit&eacute; avec John Rzeznik.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les succ&egrave;s internationaux et la redistribution des r&ocirc;les au micro, il y a deux musiciens aux lacunes presque parfaitement assorties. Robby Takac a r&eacute;sum&eacute; leur point de d&eacute;part avec une franchise amus&eacute;e : lorsqu&rsquo;il a rencontr&eacute; John Rzeznik, lui-m&ecirc;me ne savait pas encore vraiment &eacute;crire une chanson, tandis que son futur partenaire ne savait pas faire durer un groupe. La formule &eacute;claire la m&eacute;canique des Goo Goo Dolls : une association n&eacute;e moins d&rsquo;un plan &eacute;tabli que de deux apprentissages men&eacute;s en commun.</p>
<p>N&eacute; le 30 septembre 1964 &agrave; Buffalo, dans l&rsquo;&Eacute;tat de New York, Robert Carl Takac Jr. &eacute;tait d&eacute;j&agrave; engag&eacute; dans la sc&egrave;ne locale avant la cr&eacute;ation du groupe qui allait occuper l&rsquo;essentiel de sa carri&egrave;re. Il a jou&eacute; au sein de Monarch, puis des Beaumonts, o&ugrave; il a rencontr&eacute; Rzeznik. Lorsque les Beaumonts se sont s&eacute;par&eacute;s en 1985, les deux musiciens ont recrut&eacute; le batteur George Tutuska et lanc&eacute; une nouvelle formation.</p>
<h2>Un premier nom difficile &agrave; conserver</h2>
<p>Cette formation ne s&rsquo;est pas imm&eacute;diatement appel&eacute;e Goo Goo Dolls. Son premier nom, Sex Maggots, correspondait &agrave; des d&eacute;buts plus abrasifs, mais s&rsquo;av&eacute;rait nettement moins acceptable commercialement. En 1986, Takac, Rzeznik et Tutuska ont adopt&eacute; le nom Goo Goo Dolls. Derri&egrave;re ce changement se dessinait d&eacute;j&agrave; une capacit&eacute; qui deviendrait essentielle : &eacute;voluer sans rompre compl&egrave;tement avec le groupe des origines.</p>
<p>Takac en &eacute;tait alors le chanteur principal. Sur les trois premiers albums, sa voix occupait le devant de la sc&egrave;ne avant que Rzeznik ne prenne progressivement une place plus importante au chant. Ce d&eacute;placement n&rsquo;a pas effac&eacute; Takac du r&eacute;pertoire. Il a continu&eacute; &agrave; &eacute;crire et &agrave; interpr&eacute;ter certains morceaux, tout en tenant la basse et en participant &agrave; la construction des chansons. Son parcours ne se r&eacute;duit donc pas &agrave; celui d&rsquo;un instrumentiste rest&eacute; en retrait derri&egrave;re une voix devenue plus identifiable.</p>
<p>Le changement d&rsquo;&eacute;quilibre a accompagn&eacute; une transformation plus large. Apr&egrave;s le d&eacute;part de George Tutuska et son remplacement par Mike Malinin, <em>Name</em>, publi&eacute; pendant la p&eacute;riode de <em>A Boy Named Goo</em>, a offert au groupe son premier grand succ&egrave;s commercial. Puis <em>Iris</em>, principalement li&eacute;e au travail de John Rzeznik et associ&eacute;e &agrave; la bande originale de <em>City of Angels</em>, a encore &eacute;largi sa notori&eacute;t&eacute;. Les Goo Goo Dolls, &eacute;galement diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION, avaient alors parcouru une longue distance depuis les clubs de Buffalo et leur premier patronyme difficilement programmable.</p>
<h2>Deux voix, mais une construction commune</h2>
<p>La mont&eacute;e en avant de Rzeznik n&rsquo;a pas mis fin au dialogue cr&eacute;atif entre les deux fondateurs. Takac d&eacute;crit plut&ocirc;t leurs morceaux comme des constructions successives : une id&eacute;e peut &ecirc;tre apport&eacute;e par Rzeznik, enrichie par Takac, puis d&eacute;velopp&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; devenir une chanson &mdash; ou abandonn&eacute;e si elle ne trouve pas sa forme. &laquo; Nous avons tendance &agrave; trouver nos propres id&eacute;es, puis nous les apportons et commen&ccedil;ons &agrave; travailler dessus ensemble &raquo;, a-t-il expliqu&eacute; &agrave; propos de cette m&eacute;thode.</p>
<p>Takac conserve parall&egrave;lement sa propre production. Interrog&eacute; sur son travail pour un album, il racontait avoir &eacute;crit environ six chansons avant de d&eacute;terminer assez rapidement lesquelles il souhaitait garder pour lui-m&ecirc;me. <em>Free of Me</em>, l&rsquo;un des deux titres qu&rsquo;il chantait sur le disque &eacute;voqu&eacute;, illustrait &agrave; ses yeux une constante : ses compositions restaient souvent plus proches de la sonorit&eacute; des premiers Goo Goo Dolls.</p>
<p>Cette persistance donne &agrave; sa voix une fonction particuli&egrave;re. Elle ne cherche pas &agrave; reproduire celle de Rzeznik ; elle maintient un lien avec une autre &eacute;poque du groupe. La coexistence des deux chanteurs raconte ainsi son &eacute;volution de l&rsquo;int&eacute;rieur : Takac &eacute;tait la voix principale au d&eacute;part, puis il est devenu une voix moins fr&eacute;quente, mais toujours identifiable dans le r&eacute;pertoire.</p>
<h2>Du contr&ocirc;le interne aux sessions dans les bois</h2>
<p>La mani&egrave;re de composer a elle aussi chang&eacute;. Pendant leurs premi&egrave;res ann&eacute;es, les Goo Goo Dolls travaillaient de fa&ccedil;on plus autonome. &Agrave; partir de <em>Let Love In</em>, ils ont davantage ouvert l&rsquo;&eacute;criture aux producteurs et &agrave; des collaborateurs ext&eacute;rieurs. Cette &eacute;volution ne s&rsquo;est cependant pas transform&eacute;e en m&eacute;thode immuable. Takac distingue les projets o&ugrave; une direction arrive de l&rsquo;ext&eacute;rieur de ceux o&ugrave; le groupe reprend collectivement la main.</p>
<p>Pour <em>Chaos in Bloom</em>, les musiciens ont ainsi d&eacute;velopp&eacute; leurs id&eacute;es ensemble, notamment pendant des sessions organis&eacute;es dans les bois. Le cadre favorisait une fabrication collective plut&ocirc;t qu&rsquo;un processus enti&egrave;rement conduit par un producteur imposant ses propositions. Quarante ans apr&egrave;s la formation du groupe, cette fa&ccedil;on de travailler renvoyait &agrave; la logique du duo fondateur : chacun arrive avec une id&eacute;e, les autres ajoutent des &eacute;l&eacute;ments, puis le morceau r&eacute;siste ou dispara&icirc;t.</p>
<p>En 2026, les Goo Goo Dolls ont atteint leurs quarante ans d&rsquo;existence. Takac est &eacute;galement rest&eacute; li&eacute; &agrave; Buffalo &agrave; travers Music Is Art, festival auquel il est associ&eacute;, prolongeant son activit&eacute; au-del&agrave; de la sc&egrave;ne et du studio. Mais le fil le plus concret reste celui nou&eacute; avec Rzeznik apr&egrave;s la s&eacute;paration des Beaumonts : un chanteur-bassiste qui apprenait &agrave; &eacute;crire, un guitariste qui devait apprendre &agrave; maintenir un groupe, et un partenariat qui dure encore quatre d&eacute;cennies plus tard.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>John Lombardo au cœur de 10,000 Maniacs, 74 ans et une histoire de rupture puis de retour</title>
      <description><![CDATA[John Lombardo f&ecirc;te ses 74 ans ce 30 septembre. Cofondateur de 10,000 Maniacs, il a contribu&eacute; aux premi&egrave;res publications du groupe avant de le quitter sur fond de d&eacute;saccords, puis de retrouver sa formation d&rsquo...]]></description>
      <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/john-lombardo-au-coeur-de-10-000-maniacs-74-ans-et-une-histoire-de-rupture-puis-de-retour-565</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>John Lombardo f&ecirc;te ses 74 ans ce 30 septembre. Cofondateur de 10,000 Maniacs, il a contribu&eacute; aux premi&egrave;res publications du groupe avant de le quitter sur fond de d&eacute;saccords, puis de retrouver sa formation d&rsquo;origine apr&egrave;s un d&eacute;tour d&eacute;cisif par le duo John &amp; Mary.</strong></p>
<p></p>
<p>L&rsquo;histoire de John Lombardo avec 10,000 Maniacs ne suit pas une ligne droite. Elle commence &agrave; Jamestown, dans l&rsquo;&Eacute;tat de New York, o&ugrave; le musicien est n&eacute; et o&ugrave; le groupe se forme en 1981. Elle passe ensuite par une rupture en pleine ascension, une nouvelle aventure en duo et, bien plus tard, un retour aupr&egrave;s de ses anciens partenaires. Guitariste, mais aussi bassiste, chanteur, auteur-compositeur et producteur, Lombardo occupe ainsi une place singuli&egrave;re dans le parcours de la formation am&eacute;ricaine.</p>
<h2>&Agrave; Jamestown, un groupe construit ses premiers morceaux</h2>
<p>John Lombardo fait partie des fondateurs de 10,000 Maniacs. Dans cette premi&egrave;re configuration, il joue notamment de la guitare et participe &agrave; l&rsquo;&eacute;criture du r&eacute;pertoire des d&eacute;buts. Son travail est associ&eacute; aux premi&egrave;res publications du groupe, <em>Human Conflict Number Five</em>, <em>Secrets of the I Ching</em> et <em>The Wishing Chair</em>.</p>
<p>Ces disques permettent de mesurer son r&ocirc;le au-del&agrave; de sa pr&eacute;sence comme instrumentiste. Lombardo participe &agrave; la construction du mat&eacute;riau initial de 10,000 Maniacs, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; le groupe issu de Jamestown pr&eacute;cise encore son identit&eacute; et son r&eacute;pertoire. Cette p&eacute;riode fondatrice reste le premier chapitre d&rsquo;une relation appel&eacute;e &agrave; conna&icirc;tre plusieurs interruptions et reprises. 10,000 Maniacs et ces premiers albums figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Le d&eacute;part apr&egrave;s <em>The Wishing Chair</em></h2>
<p>Le principal tournant survient en 1986. Apr&egrave;s la parution de <em>The Wishing Chair</em>, John Lombardo quitte 10,000 Maniacs. Son d&eacute;part est li&eacute; &agrave; des d&eacute;saccords sur la direction du groupe ainsi qu&rsquo;&agrave; sa frustration face au manque de succ&egrave;s rencontr&eacute; jusque-l&agrave;.</p>
<p>La d&eacute;cision intervient pourtant au moment o&ugrave; la trajectoire de la formation commence &agrave; se dessiner plus nettement. Pour Lombardo, elle referme sa premi&egrave;re p&eacute;riode au sein d&rsquo;un projet qu&rsquo;il a contribu&eacute; &agrave; fonder et &agrave; alimenter en chansons. Plut&ocirc;t que de prolonger cette aventure malgr&eacute; les divergences, il choisit de poursuivre son parcours dans un autre cadre musical.</p>
<h2>John &amp; Mary, le nouveau d&eacute;part en duo</h2>
<p>En 1989, John Lombardo rencontre Mary Ramsey. Tous deux forment John &amp; Mary, un duo folk-rock qui lui permet de d&eacute;velopper une formule plus r&eacute;duite que celle de 10,000 Maniacs. Cette collaboration prolonge son activit&eacute; d&rsquo;auteur-compositeur et d&rsquo;interpr&egrave;te tout en ouvrant une seconde voie dans son parcours.</p>
<p>John &amp; Mary n&rsquo;efface pas pour autant le lien avec son ancien groupe. Mary Ramsey &eacute;volue elle-m&ecirc;me dans l&rsquo;entourage musical de 10,000 Maniacs, et le duo devient une &eacute;tape importante entre le d&eacute;part de Lombardo et son retour ult&eacute;rieur aupr&egrave;s de la formation. La rupture de 1986 appara&icirc;t ainsi moins comme une fin d&eacute;finitive que comme le d&eacute;but d&rsquo;un long d&eacute;tour.</p>
<h2>Le retour aupr&egrave;s de 10,000 Maniacs</h2>
<p>Apr&egrave;s le d&eacute;part de Natalie Merchant, John Lombardo recommence &agrave; travailler avec 10,000 Maniacs. Il est notamment associ&eacute; &agrave; la p&eacute;riode de <em>Twice Told Tales</em>. Mary Ramsey a &eacute;galement indiqu&eacute; qu&rsquo;il avait retrouv&eacute; le groupe et participait &agrave; ses tourn&eacute;es, sans qu&rsquo;un calendrier pr&eacute;cis puisse &ecirc;tre &eacute;tabli pour cette activit&eacute;.</p>
<p>&Agrave; 74 ans, Lombardo reste donc li&eacute; au collectif n&eacute; dans sa ville de Jamestown plus de quatre d&eacute;cennies auparavant. Entre les premi&egrave;res publications, le d&eacute;part conflictuel de 1986, la cr&eacute;ation de John &amp; Mary et le retour au sein de 10,000 Maniacs, son parcours se referme concr&egrave;tement l&agrave; o&ugrave; il avait commenc&eacute; : autour d&rsquo;un groupe qu&rsquo;il avait aid&eacute; &agrave; mettre sur pied et &agrave; doter de ses premiers morceaux.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>John Payne, 68 ans, et ce remplacement de John Wetton qui dura quatorze ans chez Asia</title>
      <description><![CDATA[John Payne f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 68 ans. Appel&eacute; au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 pour succ&eacute;der &agrave; John Wetton, le chanteur et bassiste a transform&eacute; un poste particuli&egrave;rement expos&eacute; ...]]></description>
      <pubDate>Mon, 28 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radiocollection.fr/news/john-payne-68-ans-et-ce-remplacement-de-john-wetton-qui-dura-quatorze-ans-chez-asia-557</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>John Payne f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 68 ans. Appel&eacute; au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 pour succ&eacute;der &agrave; John Wetton, le chanteur et bassiste a transform&eacute; un poste particuli&egrave;rement expos&eacute; en un long chapitre de l&rsquo;histoire d&rsquo;Asia, avant de prolonger cette aventure sous son propre nom.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsqu&rsquo;il rejoint Asia, John Payne n&rsquo;arrive pas sans exp&eacute;rience. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1970 et au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, le musicien n&eacute; &agrave; Luton a d&eacute;j&agrave; entrepris une carri&egrave;re solo. Ses deux premiers singles, <em>That&rsquo;s When the Crying Starts</em> et <em>Fly Away</em>, b&eacute;n&eacute;ficient alors d&rsquo;une forte diffusion sur BBC Radio tandis qu&rsquo;il vit encore en Angleterre.</p>
<p>Avant le tournant Asia, son parcours passe aussi par Stringer, Jupiter Red, Quadrascope et Bite the Bullet. Payne pr&eacute;f&egrave;re toutefois parler de collaborations plut&ocirc;t que d&rsquo;une succession de groupes : &laquo; I really haven&rsquo;t been in that many bands but more collaborations &raquo;, expliquera-t-il en revenant sur cette p&eacute;riode. Cette distinction correspond bien &agrave; un profil qui ne se limite d&eacute;j&agrave; pas au r&ocirc;le de chanteur. Bassiste et guitariste, il travaille &eacute;galement comme compositeur, producteur et ing&eacute;nieur du son.</p>
<h2>Le poste laiss&eacute; par John Wetton</h2>
<p>Le changement d&eacute;cisif intervient en 1991, lorsque Geoff Downes invite John Payne &agrave; rejoindre Asia. Il doit remplacer John Wetton, jusque-l&agrave; chanteur et bassiste du groupe. La mission l&rsquo;installe imm&eacute;diatement &agrave; un poste tr&egrave;s expos&eacute; : Payne ne reprend pas seulement le micro, mais aussi la basse, au sein d&rsquo;une formation dont l&rsquo;identit&eacute; est d&eacute;j&agrave; fortement associ&eacute;e &agrave; son pr&eacute;d&eacute;cesseur.</p>
<p>Sa r&eacute;action tient en quelques mots : &laquo; I was very proud to be chosen to sing. I&rsquo;m very honored. &raquo; La fiert&eacute; d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; choisi ne d&eacute;bouche pourtant pas sur une simple parenth&egrave;se. La chronologie pr&eacute;cise du passage de relais varie entre 1991 et 1992, mais le constat reste le m&ecirc;me : Payne demeure le chanteur principal et le bassiste d&rsquo;Asia jusqu&rsquo;en 2006, soit environ quatorze ans.</p>
<p>Cette dur&eacute;e change la nature de son arriv&eacute;e. John Payne n&rsquo;est pas un rempla&ccedil;ant engag&eacute; pour assurer quelques concerts ou traverser une courte transition. Il participe &agrave; des tourn&eacute;es internationales et &agrave; l&rsquo;enregistrement de huit albums studio, chiffre r&eacute;guli&egrave;rement associ&eacute; &agrave; cette p&eacute;riode de sa carri&egrave;re. Son travail avec Asia occupe ainsi une part majeure de son parcours musical et lui permet de d&eacute;ployer ses diff&eacute;rentes comp&eacute;tences, de l&rsquo;interpr&eacute;tation &agrave; la production.</p>
<p>Cette p&eacute;riode d&rsquo;Asia, comme les autres incarnations du groupe &eacute;voqu&eacute;es dans ce parcours, figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Une s&eacute;paration, puis un nouveau nom</h2>
<p>En 2006, la r&eacute;union de la formation originale d&rsquo;Asia met fin au mandat de Payne dans le groupe. Le chanteur et bassiste ne tourne pourtant pas imm&eacute;diatement la page. Il fonde d&rsquo;abord GPS, aux c&ocirc;t&eacute;s de musiciens li&eacute;s &agrave; l&rsquo;univers d&rsquo;Asia, puis cr&eacute;e en 2007 Asia Featuring John Payne.</p>
<p>Le choix de ce nom traduit concr&egrave;tement la situation : le r&eacute;pertoire d&rsquo;Asia se poursuit d&eacute;sormais &agrave; travers un projet qui identifie clairement celui qui le porte. Apr&egrave;s quatorze ann&eacute;es pass&eacute;es au premier plan, Payne conserve ainsi un lien direct avec les chansons anciennes et avec la musique d&eacute;velopp&eacute;e pendant sa propre p&eacute;riode au sein du groupe. Deux trajectoires peuvent alors coexister autour du nom Asia : celle de la formation originale r&eacute;unie et celle men&eacute;e par son ancien chanteur-bassiste.</p>
<p>Asia Featuring John Payne ne reste pas une appellation th&eacute;orique. Le projet poursuit une activit&eacute; sc&eacute;nique encore document&eacute;e en 2024. En juillet 2025, une nouvelle formation est annonc&eacute;e avec Francis Dunnery et Ryo Okumoto. Elle devait travailler sur un nouvel album studio, tandis que des concerts &eacute;taient pr&eacute;vus aux &Eacute;tats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni. L&rsquo;album ayant seulement &eacute;t&eacute; annonc&eacute; comme &eacute;tant en pr&eacute;paration, il ne peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; comme achev&eacute;.</p>
<h2>Du rock de groupe aux grandes productions sc&eacute;niques</h2>
<p>La continuit&eacute; avec Asia n&rsquo;emp&ecirc;che pas John Payne d&rsquo;&eacute;largir son terrain de jeu. En 2007, il participe &agrave; la production sc&eacute;nique <em>Jeff Wayne&rsquo;s War of the Worlds</em>, dans laquelle il interpr&egrave;te Parson Nathaniel. Le musicien habitu&eacute; aux albums et aux tourn&eacute;es de groupe entre alors dans un spectacle construit autour d&rsquo;un r&ocirc;le et d&rsquo;un r&eacute;cit.</p>
<p>Il devient &eacute;galement co-cr&eacute;ateur et participant de <em>Raiding the Rock Vault</em>, production pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Las Vegas et consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;histoire du rock. &Agrave; ces activit&eacute;s s&rsquo;ajoute son association avec Dukes of the Orient, autre prolongement de ses collaborations dans le rock progressif. Ce parcours multiple donne du relief &agrave; sa propre d&eacute;finition : moins une accumulation d&rsquo;appartenances qu&rsquo;une s&eacute;rie de projets reli&eacute;s par le chant, les instruments, la production et la sc&egrave;ne.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;occasion de la pr&eacute;sentation de la nouvelle formation d&rsquo;Asia Featuring John Payne en 2025, une d&eacute;claration r&eacute;sumait cette remarquable continuit&eacute; : &laquo; The music of Asia, old and new, has been John Payne&rsquo;s main drive for 36 years and will continue to be so. &raquo; Plus de trois d&eacute;cennies apr&egrave;s l&rsquo;appel de Geoff Downes, le remplacement de John Wetton n&rsquo;appara&icirc;t donc plus comme un simple passage de t&eacute;moin. Il est devenu le point de d&eacute;part d&rsquo;une histoire que Payne a continu&eacute; &agrave; faire vivre sous une forme explicitement li&eacute;e &agrave; son nom.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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